1. Résumé / Abstract
L’Échelle des motifs de consentement à une activité sexuelle non désirée (en anglais, Reasons for Consenting to Unwanted Sex Scale ou RCUSS), élaborée par Terry P. Humphreys et Deborah J. Kennett (2008 ; Kennett, Humphreys, & Patchell, 2009), constitue un instrument psychométrique d’auto-évaluation destiné à mesurer le degré d’adhésion des femmes aux différents motifs sous-tendant leur acceptation volontaire d’activités sexuelles pour lesquelles elles n’éprouvent aucun désir spontané. Initialement standardisée auprès d’échantillons d’étudiantes universitaires hétérosexuelles, cette échelle aborde un phénomène distinct de l’agression sexuelle au sens juridique strict, à savoir la « conformité sexuelle » ou le consentement non désiré dans le cadre de relations interpersonnelles.
Le questionnaire est composé de 18 items cotés selon une échelle de type Likert allant de 0 (« Pas du tout caractéristique de moi ») à 8 (« Tout à fait caractéristique de moi »), offrant un score global variant de 0 à 144. L’analyse factorielle exploratoire menée par les auteurs met en évidence une structure unifactorielle robuste expliquant 59,2 % de la variance totale, où l’ensemble des saturations factorielles dépasse le seuil de 0,30. Sur le plan psychométrique, le RCUSS présente des qualités remarquables : la consistance interne est exceptionnellement élevée, avec un coefficient alpha de Cronbach de 0,96 établi dans deux échantillons indépendants (N = 150 et N = 152), et une fidélité test-retest à six semaines de r = 0,85.
La validité de construit est confirmée par des corrélations significatives avec les antécédents relationnels (nombre de partenaires amoureux et réguliers), l’exposition préalable à des avances sexuelles non désirées, et les sous-échelles de coercition de l’enquête sur les expériences sexuelles (Sexual Experiences Survey ; Koss & Oros, 1982). Inversement, une corrélation négative marquée est observée avec l’auto-efficacité sexuelle (r = -0,49), attestant que les femmes disposant de compétences d’affirmation et d’autorégulation plus élevées adhèrent nettement moins à ces motifs de conformité.
2. Mots-clés / Keywords
Consentement sexuel, conformité sexuelle, relations intimes, désir sexuel, sexualité féminine, psychométrie, fidélité test-retest, validité de construit, auto-efficacité sexuelle, coercition reproductive, dynamique relationnelle, maintien du couple.
3. Auteurs / Authors
L’échelle a été développée et validée par :
- Terry P. Humphreys, Ph.D. — Professeur au Département de psychologie, Trent University, Peterborough, Ontario, Canada. Courriel : [email protected]
- Deborah J. Kennett, Ph.D. — Professeure au Département de psychologie, Trent University, Peterborough, Ontario, Canada. Courriel : [email protected]
Les recherches affiliées ont également bénéficié des contributions empiriques de M. Patchell au sein de la même institution universitaire.
4. Objectif / Purpose
L’objectif central de l’Échelle des motifs de consentement à une activité sexuelle non désirée (RCUSS) est de quantifier et d’analyser la propension des individus — particulièrement les femmes au sein de relations de couple hétérosexuelles — à céder intentionnellement à des sollicitations intimes en l’absence de toute pulsion, appétence ou désir érotique propre. Le comportement ciblé ne relève pas de la violence physique directe perpétrée par l’agresseur, mais de la négociation complexe du consentement dans les contextes dyadiques où des pressions affectives, normatives ou relationnelles conduisent une partenaire à s’engager dans un acte sexuel non désiré.
D’un point de vue clinique et préventif, le RCUSS permet de :
- Évaluer les motifs cognitivo-relationnels de la conformité sexuelle : Identifier si la décision d’avoir des rapports sexuels non désirés procède de l’évitement de conflits, de la peur de l’abandon, de la culpabilité, de la perception d’obligations conjugales ou d’une recherche désespérée d’intimité émotionnelle.
