Échelle de l’indice de satisfaction sexuelle

Découvrez une présentation académique exhaustive de l’Échelle de l’indice de satisfaction sexuelle (ISS) de Walter W. Hudson : cadre théorique, fidélité, validité, cotation et items complets.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 17, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 17, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé

L’Échelle de l’indice de satisfaction sexuelle (connu dans la littérature scientifique anglophone sous l’appellation Index of Sexual Satisfaction ou ISS) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu à l’origine par le psychologue et travailleur social clinicien Walter W. Hudson et ses collaborateurs au début des années 1980. Développé pour quantifier spécifiquement la sévérité et l’ampleur de la discorde ou de l’insatisfaction dans la composante sexuelle d’une relation de couple dyadique, cet outil mesure la réponse évaluative globale de l’individu face aux interactions érotiques, affectives et relationnelles avec son partenaire. Contrairement aux outils évaluant exclusivement la fonction physiologique ou les dysfonctions sexuelles organiques (telles que les troubles de l’érection ou les douleurs génito-pelviennes), l’ISS cible la détresse subjective, l’incongruence des désirs, la communication érotique et le plaisir partagé perçu au sein de la dynamique conjugale.

L’instrument se compose de 25 items présentés sous un format de type Likert à 7 échelons de fréquence relative allant de 1 (« None of the time / Jamais ») à 7 (« All of the time / Tout le temps »). Afin de prévenir et de neutraliser les biais de complaisance et les patterns de réponses stéréotypées (response set bias), l’échelle alterne de manière équilibrée des énoncés formulés négativement et 12 énoncés formulés positivement nécessitant une inversion lors de la cotation. Le protocole de calcul génère un score standardisé variant strictement de 0 à 100, où les scores élevés traduisent une discorde sexuelle prononcée et une souffrance subjective accrue. L’ISS possède un seuil clinique critique (clinical cutting score) validé empiriquement à 30 : tout score supérieur à cette valeur signale la présence d’une discorde sexuelle cliniquement significative nécessitant une intervention thérapeutique spécialisée.

Sur le plan métrologique, l’ISS présente une consistance interne exceptionnelle avec un coefficient alpha de Cronbach de .92 et une erreur standard de mesure (SEM) contenue à 4.24. Sa validité de groupes contrastés (known groups validity) s’établit à .76 par corrélation bisérielle ponctuelle, distinguant avec une sensibilité et une spécificité remarquables les couples consultants en thérapie sexologique des couples asymptomatiques. Conçu pour une passation rapide en 5 à 7 minutes, l’ISS s’intègre harmonieusement dans les bilans cliniques sexologiques, la psychothérapie de couple, ainsi que dans les protocoles de recherche en psychométrie et santé sexuelle.

2. Mots-clés

Satisfaction sexuelle, discorde sexuelle, relation de couple, psychométrie, évaluation clinique, sexologie, Walter W. Hudson, intimité conjugale, thérapie de couple, fidélité psychométrique, validité de construit, auto-évaluation.

3. Auteurs

L’instrument a été conçu et validé sous la direction scientifique de :

  • Walter W. Hudson, Ph.D. (1934–1999) : Professeur émérite en travail social et psychométrie clinique à la Florida State University (School of Social Work, Tallahassee, FL, États-Unis), pionnier du développement de mesures cliniques brèves standardisées et fondateur de la WALMYR Publishing Company.
  • David F. Harrison, Ph.D. : Chercheur et professeur à la School of Social Work, Florida State University, spécialiste des approches empiriques de l’intervention clinique et de l’évaluation familiale.
  • Patricia C. Crosscup, MSW : Chercheuse et clinicienne associée aux premières investigations psychométriques sur la santé relationnelle dyadique.

La gestion des droits d’auteur, des manuels d’évaluation et de la diffusion commerciale de l’instrument est assurée par la WALMYR Publishing Co. (P.O. Box 12217, Tallahassee, FL 32317-2217, États-Unis ; contact institutionnel : [email protected]).

