Échelle de l’indice d’homophobie

Découvrez l’Échelle de l’indice d’homophobie (Index of Homophobia – IHP / IAH) de Hudson et Ricketts (1980) : analyse psychométrique complète, cadre théorique, validité, fidélité et items originaux.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 17, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 17, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

L’Échelle de l’indice d’homophobie (connue sous les acronymes anglophones Index of Homophobia [IHP] ou Index of Attitudes Toward Homosexuals [IAH]) est un instrument d’évaluation psychométrique développé à l’origine par Walter W. Hudson et Wendell A. Ricketts en 1980. Conçu dans le contexte des recherches pionnières en travail social et en psychologie clinique, cet outil standardisé a pour objectif d’évaluer de manière quantitative les réactions affectives, cognitives et comportementales négatives éprouvées par les individus à l’égard de l’homosexualité masculine et féminine, et plus spécifiquement l’inconfort ou la peur associés au fait de côtoyer des personnes homosexuelles dans la sphère privée, professionnelle ou sociale.

L’instrument comprend 25 items administrés sous la forme d’échelles de type Likert en cinq points, allant de 1 (« Tout à fait d’accord ») à 5 (« Tout à fait en désaccord »). Afin de limiter les biais de désirabilité sociale et d’acquiescement, la formulation des énoncés alterne délibérément entre propositions tolérantes ou positives et propositions empreintes de malaise ou de rejet (avec 13 items inversés lors de la cotation). Le score total standardisé s’échelonne de 0 à 100, où un score élevé reflète un degré supérieur d’homophobie affective et interpersonnelle, tandis qu’un score inférieur à 50 dénote une orientation non homophobe ou tolérante. L’instrument est applicable aux populations anglophones dès l’âge de 12 ans, avec une lisibilité formellement attestée (indice Flesch Reading Ease de 68, niveau de lecture équivalent à la 7e année américaine).

D’un point de vue psychométrique, l’IHP fait preuve d’une cohérence interne remarquable, avec un coefficient alpha de Cronbach de 0,90 et une erreur standard de mesure (SEM) établie à 4,43. Sa structure a été validée tant par des procédures d’analyse de contenu et de structure factorielle que par des mesures de validité concomitante publiées dans les manuels de référence de la WALMYR Publishing Co. Cet outil constitue une référence historique majeure dans l’opérationnalisation scientifique du concept d’homophobie.

2. Mots-clés / Keywords

Indice d’homophobie, Index of Homophobia, Walter W. Hudson, Wendell A. Ricketts, attitudes envers les homosexuels, psychométrie, préjugés sexuels, hétérosexisme, échelle de Likert, cohérence interne, évaluation clinique, travail social, minorités sexuelles, mesure des attitudes.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été conçue et formalisée par :

  • Wendell A. Ricketts : Chercheur en sciences sociales, spécialisé dans l’étude des minorités sexuelles, de la sociologie des sexualités et de la méthodologie d’évaluation des préjugés intergroupes.
  • Walter W. Hudson, Ph.D. (1934–1999) : Professeur émérite en travail social, méthodologiste et statisticien reconnu à l’échelle internationale pour ses contributions majeures à l’évaluation en pratique clinique (Clinical Measurement Package). Il a enseigné notamment à la Florida State University et à l’University of Hawaii, et a fondé la société d’édition psychométrique WALMYR Publishing Company.

Affiliation institutionnelle et éditoriale : WALMYR Publishing Co., P.O. Box 12217, Tallahassee, FL 32317-2217, États-Unis (Courriel de contact éditorial : [email protected]).

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’Échelle de l’indice d’homophobie (IHP/IAH) est de fournir une quantification valide, standardisée et reproductible de la réaction affective négative — englobant l’anxiété, le dégoût, la colère, l’embarras et la peur irrationnelle — qu’un individu peut ressentir face à la proximité physique, émotionnelle ou institutionnelle de personnes homosexuelles. Contrairement à de simples sondages d’opinion portant sur des questions législatives ou des droits civiques abstraits (tels que le mariage entre conjoints de même sexe ou le droit à l’adoption), l’IHP a été intentionnellement élaborée pour sonder l’impact de l’homosexualité dans l’écologie interpersonnelle immédiate du sujet : relations de voisinage, dynamique familiale, interactions professionnelles, amitiés proches, encadrement médical ou spirituel, et exposition à des avances sexuelles non sollicitées.

