1. Résumé / Abstract
L’Échelle d’intensité de Facebook (Facebook Intensity Scale, ou FBI) a été élaborée en 2007 par les chercheurs Nicole B. Ellison, Charles Steinfield et Cliff Lampe dans le cadre de leurs travaux fondateurs menés à la Michigan State University sur les dynamiques de communication médiatisée par ordinateur. Cet instrument psychométrique a été spécifiquement conçu pour combler une lacune méthodologique majeure dans les premières recherches sur les technologies numériques, lesquelles se limitaient quasi exclusivement à des indicateurs rudimentaires de fréquence temporelle ou de durée brute d’exposition. L’échelle FBI appréhende l’engagement des individus sur la plateforme à travers un prisme holistique, en mesurant l’adhésion affective, la connectivité émotionnelle perçue, le sentiment d’appartenance communautaire et l’intégration profonde du site au sein des routines quotidiennes de l’utilisateur.
Sur le plan structurel, l’instrument se compose de 8 items : six énoncés évaluant les attitudes subjectives et l’ancrage comportemental via une échelle de Likert en 5 points (allant de 1 = « Fortement en désaccord » à 5 = « Fortement d’accord »), combinés à deux mesures quantitatives d’activité (le nombre total d’« amis » sur Facebook et le temps moyen quotidien consacré au réseau au cours de la semaine écoulée). Afin de pallier les écarts d’échelle métrique et l’asymétrie statistique inhérente aux grands nombres d’amis et aux temps d’écran extrêmes, les concepteurs préconisent une transformation logarithmique ou une standardisation des variables continues en scores centrés-réduits (z-scores) préalablement au calcul du score composite global unifactoriel.
D’un point de vue psychométrique, l’échelle FBI démontre une excellente cohérence interne (coefficient alpha de Cronbach originel de α = 0,83, oscillant généralement entre 0,81 et 0,89 dans les réplications internationales). Elle bénéficie d’une solide validité de construit et prédictive, s’avérant un puissant prédicteur de la formation et du maintien du capital social (en particulier le capital social de type « pont » ou bridging social capital, et le capital social de type « lien » ou bonding social capital), ainsi que de l’estime de soi et du bien-être psychologique chez les jeunes adultes et la population générale.
2. Mots-clés / Keywords
intensité d’usage de Facebook, engagement sur les réseaux sociaux, capital social, psychométrie, connectivité émotionnelle, intégration comportementale, communication médiatisée par ordinateur, échelle de Likert, sociabilité numérique, validité de construit, bien-être subjectif, attachement aux plateformes
3. Auteurs / Authors
L’échelle d’intensité de Facebook a été développée conjointement par trois figures majeures de la recherche en communication et en interaction humain-machine :
- Nicole B. Ellison, Ph.D. : Professeure titulaire en sciences de l’information à la School of Information de l’Université du Michigan (auparavant au Department of Telecommunication, Information Studies and Media à la Michigan State University). Ses recherches explorent les processus de communication médiatisée par les technologies numériques, les réseaux sociaux en ligne et la manière dont les plateformes façonnent le capital social, l’entraide et l’identité. Adresse institutionnelle : University of Michigan, 105 S. State St., Ann Arbor, MI 48109, USA. Courriel institutionnel :
[email protected]. - Charles Steinfield, Ph.D. : Professeur émérite au Department of Media and Information de la Michigan State University. Spécialiste reconnu des systèmes d’information, des usages organisationnels des technologies de communication et du commerce électronique, il a codirigé de nombreux projets longitudinaux sur l’appropriation des réseaux sociaux par les cohortes universitaires. Courriel institutionnel :
[email protected]. - Cliff Lampe, Ph.D. : Professeur à la School of Information de l’Université du Michigan. Ses travaux portent sur les communautés virtuelles, les mécanismes de participation sociale, la gouvernance des plateformes numériques et l’impact civique des médias sociaux. Courriel institutionnel :
[email protected].