- Distinguer consentement et désir : La littérature contemporaine en sexologie et en psychologie sociale souligne que le consentement juridique n’équivaut pas systématiquement à la présence d’un désir intrinsèque. Comprendre les raisons pour lesquelles une personne consent sans désirer est capital pour désamorcer la détresse psychosexuelle, la baisse d’estime de soi et les dysfonctions sexuelles secondaires (comme l’anorgasmie ou les douleurs génito-pelviennes).
- Guider les interventions psychoéducatives et thérapeutiques : En thérapie de couple et thérapie sexologique, le RCUSS offre une grille d’analyse diagnostique précieuse. Il aide les praticiens à identifier les asymétries de pouvoir, les croyances dysfonctionnelles concernant les rôles de genre, et le manque d’assertivité sexuelle, facilitant l’élaboration de modules d’entraînement aux habiletés d’autorégulation et d’affirmation personnelle.
Sur le plan fondamental de la recherche, cet instrument permet de cartographier les interactions subtiles entre les motivations sexuelles d’approche (ex. faire plaisir, renforcer le lien) et les motivations d’évitement (ex. prévenir une dispute, calmer l’agressivité verbale du partenaire), tout en éclairant la zone grise située entre le consentement enthousiaste et la victimisation par coercition sexuelle.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit mesuré par le RCUSS est l’adhésion aux motifs de conformité sexuelle non désirée. La recherche pionnière (O’Sullivan & Allgeier, 1998 ; Impett & Peplau, 2002 ; Meston & Buss, 2007) a démontré qu’une proportion substantielle d’individus sexuellement actifs consentent de manière délibérée à des actes intimes non souhaités, s’étendant du baiser profond jusqu’au coït complet. Bien que l’outil soit psychométriquement unifactoriel (le score global traduisant une vulnérabilité générale à la conformité sexuelle), l’analyse de contenu des 18 items met en exergue plusieurs facettes motivationnelles interdépendantes :
Le maintien de la relation et la peur de la rupture
Ce pôle regroupe les croyances selon lesquelles refuser l’activité sexuelle exposerait le lien amoureux à une détérioration fatale. Les personnes présentant des scores élevés sur ces items estiment que le sexe est la condition sine qua non de l’intérêt porté par leur partenaire. Exemples caractéristiques : la peur que le partenaire perde tout intérêt pour la relation (Item 9), la crainte explicite d’une rupture amoureuse consécutive à un refus (Item 7) ou le sentiment de compromettre gravement le devenir du couple (Item 1).
L’évitement des tensions et des conflits dyadiques
La conformité sexuelle est ici mobilisée comme une stratégie homéostatique de gestion des crises relationnelles. Afin d’échapper à une atmosphère hostile ou à une escalade de reproches au sein du foyer, la partenaire sacrifie son indisposition physique temporaire. L’Item 8 (« Je voulais éviter les tensions dans notre relation ») illustre parfaitement ce mécanisme d’évitement cognitif et comportemental.
La conformité aux rôles de genre et l’obligation perçue
Ce domaine reflète l’intériorisation de scripts sexuels hétéronormatifs traditionnels, attribuant aux femmes la fonction de pourvoyeuses de satisfaction érotique. L’Item 2 (« En tant que sa petite amie, je suis obligée de participer à l’activité sexuelle non désirée ») et l’Item 12 (« J’avais l’impression que je le devais parce que j’avais déjà consenti à l’activité sexuelle auparavant ») capturent cette aliénation où le consentement passé ou le statut conjugal annule le droit au refus présent.
Les motivations relationnelles altruistes et la quête de validation
Céder peut également relever d’une intention d’approche orientée vers l’autre : promouvoir l’intimité dyadique (Item 10), satisfaire les besoins physiologiques ou affectifs de son conjoint (Item 11), épargner son ego face au rejet (Item 15) ou préserver ses sentiments (Item 13). Toutefois, cette quête d’intimité s’accompagne fréquemment d’un besoin anxieux de réassurance narcissique, où l’acte charnel devient l’unique vecteur par lequel la femme espère se faire aimer et accepter (Items 16 et 17).