4. Objectif

L’objectif fondamental de l’Échelle de l’indice de satisfaction sexuelle est de fournir aux praticiens et aux chercheurs une mesure empirique hautement sensible, standardisée et rapide du niveau de détresse ou de discorde sexuelle vécue par un individu au sein de sa relation dyadique. La sexualité humaine au sein du couple représente un système complexe régulé non seulement par des paramètres physiologiques, mais également par des interactions affectives, des représentations cognitives, des attentes mutuelles et des dynamiques de pouvoir. Dans de nombreuses situations cliniques, l’insatisfaction sexuelle ne provient pas d’une pathologie somatique ou d’un trouble fonctionnel isolé, mais plutôt d’une inadéquation relationnelle, de sentiments d’aliénation corporelle, de frustrations accumulées ou d’une communication érotique défaillante. L’ISS a été spécifiquement développé pour isoler cette composante expérientielle et relationnelle.

Sur le plan de l’évaluation clinique, l’ISS répond à un triple enjeu :

  • Le dépistage diagnostique rapide : L’outil permet d’identifier immédiatement si la plainte formulée par un patient ou un couple relève d’une souffrance sexuelle aiguë ou si elle est secondaire à d’autres difficultés relationnelles globales. Grâce à son seuil clinique normatif de 30, il offre une indication tranchée sur la pertinence d’engager une sexo-analyse ou une thérapie conjugale focalisée.
  • Le monitorage des interventions thérapeutiques : Utilisé lors de séances répétées ou à intervalles réguliers (mesures de base, mi-parcours, fin de protocole, suivi longitudinal), l’ISS permet d’objectiver les progrès thérapeutiques, de repérer les stagnations ou d’anticiper les rechutes relationnelles sans surcharger le patient au vu de sa brièveté de passation (5 à 7 minutes).
  • La distinction entre discorde globale et discorde érotique : Au sein du système d’évaluation clinique WALMYR, l’ISS est fréquemment administré conjointement avec l’Index of Marital Satisfaction (IMS). Cette triangulation permet d’établir si le conflit conjugal général contamine la sphère sexuelle ou si, à l’inverse, une dysharmonie sexuelle circonscrite fragilise la stabilité du lien dyadique global.

En recherche fondamentale et épidémiologique, l’ISS sert de standard psychométrique pour tester des modèles théoriques sur l’intimité, analyser l’impact du vieillissement, des maladies chroniques ou des transitions de vie (périnatale, retraite) sur le bien-être sexuel, et valider des protocoles psycho-éducatifs ou pharmacologiques dans une perspective holistique intégrant la qualité de vie perçue.

5. Construit psychologique

Le construit psychologique opérationnalisé par l’ISS est la discorde sexuelle dyadique (sexual discord), conceptualisée comme l’écart négatif perçu entre les attentes, désirs et besoins sexuels d’un individu et la réalité vécue de son intimité partagée avec son partenaire. Bien que Walter W. Hudson ait conçu l’instrument comme une échelle unidimensionnelle globale pour maximiser sa robustesse statistique en milieu clinique, le construit sous-jacent recouvre plusieurs facettes interdépendantes explorées à travers les 25 items :

Qualité perçue et stimulation érotique

Cette dimension évalue l’appréciation affective et l’excitation générées par les interactions sexuelles. Elle capte le degré de plaisir partagé, l’enthousiasme mutuel et la sensation de vitalité érotique. Des énoncés tels que l’item 2 (« Our sex life is very exciting »), l’item 3 (« Sex is fun for my partner and me ») ou l’item 12 (« I think that our sex is wonderful ») mesurent cette tonalité hédonique positive. À l’opposé, les items 6 (« Our sex life is monotonous »), 8 (« I feel that my sex life is lacking in quality ») et 25 (« I feel that my sex life is boring ») capturent la fadeur, l’ennui relationnel et la désaffectation de la sphère intime.

Incongruence du désir et synchronisation temporelle

La discordance entre les niveaux de libido des partenaires constitue l’un des motifs de consultation les plus fréquents en sexologie clinique. L’ISS intègre explicitement cette tension à travers des items sondant le décalage de fréquence, la pression ressentie et la frustration liée au rejet. L’item 11 (« I feel that my partner wants too much sex from me ») et l’item 13 (« My partner dwells on sex too much ») ciblent le fardeau de la sur-sollicitation, tandis que l’item 18 (« My partner does not want sex when I do ») appréhende le sentiment d’abandon ou de décalage chronobiologique du désir.

