1. Résumé
L’Échelle de lieu de contrôle interne-externe (communément désignée sous le sigle anglophone I-E Scale pour Internal-External Locus of Control Scale) a été développée par le psychologue américain Julian B. Rotter en 1966. Cet instrument psychométrique fondateur s’enracine dans la théorie de l’apprentissage social et vise à évaluer les « attentes généralisées relatives au contrôle interne versus externe des renforcements ». L’outil mesure la propension fondamentale d’un individu à attribuer les causes des événements de sa vie soit à ses propres actions, compétences et décisions (orientation interne), soit à des forces extérieures telles que le hasard, la chance, le destin ou l’influence d’autrui puissant (orientation externe).
Le questionnaire se compose de 29 items présentés sous la forme d’un choix forcé dyadique, dont 23 paires d’énoncés diagnostiques contrastant directement une croyance interne avec une croyance externe, et 6 items leurres (filler items) intégrés pour réduire les biais de désirabilité sociale et masquer l’objet précis de l’investigation. La cotation standard s’effectue en attribuant un point pour chaque réponse externe sélectionnée parmi les 23 items cibles, générant un score continu variant de 0 (internalité maximale) à 23 (externalité maximale).
Sur le plan des propriétés métrologiques, l’échelle présente une consistance interne modérée mais stable, illustrée par un coefficient Kuder-Richardson 20 (KR-20) de 0,70 dans l’échantillon normatif initial de Rotter composé de 400 étudiants universitaires (200 hommes et 200 femmes). La fidélité test-retest s’établit à 0,72 à un mois d’intervalle et à 0,55 après deux mois. La validité discriminante est étayée par des corrélations négligeables avec le quotient intellectuel, la désirabilité sociale (mesurée par la Marlowe-Crowne Social Desirability Scale) et les orientations politiques. La validité de construit et la validité critériée ont été documentées à travers des centaines d’études empiriques couvrant les domaines de la psychologie clinique, de la santé, de l’éducation et des organisations.
2. Mots-clés
Lieu de contrôle, locus of control, Julian Rotter, attentes généralisées, renforcement social, internalité, externalité, psychométrie, théorie de l’apprentissage social, choix forcé, croyances de contrôle, sentiment d’efficacité personnelle.
3. Auteurs
L’échelle a été conçue et formalisée par :
- Julian B. Rotter, Ph.D. (1916–2014) : Professeur émérite de psychologie au département de psychologie de l’Ohio State University lors de la création initiale de l’instrument, puis professeur à l’Université du Connecticut (Storrs, États-Unis). Pionnier de la psychologie clinique cognitive et de la psychologie de la personnalité, il a introduit le concept novateur de renforcement social cognitif et formulé le modèle du lieu de contrôle.
Collaborateurs clés ayant contribué aux phases préliminaires de développement des items : E. Jerry Phares (Ohio State University) et William H. James (Ohio State University), dont les mémoires et thèses doctorales sous la direction de Rotter ont établi les premières matrices de différenciation comportementale liée au contrôle perçu.
4. Objectif
L’objectif premier de l’Échelle de lieu de contrôle interne-externe est d’opérationnaliser et de quantifier une dimension dispositionnelle globale de la personnalité : les generalized expectancies (attentes généralisées). Contrairement aux attentes spécifiques développées au cours d’expériences restreintes dans des situations familières hautement structurées, les attentes généralisées s’activent principalement dans des contextes inédits, ambigus ou complexes sur le plan situationnel, où l’individu doit extrapoler ses apprentissages passés pour formuler des hypothèses sur le lien de causalité entre son comportement et les conséquences qui en résultent.
Applications en recherche fondamentale et différentielle
En psychologie différentielle et sociale, l’échelle sert de paradigme expérimental pour étudier la manière dont les individus encodent le succès et l’échec. Les recherches démontrent que les individus internes interprètent un renforcement positif comme le produit direct de leur compétence, de leur préparation ou de leur persévérance, ce qui accroît l’attente subjective d’un succès futur en cas de réitération comportementale. À l’inverse, les sujets externes attribuent les mêmes résultats à la variabilité du hasard ou à des circonstances imprévisibles, ce qui atténue la motivation à modifier ou pérenniser leurs stratégies d’action.