Les pressions relationnelles, la persuasion insistante et les contraintes contextuelles
Enfin, le construit intègre des situations où le consentement est arraché par usure psychologique ou coercition insidieuse : harcèlement verbal (« sweet talk », supplications répétées jusqu’à épuisement argumentatif ; Items 4 et 18), pressions verbales directes (Item 3), altération du jugement par l’alcool ou les substances (Item 5), sentiment de culpabilité induit (Item 6), voire entrave physique temporaire empêchant de quitter la pièce (Item 14). Ces items démontrent comment le construit fait la jonction entre le compromis relationnel et la soumission contrainte.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’élaboration conceptuelle du RCUSS s’inscrit au carrefour de plusieurs courants théoriques majeurs de la psychologie sociale, de la psychologie des relations intimes et de la sexologie contemporaine :
La théorie des scripts sexuels (Simon & Gagnon)
La théorie des scripts sexuels développée par John Gagnon et William Simon postule que les conduites érotiques sont régies par des scénarios culturels, interpersonnels et intrapsychiques intériorisés au cours de la socialisation. Dans le modèle hétérosexuel traditionnel, le script prescrit que les hommes doivent initier et poursuivre la gratification sexuelle avec insistance, tandis que les femmes doivent réguler, modérer, mais ultimement céder pour gratifier leur partenaire. Le RCUSS opérationnalise les dérives normatives de ces scripts, où le rôle de « partenaire aimante » impose un effacement des limites corporelles au profit du confort psychologique masculin.
La théorie de l’attachement chez l’adulte (Bowlby, Hazan & Shaver, Impett & Peplau)
Les travaux d’Impett et Peplau (2002) sur le consentement sexuel non désiré mobilisent explicitement la théorie de l’attachement. Les personnes caractérisées par un attachement insécure-anxieux manifestent une hypersensibilité au rejet et une crainte permanente de l’abandon. Pour ces individus, refuser un rapport sexuel représente un danger critique d’éloignement affectif. Dès lors, consentir à un acte non désiré devient une stratégie défensive d’hyperactivation pour conserver la proximité physique et émotionnelle du partenaire. À l’opposé, les individus à l’attachement évitant peuvent consentir ponctuellement dans le seul but instrumental de faire taire les revendications de l’autre et de restaurer leur tranquillité.
La théorie de l’échange social et de l’interdépendance (Kelley & Thibaut)
Dans le prisme de l’interdépendance dyadique, l’activité sexuelle fonctionne comme une monnaie d’échange et un comportement de maintien du lien (« relationship maintenance behavior »). Face à une divergence de désirs au sein du couple, l’un des partenaires peut consentir à des coûts immédiats (l’inconfort d’un rapport non désiré) afin de préserver des bénéfices relationnels à long terme (stabilité, harmonie, prévention de l’infidélité). Le RCUSS mesure précisément la propension à utiliser le consentement comme variable d’ajustement économique au sein de la relation.
Le modèle des ressources apprises et de l’auto-efficacité (Rosenbaum, Bandura, Kennett)
Deborah J. Kennett a largement intégré le modèle des « ressources apprises » (learned resourcefulness de Michael Rosenbaum) et la théorie de l’auto-efficacité d’Albert Bandura dans l’analyse des scores du RCUSS. Selon cette approche, l’aptitude à refuser des avances sexuelles non désirées dépend du répertoire de compétences autorégulatrices de l’individu : capacité à tolérer le malaise à court terme, compétences de communication assertive et confiance en son pouvoir d’action personnel. Les femmes présentant un faible sentiment d’auto-efficacité sexuelle recourent davantage à la résignation et adoptent un large éventail de justifications rationnelles pour légitimer leur soumission.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique de l’échelle RCUSS a fait l’objet de vérifications méthodologiques rigoureuses, principalement articulées autour de la validité de construit, de la validité convergente et de la validité discriminante rapportées par Humphreys et Kennett (2008) et confirmées par Kennett, Humphreys et Patchell (2009).