Évitement relationnel et corvée sexuelle

Lorsque la sexualité cesse d’être une source de gratification pour devenir une obligation conjugale conflictuelle, des mécanismes de défense et d’évitement comportemental s’installent. L’ISS explore cette détérioration par l’item 4 (« Sex with my partner has become a chore for me »), l’item 14 (« I try to avoid sexual contact with my partner ») et l’item 20 (« My partner seems to avoid sexual contact with me »). Cette composante reflète un stade critique de désengagement affectif et corporel.

Compétence technique, réciprocité et écoute des besoins

La perception que le partenaire est attentif, réceptif et compétent sur le plan sensuel influence profondément la sécurité émotionnelle et l’orgasme. Cette dimension est investiguée par l’item 10 (« I enjoy the sex techniques that my partner likes or uses »), l’item 22 (« I feel that my partner is sexually pleased with me ») et l’item 23 (« My partner is very sensitive to my sexual needs and desires »). Le sentiment d’inadéquation ou d’incompétence perçue chez l’autre est évalué à l’item 24 (« My partner does not satisfy me sexually »).

Affects aversifs et sécurité physique

Dans ses expressions les plus sévères, la discorde sexuelle s’accompagne de dégoût moral ou corporel et de ressentis d’intrusion hostile. L’ISS capture ces signaux d’alarme majeurs via l’item 5 (« I feel that our sex is dirty and disgusting ») et l’item 15 (« My partner is too rough or brutal when we have sex »), apportant des indices précieux sur d’éventuelles violences conjugales ou des traumatismes non résolus.

6. Cadre théorique

Le développement de l’ISS s’ancre à la croisée de la théorie de l’échange social (Social Exchange Theory), formalisée par des sociologues et psychologues tels que George Homans, Peter Blau, ainsi que John Thibaut et Harold Kelley, et du béhaviorisme méthodologique appliqué au travail social clinique soutenu par Walter W. Hudson.

La perspective de l’échange social et de l’interdépendance

Selon le cadre de l’interdépendance de Thibaut et Kelley, la satisfaction d’un individu dans une relation dyadique dépend du ratio coûts/bénéfices perçu et de la comparaison de ce ratio à un niveau de référence personnel (Comparison Level, CL). Appliquée à la sphère sexuelle, la satisfaction érotique n’est pas le simple reflet du plaisir physique brut, mais résulte d’une évaluation subjective continue :

  • Les bénéfices perçus incluent le plaisir orgasmique, la validation narcissique, la tendresse corporelle, l’intimité émotionnelle et l’affirmation du lien conjugal.
  • Les coûts englobent l’effort émotionnel fourni, l’anxiété de performance, la douleur physique éventuelle, l’ennui, ou la sensation d’être exploité pour satisfaire exclusivement les besoins d’autrui.

Lorsque les coûts surpassent durablement les gratifications attendues, l’évaluation bascule vers la discorde sexuelle. Les items de l’ISS rendent opérationnel ce bilan d’échange dyadique en mesurant la fréquence à laquelle la sexualité est perçue soit comme un enrichissement vital (item 19 : « I feel that our sex life really adds a lot to our relationship »), soit comme un fardeau aliénant.

L’approche comportementale-systémique et métrologique de Hudson

Dans la vision scientifique de Hudson (1982), les constructions psychologiques en clinique doivent être quantifiables avec une rigueur calquée sur les sciences physiques. Rejetant les approches psychanalytiques non vérifiables de l’époque, Hudson postule que les problèmes intimes se manifestent par des cognitions et des comportements relationnels concrets observables ou rapportables par le sujet. L’ISS s’inscrit dans sa suite d’instruments d’évaluation clinique (Clinical Assessment System ou CAS), dont le principe épistémologique stipule que toute entité clinique d’intérêt peut être mesurée de manière continue sur une dimension unique allant de l’absence totale de détresse à une détresse incapacitante.

Cette approche théorique postule l’interdépendance circulaire des dimensions : la détérioration de la communication conduit à une perte d’intimité, qui aggrave les asymétries de désir, générant l’évitement et renforçant les cognitions négatives sur le couple. L’ISS synthétise cette boucle rétroactive complexe en un index standardisé d’une grande valeur pragmatique.

7. Validité

Les qualités de validité psychométrique de l’Index of Sexual Satisfaction ont été établies rigoureusement lors de ses études de développement initiales (Hudson, Harrison, & Crosscup, 1981) et confirmées par de multiples travaux indépendants portant sur diverses populations conjugales.

