1. Résumé / Abstract
L’Échelle des perceptions de la politique organisationnelle (en anglais, Perceptions of Organizational Politics Scale, POPS) constitue l’un des instruments psychométriques les plus fondamentaux et rigoureusement validés dans le champ de la psychologie du travail et des organisations et du comportement organisationnel. Développée initialement sous une forme à 12 items par K. Michele Kacmar et Gerald R. Ferris en 1991, puis révisée, enrichie et validée sous une version définitive à 15 items par K. Michele Kacmar et Dawn W. Carlson en 1997, la POPS opérationnalise l’évaluation subjective qu’un travailleur porte sur le climat politique régnant au sein de son environnement professionnel immédiat et élargi.
La version révisée à 15 items capture la nature multidimensionnelle des comportements politiques en entreprise à travers trois sous-échelles distinctes : (1) le comportement politique général (General Political Behavior), qui évalue la présence de manœuvres interpersonnelles égocentriques et de coalitions d’influence non officielles ; (2) le conformisme opportuniste ou « aller dans le sens du courant pour réussir » (Go Along to Get Ahead), mesurant l’inhibition de la dissidence constructive, le silence organisationnel stratégique et la soumission feinte aux figures d’autorité ; et (3) les politiques de rémunération et de promotion (Pay and Promotion Policies), qui analysent la dissociation perçue entre les récompenses formellement établies et l’attribution arbitraire ou politique des promotions et augmentations salariales.
Chaque item est coté sur une échelle de Likert en 5 points allant de 1 (« Fortement en désaccord ») à 5 (« Fortement en accord »). Les études psychométriques de référence ont établi une consistance interne robuste, caractérisée par des coefficients alpha de Cronbach globaux variant de 0,81 à 0,89 selon les cohortes professionnelles investiguées, ainsi qu’une excellente validité factorielle confirmatoire démontrée à travers de multiples échantillons organisationnels hétérogènes.
2. Mots-clés / Keywords
politique organisationnelle, climat de travail, comportements politiques, justice organisationnelle, conformisme organisationnel, K. Michele Kacmar, Dawn W. Carlson, psychométrie organisationnelle, comportement au travail, aliénation au travail, satisfaction au travail, épuisement professionnel
3. Auteurs / Authors
L’échelle des perceptions de la politique organisationnelle a été initialement conceptualisée par K. Michele Kacmar et Gerald R. Ferris en 1991, avant de connaître une révision psychométrique majeure menée par K. Michele Kacmar et Dawn W. Carlson en 1997.
- K. Michele Kacmar, Ph.D. : Éminente chercheuse en gestion des ressources humaines et comportement organisationnel, professeure de management à la Culverhouse College of Business de l’Université d’Alabama (Tuscaloosa, États-Unis), anciennement affiliée à la Florida State University. Ses travaux pionniers portent sur l’éthique des affaires, le leadership destructeur, la politique interne et l’interface travail-famille. Courriel institutionnel :
[email protected]. - Dawn W. Carlson, Ph.D. : Professeure titulaire en comportement organisationnel et gestion des ressources humaines à la Hankamer School of Business de l’Université Baylor (Waco, Texas, États-Unis). Spécialiste internationalement reconnue de l’équilibre des rôles de vie, de la dynamique interpersonnelle en milieu de travail et de l’évaluation psychométrique. Courriel institutionnel :
[email protected]. - Gerald R. Ferris, Ph.D. : Professeur émérite de management et de psychologie à la Florida State University (Tallahassee, États-Unis). Auteur de contributions théoriques fondamentales sur l’aptitude politique (political skill), l’influence sociale et les perceptions politiques au sein des organisations complexes.
4. Objectif / Purpose
Dans toute organisation humaine, les ressources matérielles, financières, promotionnelles et symboliques sont intrinsèquement limitées. Cette rareté engendre inévitablement des rivalités, des asymétries de pouvoir et des conduites stratégiques informelles visant à maximiser l’intérêt personnel au détriment de l’intérêt collectif ou des procédures équitables. L’Échelle des perceptions de la politique organisationnelle a été construite pour fournir aux chercheurs et aux praticiens de la gestion un instrument standardisé permettant de quantifier rigoureusement la façon dont les employés perçoivent et interprètent ces conduites politiques dans leur quotidien professionnel.
