1. Résumé / Abstract
L’Échelle d’intentions comportementales extraconjugales (en anglais, Extramarital Behavioral Intentions Scale, ou EBIS) est un instrument psychométrique autorapporté conçu et validé par le psychologue social néerlandais Bram P. Buunk en 1980. Développée dans le cadre des recherches sur la dynamique conjugale, la sexualité et les relations extraconjugales, l’EBIS opérationnalise l’intention d’un individu de s’engager dans diverses formes de comportements relationnels et sexuels en dehors de son couple stable, à la condition explicite qu’une opportunité favorable se présente. L’instrument repose conceptuellement sur la théorie de l’action raisonnée formulée par Martin Fishbein et Icek Ajzen (1975), postulant que l’intention comportementale constitue le prédicteur proximal le plus robuste de l’action effective ultérieure.
Composée de cinq items standardisés, l’échelle saisit un continuum progressif d’implication extraconjugale allant de comportements légers de séduction à des engagements affectifs et physiques profonds : flirter, caresser légèrement (light petting), tomber amoureux, avoir des rapports sexuels complets et entretenir une relation sexuelle durable. Chaque item est évalué sur une échelle de réponse ordinale de type Likert en sept points, s’étendant de « certainement non » à « certainement oui » avec un point médian d’incertitude. La durée de passation est remarquablement brève, oscillant généralement entre une et deux minutes.
Sur le plan des propriétés psychométriques, l’EBIS démontre une consistance interne élevée avec des coefficients alpha de Cronbach variant entre .73 et .91 selon les caractéristiques des populations étudiées (population générale néerlandaise, étudiants universitaires, individus ayant des antécédents d’infidélité ou pratiquant le mariage ouvert). La stabilité temporelle test-retest sur un intervalle de trois mois s’établit à r = .70. L’outil satisfait en outre de manière rigoureuse aux critères d’un modèle cumulatif de Guttman, présentant un coefficient de reproductibilité de .92 et un coefficient de scalabilité de .78. La validité de construit et la validité concurrente sont solidement étayées par des corrélations substantielles avec l’approbation sociale, la jalousie anticipée, le désir d’exclusivité relationnelle et les comportements extraconjugaux effectifs.
2. Mots-clés / Keywords
intentions comportementales, infidélité, relations extraconjugales, psychométrie, échelle de Buunk, théorie de l’action raisonnée, permissivité sexuelle, modèle de Guttman, dynamique conjugale, jalousie sexuelle.
3. Auteurs / Authors
L’échelle a été conçue, théorisée et validée par le professeur Bram P. Buunk. Au moment de la création initiale de l’instrument, Buunk menait ses recherches au sein du Département de psychologie de l’Université Radboud de Nimègue (Radboud Universiteit Nijmegen), aux Pays-Bas. Il a par la suite poursuivi une carrière académique émérite en tant que professeur titulaire de psychologie sociale et évolutionniste à l’Université de Groningue (Rijksuniversiteit Groningen), affilié à l’Académie royale néerlandaise des arts et des sciences (KNAW).
Les correspondances académiques et les demandes institutionnelles relatives à l’instrument peuvent être adressées à :
Prof. Dr. Bram P. Buunk
Department of Psychology, University of Groningen
Grote Kruisstraat 2/1, 9712 TS Groningen, The Netherlands
Courrier électronique : [email protected]
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de l’EBIS est de quantifier avec précision la probabilité subjective qu’un individu s’engage dans divers degrés d’interactions extraconjugales dans l’hypothèse où une opportunité relationnelle ou sexuelle concrète surviendrait. Historiquement, la recherche sur les déterminants de l’infidélité s’est heurtée à une impasse méthodologique majeure : les corrélations fréquemment observées entre l’insatisfaction conjugale et l’occurrence de relations extraconjugales étaient interprétées de manière unilatérale comme une relation causale, en présumant que le mécontentement conjugal constituait la cause directe du passage à l’acte. Cependant, comme l’a souligné Buunk (1980a), l’évaluation rétrospective de comportements passés rend impossible la dissociation de la causalité réciproque : la liaison extraconjugale peut tout autant dégrader la satisfaction matrimoniale que découler de son érosion préalable.