Validité de contenu (Content Validity)

La validité de contenu a été assurée dès la genèse de l’instrument par un processus itératif rigoureux. Un pool initial d’énoncés a été généré à partir de comptes rendus de thérapies conjugales, de consultations sexologiques et d’entretiens approfondis avec des couples en crise. Ces items ont ensuite été soumis à des panels d’experts cliniciens (travailleurs sociaux, thérapeutes de couple, psychiatres) pour évaluer leur représentativité, leur pertinence clinique et l’absence d’ambiguïté sémantique. L’analyse de lisibilité confirme une excellente accessibilité cognitive : indice de facilité de lecture de Flesch (Flesch Reading Ease) de 79, indice de Fog de Gunning de 8, et un niveau scolaire de Flesch-Kincaid équivalent au grade 5 (environ 10-11 ans), garantissant que les items sont compris sans équivoque par toute personne âgée de 12 ans et plus.

Validité de critère et de groupes connus (Known-Groups Criterion Validity)

La capacité de l’ISS à discriminer des groupes cliniquement contrastés a été testée en comparant des échantillons d’individus déclarant une relation satisfaisante sans besoin d’aide professionnelle à des patients consultant activement pour une détresse sexuelle ou conjugale avérée. Le coefficient de validité par groupes connus s’élève à rpb = .76 (corrélation bisérielle ponctuelle, p < .001). Cette corrélation massive confirme la puissance discriminative de l’instrument pour identifier les individus en détresse relationnelle profonde.

Validité convergente et discriminante

La validité convergente a été démontrée par des associations statistiques fortes et prévues théoriquement :

  • Corrélations significatives positives (r > .60) avec d’autres indices de souffrance conjugale, notamment l’Index of Marital Satisfaction (IMS) et la Dyadic Adjustment Scale (DAS) de Spanier.
  • Corrélations négatives robustes avec les mesures d’estime de soi relationnelle et de bien-être subjectif.

La validité discriminante est appuyée par le fait que l’ISS corrèle de façon nettement plus faible avec des échelles mesurant l’anxiété généralisée, la dépression isolée ou des difficultés professionnelles, prouvant que l’instrument capte spécifiquement la dynamique sexuelle du couple et non un biais général de négativisme affectif.

8. Fidélité

La fidélité (ou fiabilité) métrologique de l’ISS a été étudiée en profondeur sous l’angle de la consistance interne et de la précision de mesure au score seuil clinique.

Consistance interne

Dans l’échantillon normatif initial documenté par Hudson, Harrison et Crosscup (1981), ainsi que dans les manuels de référence de la WALMYR Assessment Scale, le coefficient alpha de Cronbach atteint α = .92. Cette valeur très élevée, largement supérieure au seuil d’exigence standard de .80 recommandé pour la recherche et de .90 exigé pour la prise de décision diagnostique individuelle, témoigne d’une excellente cohérence entre les 25 énoncés.

Erreur standard de mesure (SEM)

L’erreur standard de mesure rapportée pour l’ISS est de SEM = 4.24 sur une échelle allant de 0 à 100. Cette précision est cruciale pour le clinicien : elle indique qu’avec un intervalle de confiance à 95 % (± 1.96 × SEM ≈ ± 8.3 points), le praticien peut interpréter avec assurance les variations longitudinales de score comme de véritables changements cliniques plutôt que comme des fluctuations d’échantillonnage ou du bruit de mesure.

Stabilité temporelle (Test-Retest)

Comme le souligne la documentation technique originale, les coefficients de fidélité test-retest stricts à court terme n’ont pas été systématiquement privilégiés lors des premières publications en raison de la nature dynamique et réactive du construit : le fait de remplir un questionnaire d’évaluation conjugale peut en soi déclencher des discussions au sein du couple et modifier la satisfaction immédiate. Néanmoins, les études longitudinales ultérieures ont mis en évidence une stabilité temporelle satisfaisante sur des couples témoins en liste d’attente (r > .80 sur des intervalles de 2 à 4 semaines), attestant que l’outil mesure un trait relationnel stable et non une simple fluctuation d’humeur éphémère.

9. Analyse factorielle

La structure dimensionnelle de l’ISS a fait l’objet de plusieurs investigations statistiques à l’aide de l’analyse factorielle exploratoire (AFE) et de l’analyse factorielle confirmatoire (AFC).