Dans le domaine de la recherche empirique, l’échelle a été conçue pour surmonter les insuffisances méthodologiques des premières tentatives de mesure de l’homophobie des années 1970, qui confondaient fréquemment la réprobation morale ou religieuse dogmatique avec la phobie affective au sens clinique. Hudson et Ricketts ont insisté sur la nécessité de distinguer rigoureusement les attitudes intellectuelles ou normatives des réactions affectives vécues (phobiques ou aversives). L’instrument permet d’étudier les corrélats sociodémographiques, religieux, éducatifs et psychologiques de l’homophobie, d’analyser l’efficacité des interventions psycho-éducatives ou des programmes de sensibilisation à la diversité, et d’évaluer les dynamiques de groupe au sein d’institutions comme l’armée, les universités ou les structures de soins.

Sur le plan des applications cliniques et du travail social, l’IHP sert de dispositif d’auto-évaluation et d’intervention pour les professionnels de la relation d’aide. L’outil a été intégré dans le système d’évaluation informatisé et clinique développé par Walter Hudson pour assister les thérapeutes, conseillers et travailleurs sociaux dans l’identification de leurs propres préjugés ou de ceux de leurs usagers. Dans la pratique de supervision clinique, il permet aux praticiens d’examiner si des contre-transferts négatifs, conscients ou inconscients, risquent d’altérer la neutralité bienveillante et l’alliance thérapeutique lors de la prise en charge de patients lesbiens, gais ou bisexuels. De surcroît, l’outil s’avère précieux dans le cadre de thérapies familiales impliquant le dévoilement (coming out) d’un enfant ou d’un conjoint, en offrant une cartographie fine des zones d’inconfort émotionnel des différents membres du système familial.

5. Construit psychologique / Construct

Le concept central mesuré par l’IHP est l’homophobie, initialement conceptualisée par le psychologue George Weinberg (1972) comme la peur morbide, l’aversion ou le rejet viscéral de se trouver à proximité immédiate d’individus homosexuels. Cependant, Hudson et Ricketts (1980) ont affiné cette définition pour l’inscrire dans une perspective psychométrique rigoureuse, en insistant sur le fait que l’homophobie doit être comprise comme une réaction émotionnelle et attitudinale multidimensionnelle déclenchée par la rupture des normes hétéronormatives traditionnelles.

Bien que l’IHP fournisse un score global univarié allant de 0 à 100, son contenu échantillonne plusieurs dimensions psychologiques sous-jacentes interconnectées :

1. L’inconfort social et professionnel face à la proximité

Cette dimension évalue l’acceptation de personnes homosexuelles dans des contextes fonctionnels de la vie quotidienne. Elle examine le niveau d’aisance ou de malaise ressenti par l’individu à l’idée de collaborer avec un collègue homosexuel masculin ou féminin (item 1 et item 25), d’échanger lors de réceptions festives (item 2 et item 18), d’avoir un voisin homosexuel (item 3) ou d’évoluer sous la subordination d’un supérieur hiérarchique gai (item 19). Cette facette sonde l’intolérance fonctionnelle et la propension à l’évitement comportemental dans les sphères publiques et semi-publiques.

2. Les réactions affectives aversives face aux manifestations publiques

Cette facette explore les réactions somatiques et émotionnelles aiguës déclenchées par la visibilité de l’homosexualité. Elle évalue le sentiment de dégoût éprouvé à la vue de deux hommes se tenant la main en public (item 14), la nervosité ressentie à l’intérieur d’un groupe composé d’individus homosexuels (item 10), ou l’appréhension et la gêne sociale à l’idée d’être aperçu dans un bar gai (item 6) ou de traverser un quartier majoritairement homosexuel (item 20). Le dégoût et la honte par association constituent ici les principaux médiateurs psychologiques.

3. L’anxiété identitaire et la menace d’intégrité sexuelle personnelle

Un ensemble capital d’items sonde la perméabilité des frontières identitaires de l’individu face à des sollicitations homosexuelles directes. L’instrument évalue si une avance sexuelle émanant d’une personne de son propre sexe suscite de la colère (item 4), de l’offense (item 15), de la flatterie (item 23) ou du confort (item 7). De même, il interroge l’acceptation par le sujet de sa propre attractivité auprès d’individus du même sexe (item 5) ou la possibilité de se découvrir attiré par quelqu’un du même sexe (item 8). Les réactions agressives ou hautement défensives à ces situations traduisent ce que la littérature nomme la « panique homophobe » ou l’anxiété liée à la conformité au rôle de genre.