Pour dépasser ce biais de causalité inverse, l’EBIS déplace la focale de l’investigation empirique de la rétrospection vers la prospective, en mesurant l’état dispositionnel et motivationnel de l’individu avant que le comportement ne se matérialise. Cet ancrage dans l’intention comportementale permet d’isoler les variables psychologiques, attitudinales et contextuelles qui précèdent chronologiquement le passage à l’acte infidèle.
Les applications de l’instrument s’étendent à plusieurs domaines clés :
- Recherche fondamentale en psychologie sociale et conjugale : Exploration des prédicteurs sociodémographiques, motivationnels et relationnels de l’exclusivité versus non-exclusivité sexuelle et affective, test de modèles structurels d’attachement, d’échange social et de psychologie évolutionniste.
- Sexologie et thérapie de couple : Bien que principalement conçue comme un outil de recherche, l’EBIS offre aux cliniciens un cadre standardisé pour explorer la discordance des attentes au sein du couple, identifier les seuils de tolérance et évaluer la vulnérabilité motivationnelle d’un partenaire envers des sollicitations extérieures.
- Évaluation longitudinale des transitions de vie de couple : Étude prospective de l’évolution des barrières conjugales, de l’impact des crises relationnelles ou de la transition vers des configurations relationnelles non monogames consensuelles (telles que le mariage ouvert ou le polyamour).
5. Construit psychologique / Construct
L’EBIS opérationnalise le construit d’intention comportementale extraconjugale non pas comme une dichotomie simpliste (présence versus absence d’infidélité), mais comme un continuum dimensionnel cumulatif d’engagement relationnel et corporel en dehors du partenariat conjugal principal. Ce construit intègre deux composantes indissociables : la dimension physique/sexuelle et la dimension émotionnelle/affective.
L’échelle repose sur l’hypothèse centrale selon laquelle l’engagement extraconjugal est un processus graduel dans lequel les comportements sont hiérarchisés selon leur intensité, leur degré d’intimité et leur niveau de transgression des normes traditionnelles de fidélité. Les cinq facettes comportementales mesurées illustrent ce continuum :
- Le flirt (flirting) : Comportement social et ludique d’ambiguïté séductrice, représentant le premier seuil de perméabilité des frontières du couple, souvent perçu comme le moins transgressif mais initiateur de disponibilité relationnelle.
- Les attouchements légers (light petting) : Contact physique intime n’impliquant pas la pénétration sexuelle, marquant l’entrée explicite dans la sphère de l’érotisation corporelle extra-relationnelle.
- Le sentiment amoureux (falling in love) : Implication affective profonde et attachement émotionnel envers un tiers. L’inclusion spécifique de cet item traduit la reconnaissance psychologique du fait que la « trahison » émotionnelle est une dimension distincte, et souvent redoutée, de l’infidélité purement corporelle.
- Les rapports sexuels complets (sexual intercourse) : Coït ou relations génitales consommées, constituant la violation la plus conventionnellement identifiée du contrat d’exclusivité conjugale dans les cultures occidentales.
- La relation sexuelle durable (long-term sexual relationship) : Liaison suivie combinant temporalité prolongée, investissement régulier et composante sexuelle répétée, représentant le pôle d’engagement extraconjugal le plus structuré et potentiellement concurrent du couple primaire.
Un aspect critique de la construction de ce construit réside dans l’introduction systématique de la clause conditionnelle : « si l’opportunité se présentait » (« if the opportunity were to present itself »). Cette formulation neutralise le biais de disponibilité situationnelle. De nombreux individus peuvent nourrir l’intention subjective ou le désir d’une relation extraconjugale sans avoir rencontré de partenaire disponible ou de circonstances propices ; inversement, l’absence de comportement réel ne reflète pas nécessairement un rejet de principe, mais parfois un simple manque d’opportunités perçues.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’architecture conceptuelle de l’EBIS s’inscrit directement dans la théorie de l’action raisonnée (Theory of Reasoned Action, TRA) développée par Martin Fishbein et Icek Ajzen en 1975. Selon ce paradigme cognitif et socio-comportemental, le déterminant immédiat et direct de tout comportement volontaire est l’intention d’accomplir ce comportement. L’intention reflète le degré d’effort qu’une personne est prête à consentir et la probabilité subjective qu’elle attribue à la réalisation de l’acte.