4. Objectif / Purpose
Le développement de la Facebook Intensity Scale a été motivé par un constat épistémologique et méthodologique formulé au milieu des années 2000 : les mesures purement quantitatives de l’usage des technologies en ligne (telles que le nombre brut d’heures passées devant un écran, la fréquence quotidienne des connexions ou le décompte de clics) échouaient systématiquement à saisir la texture phénoménologique et l’importance psychologique réelle de l’expérience numérique. Deux utilisateurs passant exactement 45 minutes par jour sur Facebook peuvent entretenir un rapport radicalement différent avec la plateforme : l’un peut l’utiliser de manière distraite, passive et fonctionnelle, tandis que l’autre y trouve un ancrage affectif profond, un sentiment d’appartenance à un groupe de pairs et une tribune essentielle pour la construction de sa sociabilité.
L’objectif fondamental de l’échelle FBI est donc d’opérationnaliser l’« intensité » non pas comme un simple volume temporel, mais comme un construit composite associant la participation comportementale et la connectivité émotionnelle. L’échelle cherche à répondre aux impératifs suivants :
- Évaluer l’intégration rituelle et écologique : Déterminer à quel point le réseau social s’est institutionnalisé au sein des routines quotidiennes et des rythmes de vie des usagers (habitudes matinales, transitions d’activités, disponibilité cognitive).
- Mesurer l’investissement affectif et identitaire : Quantifier le sentiment de perte anticipée en cas de disparition du service (« I would be sorry if Facebook shut down »), la fierté associée au statut de membre et le sentiment de faire partie intégrante d’une communauté virtuelle.
- Surmonter les biais de simple exposition : Fournir aux chercheurs une mesure nuancée capable de discriminer les formes d’usage fonctionnel des formes d’usage relationnel et identitaire dense.
Dans le domaine de la recherche en sciences sociales et en psychologie, la FBI s’est imposée comme l’étalon-or pour étudier les retombées des réseaux sociaux sur le capital social, le soutien social perçu, la solitude, l’estime de soi, ainsi que l’adaptation psychosociale lors des transitions de vie (notamment l’entrée à l’université ou le changement de cadre professionnel). Dans les contextes de recherche clinique ou appliquée, bien que la FBI n’ait pas été conçue initialement comme un outil de dépistage psychopathologique ou d’addiction aux écrans, elle offre une ligne de base essentielle pour évaluer la dépendance fonctionnelle, l’hyper-connectivité et les formes d’attachement anxieux aux plateformes de communication, servant souvent de variable de contrôle ou de médiateur dans les études portant sur la cyberdépendance et le syndrome de FOMO (Fear Of Missing Out).
5. Construit psychologique / Construct
L’intensité d’usage mesurée par la FBI renvoie à un construit multidimensionnel sur le plan conceptuel, bien qu’opérationnalisé de manière unidimensionnelle ou hiérarchique au niveau du score global. Ce construit repose sur l’articulation dynamique de trois dimensions clés :
1. L’intégration comportementale et routinière
Cette composante évalue la mesure dans laquelle l’utilisation du réseau social s’est incorporée de façon quasi automatique dans la structure temporelle et pragmatique du quotidien. Les items 1 (« Facebook is part of my everyday activity ») et 3 (« Facebook has become part of my daily routine ») traduisent cette automatisation de l’accès au site, qui cesse d’être une activité exceptionnelle pour devenir un arrière-plan permanent de l’existence. Cette intégration renvoie aux concepts de formation d’habitudes numériques théorisés en psychologie cognitive, où des déclencheurs contextuels (temps d’attente, réveils, transitions) initient spontanément la connexion.
2. La connectivité émotionnelle et l’appartenance identitaire
Au-delà de la répétition des actes, l’intensité implique une résonance affective avec l’artefact technique et la collectivité qu’il héberge. Cette dimension regroupe :
- L’attachement affectif et la détresse potentielle liée à la privation : L’item 4 (« I feel out of touch when I haven’t logged onto Facebook for a while ») capture une angoisse précoce de déconnexion relationnelle, préfigurant les conceptualisations ultérieures du FOMO. L’item 6 (« I would be sorry if Facebook shut down ») évalue la valeur affective attribuée à la permanence de la plateforme dans le monde de l’utilisateur.
- La fierté statutaire et l’identification communautaire : Les items 2 (« I am proud to tell people I’m on Facebook ») et 5 (« I feel I am part of the Facebook community ») mesurent l’internalisation de l’identité d’usager au sein du concept de soi social (théorie de l’identité sociale). Être utilisateur de Facebook confère un sentiment de légitimité relationnelle et d’appartenance collective.