Applications en recherche organisationnelle
Dans le domaine de la recherche académique, la POPS sert de variable pivot pour examiner l’impact délétère ou médiateur des atmosphères politiciennes sur les attitudes et comportements des collaborateurs. Elle est largement employée pour tester des modèles conceptuels reliant l’environnement social perçu à :
- La baisse de la satisfaction au travail et de l’engagement organisationnel affectif ;
- L’augmentation du stress professionnel, de l’anxiété et de l’épuisement professionnel (burnout) ;
- L’amplification de l’intention de rotation du personnel (turnover) et du départ volontaire ;
- La diminution de la performance de tâche et des comportements de citoyenneté organisationnelle (Organizational Citizenship Behaviors, OCB) ;
- L’augmentation des comportements contre-productifs au travail (CWB), tels que le désengagement, le sabotage passif ou le cynisme organisationnel.
Applications en diagnostic et intervention en entreprise
Au niveau appliqué, la POPS est utilisée par les consultants en organisation, les psychologues du travail et les directions des ressources humaines dans le cadre d’audits de climat social, d’enquêtes de diagnostic de la culture d’entreprise ou de processus de restructuration managériale. Elle permet de mettre en lumière des dysfonctionnements majeurs :
- Un manque critique de transparence décisionnelle quant aux règles d’avancement et de rémunération ;
- L’instauration d’une culture de la peur ou du silence, où les employés estiment que l’expression d’un désaccord ou d’une pensée critique constitue une menace directe pour leur carrière ;
- L’existence de baronnies ou de clans informels intouchables qui contournent les canaux formels de gouvernance.
En objectivant ces dimensions souvent taboues, la POPS offre un point d’appui empirique pour rétablir des politiques de justice distributive et procédurale au sein des équipes.
5. Construit psychologique / Construct
La politique organisationnelle désigne traditionnellement des actions d’influence sociale orientées vers des gains personnels ou catégoriels, entreprises en dehors des canaux formellement prescrits par l’autorité organisationnelle. Cependant, comme l’ont souligné Kacmar et Ferris (1991), ce ne sont pas les faits objectifs eux-mêmes qui dictent les réactions émotionnelles et comportementales des salariés, mais bien la signification cognitive et subjective qu’ils y attribuent. La POPS opérationnalise cette réalité subjective à travers trois composantes interdépendantes :
1. Comportement politique général (General Political Behavior)
Cette dimension capture la présence d’attitudes égocentriques généralisées et de rapports de force informels au sein de l’unité de travail. Les salariés constatent que certains individus gravissent les échelons hiérarchiques en dénigrant délibérément leurs pairs, en s’appropriant les réussites d’autrui ou en exploitant les vulnérabilités de leurs collègues (item 1 : « People in this organization attempt to build themselves up by tearing others down »). Elle reflète également la présence de groupes d’influence hégémoniques que personne n’ose affronter de peur de représailles professionnelles (item 2 : « There has always been an influential group in this department that no one ever crosses »). Ce climat favorise une méfiance interpersonnelle généralisée et fragilise la cohésion d’équipe.
2. Conformisme opportuniste ou « Suivre le courant pour réussir » (Go Along to Get Ahead)
Cette sous-échelle met en lumière une dynamique perverse où la survie professionnelle ou la progression de carrière dépend de la complaisance, de la docilité et de l’alignement inconditionnel sur les volontés des figures détenant le pouvoir. Elle comprend à la fois des items formulés positivement (reflétant le courage managérial et l’autonomie d’expression, cotés de manière inversée, tels que les items 3 et 4) et des assertions décrivant des conduites de soumission tactique (items 5 à 9).
Le salarié intègre qu’il est « plus sûr de penser ce qu’on lui ordonne de penser plutôt que de se faire sa propre opinion » (item 9) ou qu’il vaut mieux « ne pas faire de vagues » (item 6 : « It is best not to rock the boat »). Ce construit met en exergue le phénomène de pensée de groupe et l’étouffement systématique de l’innovation et de la franchise intellectuelle.
3. Politiques de rémunération et de promotion (Pay and Promotion Policies)
Cette troisième composante mesure la discordance perçue entre les politiques d’incitation formellement affichées par l’organisation et la réalité des décisions de récompense. Les employés perçoivent que les critères objectifs de mérite, de compétences ou d’ancienneté sont balayés au profit du népotisme, du favoritisme, des affinités personnelles ou du lobbying interne (item 14 : « When it comes to pay raise and promotion decisions, policies are irrelevant » ; item 15 : « Promotions around here are not valued much because how they are determined is so political »).
Lorsque cette perception s’installe, la valeur incitative des augmentations salariales et des opportunités d’avancement est lourdement altérée, entraînant une profonde rupture du contrat psychologique liant l’individu à l’employeur.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le développement de la POPS s’ancre principalement dans le modèle conceptuel des perceptions de la politique organisationnelle formalisé par Ferris, Russ et Fandt (1989), complété par les apports fondamentaux de la psychologie cognitive et des théories motivationnelles.