Applications cliniques et en psychologie de la santé
Dans le domaine clinique et médical, l’outil permet d’évaluer le degré de passivité, d’impuissance apprise ou de vulnérabilité psychologique face aux stresseurs chroniques. Une forte externalité est fréquemment associée à des épisodes dépressifs, à des troubles anxieux, à une faible observance thérapeutique et à des mécanismes d’adaptation (coping) dysfonctionnels axés sur l’évitement ou la rumination émotionnelle. Inversement, l’internalité corrèle positivement avec l’adoption active de comportements préventifs (arrêt du tabac, hygiène alimentaire, recherche proactive d’informations médicales) et une meilleure résistance au stress professionnel ou au burnout.
Applications organisationnelles et éducatives
En milieu de travail et dans les contextes académiques, l’échelle est mobilisée pour analyser le rendement professionnel, la satisfaction au travail, l’engagement scolaire et les dynamiques de leadership. Les travailleurs et apprenants internes manifestent une autonomie décisionnelle supérieure, une plus forte tolérance à l’ambiguïté et une disposition marquée à initier des conduites d’innovation constructive, tandis que les individus externes s’épanouissent davantage au sein de structures directrices très hiérarchisées où les contingences de renforcement sont explicitement formalisées par des tiers.
5. Construit psychologique
Le construit de lieu de contrôle (locus of control) représente un continuum unipolaire allant de l’internalité pure à l’externalité pure. Rotter n’a jamais conceptualisé ce trait comme une typologie binaire hermétique (les individus ne sont pas strictement « internes » ou « externes » dans l’absolu), mais comme une tendance distributionnelle continue où les sujets se situent par rapport à une moyenne normative.
L’Internalité (Contrôle interne du renforcement)
L’internalité désigne la conviction fondamentale que les renforcements, qu’ils soient positifs (récompenses, promotions, reconnaissance) ou négatifs (échecs, sanctions, rejets), sont contingents aux conduites de l’acteur ou à ses caractéristiques personnelles permanentes telles que l’effort, l’habileté intellectuelle ou la minutie. Un individu fortement interne souscrit à l’idée que le destin individuel est façonné de l’intérieur. Par exemple, confronté à un échec lors d’un examen universitaire, un étudiant interne considérera que son niveau de préparation était inadéquat ou qu’il doit réorienter sa méthodologie de travail, postulant une relation prédictible et modifiable entre l’action humaine et son aboutissement.
L’Externalité (Contrôle externe du renforcement)
L’externalité renvoie à la perception selon laquelle les renforcements reçus ne dépendent pas des initiatives ou des capacités propres de l’individu, mais sont sous le contrôle de forces indépendantes de sa volonté. Dans la conceptualisation originale de Rotter, cette orientation regroupe plusieurs vecteurs explicatifs :
- La chance et le hasard (Luck / Chance) : Les issues vitales relèvent d’une loterie statistique fortuite sur laquelle aucune prise instrumentale n’est possible.
- Le destin et la fatalité (Fate) : Les trajectoires existentielles obéissent à un déterminisme préétabli et inaltérable.
- Les autrui puissants (Powerful Others) : Le cours des événements est gouverné arbitrairement ou intentionnellement par des figures d’autorité (enseignants, employeurs, élites gouvernementales, institutions coercitives).
- La complexité du monde : L’impression accablante que les forces sociopolitiques et économiques sont trop vastes et obscures pour qu’un simple citoyen puisse y exercer une quelconque influence tangible.
Le rôle des items leurres (Filler items)
Dans la matrice originale de 29 items, 6 items ne sont pas comptabilisés dans le calcul du score (items 1, 8, 14, 19, 24 et 27). Ces items portent sur des attitudes générales, des croyances sur la nature humaine, les styles parentaux ou l’éducation physique. Leur fonction métrologique est déterminante : ils agissent comme un filtre distracteur empêchant les répondants d’identifier aisément l’axe sous-jacent mesuré (le sentiment de contrôle personnel), réduisant ainsi de manière significative la propension des individus à se conformer à des idéaux socialement valorisés d’autonomie ou d’héroïsme individuel.
6. Cadre théorique
Le fondement épistémologique de l’échelle I-E repose intégralement sur la théorie de l’apprentissage social (Social Learning Theory) formulée par Julian Rotter dès 1954 dans son ouvrage séminal Social Learning and Clinical Psychology. Cette perspective théorique a cherché à concilier le behaviorisme rigoureux de B. F. Skinner et la psychologie cognitive naissante, en introduisant la médiation des processus cognitifs subjectifs dans la compréhension du comportement humain.