Dans la perspective de Fishbein et Ajzen, l’intention comportementale est elle-même la résultante de deux composantes primaires :
- L’attitude envers le comportement : L’évaluation positive ou négative que l’individu porte sur l’acte d’avoir une relation extraconjugale, déterminée par ses croyances quant aux conséquences tangibles et psychologiques de cet acte (ex. plaisir, culpabilité, revitalisation de l’estime de soi).
- La norme subjective : La perception des pressions normatives exercées par l’environnement social immédiat (les pairs, les amis de référence, la famille) et la motivation de l’individu à se conformer à ces attentes perçues.
Buunk applique avec rigueur ces principes à la sphère des relations conjugales. Dans les recherches associées au développement de l’échelle (Buunk, 1980a, 1981), l’auteur démontre que les intentions comportementales extraconjugales agissent comme la variable médiatrice par laquelle les attitudes permissives et les normes du groupe de référence se traduisent en actes d’infidélité. Si le cercle social de référence valorise ou tolère l’exploration extraconjugale, la pression normative prohibitive s’affaiblit, catalysant ainsi l’émergence d’intentions favorables.
Au-delà de la théorie de l’action raisonnée, l’EBIS dialogue avec la théorie de l’échange social et les approches de l’interdépendance relationnelle. Les intentions d’infidélité ne surviennent pas dans un vide social : elles s’articulent autour du calcul subjectif des coûts (perte anticipée du conjoint principal, réprobation morale, coûts énergétiques de la dissimulation) et des bénéfices attendus (variété relationnelle, satisfaction de besoins d’intimité non comblés au sein du mariage). Enfin, les travaux subséquents de Buunk intègrent ces intentions dans une grille d’analyse sociobiologique et évolutionniste, où la diversification des partenaires et les réactions de jalousie sexuelle anticipée traduisent des mécanismes adaptatifs liés aux stratégies de reproduction humaine et de rétention du partenaire.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique de l’EBIS a fait l’objet de nombreuses vérifications empiriques transversales et comparatives au sein d’échantillons variés, témoignant de qualités métrologiques remarquables.
Validité concurrente et prédictive
La validité concurrente de l’EBIS a été vigoureusement confirmée par la corrélation très élevée constatée entre les scores à l’échelle et les comportements extraconjugaux réels rapportés au cours de l’année précédente : au sein d’un échantillon représentatif de la population générale néerlandaise, le coefficient de corrélation atteint r(250) = .74, p < .001 (Buunk, 1980a). Ce résultat indique que plus l’expérience extraconjugale passée récente a été intense, plus les intentions futures formulées dans l’échelle sont élevées, validant la pertinence de l’outil pour refléter la posture comportementale de l’individu.
Validité de groupes connus (Known-Groups Validity)
L’EBIS discrimine de façon nette des populations dont les orientations normatives et le style de vie diffèrent fondamentalement :
- Les individus engagés dans des mariages sexuellement ouverts ont obtenu des scores significativement et massivement supérieurs à ceux de la population générale : t(348) = 22.46, p < .001.
- Ce même groupe de couples en mariage ouvert a présenté des scores significativement plus élevés qu’un échantillon d’étudiants universitaires : t(478) = 15.16, p < .001.
- L’échelle différencie nettement les personnes dont le groupe de pairs cautionne la sexualité extraconjugale de celles dont l’entourage réprouve ce comportement. Des corrélations substantielles ont été enregistrées entre le score à l’EBIS, l’approbation perçue chez les amis proches et l’opportunité perçue de passage à l’acte.
Validité de construit (convergente et discriminante)
La validité théorique du construit a été établie par l’examen systématique des corrélations avec d’autres échelles standardisées mesurant des attitudes relationnelles :
- Désir d’exclusivité relationnelle : Corrélation négative marquée avec l’intention extraconjugale, r(250) = -.54, p < .001. Les sujets accordant une haute valeur à l’exclusivité manifestent de très faibles intentions de franchir les limites du couple.
- Désapprobation morale : Corrélation fortement négative avec l’échelle de jugement moral réprobateur de la sexualité extraconjugale, r(250) = -.65, p < .001 (Buunk, 1981).
- Besoins d’intimité externe et de variété : Corrélations positives significatives avec les échelles évaluant le besoin de diversité relationnelle et la recherche d’intimité en dehors du mariage (Buunk, 1980a).