3. L’envergure du réseau relationnel et l’exposition temporelle
Les deux derniers items ajoutent une assise quantitative objective à l’expérience subjective :
- L’étendue structurelle du réseau (Item 7) : Le nombre total d’amis sur Facebook représente le vivier relationnel accessible, déterminant la portée potentielle des interactions et la densité des flux informationnels reçus.
- L’investissement temporel quotidien (Item 8) : Le temps consacré activement à la plateforme reflète le coût d’opportunité comportemental accordé aux interactions en ligne par rapport à d’autres activités physiques ou académiques.
L’agrégation de ces composantes permet de distinguer l’usager « intensif » — chez qui la présence en ligne est un prolongement naturel et valorisé de sa vie sociale — de l’usager « compulsif » ou du simple visiteur épisodique.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le développement de l’échelle d’intensité de Facebook s’enracine dans la convergence de deux grands paradigmes sociologiques et communicationnels : la théorie du capital social et la théorie des usages et gratifications.
La théorie du capital social (Bourdieu, Coleman, Putnam)
L’ancrage théorique principal revendiqué par Nicole Ellison et ses collègues s’inspire directement des travaux de Robert D. Putnam (2000) sur le capital social, décliné en deux formes canoniques :
- Le capital social de type « pont » (Bridging Social Capital) : Lié à la théorie des « liens faibles » de Mark Granovetter (1973), ce capital découle de relations lâches et hétérogènes nouées entre individus d’horizons divers. Ces connexions offrent un accès élargi à des informations inédites, de nouvelles perspectives culturelles et des opportunités d’intégration sociale sans exiger un soutien affectif intense. Ellison et al. ont démontré qu’une intensité élevée sur Facebook permet de maintenir à faible coût des centaines de liens faibles avec des connaissances éloignées ou d’anciens camarades de classe.
- Le capital social de type « lien » (Bonding Social Capital) : Caractéristique des « liens forts » unissant des personnes émotionnellement proches (amis intimes, membres de la famille). Ce capital procure un soutien affectif déterminant, une confiance réciproque profonde et une aide tangible en cas de détresse. L’échelle FBI s’est avérée liée positivement au maintien de ces relations proches par le partage d’états d’âme et de marqueurs relationnels continus.
- Le capital social maintenu (Maintained Social Capital) : Concept introduit spécifiquement par Ellison et al. (2007) pour désigner la capacité de préserver des liens sociaux précieux issus de réseaux géographiquement abandonnés (ex. amis de lycée après le départ à l’université), évitant ainsi l’érosion relationnelle classique associée à la mobilité géographique.
La théorie des usages et gratifications (Uses and Gratifications Theory)
Issu des travaux de Elihu Katz, Jay Blumler et Michael Gurevitch (1974), ce modèle postule que les usagers des médias ne sont pas des récepteurs passifs mais des agents actifs qui sélectionnent délibérément les canaux et contenus médiatiques afin de satisfaire des besoins psychosociaux spécifiques (besoins cognitifs, affectifs, intégrateurs sociaux et d’évasion). L’échelle FBI mesure la résultante d’un usage actif : l’attachement à la plateforme découle du fait que le réseau répond efficacement aux besoins d’appartenance, de surveillance sociale mutuelle et de gestion identitaire du sujet.
7. Validité / Validity
Les propriétés métrologiques et la validité de l’échelle d’intensité de Facebook ont été abondamment documentées au sein d’échantillons universitaires, adolescents et adultes à travers le monde :
Validité de construit et nomologique
Dans l’étude princeps d’Ellison, Steinfield et Lampe (2007) menée auprès de 286 étudiants de premier cycle, l’échelle FBI a démontré une forte validité de construit en s’insérant parfaitement dans le réseau nomologique théorisé. L’intensité sur Facebook s’est révélée être le prédicteur le plus puissant du capital social de type pont (β = 0,34, p < 0,001) et du capital social maintenu (β = 0,42, p < 0,001), surpassant largement les simples variables démographiques ou les indicateurs d’usage d’Internet en général. De surcroît, les analyses de régression ont mis en évidence un effet d’interaction crucial : l’intensité sur Facebook bénéficie de façon disproportionnée aux étudiants présentant une faible estime de soi ou une faible satisfaction de vie, agissant comme un compensateur social pour les profils les plus vulnérables.