4. L’impact systémique, familial et parental

L’homophobie s’exprime avec une acuité particulière dans la sphère filiale et conjugale. L’IHP mesure la détresse narcissique et parentale (« avoir le sentiment d’avoir échoué en tant que parent », item 13), la déception face à l’orientation sexuelle de son enfant (item 9), la détresse en apprenant l’homosexualité d’un frère ou d’une sœur (item 12), ou encore la menace relationnelle ressentie si l’on découvrait que son conjoint est attiré par des personnes de son propre sexe (item 17). Cette dimension met en lumière l’atteinte ressentie à l’égard de la perpétuation biologique, des attentes hétéronormatives familiales et de l’honneur domestique.

5. La confiance institutionnelle et le rôle des figures d’autorité

Enfin, l’échelle évalue l’acceptation des homosexuels dans des positions d’autorité morale, éducative et médicale : l’attitude envers un membre du clergé homosexuel (item 11), un médecin personnel (item 21), une enseignante lesbienne pour sa fille (item 16) ou un enseignant masculin homosexuel pour son fils (item 24). Ces énoncés ciblent la persistance de préjugés stéréotypés reliant à tort homosexualité et corruption morale ou dangerosité potentielle pour les enfants.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le cadre théorique de l’Échelle de l’indice d’homophobie s’articule à la croisée de la psychologie sociale des préjugés, de la théorie psychanalytique de la défense de l’ego et de la perspective béhavioriste-cognitiviste de l’anxiété conditionnée.

L’héritage de George Weinberg et l’approche nosologique

Lorsqu’il forge le néologisme « homophobie » à la fin des années 1960 et le popularise dans son ouvrage Society and the Healthy Homosexual (1972), George Weinberg opère un renversement paradigmatique radical : au lieu de considérer l’homosexualité comme une déviance psychopathologique, c’est l’intolérance irrationnelle et la peur morbide des homosexuels qui sont diagnostiquées comme un dysfonctionnement psychologique chez l’hétérosexuel. Hudson et Ricketts adoptent ce postulat de base en postulant que l’homophobie se manifeste comme un ensemble de réponses d’angoisse et d’évitement similaires à des patterns phobiques acquis par conditionnement socio-culturel.

La théorie de la défense de l’ego et l’anxiété de genre

Sur le plan psychodynamique et psychosocial, les items de l’IHP relatifs aux avances sexuelles et à l’attirance pour le même sexe s’enracinent dans les travaux sur les mécanismes de défense (Anna Freud) et sur la projection. Selon cette perspective, les attitudes viscéralement hostiles ou offensées face à l’homosexualité peuvent refléter des conflits intrapsychiques non résolus relatifs à la sécurité de l’identité de genre ou à des désirs homoérotiques refoulés, transformés par formation réactionnelle en aversion et agressivité défensive.

La théorie cognitive des préjugés et l’hétérosexisme

Plus tard, des chercheurs en psychologie sociale comme Gregory M. Herek ont élargi ce cadre en distinguant l’homophobie (réaction affective individualisée) de l’hétérosexisme (système idéologique et culturel promouvant l’hétérosexualité comme unique norme légitime). L’instrument d’Hudson et Ricketts s’inscrit au niveau d’analyse micro-systémique : il cherche à mesurer comment l’idéologie hétérosexiste se traduit subjectivement chez l’individu sous la forme de tensions cognitives, d’attentes stéréotypées et d’affects dysphoriques lors de la confrontation avec l’altérité sexuelle.

7. Validité / Validity

Les propriétés de validité de l’Échelle de l’indice d’homophobie ont été documentées lors des études princeps d’Hudson et Ricketts (1980) et complétées dans le WALMYR Assessment Scale Scoring Manual.