Validité convergente et relations interpersonnelles
L’échelle présente des corrélations statistiquement significatives avec l’historique relationnel des répondantes :
- Nombre total de partenaires amoureux (« dating partners ») : r(152) = 0,23, p = 0,004. Une expérience amoureuse plus vaste multiplie les probabilités statistiques d’être confrontée à des divergences de désir et à des négociations conjugales menant à des compromis sexuels.
- Nombre de partenaires réguliers (« steady partners ») : r(152) = 0,19, p = 0,017. L’implication dans des relations durables intensifie les enjeux de maintien du couple et d’obligations perçues.
Validité avec les expériences d’avances sexuelles masculines non désirées
Les auteurs ont évalué l’association entre le RCUSS et deux indicateurs directs d’exposition à des sollicitations non souhaitées :
- L’ampleur globale des avances sexuelles non désirées vécues de la part d’hommes est positivement corrélée au RCUSS : r(152) = 0,25, p = 0,002.
- Le pourcentage de relations au sein desquelles les femmes ont subi de telles avances non désirées est également positivement corrélé : r(152) = 0,26, p = 0,001.
Ces données démontrent que plus une femme évolue dans des contextes marqués par des avances masculines non partagées, plus son répertoire cognitif de motifs de consentement non désiré est sollicité et intériorisé.
Validité convergente avec les conduites sexuelles non consenties (SES de Koss & Oros)
Pour explorer les frontières entre conformité volontaire et agression sexuelle, le RCUSS a été mis en corrélation avec le célèbre Sexual Experiences Survey (SES ; Koss & Oros, 1982) :
- Jeux sexuels forcés (Items 1 à 3 du SES) : r(152) = 0,541, p < 0,001.
- Tentatives de viol ou rapports sexuels complets forcés (Items 4 à 10 du SES) : r(152) = 0,502, p < 0,001.
Ces coefficients élevés mettent en lumière un recoupement clinique crucial : les femmes ayant subi des violences sexuelles manifestes ont tendance à endosser massivement des motifs de consentement non désiré. Les auteurs avancent deux hypothèses explicatives majeures : soit ces femmes sont plus fréquemment piégées dans des contextes relationnels caractérisés par une ambiguïté chronique du consentement, soit elles réinterprètent rétrospectivement des expériences traumatiques de coercition en les rationalisant comme des actes « consentis sans désir » pour atténuer la détresse psychologique liée au statut de victime.
Validité discriminante / critérielle : l’auto-efficacité sexuelle
L’échelle d’auto-efficacité sexuelle (Sexual Self-Efficacy ; Kennett et al., 2009), composée de 5 items évaluant la croyance des femmes en leur capacité à gérer ou à refuser des avances intimes inappropriées, a révélé une forte corrélation inverse avec le RCUSS : r(152) = -0,49, p < 0,001. Ce résultat atteste d’une excellente validité discriminante : les femmes possédant un puissant sentiment de contrôle et d’efficacité personnelle pour poser leurs limites recourent significativement moins à la conformité sexuelle passive.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité psychométrique du RCUSS a été examinée sous deux angles méthodologiques fondamentaux : la cohérence interne (homogénéité des énoncés) et la stabilité temporelle (test-retest).
Consistance interne
Dans l’étude initiale de Humphreys et Kennett (2008), administrée à un échantillon de 152 étudiantes universitaires hétérosexuelles, le coefficient alpha de Cronbach obtenu pour l’ensemble des 18 items a atteint la valeur exceptionnelle de 0,96. La corrélation moyenne inter-items était de 0,55, avec un éventail compris entre 0,18 et 0,85.
Cette performance a été parfaitement répliquée dans la cohorte indépendante de Kennett, Humphreys et Patchell (2009), comprenant 150 étudiantes de premier cycle : l’alpha de Cronbach s’est de nouveau élevé à 0,96, avec une corrélation moyenne inter-items de 0,75 (étendue de 0,46 à 0,85). Une telle cohérence indique un niveau de précision métrologique remarquable, éliminant tout bruit de mesure aléatoire excessif.