La formule fondamentale du comportement
Dans le modèle de Rotter, la probabilité d’occurrence d’un comportement donné dans une situation spécifique est articulée autour de la formule conceptuelle suivante :
BPx, s1, Ra = f(Ex, Ra, s1 & RVa, s1)
Où :
- BP (Behavior Potential) : Le potentiel comportemental, soit la probabilité que l’individu adopte le comportement x dans la situation s1 en vue d’obtenir le renforcement Ra.
- E (Expectancy) : L’attente, définie comme la probabilité subjective perçue par l’acteur que le renforcement Ra suivra effectivement l’exécution du comportement x dans cette situation.
- RV (Reinforcement Value) : La valeur du renforcement, représentant le degré de préférence accordé à ce renforcement précis comparativement à d’autres alternatives envisageables, à attentes de probabilité égales.
Des attentes spécifiques aux attentes généralisées
Dans une situation routinière (par exemple, résoudre une équation mathématique élémentaire pour un étudiant en sciences), l’attente E est presque exclusivement régie par l’expérience passée directe dans cette tâche spécifique. En revanche, lorsque les individus évoluent dans des contextes non familiers, ambigus ou hautement probabilistes, l’attente spécifique s’affaiblit au profit d’une attente généralisée (GE). Le lieu de contrôle interne-externe correspond précisément à cette attente généralisée : l’hypothèse cognitive par défaut qu’a développée une personne au cours de son histoire développementale concernant la capacité de ses actions à influencer les contingences du monde extérieur.
Ce cadre théorique postule donc que le lieu de contrôle n’est pas une impulsion pulsionnelle intrapsychique inconsciente au sens freudien, ni un simple trait de tempérament biologique immuable, mais une constellation de cognitions apprises façonnées par l’histoire cumulative des renforcements différentiels reçus dans la famille, l’école et la société.
7. Validité
La validité psychométrique de l’Échelle I-E de Rotter a été documentée à travers un corpus empirique étendu et rigoureux dès sa publication en 1966, puis consolidée au fil de plusieurs décennies d’usage international.
Validité discriminante
L’un des défis majeurs lors de l’élaboration de l’échelle consistait à isoler le lieu de contrôle d’autres variables psychologiques majeures susceptibles de biaiser les réponses :
- Désirabilité sociale : Au cours de la phase de réduction des items, Rotter a corrélé chaque proposition avec la Marlowe-Crowne Social Desirability Scale. Les items présentant des coefficients de corrélation modérés à élevés avec la désirabilité sociale ont été systématiquement éliminés. Les corrélations résiduelles dans la version finale à 23 items se maintiennent à des niveaux négligeables (généralement comprises entre r = -0,07 et r = -0,20), prouvant que l’instrument ne mesure pas simplement la conformité sociale du sujet.
- Intelligence générale : Les études menées auprès de cohortes universitaires et scolaires ont mis en évidence des corrélations proches de zéro avec des tests standardisés d’aptitude intellectuelle et verbale (coefficients oscillant entre r = -0,03 et r = 0,10), démontrant que le sentiment d’internalité ne constitue pas un sous-produit des facultés cognitives globales.
- Orientation politique partisane : L’échelle montre une indépendance substantielle vis-à-vis du libéralisme ou du conservatisme politique au sens idéologique strict, bien qu’elle capture adéquatement le sentiment d’aliénation face aux processus décisionnels gouvernementaux.
Validité de construit et validité prédictive comportementale
La validité théorique a été confirmée par de nombreuses vérifications expérimentales d’hypothèses déduites du modèle théorique :
- Recherche active d’informations : Les études pionnières de Phares, James et Rotter ont démontré que les individus internes acquièrent significativement plus d’informations pertinentes sur leur environnement lors d’hospitalisations ou de démarches de réinsertion carcérale que leurs pairs externes.
- Résistance à la suggestion persuasive : Dans des paradigmes d’influence sociale inspirés des travaux de conformisme, les participants ayant un locus interne résistent bien plus efficacement aux tentatives délibérées de manipulation de leurs jugements par des expérimentateurs ou des pairs prestigieux.