Validité de contenu (Content Validity)

La validité de contenu a été établie par la génération systématique d’items couvrant un vaste spectre d’interactions de la vie quotidienne (famille, travail, santé, spiritualité, intimité). Les énoncés ont fait l’objet d’un examen minutieux par des panels d’experts en sexologie, en psychologie et en travail social afin de garantir que chaque situation reflétait une opportunité authentique d’éprouver ou non un inconfort émotionnel spécifique à l’orientation sexuelle d’autrui. La formulation bidirectionnelle (items positifs et items négatifs) assure une couverture équilibrée du spectre émotionnel sans induire de polarisation artificielle.

Validité factorielle et de construit (Construct Validity)

Dans l’étude originelle d’Hudson et Ricketts (1980), l’échelle a démontré une forte cohérence conceptuelle. Les corrélations item-total se sont révélées substantielles (variant majoritairement entre 0,45 et 0,78), confirmant que l’ensemble des énoncés convergeait vers l’évaluation d’un construit psychologique unifié d’inconfort phobique. Dans les manuels de la WALMYR, la validité de construit est étayée par des corrélations statistiquement significatives avec d’autres échelles d’attitudes sexuelles, d’intolérance à l’ambiguïté, de rigidité cognitive et de conservatisme religieux.

Validité discriminante et convergente

Bien que l’analyse par groupes connus (known groups validity) formelle n’ait pas été rapportée dans la fiche technique initiale pour des raisons de normalisation continue, de multiples études universitaires ultérieures ont validé la capacité de l’IHP à discriminer de manière robuste :

  • Les individus s’auto-identifiant comme très religieux ou fondamentalistes chrétiens (qui obtiennent des scores moyens systématiquement situés au-dessus du seuil de 50) des individus séculiers ou progressistes ;
  • Les hommes hétérosexuels (qui rapportent fréquemment des scores plus élevés que les femmes hétérosexuelles, particulièrement sur les items d’avances sexuelles et d’homosexualité masculine) ;
  • Les professionnels ayant suivi des formations de sensibilisation aux réalités LGBTQ+ par rapport à des groupes témoins non formés.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité psychométrique de l’Échelle de l’indice d’homophobie a été rigoureusement démontrée par des méthodes d’analyse de cohérence interne :

Cohérence interne (Alpha de Cronbach)

Lors de ses standardisations auprès de larges échantillons d’étudiants et d’adultes, l’IHP a affiché un coefficient alpha de Cronbach de 0,90. Une telle valeur témoigne d’une excellente homogénéité des items et d’une précision de mesure remarquable, largement supérieure au seuil conventionnel de 0,80 requis pour la recherche fondamentale et clinique.

Erreur standard de mesure (SEM)

L’erreur standard de mesure (SEM) de l’IHP est établie à 4,43 points sur une échelle de 0 à 100. Cette précision métrique est fondamentale pour le praticien : elle permet de calculer des intervalles de confiance fiables autour du score observé (par exemple, un intervalle de confiance à 95 % de ± 8,68 points) et garantit que les variations de scores constatées avant et après une intervention éducative ou thérapeutique représentent des changements cliniques réels et non de simples fluctuations d’échantillonnage.

Fidélité temporelle (Test-Retest)

Bien que les données initiales de fidélité test-retest n’aient pas été publiées dans la notice technique préliminaire en raison de la nature d’évaluation transversale de l’échantillon princeps, les études d’efficacité des interventions utilisant l’IHP ont ultérieurement confirmé la stabilité temporelle des scores sur des périodes de 4 à 8 semaines en l’absence d’événement ou d’intervention psycho-sociale spécifique.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

L’architecture dimensionnelle de l’IHP a fait l’objet d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) lors de son développement et dans des investigations indépendantes ultérieures.

Structure unifactorielle dominante

Conformément aux principes méthodologiques appliqués par Walter Hudson à l’ensemble de ses échelles d’évaluation clinique, l’analyse en composantes principales révèle la présence d’un premier facteur général dominant qui explique une part prépondérante de la variance totale des scores (généralement plus de 40 % de la variance explicative). Ce facteur unilatéral représente le continuum affectif global allant du confort/acceptation inconditionnelle à l’inconfort/rejet phobique de la proximité homosexuelle. C’est cette prédominance du facteur général qui justifie l’utilisation légitime d’un score composite unique allant de 0 à 100.