Unidimensionnalité conceptuelle et empirique

Les travaux originaux de Hudson et de ses collaborateurs ont été guidés par une volonté délibérée de construire une mesure globale unidimensionnelle. Lors des analyses factorielles en composantes principales menées sur les matrices d’inter-corrélations des 25 items :

  • Un premier facteur dominant émerge systématiquement, expliquant une part prépondérante de la variance totale (généralement supérieure à 45-50 %).
  • Le ratio entre la valeur propre (eigenvalue) du premier facteur et celle du second facteur excède largement le critère conventionnel de 3:1 ou 4:1 préconisé pour conclure à l’unidimensionnalité pratique d’un test.
  • Tous les items présentent des saturations factorielles substantielles sur ce facteur primaire, oscillant pour la quasi-totalité entre .45 et .78 après inversion des items positifs.

Structures factorielles secondaires explorées

Certains chercheurs indépendants examinant des versions transculturelles ou des sous-populations spécifiques ont relevé l’existence possible de deux ou trois sous-dimensions latentes fortement intercorrélées :

  1. L’insatisfaction affective et la désynchronisation (items portant sur le manque de qualité, la monotonie, les disparités de fréquence) ;
  2. L’évitement et l’aversion sexuelle (items 4, 5, 14, 15, 20) ;
  3. La gratification et l’admiration mutuelle (regroupant les items inversés de plaisir et d’adéquation technique).

Cependant, en raison des corrélations extrêmement fortes (r > .70) entre ces facteurs de premier ordre, le modèle factoriel hiérarchique avec un facteur général de discorde sexuelle (facteur G) demeure le modèle psychométriquement le plus parcimonieux et le plus robuste pour l’exploitation clinique du score total.

10. Instrument de mesure

  • Type d’instrument : Questionnaire d’auto-évaluation standardisé (self-report inventory) pour administration individuelle en contexte clinique ou de recherche.
  • Format : Papier-crayon traditionnel (blocs de feuilles détachables) ou passation informatique sous licence commerciale.
  • Nombre d’items : 25 items rédigés sous forme d’affirmations à la première personne.
  • Population cible : Personnes engagées dans une relation dyadique (mariées, concubines ou partenaires intimes stables), anglophones (pour la version originale), âgées de 12 ans et plus.
  • Temps de passation : Approximativement 5 à 7 minutes.
  • Échelle de réponse : Échelle de Likert à 7 degrés de fréquence relative :
    • 1 = None of the time (Jamais / Aucunement)
    • 2 = Very rarely (Très rarement)
    • 3 = A little of the time (Un peu du temps / Rarement)
    • 4 = Some of the time (De temps en temps / Parfois)
    • 5 = A good part of the time (Une bonne partie du temps / Fréquemment)
    • 6 = Most of the time (La plupart du temps)
    • 7 = All of the time (Tout le temps / En permanence)
  • Règle d’inversion des items : 12 items sont formulés positivement et doivent faire l’objet d’un score inversé avant le calcul global. Il s’agit des items : 1, 2, 3, 9, 10, 12, 16, 17, 19, 21, 22 et 23. La règle mathématique d’inversion est : Xi_inverse = (K + 1) - Xi, où K = 7 (le nombre total de catégories). Chaque réponse X est donc soustraite de 8 (1 devient 7, 2 devient 6, …, 7 devient 1).
  • Formule mathématique de cotation standardisée : Une fois les 12 items inversés, le score global S est calculé selon la formule propriétaire de Hudson :

    S = [ (ΣXi - N) × 100 ] / [ (K - 1) × N ]

    où Xi représente le score de l’item (après inversion si applicable), N est le nombre total d’items valablement complétés par le répondant, et K est le nombre d’échelons de réponse (K = 7, donc K – 1 = 6).
  • Gestion des données manquantes : La formule est conçue pour imputer automatiquement les items omis par la moyenne des items complétés, à la condition stricte que le sujet ait répondu à au moins 80 % des énoncés (c’est-à-dire un minimum de 20 items sur 25). Si plus de 5 items sont manquants, le protocole est invalidé.
  • Interprétation clinique des scores :
    • Étendue des scores : De 0 à 100. Les scores les plus bas reflètent une harmonie et une satisfaction érotique optimales ; les scores élevés reflètent une discorde sévère.
    • Seuil clinique (Cutting Score) = 30 : Les scores strictement supérieurs à 30 indiquent la présence d’une discorde sexuelle cliniquement significative, nécessitant généralement une exploration diagnostique approfondie ou une prise en charge psychothérapeutique.
    • Seuil de détresse sévère = 70 : Les scores dépassant 70 signalent une discorde sexuelle extrême, fréquemment associée à une crise relationnelle majeure, un dégoût corporel prononcé ou une séparation imminente du couple.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

L’Échelle de l’indice de satisfaction sexuelle a été formellement publiée dans sa version définitive en 1981 par Walter W. Hudson, David F. Harrison et Patricia C. Crosscup au sein de la revue The Journal of Sex Research, avec un copyright consolidé en 1993 par Walter W. Hudson.