Validité convergente
La validité convergente de la FBI a été confirmée par de multiples corrélations significatives avec des échelles mesurant des construits apparentés :
- Corrélations positives modérées à fortes avec les échelles de soutien social perçu (MSPSS, r compris entre 0,30 et 0,45).
- Associations hautement significatives avec les échelles d’engagement relationnel en ligne (telles que la Online Social Capital Scale de Williams, 2006).
- Corrélations positives avec le besoin d’appartenance sociale (Need to Belong Scale, Leary et al., 2013).
Validité discriminante
L’échelle discrimine nettement l’intensité d’usage fonctionnelle/relationnelle des pathologies addictives caractérisées. Bien qu’elle soit corrélée positivement avec des échelles d’addiction aux réseaux sociaux comme la Bergen Facebook Addiction Scale (BFAS) d’Andreassen et al. (2012) (avec des coefficients variant de r = 0,40 à 0,55), les analyses factorielles confirmatoires conjointes démontrent que la FBI et la BFAS ne partagent pas le même espace factoriel : la FBI mesure l’intégration sociale et rituelle saine ou normative, alors que la BFAS capture la perte de contrôle, le sevrage et les conséquences délétères sur la vie quotidienne.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité de l’échelle d’intensité de Facebook a été évaluée sous l’angle de la cohérence interne et de la stabilité temporelle à travers de nombreux programmes de recherche longitudinaux et transversaux :
Cohérence interne
Dans la publication originale d’Ellison et al. (2007), le coefficient de cohérence interne mesuré par l’alpha de Cronbach pour l’ensemble des 8 items (après standardisation) s’établissait à :
- α = 0,83 dans l’échantillon initial de 2006 (N = 286).
- Dans l’étude de suivi longitudinale publiée par Steinfield, Ellison et Lampe (2008), le coefficient s’est maintenu à α = 0,83 pour la vague 1 et a atteint α = 0,84 pour la vague 2 auprès d’un panel réinterrogé d’étudiants (N = 451).
- Dans les études ultérieures (ex. Ellison, Steinfield, & Lampe, 2011), le coefficient de fiabilité interne a régulièrement dépassé α = 0,85.
- Des adaptations linguistiques et transculturelles (notamment en espagnol, allemand, turc et français) rapportent des indices de fiabilité composite (Raykov’s Composite Reliability ou ω de McDonald) et des coefficients alpha s’échelonnant systématiquement entre 0,81 et 0,89, attestant d’une robustesse métrologique invariante selon les contextes culturels.
Fidélité test-retest et stabilité longitudinale
Les études longitudinales menées sur des intervalles d’un an (Steinfield et al., 2008) indiquent des corrélations test-retest substantielles (r > 0,60), suggérant que l’intensité sur Facebook constitue une disposition comportementale et attitudinale relativement stable dans le temps, tout en demeurant sensible aux évolutions de trajectoire de vie (ex. insertion professionnelle, changements de campus).
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure factorielle sous-jacente à la FBI a fait l’objet d’examens psychométriques approfondis par le biais d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) :
Structure unifactorielle originelle
Dans les travaux initiaux d’Ellison et al. (2007, 2011), l’analyse factorielle exploratoire (extraction en composantes principales avec rotation varimax ou oblimin) a systématiquement extrait un facteur général unique expliquant entre 50 % et 62 % de la variance totale selon les échantillons. Tous les items présentaient des saturations factorielles primaires élevées (λ > 0,55) :
- Item 1 (Activité quotidienne) : saturations usuelles entre 0,72 et 0,81
- Item 2 (Fierté) : saturations usuelles entre 0,54 et 0,68
- Item 3 (Routine quotidienne) : saturations usuelles entre 0,78 et 0,85
- Item 4 (Sentiment de déconnexion) : saturations usuelles entre 0,65 et 0,74
- Item 5 (Partie de la communauté) : saturations usuelles entre 0,66 et 0,76
- Item 6 (Regret si fermeture) : saturations usuelles entre 0,62 et 0,73
- Item 7 (Nombre d’amis standardisé/log) : saturations entre 0,51 et 0,62
- Item 8 (Temps moyen par jour standardisé/log) : saturations entre 0,56 et 0,69
Modélisations factorielles confirmatoires et modèles bi-factoriels
Dans des études psychométriques indépendantes plus récentes (notamment celles examinant la structure dimensionnelle du construit), certains chercheurs ont confronté le modèle unidimensionnel à un modèle à deux facteurs corrélés :
- Facteur 1 : Connexion affective et intégration rituelle (items 1 à 6).