- Orientation temporelle et planification : Les scores internes sont prédictifs d’une propension supérieure à différer la gratification immédiate en faveur de bénéfices lointains plus substantiels, attestant d’une orientation proactive vers l’avenir.
8. Fidélité
Les indices de fidélité de l’Échelle I-E de Rotter reflètent les spécificités de son format à choix forcé et la relative hétérogénéité des domaines de vie couverts par les énoncés (relations interpersonnelles, réussite scolaire, dynamique professionnelle, politique mondiale).
Consistance interne
Dans l’échantillon de standardisation originel publié par Rotter en 1966, comprenant 400 étudiants de l’Ohio State University (200 hommes et 200 femmes), le coefficient de consistance interne calculé selon la formule de Kuder-Richardson 20 (KR-20) s’est établi à :
- Échantillon global (N = 400) : KR-20 = 0,70.
- Cohortes secondaires et échantillons répliqués : Les valeurs de consistance interne obtenues à travers différents groupes démographiques (élèves de 10e, 11e et 12e années, détenus de centres de redressement du Colorado, détenus fédéraux de l’Ohio) se situent de manière homogène dans une fourchette allant de 0,65 à 0,74.
Ces coefficients, bien que modérés en comparaison des échelles unidimensionnelles hautement redondantes contemporaines, sont considérés comme tout à fait acceptables pour une échelle mesurant un construit cognitif large et multidomaine via des choix forcés dichotomiques.
Fidélité test-retest (Stabilité temporelle)
La stabilité temporelle des scores a été explorée à différents intervalles :
- Intervalle d’un mois : Le coefficient de corrélation test-retest atteint r = 0,72 dans un groupe d’étudiants en psychologie, attestant d’une stabilité satisfaisante de l’orientation générale à court terme.
- Intervalle de deux mois : La stabilité temporelle fléchit à r = 0,55. Cette diminution met en lumière la nature dynamique du lieu de contrôle qui, tout en constituant un trait de personnalité stabilisé, demeure sensible aux transitions de vie majeures, aux succès répétés ou aux échecs traumatiques vécus par l’individu dans son environnement.
9. Analyse factorielle
La structure factorielle de l’Échelle de Rotter a suscité d’abondants débats académiques au sein de la communauté psychométrique.
Les conclusions initiales de Rotter : Unidimensionnalité
Dans sa monographie de 1966, Rotter rapporte les résultats de deux analyses factorielles exploratoires distinctes réalisées sur les 23 items diagnostiques. Ces analyses ont extrait un premier facteur général substantiel expliquant une proportion significative de la variance totale commune. Rotter a interprété ces données comme apportant un appui empirique décisif à l’unidimensionnalité du concept d’attentes généralisées de contrôle, arguant que l’ensemble des items convergeait vers un seul et même axe bipolaire opposant maîtrise personnelle et soumission aux contingences externes.
Remises en question ultérieures et multidimensionnalité
Des analyses factorielles indépendantes plus sophistiquées, conduites dès le début des années 1970 (notamment par Mirels en 1970, puis par Hannah Levenson en 1974), ont nuancé la conclusion d’unidimensionnalité stricte en révélant une partition bifactorielle ou trifactorielle récurrente :
- Facteur 1 : Maîtrise personnelle (Personal Mastery) : Items évaluant la croyance d’un individu en sa propre capacité d’influer sur sa vie privée, ses études, ses amitiés et son plan de carrière individuel (ex: items 11, 13, 23, 28).
- Facteur 2 : Contrôle sociopolitique (Sociopolitical Control) : Items portant sur le pouvoir des citoyens face à la guerre, à la corruption politique, à l’administration gouvernementale et aux destinées planétaires (ex: items 3, 12, 17, 22, 29).
Ces investigations ont démontré qu’une personne peut manifester un lieu de contrôle fortement interne sur le plan de sa vie privée et professionnelle tout en conservant un lieu de contrôle externe désabusé concernant les grandes institutions démocratiques et le système géopolitique mondial. C’est précisément cette divergence empirique qui a stimulé l’apparition de sous-échelles multidimensionnelles ultérieures, telle que l’échelle IPC de Levenson (Internal, Powerful Others, Chance).
10. Instrument de mesure
Les caractéristiques opérationnelles de l’instrument de mesure sont récapitulées ci-après :
- Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique (self-report instrument).