L’ISS est un instrument psychométrique commercialisé et protégé par le droit international de la propriété intellectuelle (copyrighted commercial assessment scale). En conséquence :

  • Il est formellement interdit de reproduire, photocopier, numériser, modifier, distribuer en ligne ou traduire l’instrument sans avoir obtenu préalablement l’autorisation écrite explicite de l’éditeur concessionnaire des droits.
  • L’instrument est destiné exclusivement à des praticiens qualifiés, psychologues, psychiatres, sexologues cliniciens et chercheurs dûment formés à la psychométrie et à la déontologie clinique. Il ne doit pas être mis en libre accès non supervisé sur Internet à des fins d’auto-diagnostic profane.
  • L’échelle originale peut être acquise directement auprès de la société détentrice des droits, la WALMYR Publishing Co., sous forme de blocs imprimés détachables de 50 exemplaires au tarif institutionnel de 22,50 $ US par bloc (commandes accessibles via leur plateforme officielle : www.walmyr.com).
  • Pour les projets de recherche académique non financés ou les thèses doctorales, des conventions d’utilisation et des licences adaptées peuvent être sollicitées auprès de l’éditeur.

12. Références

Hudson, W. W., Harrison, D. F., & Crosscup, P. C. (1981). A short-form scale to measure sexual discord in dyadic relationships. The Journal of Sex Research, 17(2), 157–174. https://doi.org/10.1080/00224498109551110

Hudson, W. W. (1982). The Clinical Measurement Package: A field manual. Dorsey Press.

Murphy, G. J. (1978). The family in later life: A cross-ethnic study in marital and sexual satisfaction (Doctoral dissertation, Tulane University, New Orleans, LA).

Murphy, G. J., Hudson, W. W., & Cheung, P. P. L. (1980). Marital and sexual discord among older couples. Social Work Research & Abstracts, 16(1), 11–16. https://doi.org/10.1093/swra/16.1.11

Nurius, P. S., & Hudson, W. W. (1993). Human services practice, evaluation & computers: A guide to computer-assisted counseling, evaluation, and assessment. Brooks/Cole Publishing Company.

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

I feel that my partner enjoys our sex life.
2

Our sex life is very exciting.
3

Sex is fun for my partner and me.
4

Sex with my partner has become a chore for me.
5

I feel that our sex is dirty and disgusting.
6

Our sex life is monotonous.
7

When we have sex it is too rushed and hurriedly completed.
8

I feel that my sex life is lacking in quality.
9

My partner is sexually very exciting.
10

I enjoy the sex techniques that my partner likes or uses.
11

I feel that my partner wants too much sex from me.
12

I think that our sex is wonderful.
13

My partner dwells on sex too much.
14

I try to avoid sexual contact with my partner.
15

My partner is too rough or brutal when we have sex.
16

My partner is wonderful sex mate.
17

I feel that sex is a normal function of our relationship.
18

My partner does not want sex when I do.
19

I feel that our sex life really adds a lot to our relationship.
20

My partner seems to avoid sexual contact with me.
21

It is easy for me to get sexually excited by my partner.
22

I feel that my partner is sexually pleased with me.
23

My partner is very sensitive to my sexual needs and desires.
24

My partner does not satisfy me sexually.
25

I feel that my sex life is boring.
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Looti, M. (2026, octobre 17). Échelle de l’indice de satisfaction sexuelle. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-indice-satisfaction-sexuelle-iss
Looti, Mohammed. “Échelle de l’indice de satisfaction sexuelle.” Base de données de psychologie en français, 17 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-indice-satisfaction-sexuelle-iss.
Looti, Mohammed. “Échelle de l’indice de satisfaction sexuelle.” Base de données de psychologie en français. octobre 17, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-indice-satisfaction-sexuelle-iss.