Saturations factorielles et sous-dimensions exploratoires

Lors de rotations orthogonales (Varimax) ou obliques (Promax), des analyses factorielles secondaires font émerger des sous-grappes thématiques cohérentes avec des saturations factorielles (factor loadings) s’étendant généralement de 0,40 à 0,78 :

  • Facteur 1 : Inconfort face à la proximité interpersonnelle quotidienne (items 1, 2, 3, 10, 18, 19, 20, 22, 25), avec des saturations moyennes de 0,55 à 0,72 ;
  • Facteur 2 : Anxiété d’intrusion sexuelle et défense de l’intégrité de genre (items 4, 5, 7, 8, 15, 23), caractérisé par des saturations élevées sur les réactions aux avances du même sexe ;
  • Facteur 3 : Menace familiale et responsabilité parentale (items 9, 12, 13, 17), regroupant l’atteinte ressentie à l’intégrité du système de parenté ;
  • Facteur 4 : Révulsion face aux représentations publiques et figures institutionnelles (items 6, 11, 14, 16, 21, 24), où dominent le dégoût moral et la méfiance envers les figures d’autorité.

Néanmoins, en raison des intercorrélations élevées entre ces différentes composantes (souvent supérieures à 0,50), les auteurs ont préconisé de conserver la structure unidimensionnelle opérationnelle pour l’interprétation clinique et normative.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom complet de l’instrument : Index of Homophobia (IHP) / Index of Attitudes Toward Homosexuals (IAH).
  • Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique (auto-rapporté).
  • Public cible : Personnes anglophones âgées de 12 ans et plus, adolescents et adultes.
  • Temps de passation : Environ 5 à 7 minutes.
  • Lisibilité : Flesch Reading Ease : 68 ; Gunning’s Fog Index : 10 ; Flesch-Kincaid Grade Level : 7e année d’études.
  • Nombre total d’items : 25 énoncés affirmatifs.
  • Format des réponses : Échelle de partition en catégories de type Likert en 5 points :
    • 1 = Strongly agree (Tout à fait d’accord)
    • 2 = Agree (D’accord)
    • 3 = Neither agree nor disagree (Ni d’accord ni en désaccord)
    • 4 = Disagree (En désaccord)
    • 5 = Strongly disagree (Tout à fait en désaccord)
  • Inversion des items (Reverse-scoring) : 13 items doivent faire l’objet d’une inversion de cotation préalable : les items 3, 4, 6, 9, 10, 12, 13, 14, 15, 17, 19, 21 et 24. La valeur inversée s’obtient par la formule : (X_{inversé} = (K + 1) – X), où (K = 5) (nombre de catégories de réponse), soit (6 – X).
  • Formule mathématique de calcul du score standardisé :

    (S = frac{(sum X_i – N) times 100}{(K – 1) times N})

    Où :

    • (X_i) représente la note de l’item (i) (après inversion éventuelle) ;
    • (N) est le nombre total d’items valablement remplis par le répondant ;
    • (K) est le nombre d’options de réponse (ici, (K = 5)).
  • Gestion des données manquantes : Le score total demeure valide en présence d’omissions, à condition que le répondant ait complété au moins 80 % de l’instrument (soit un minimum de 20 items sur 25). La formule remplace automatiquement les valeurs manquantes par la moyenne des items complétés, calibrant en permanence le résultat final entre 0 et 100.
  • Interprétation clinique des scores :
    • Score de 0 : Position la plus rigoureusement non homophobe (aisance totale, absence d’inconfort ou d’anxiété).
    • Scores de 0 à 49 : Orientation non homophobe et tolérante grandissante au fur et à mesure que l’on se rapproche de zéro.
    • Seuil critique (Cut-off score) = 50 : Ligne de démarcation théorique et diagnostique.
    • Scores de 51 à 100 : Présence d’attitudes et de réactions affectives homophobes d’intensité croissante.
    • Score de 100 : Position d’homophobie maximale (répulsion, angoisse et rejet systématiques).