- Format des items : Choix forcé dyadique (forced-choice format). Pour chaque item, le répondant doit sélectionner l’énoncé (‘a’ ou ‘b’) qui correspond le plus fidèlement à sa conviction personnelle profonde, même s’il ne souscrit pas entièrement à l’option choisie.
- Nombre total d’items : 29 items (numérotés de 1 à 29).
- Items d’évaluation diagnostique : 23 paires d’items ciblant directement le lieu de contrôle.
- Items leurres (filler items) : 6 paires d’items (Items 1, 8, 14, 19, 24 et 27), intégrés pour neutraliser la clairvoyance de l’objet du test et les artefacts de désirabilité sociale.
- Échelle de réponse : Choix exclusif entre deux affirmations : Choix ‘a’ ou Choix ‘b’.
- Modalités de cotation : Attribution de 1 point pour chaque réponse d’orientation externe sélectionnée parmi les 23 items diagnostiques suivants :
- Item 2 : option a
- Item 3 : option b
- Item 4 : option b
- Item 5 : option b
- Item 6 : option a
- Item 7 : option a
- Item 9 : option a
- Item 10 : option b
- Item 11 : option b
- Item 12 : option b
- Item 13 : option b
- Item 15 : option b
- Item 16 : option a
- Item 17 : option a
- Item 18 : option a
- Item 20 : option a
- Item 21 : option a
- Item 22 : option b
- Item 23 : option a
- Item 25 : option a
- Item 26 : option b
- Item 28 : option b
- Item 29 : option a
- Interprétation des scores totaux :
- Étendue théorique des scores : De 0 à 23 points.
- Scores bas (0 à 8 points) : Tendance prononcée à l’internalité. L’individu perçoit une contingence directe et systématique entre ses efforts, ses actions et ses résultats.
- Scores intermédiaires (9 à 13 points) : Profil équilibré ou situationnel. L’individu module ses perceptions de contrôle selon les contingences spécifiques du domaine considéré.
- Scores élevés (14 à 23 points) : Tendance prononcée à l’externalité. L’individu attribue prioritairement les renforcements et aléas de sa trajectoire à la chance, au destin, aux autrui puissants ou à la complexité systémique.
11. Permissions, Tarifs et Année du test
L’Échelle de lieu de contrôle interne-externe a été publiée en 1966 dans la revue académique Psychological Monographs: General and Applied éditée par l’American Psychological Association (APA). Conformément aux dispositions régissant les publications de recherche historique et au statut de diffusion dans le domaine public académique, le questionnaire est largement accessible sans redevance financière pour les activités de recherche scientifique, de mémoire universitaire et d’enseignement pédagogique.
Toute utilisation au sein d’environnements commerciaux propriétaires, d’outils logiciels d’évaluation RH payants ou d’éditions d’ouvrages à but lucratif nécessite le respect rigoureux des mentions de citation d’origine de Julian B. Rotter (1966) et peut faire l’objet de demandes d’autorisation auprès des détenteurs de droits patrimoniaux de l’APA. L’utilisation clinique individuelle non commerciale demeure libre de droits de licence d’usage.
12. Références
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- Levenson, H. (1974). Activism and powerful others: Distinctions within the concept of internal-external control. Journal of Personality Assessment, 38(4), 377–383. https://doi.org/10.1080/00223891.1974.10119988
- Mirels, H. L. (1970). Dimensions of internal versus external control. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 34(2), 226–228. https://doi.org/10.1037/h0029005
- Nufer, S. (2012). The effects of locus of control and leader-member exchange as predictors of stress and burnout in the workplace (PsyD dissertation). Chicago School of Professional Psychology. ProQuest Dissertations Publishing.
- Rotter, J. B. (1954). Social learning and clinical psychology. Prentice-Hall. https://doi.org/10.1037/11382-000
- Rotter, J. B. (1966). Generalized expectancies for internal versus external control of reinforcement. Psychological Monographs: General and Applied, 80(1), 1–28 (Whole No. 609). https://doi.org/10.1037/h0092976
- Traub, E. (2010). The effect of internet usage on social alienation and locus of control (PsyD dissertation). University of the Rockies. ProQuest Dissertations Publishing.
- Zimmerman, M. T. (2010). Examination of locus of control, health locus of control and their key predictors in urban vs. rural populations (EdD dissertation). University of Memphis. ProQuest Dissertations Publishing.