- Facteur 2 : Volume d’utilisation comportementale (items 7 et 8).
Les indices d’ajustement du modèle unidimensionnel (avec prise en compte des corrélations résiduelles entre les items quasi-synonymes 1 et 3) démontrent généralement d’excellents paramètres d’adéquation aux données : χ²/dl < 3,0, Comparative Fit Index (CFI) > 0,95, Tucker-Lewis Index (TLI) > 0,93, et Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) < 0,06. L’existence d’un facteur général d’intensité de second ordre justifie pleinement le calcul d’un score unique moyen recommandé par les auteurs.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’échelle d’intensité de Facebook se caractérise par une administration simple et rapide :
- Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation psychologique et comportementale (self-report instrument).
- Format d’administration : Papier-crayon ou passation informatisée en ligne.
- Temps d’administration : Environ 2 à 3 minutes.
- Nombre d’items : 8 items au total (6 items attitudinaux de type Likert + 2 items comportementaux ouverts ou catégoriels ordinaux).
- Format des réponses :
- Items 1 à 6 : Échelle de Likert à 5 points (1 = Strongly disagree / Fortement en désaccord, 2 = Disagree / En désaccord, 3 = Neither agree nor disagree / Ni en accord ni en désaccord, 4 = Agree / D’accord, 5 = Strongly agree / Fortement d’accord).
- Item 7 (Nombre total d’amis) : Question ouverte (valeur numérique directe) ou échelle ordinale en 10 points (ex. ≤ 10, 11–50, 51–100, 101–150, 151–200, 201–250, 251–300, 301–400, plus de 400).
- Item 8 (Temps quotidien d’utilisation) : Question ouverte mesurant le nombre de minutes par jour, ou échelle ordinale à intervalles fermés (ex. 1 = 0–14 min, 2 = 15–29 min, 3 = 30–44 min, 4 = 45–59 min, 5 = 60–89 min, etc.).
- Échelle de réponse authentique pour l’item temporel (Item 8) :
« **Can be asked as an open-ended or closed-ended question. If asked as an open-ended question, Facebook minutes should be measured by having participants fill in the amount of time they spend on Facebook. Then the item should then be transformed by taking the log before averaging across items to create the scale due to differing item scale ranges. If asked as a close-ended question an ordinal scale may be used (e.g. 1= 0-14min, 2=15-29 min, etc). Again, response categories may differ based on population means. »
- Procédure de cotation et de calcul du score (Scoring) :
- Méthode 1 (Standardisation par scores centrés-réduits – z-scores) : En raison des divergences d’échelle de mesure entre les items 1 à 6 (échelle de 1 à 5) et les items 7 et 8 (mesures quantitatives continues), il est recommandé de standardiser l’ensemble des 8 items en scores centrés-réduits (z-scores, moyenne = 0, écart-type = 1). Le score d’intensité correspond ensuite à la moyenne arithmétique de ces 8 scores z.
- Méthode 2 (Transformation logarithmique) : Si les items 7 et 8 sont posés sous forme ouverte, appliquer une transformation logarithmique décimale ou népérienne (ex. log(amis) et log(minutes)) pour réduire l’asymétrie positive, puis recoder ou standardiser ces valeurs avant de faire la moyenne avec les items 1 à 6.
- Méthode 3 (Échelles ordinales recodées de 1 à 5) : Si les items 7 et 8 sont administrés sous forme catégorielle fermée alignée sur 5 paliers équivalents, le score total est simplement obtenu par la moyenne brute des 8 items (valeurs comprises entre 1,00 et 5,00).
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de création originale : 2007 (publication de référence : Ellison, Steinfield, & Lampe, Journal of Computer-Mediated Communication).
- Statut de diffusion et gratuité : L’échelle d’intensité de Facebook relève du domaine de la recherche académique en libre accès (Open Access). Elle est totalement gratuite et libre d’utilisation pour tout projet d’enseignement, de recherche scientifique universitaire ou d’évaluation clinique non commerciale.