- Jalousie sexuelle anticipée : Dans trois échantillons indépendants, Buunk (1982) a mis en évidence de fortes associations négatives entre le niveau d’intention extraconjugale personnelle et le degré de jalousie anticipée face aux comportements potentiels du conjoint.
- Stimulation psychosexuelle : Au sein d’un échantillon d’individus ayant déjà vécu des aventures extraconjugales, une corrélation positive statistiquement significative a été observée avec l’échelle de stimulation psychosexuelle de Frenken (1976), r(250) = .21, p < .001, mesurant la propension à accueillir favorablement l’imagerie et les fantasmes sexuels versus la tendance à les refouler.
Concordance inter-partenaires
Dans l’étude consacrée aux couples en mariage ouvert, Buunk a examiné la validité consensuelle en corrélant le score autorapporté d’un individu avec l’intention perçue par son conjoint : chez les femmes, la corrélation entre leurs intentions réelles et celles perçues par leurs maris s’élève à r(50) = .53, p < .001. Chez les hommes, cette même concordance rapportée par les épouses atteint r(50) = .42, p < .001, apportant une validation externe dyadique substantielle.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité de l’EBIS a été évaluée à travers des indices d’homogénéité interne, de stabilité temporelle et de conformité aux critères des modèles de scalabilité non métrique.
Consistance interne
L’instrument démontre une excellente consistance interne globale, bien que l’indice varie modérément selon la variance propre aux échantillons recrutés :
- Population générale néerlandaise : Dans un groupe hétérogène de 250 participants représentant divers degrés de permissivité sexuelle, le coefficient alpha de Cronbach atteint .91, indiquant une homogénéité remarquable des items.
- Échantillon d’étudiants de premier cycle : L’alpha de Cronbach s’établit à .87.
- Échantillon de couples en mariage ouvert : Le coefficient alpha s’élève à .75 (Buunk, 1980b).
- Échantillon d’individus ayant déjà eu des liaisons extraconjugales : L’alpha de Cronbach est de .73 (Buunk, 1982).
La baisse relative de l’alpha dans les deux derniers groupes s’explique sur le plan psychométrique par la restriction de l’étendue des scores (effet de plafond ou homogénéité accrue des sujets), les participants de ces cohortes présentant quasi unanimement des attitudes favorables ou un vécu actif.
Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)
La fidélité temporelle a été mesurée dans la cohorte de couples en mariage ouvert sur une période d’intervalle de trois mois. Le coefficient de stabilité test-retest s’élève à r(100) = .70, p < .001. Cette valeur atteste d’une remarquable stabilité des intentions comportementales à moyen terme, tout en conservant une certaine sensibilité contextuelle inhérente à la dynamique affective du couple.
Scalabilité de Guttman
L’un des apports majeurs de l’EBIS est sa structure cumulative vérifiée selon les axiomes de l’analyse de scalogramme de Guttman. L’outil dépasse largement les seuils conventionnels de validité de Guttman :
- Coefficient de reproductibilité (CR) : .92 (le seuil standard d’acceptabilité fixé par Louis Guttman étant de .90).
- Coefficient de scalabilité (CS) : .78 (largement supérieur au critère minimal standard de .60 ou .65).
Ces indicateurs prouvent mathématiquement que les items s’organisent selon un continuum unidimensionnel déterministe où l’acceptation d’un item d’intensité supérieure implique quasi systématiquement l’approbation des items de rangs inférieurs.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
L’analyse structurelle de l’EBIS révèle une organisation psychométrique à la fois unidimensionnelle au sens factoriel classique et hiérarchique cumulative selon le formalisme de Guttman.
Lors des analyses en composantes principales (ACP) conduites sur les différents échantillons, un facteur général dominant émerge systématiquement, expliquant une part prépondérante de la variance totale des scores (communément supérieure à 60 % dans l’échantillon général représentatif). Les saturations factorielles de l’ensemble des cinq items sur ce facteur primaire sont toutes hautement positives et substantielles (généralement comprises entre .65 et .88), justifiant la pertinence théorique et pratique du calcul d’un score composite global obtenu par sommation directe.
L’analyse de scalabilité menée par Buunk (1980a) a mis en évidence l’ordonnancement hiérarchique invariant des comportements le long du continuum de transgression :
- Flirter (Flirting) : Item présentant le taux d’endossement le plus élevé et le seuil de sévérité le plus bas.