Le modèle de Ferris, Russ et Fandt (1989)
Selon cette modélisation, le comportement politique est un phénomène inhérent à la vie organisationnelle, mais son interprétation varie considérablement selon les individus. Ferris et ses collaborateurs postulent que les perceptions politiques dépendent de trois grandes familles d’antécédents :
- Les caractéristiques organisationnelles : degré de centralisation du pouvoir, ambiguïté des rôles, niveau d’autonomie des postes, clarté des systèmes de valorisation ;
- Les influences situationnelles et environnementales : niveau de compétition interne pour des ressources restreintes, climat de confiance globale ;
- Les variables individuelles : statut hiérarchique, lieu de maîtrise (locus of control), machiavélisme, affectivité négative.
En retour, lorsque la politique est perçue comme dominante, les employés développent des réactions négatives en cascade (anxiété, baisse de rendement, fuite), à moins qu’ils ne possèdent des compétences politiques suffisamment élevées pour manœuvrer avantageusement au sein de ce contexte.
La théorie de l’échange social et la justice organisationnelle
La POPS s’articule également avec la théorie de l’échange social de George Homans et Peter Blau. Dans un échange social sain, les efforts du travailleur sont rétribués équitablement par des gratifications matérielles et symboliques selon le principe de réciprocité. Or, la perception de manœuvres politiques brise cette réciprocité : le collaborateur constate que la loyauté et la compétence ne constituent plus les déterminants majeurs de la réussite, ce qui anéantit le sentiment de justice procédurale et distributive (Greenberg, 1990).
La théorie des attentes de Vroom
Dans la perspective de la théorie des attentes (Expectancy Theory) développée par Victor Vroom, la motivation humaine repose sur trois piliers : l’attente (effort menant à la performance), l’instrumentalité (performance récompensée par un résultat) et la valence (valeur attribuée au résultat). La dimension « Politiques de rémunération et de promotion » de la POPS cible directement l’effondrement de l’instrumentalité : si les promotions sont distribuées sur des critères partisans, l’individu intègre qu’une performance élevée ne se traduira pas par des récompenses tangibles, ce qui désamorce toute motivation d’accomplissement.
7. Validité / Validity
La validité de construit de la POPS à 15 items a été établie par Kacmar et Carlson (1997) à travers une série rigoureuse de trois études empiriques distinctes, consolidant les travaux initiaux de Kacmar et Ferris (1991) et répondant aux interrogations méthodologiques formulées par Nye et Witt (1993).
Validité de construit et validité dimensionnelle
L’Étude 1 (N = 749 agents d’une grande agence publique) a confirmé que le modèle tridimensionnel fournissait un ajustement statistique nettement supérieur à un modèle unidimensionnel concurrent. Les indices d’adéquation rapportés témoignaient d’un excellent ajustement global (Comparative Fit Index [CFI] et Goodness-of-Fit Index [GFI] élevés, accompagnés d’un Root Mean Square Residual [RMSR] faible).
Validité convergente
L’Étude 2 a examiné la validité convergente au sein de quatre sous-échantillons contrastés (466 salariés d’une coopérative électronique, 581 professionnels des ressources humaines, 220 membres du personnel non enseignant et 320 travailleurs du secteur privé). Les analyses ont révélé des corrélations statistiquement significatives et théoriquement cohérentes entre les scores à la POPS et diverses variables organisationnelles critiques :
- Ambiguïté et conflit de rôle : corrélations positives fortes, indiquant qu’un manque de clarté dans les attentes organisationnelles stimule les manœuvres politiciennes perçues ;
- Justice procédurale et distributive : corrélations négatives élevées, confirmant que la politique organisationnelle est assimilée à une violation des règles d’équité ;
- Satisfaction au travail : associations négatives systématiques et robustes sur tous les échantillons explorés ;
- Intention de quitter l’entreprise : corrélations positives statistiquement robustes.
Validité discriminante
L’indépendance de la POPS par rapport aux construits connexes mais conceptuellement distincts, tels que la clarté des objectifs, la cohésion d’équipe et la confiance envers la hiérarchie, a été démontrée par des modélisations en équations structurelles. Les corrélations entre sous-échelles, bien que modérées à élevées (reflétant le construit de second ordre de climat politique), n’atteignent jamais de niveaux de colinéarité excessive, prouvant que les trois facettes mesurent des composantes empiriquement discriminables.
8. Fidélité / Reliability
La consistance interne de la POPS a été évaluée à de multiples reprises dans des contextes professionnels diversifiés, apportant des preuves solides de stabilité métrologique.