- Conditions de licence et d’utilisation : Aucune autorisation formelle préalable n’est requise de la part des auteurs sous réserve de mentionner explicitement la paternité de l’instrument en citant l’article original de 2007 dans toute publication ou rapport scientifique découlant de son utilisation.
- Usage commercial : Toute intégration de l’instrument au sein d’une suite logicielle commerciale, d’un outil de diagnostic propriétaire ou d’une prestation de conseil rémunérée nécessite l’accord formel préalable des titulaires des droits intellectuels (Nicole B. Ellison et ses co-auteurs).
12. Références / References
Les publications fondatrices et les travaux méthodologiques majeurs relatifs à la FBI incluent les références suivantes, présentées selon les normes de l’American Psychological Association (APA 7e édition) :
- Andreassen, C. S., Torsheim, T., Brunborg, G. S., & Pallesen, S. (2012). Development of a Facebook addiction scale. Psychological Reports, 110(2), 501–517. https://doi.org/10.2466/02.09.18.PR0.110.2.501-517
- Ellison, N. B., Steinfield, C., & Lampe, C. (2007). The benefits of Facebook “friends:” Social capital and college students’ use of online social network sites. Journal of Computer-Mediated Communication, 12(4), 1143–1168. https://doi.org/10.1111/j.1083-6101.2007.00367.x
- Ellison, N. B., Steinfield, C., & Lampe, C. (2011). Connection strategies: Social capital implications of Facebook-enabled communication practices. New Media & Society, 13(6), 873–892. https://doi.org/10.1177/1461444810385389
- Ellison, N. B., Vitak, J., Gray, R., & Lampe, C. (2014). Cultivating social resources on social network sites: Facebook relationship maintenance behaviors and their role in social capital processes. Journal of Computer-Mediated Communication, 19(4), 855–870. https://doi.org/10.1111/jcc4.12078
- Granovetter, M. S. (1973). The strength of weak ties. American Journal of Sociology, 78(6), 1360–1380. https://doi.org/10.1086/225469
- Katz, E., Blumler, J. G., & Gurevitch, M. (1973). Uses and gratifications research. The Public Opinion Quarterly, 37(4), 509–523. https://doi.org/10.1086/268109
- Putnam, R. D. (2000). Bowling alone: The collapse and revival of American community. Simon & Schuster. https://doi.org/10.1145/358916.361990
- Steinfield, C., Ellison, N. B., & Lampe, C. (2008). Social capital on Facebook: High school dimensions and college student life. Journal of Computer-Mediated Communication, 13(2), 434–445. https://doi.org/10.1111/j.1083-6101.2007.00404.x
- Williams, D. (2006). On and off the ’Net: Scales for social capital in an online era. Journal of Computer-Mediated Communication, 11(2), 593–628. https://doi.org/10.1111/j.1083-6101.2006.00029.x
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response categories range from 1 = strongly disagree to 5 = strongly agree, unless otherwise noted.
- Facebook is part of my everyday activity
- I am proud to tell people I’m on Facebook
- Facebook has become part of my daily routine
- I feel out of touch when I haven’t logged onto Facebook for a while
- I feel I am part of the Facebook community
- I would be sorry if Facebook shut down
- Approximately how many TOTAL Facebook friends do you have? *
- In the past week, on average, approximately how much time PER DAY have you spent actively using Facebook?**
*Can be asked as an open-ended (as in Ellison et al., 2007) or closed-ended (as in Steinfield et al., 2008) question. If asked as an open-ended question, Total Facebook friends must transformed by taking the log before averaging across items to create the scale due to differing item scale ranges. If asked as a closed-ended question, a ten point ordinal scale may be used (e.g. 10 or less, 11–50, 51–100, 101–150, 151–200, 201–250, 251–300, 301–400, more than 400). You may wish to adjust these response categories depending on your population, etc.
Note that earlier versions asked students to distinguish among in-network and total friends. This may or may not be appropriate based on population, site layout etc.
**Can be asked as an open-ended or closed-ended question. If asked as an open-ended question, Facebook minutes should be measured by having participants fill in the amount of time they spend on Facebook. Then the item should then be transformed by taking the log before averaging across items to create the scale due to differing item scale ranges. If asked as a close-ended question an ordinal scale may be used (e.g. 1= 0-14min, 2=15-29 min, etc). Again, response categories may differ based on population means.