Fidélité test-retest (Stabilité temporelle)
Afin de déterminer si les scores du RCUSS reflètent un trait stable des dynamiques relationnelles ou un simple état émotionnel transitoire, les auteurs ont conduit une évaluation test-retest sur un sous-échantillon de 63 étudiantes avec un intervalle temporel de 6 semaines (Humphreys & Kennett, 2008). Le coefficient de corrélation intraclasse / fidélité s’est établi à r = 0,85 (p < 0,001). Cette stabilité temporelle robuste démontre que l’adhésion aux motifs de conformité sexuelle constitue une disposition cognitive et relationnelle pérenne chez les jeunes adultes.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure dimensionnelle du RCUSS a été rigoureusement analysée par le biais d’analyses factorielles exploratoires. Bien que les concepteurs aient formulé les 18 items à partir de domaines théoriques variés (satisfaction du partenaire, évitement des conflits, maintien du couple, pressions persuasives, obligations de statut), les analyses empiriques démontrent une stricte unidimensionnalité de l’instrument.
Résultats de l’analyse factorielle exploratoire (AFE)
Une analyse en facteurs principaux avec rotation Varimax a été réalisée sur les réponses du premier échantillon de validation (N = 152). Les résultats clés sont les suivants :
- Unidimensionnalité du construit : L’analyse factorielle a extrait un seul facteur dominant regroupant la totalité des 18 items de l’échelle.
- Pourcentage de variance expliquée : Ce facteur général de « conformité sexuelle non désirée » explique à lui seul 59,2 % de la variance totale des scores, ce qui dépasse largement les critères psychométriques conventionnels fixés pour établir l’unidimensionnalité d’une échelle.
- Saturations factorielles (Factor Loadings) : Aucun item ne présente une saturation inférieure à 0,30. Les 18 items s’intègrent de manière statistiquement homogène dans la structure latente, justifiant le calcul d’un score total cumulé unique plutôt que de multiples sous-scores indépendants.
Cette unifactorialité suggère que, dans la réalité psychologique des participantes, les diverses justifications rationnelles (altruisme conjugal, peur d’être rejetée, culpabilité ou résignation face à l’insistance masculine) ne constituent pas des entités indépendantes mais s’agrègent en une dynamique globale de perméabilité des frontières intimes et de vulnérabilité relationnelle.
10. Instrument de mesure / Instrument
Le RCUSS est un inventaire psychométrique standardisé qui se caractérise par les spécifications techniques suivantes :
- Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation individuel (papier-crayon ou administration numérique en ligne).
- Population cible : Conçu et validé auprès de femmes hétérosexuelles adultes (particulièrement des étudiantes universitaires de premier cycle).
- Nombre d’items : 18 affirmations rédigées à la première personne du singulier.
- Format et échelle de réponse : Échelle de type Likert en 9 points allant de 0 à 8, avec les points d’ancrage sémantiques suivants :
- 0 : Not at all Characteristic of Me (Pas du tout caractéristique de moi)
- 1 à 3 : Niveaux faibles d’adhésion
- 4 : Somewhat Characteristic of Me (Assez caractéristique de moi)
- 5 à 7 : Niveaux élevés d’adhésion
- 8 : Very Characteristic of Me (Tout à fait caractéristique de moi)
- Temps de passation : Environ 10 minutes.
- Modalités de cotation et scores :
- Aucun item inversé (pas de reverse-scoring).
- Le score global s’obtient par la somme directe des notes attribuées aux 18 items.
- Étendue des scores possibles : de 0 à 144.
- Un score élevé traduit une forte propension à céder à des activités sexuelles non désirées pour de multiples motifs relationnels et adaptatifs.
- Données normatives de référence :
- Échantillon Humphreys & Kennett (2008 ; N = 152) : Moyenne = 35,9 ; Écart-type = 32,5.
- Échantillon Kennett, Humphreys & Patchell (2009 ; N = 150) : Moyenne = 41,2 ; Écart-type = 33,5.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
Année d’introduction : 2008 (premières données empiriques présentées par Humphreys & Kennett) ; première publication majeure en revue à comité de lecture en 2009 (Kennett, Humphreys, & Patchell, Sex Education).