Cohérence interne (Alpha de Cronbach)
- Dans la publication initiale de Kacmar et Ferris (1991) portant sur la version originale à 12 items, l’alpha de Cronbach global atteignait 0,74.
- Dans l’Étude 1 de Kacmar et Carlson (1997), la fidélité de consistance interne de la version préliminaire à 12 items s’élevait à 0,87 pour l’échantillon de 749 répondants.
- Dans l’Étude 2, menée auprès de quatre groupes professionnels hétérogènes (N total = 1 587), les coefficients alpha pour la version à 12 items oscillaient de manière remarquable entre 0,86 et 0,89.
- Dans l’Étude 3, qui a abouti à l’intégration des nouveaux items pour stabiliser l’échelle finale à 15 items, la fidélité composite s’est établie à 0,81 sur un échantillon combiné de spécialistes RH (N = 123) et d’étudiants en fin de cycle (N = 182).
Fidélité des sous-échelles
Les trois dimensions présentent individuellement des coefficients de consistance interne satisfaisants pour la recherche et le diagnostic organisationnel :
- Comportement politique général : bien que restreinte à deux items pivots (items 1 et 2), cette dimension affiche une corrélation inter-items élevée et un alpha oscillant généralement entre 0,70 et 0,76 ;
- Conformisme opportuniste (« Go Along to Get Ahead ») : sous-échelle composée de 7 items (items 3 à 9), avec un alpha rapporté se situant habituellement entre 0,77 et 0,83 ;
- Politiques de rémunération et de promotion : sous-échelle composée de 6 items (items 10 à 15), caractérisée par une cohérence interne élevée, avec des coefficients alpha compris entre 0,82 et 0,88.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
L’architecture interne de la POPS a fait l’objet d’analyses statistiques poussées combinant approches exploratoires et modélisations confirmatoires.
Analyses en composantes principales exploratoires (AFE)
Dans l’Étude 2 de Kacmar et Carlson (1997), une analyse factorielle en composantes principales assortie d’une rotation oblique (oblimin) a été appliquée indépendamment aux quatre échantillons. Les résultats ont confirmé l’existence de trois facteurs sous-jacents majeurs correspondant aux dimensions théoriques postulées. Néanmoins, les chercheurs ont constaté que certains items de la mouture de 1991 saturaient de manière trop faible ou instable (seulement deux items présentaient des saturations suffisantes sur chacun des facteurs à travers l’ensemble des sous-groupes), motivant l’introduction et le test de 14 items candidats additionnels dans l’Étude 3.
L’analyse factorielle avec rotation oblimin conduite dans l’Étude 3 sur ce vivier élargi a permis de sélectionner les items les plus discriminants et purs, aboutissant à la matrice définitive à trois facteurs :
- Facteur 1 : Comportement politique général — items 1 et 2, saturations factorielles primaires supérieures à 0,60, saturations croisées minimes (< 0,25) ;
- Facteur 2 : Conformisme opportuniste (« Go along to get ahead ») — items 3 à 9, saturations factorielles s’étalant de 0,48 à 0,78 sur le facteur dédié ;
- Facteur 3 : Politiques de rémunération et de promotion — items 10 à 15, saturations robustes comprises entre 0,55 et 0,84.
Analyses factorielles confirmatoires (AFC)
Les modélisations confirmatoires menées dans le cadre de ces études ont comparé la structure tridimensionnelle à des modèles alternatifs (modèle unifactoriel global et modèles à deux facteurs). Les statistiques d’ajustement ont clairement privilégié la structure à trois facteurs corrélés :
- Rapport du chi-carré aux degrés de liberté (χ²/df) contenu dans les normes admises (< 3,0) ;
- Indice d’adéquation normé (Normed Fit Index, NFI) et indice d’adéquation comparatif (Comparative Fit Index, CFI) systématiquement supérieurs à 0,90 ;
- Indice d’adéquation parcimonieux (Parsimony Fit Index, PFI) confortant la supériorité de cette configuration par rapport à des solutions plus restreintes ou sur-paramétrées.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Nom du test : Échelle des perceptions de la politique organisationnelle (Perceptions of Organizational Politics Scale, POPS – version révisée à 15 items).
- Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation psychologique et organisationnelle standardisé.
- Nombre d’items : 15 énoncés répartis en 3 sous-dimensions :
- Comportement politique général (General Political Behavior) : items 1 et 2 ;
- Conformisme opportuniste (Go Along to Get Ahead) : items 3, 4, 5, 6, 7, 8 et 9 ;
- Politiques de rémunération et de promotion (Pay and Promotion Policies) : items 10, 11, 12, 13, 14 et 15.