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de conception et publication : 1980 (publication scientifique princeps) ; rééditions et standardisations continues par WALMYR Publishing Co. (notamment en 1993 avec le manuel informatisé).
  • Statut des droits d’auteur : Instrument commercial protégé par le droit d’auteur (Copyright © WALMYR Publishing Co.). Tous droits réservés. L’échelle ne peut être reproduite, numérisée, diffusée publiquement en ligne ou traduite sans l’accord formel préalable de l’éditeur.
  • Tarification commerciale : Commercialisé sous forme de blocs détachables de 50 exemplaires originaux au prix officiel de 22,50 $ USD par bloc auprès de l’éditeur WALMYR.
  • Conditions d’accès et compétences requises : L’instrument est strictement réservé à l’usage de praticiens qualifiés, de chercheurs, d’universitaires et d’étudiants œuvrant sous supervision professionnelle. Il n’est pas destiné à une utilisation ou une interprétation par des personnes non formées aux sciences comportementales et à la déontologie clinique.
  • Site web de l’éditeur : www.walmyr.com.

12. Références / References

Les publications fondatrices et ouvrages de référence associés à l’IHP comprennent :

  • Hudson, W. W., & Ricketts, W. A. (1980). A strategy for the measurement of homophobia. Journal of Homosexuality, 5(4), 357–372. https://doi.org/10.1300/J082v05n04_02
  • Hudson, W. W. (1992). The WALMYR Assessment Scales Scoring Manual. WALMYR Publishing Company.
  • Nurius, P. S., & Hudson, W. W. (1993). Human services practice, evaluation & computers. Brooks/Cole Publishing Company.
  • Weinberg, G. (1972). Society and the healthy homosexual. St. Martin’s Press.
  • Herek, G. M. (1984). Beyond « homophobia »: A social psychological perspective on attitudes toward lesbians and gay men. Journal of Homosexuality, 10(1-2), 1–21. https://doi.org/10.1300/J082v10n01_01

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Index of Attitudes Toward Homosexuals (IAH) / Index of Homophobia (IHP)

Name: ____________________________________      Today’s Date: ____________________

This questionnaire is designed to measure the way you feel about working or associating with homosexuals. It is not a test, so there are no right or wrong answers. Answer each item as carefully and as accurately as you can by placing a number beside each one as follows.

1 = Strongly agree   |  
2 = Agree   |  
3 = Neither agree nor disagree   |  
4 = Disagree   |  
5 = Strongly disagree
  1. I would feel comfortable working closely with a male homosexual.
  2. I would enjoy attending social functions at which homosexuals were present.
  3. I would feel uncomfortable if I learned that my neighbor was homosexual.
  4. If a member of my sex made a sexual advance toward me I would feel angry.
  5. I would feel comfortable knowing that I was attractive to members of my sex.
  6. I would feel uncomfortable being seen in a gay bar.
  7. I would feel comfortable if a member of my sex made an advance toward me.
  8. I would be comfortable if I found myself attracted to a member of my sex.
  9. I would feel disappointed if I learned that my child was homosexual.
  10. I would feel nervous being in a group of homosexuals.
  11. I would feel comfortable knowing that my clergyman was homosexual.
  12. I would be upset if learned that my brother or sister was homosexual.
  13. I would feel that I had failed as a parent if I learned that my child was gay.
  14. If I saw two men holding hands in public I would feel disgusted.
  15. If a member of my sex made an advance toward me I would be offended.
  16. I would feel comfortable if I learned that my daughter’s teacher was a lesbian.
  17. I would feel uncomfortable if I learned that my spuse or partner was attracted to members of his or her sex.
  18. I would feel at ease talking with a homosexual person at a party.
  19. I would feel uncomfortable if I learned that my boss was homosexual.
  20. It would not bother me to walk through a predominantly gay section of town.
  21. It would disturb me to find out that my doctor was homosexual.
  22. I would feel comfortable if I learned that my best friend of my sex was homosexual.
  23. If a member of my sex made an advance toward me I would feel flattered.
  24. I would feel uncomfortable knowing that my son’s male teacher was homosexual.
  25. I would feel comfortable working closely with a female homosexual.

Note. Items 3, 4, 6, 9, 10, 12, 13, 14, 15, 17, 19, 21, and 24 are reverse scored.

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Looti, M. (2026, octobre 17). Échelle de l’indice d’homophobie. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-indice-homophobie-ihp-iah
Looti, Mohammed. “Échelle de l’indice d’homophobie.” Base de données de psychologie en français, 17 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-indice-homophobie-ihp-iah.
Looti, Mohammed. “Échelle de l’indice d’homophobie.” Base de données de psychologie en français. octobre 17, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-indice-homophobie-ihp-iah.