- Tomber amoureux (Falling in love) : Deuxième seuil du scalogramme. Fait notable, l’engagement émotionnel devance ici le contact physique intime dans la hiérarchie d’acceptabilité pour une partie des répondants.
- Attouchements légers (Light petting) : Troisième seuil d’implication, marquant l’entrée dans l’interaction érotique tactile.
- Rapports sexuels complets (Sexual intercourse) : Quatrième niveau de sévérité, franchissant le tabou de la pénétration extraconjugale.
- Relation sexuelle durable (A long-term sexual relationship) : Item le plus contraignant et le plus sévère de l’échelle, impliquant la probabilité la plus faible au sein de la population générale.
Cet agencement unidimensionnel cumulatif confirme que l’engagement extraconjugal ne s’appréhende pas comme un ensemble de comportements isolés et décorrélés, mais comme une échelle ordonnée où la probabilité d’une relation sexuelle durable n’est généralement présente que si l’individu a préalablement levé les verrous psychologiques encadrant le flirt, l’implication affective et les préliminaires physiques.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Type de test : Questionnaire autorapporté de psychologie sociale et de sexologie mesurant les probabilités subjectives d’intentions comportementales.
- Format d’administration : Formulaire papier-crayon ou questionnaire informatisé en ligne.
- Nombre d’items : 5 items formulés de manière homogène.
- Consigne : Les participants doivent évaluer la probabilité qu’ils auraient d’adopter chacun des comportements proposés avec un autre homme ou une autre femme dans l’éventualité où l’opportunité concrète se présenterait.
- Échelle de réponse : Échelle de Likert ordinale en 7 points, littéralement explicitée pour chaque modalité :
1 = Certainement non (certainly not)
2 = Probablement non (probably not)
3 = Peut-être non (maybe not)
4 = Incertain / Indécis (uncertain)
5 = Peut-être oui (maybe yes)
6 = Probablement oui (probably yes)
7 = Certainement oui (certainly yes) - Cotation et calcul des scores : Sommation arithmétique simple des cinq items. Aucun item inversé n’est présent dans l’instrument. Le score total oscille entre 5 et 35 points. Des scores élevés traduisent une propension et une intention comportementale très fortes à s’engager dans des interactions extraconjugales.
- Temps de passation requis : Environ 1 à 2 minutes.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication princeps : 1980 (travaux initiaux documentés dans Alternative Lifestyles).
- Statut des droits d’auteur : Les droits académiques originaux sont détenus par l’auteur (Bram P. Buunk) et les éditeurs scientifiques des revues sources.
- Conditions d’utilisation et politique tarifaire : L’EBIS est un instrument du domaine public académique (open academic use). Son utilisation est libre et gratuite à des fins de recherche scientifique non commerciale et d’enseignement universitaire, sous réserve de la citation bibliographique appropriée des publications fondamentales de Buunk (1980a). Toute exploitation commerciale ou intégration dans des logiciels propriétaires payants nécessite l’autorisation formelle préalable de l’auteur.
12. Références / References
Bell, R. R., Turner, S., & Rosen, L. (1975). A multivariate analysis of female extramarital coitus. Journal of Marriage and the Family, 37(2), 375–384. https://doi.org/10.2307/350968
Buunk, B. (1980a). Extramarital sex in the Netherlands: Motivations in social and marital context. Alternative Lifestyles, 3(1), 11–39. https://doi.org/10.1007/BF01083462
Buunk, B. (1980b). Sexually open marriages: Ground rules for countering potential threats to marriage. Alternative Lifestyles, 3(3), 312–328. https://doi.org/10.1007/BF01082531
Buunk, B. (1981). De samenhang van attitudes en sociale normen met de intentie tot buitenechtelijke sex [The relationships between extramarital behavioral intentions and attitudes and social norms]. Nederlands Tijdschrift voor de Psychologie, 36, 165–170.
Buunk, B. (1982). Anticipated sexual jealousy: Its relationships to self-esteem, dependency and reciprocity. Personality and Social Psychology Bulletin, 8(2), 310–316. https://doi.org/10.1177/0146167282082019
Fishbein, M., & Ajzen, I. (1975). Belief, attitude, intention, and behavior: An introduction to theory and research. Addison-Wesley.
Frenken, J. (1976). Afkeer van seksualiteit [Aversion to sexuality]. Van Loghum Slaterus.