- Format et options de réponse : Échelle de Likert à 5 points :
- 1 = Strongly Disagree (Fortement en désaccord)
- 2 = Disagree (En désaccord)
- 3 = Neutral / Neither Agree nor Disagree (Neutre / Ni en accord ni en désaccord)
- 4 = Agree (En accord)
- 5 = Strongly Agree (Fortement en accord)
- Cotation et inversion d’items :
- Les items 3, 4, 10 et 11 sont formulés positivement (reflétant l’absence de politique ou un climat favorisant la franchise) et doivent impérativement faire l’objet d’un codage inversé avant le calcul des scores : 1 devient 5, 2 devient 4, 3 reste 3, 4 devient 2, et 5 devient 1.
- Les autres items (1, 2, 5, 6, 7, 8, 9, 12, 13, 14, 15) sont cotés directement de 1 à 5.
- Un score moyen ou sommatif peut être calculé par sous-échelle, ainsi qu’un score global composite représentant l’intensité globale du climat politique perçu. Des scores élevés reflètent une perception accrue d’un environnement professionnel hautement politisé, arbitraire et contraignant.
- Temps de passation estimé : 5 à 8 minutes.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de conception originale : 1991 (version originale à 12 items par Kacmar et Ferris).
- Année de révision définitive : 1997 (version à 15 items par Kacmar et Carlson).
- Statut des droits d’auteur et accessibilité : La POPS a été publiée dans la revue scientifique universitaire Journal of Management. Conformément aux usages régissant la recherche académique, l’échelle est accessible et utilisable gratuitement à des fins de recherche fondamentale, de thèses doctorales et d’enseignement, sous réserve d’attribuer la paternité de l’œuvre aux auteurs par une citation bibliographique formelle.
- Usage commercial et de conseil : Toute intégration de l’instrument dans des plateformes payantes d’audit, des progiciels de diagnostic RH ou des activités de conseil commercial nécessite de vérifier les droits détenus par la Southern Management Association et l’éditeur de la revue (SAGE Publications).
12. Références / References
- Ferris, G. R., Russ, G. S., & Fandt, P. M. (1989). Politics in organizations. In R. A. Giacalone & P. Rosenfeld (Eds.), Impression management in the organization (pp. 143–170). Lawrence Erlbaum Associates.
- Greenberg, J. (1990). Organizational justice: Yesterday, today, and tomorrow. Journal of Management, 16(2), 399–432. https://doi.org/10.1177/014920639001600208
- Kacmar, K. M., & Carlson, D. W. (1997). Further validation of the Perceptions of Politics Scale (POPS): A multiple-sample investigation. Journal of Management, 23(5), 627–658. https://doi.org/10.1177/014920639702300502
- Kacmar, K. M., & Ferris, G. R. (1991). Perceptions of Organizational Politics Scale (POPS): Development and construct validation. Educational and Psychological Measurement, 51(1), 193–205. https://doi.org/10.1177/0013164491511019
- Medsker, G. J., Williams, L. J., & Holahan, P. J. (1994). A review of current practices for evaluating causal models in organizational behavior and human resources management research using structural equation modeling. Journal of Management, 20(2), 439–464. https://doi.org/10.1177/014920639402000207
- Nye, L. G., & Witt, L. A. (1993). Dimensionality and construct validity of the Perceptions of Organizational Politics Scale (POPS). Educational and Psychological Measurement, 53(3), 821–829. https://doi.org/10.1177/0013164493053003024
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response Scale: A five-point scale ranges from Strongly Disagree (1) to Strongly Agree (5).
- People in this organization attempt to build themselves up by tearing others down.
- There has always been an influential group in this department that no one ever crosses.
- Employees are encouraged to speak out frankly even when they are critical of well-established ideas.
- There is no place for yes-men around here; good ideas are desired even if it means disagreeing with superiors.
- Agreeing with powerful others is the best alternative in this organization.
- It is best not to rock the boat in this organization.
- Sometimes it is easier to remain quiet than to fight the system.
- Telling others what they want to hear is sometimes better than telling the truth.
- It is safer to think what you are told than to make up your own mind.
- Since I have worked in this department, I have never seen the pay and promotion policies applied politically.
- I can’t remember when a person received a pay increase or promotion that was inconsistent with the published policies.
- None of the raises I have received are consistent with the policies on how raises should be determined.
- The stated pay and promotion policies have nothing to do with how pay raises and promotions are determined.
- When it comes to pay raise and promotion decisions, policies are irrelevant.
- Promotions around here are not valued much because how they are determined is so political.