Conditions d’utilisation et permissions : L’utilisation du RCUSS à des fins de recherche académique, scientifique ou d’enseignement clinique non commercial est généralement autorisée, à condition d’en faire la demande préalable formelle et d’obtenir l’accord écrit des auteurs. Toute reproduction ou intégration dans des protocoles de recherche doit mentionner la source originale conformément aux normes APA.
Contacts institutionnels des auteurs :
- Dr. Terry P. Humphreys : [email protected]
- Dr. Deborah J. Kennett : [email protected]
- Adresse postale : Psychology Department, Trent University, 1600 West Bank Drive, Peterborough, Ontario, Canada, K9J 7B8.
Tarif : L’instrument est accessible gratuitement aux chercheurs universitaires sous réserve d’autorisation explicite de ses auteurs.
12. Références / References
Les publications et références théoriques régissant la validation de cet instrument sont documentées ci-dessous :
- Humphreys, T. P., & Kennett, D. J. (2008). The reliability and validity of the Sexual Resourcefulness and Reasons for Consenting to Unwanted Sex Scales [Données brutes non publiées]. Trent University.
- Impett, E. A., & Peplau, L. A. (2002). Why some women consent to unwanted sex with a dating partner: Insights from attachment theory. Psychology of Women Quarterly, 26(4), 360–370. https://doi.org/10.1111/1471-6402.t01-1-00075
- Kennett, D. J., Humphreys, T. P., & Patchell, M. (2009). The role of learned resourcefulness in helping female undergraduates deal with unwanted sexual activity. Sex Education, 9(4), 341–353. https://doi.org/10.1080/14681810903265293
- Koss, M. P., & Oros, C. J. (1982). Sexual experiences survey: A research instrument investigating sexual aggression and victimization. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 50(3), 455–457. https://doi.org/10.1037/0022-006X.50.3.455
- Meston, C. M., & Buss, D. M. (2007). Why humans have sex. Archives of Sexual Behavior, 36(4), 477–507. https://doi.org/10.1007/s10508-007-9175-2
- O’Sullivan, L. F., & Allgeier, E. R. (1998). Feigning sexual desire: Consenting to unwanted sexual activity in heterosexual dating relationships. The Journal of Sex Research, 35(3), 234–243. https://doi.org/10.1080/00224499809551938
- Shotland, R. L., & Hunter, B. A. (1995). Women’s “token resistant” and compliant sexual behaviors are related to uncertain sexual intentions and rape. Personality and Social Psychology Bulletin, 21(3), 226–236. https://doi.org/10.1177/0146167295213004
- Zimmerman, R. S., Sprecher, S., Langer, L. M., & Holloway, C. D. (1995). Adolescents’ perceived ability to say “no” to unwanted sex. Journal of Adolescent Research, 10(3), 383–399. https://doi.org/10.1177/0743554895103006
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Instructions: When answering these questions, please think of all the times in which you have consented to unwanted sexual activity. Rate each statement as to how characteristic it is of you as your reason for consenting to unwanted sexual activity using the scale provided.
0 = Not at all Characteristic of Me
1
2
3
4 = Somewhat Characteristic of Me
5
6
7
8 = Very Characteristic of Me
- I felt that I would be jeopardizing our relationship if I did not engage in the unwanted sexual activity
- As his girlfriend, I am obligated to engage in the unwanted sexual activity
- He verbally pressured me to participate in the unwanted sexual behavior
- He begged me to engage in the unwanted sexual activity until I could not argue anymore
- I had been drinking or had consumed other types of drugs
- I felt guilty for not participating in the unwanted sexual activity
- I feared that I would lose my boyfriend if I did not consent to the unwanted sexual activity
- I wanted to avoid tension in our relationship
- I wanted to prevent my partner from losing interest in our relationship
- I consented to the unwanted sexual activity to promote intimacy
- I felt it was necessary to satisfy my partner’s needs
- I felt that I needed to because I consented to the sexual activity before
- I didn’t want to hurt my partner’s feelings
- He physically would not let me leave
- I didn’t want him to feel rejected
- I felt that, if I consented to the unwanted sexual activity, he would like/love me
- I wanted to feel accepted by my partner
- He sweet talked me into it