Échelle d’homophobie intériorisée chez les femmes s’identifiant comme lesbiennes

L’Échelle d’homophobie intériorisée chez les femmes s’identifiant comme lesbiennes (SLIHS), conçue par Stacy Weibley et Michelle Hindin, est un instrument psychométrique de 30 items évaluant quatre dimensions fondamentales : visibilité, sentiment de connexion, acceptation de soi et jugement.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 17, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 17, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’Échelle d’homophobie intériorisée chez les femmes s’identifiant comme lesbiennes (Self-Identified Lesbian Internalized Homophobia Scale, SLIHS), développée par Stacy Weibley et Michelle Hindin à l’Université Johns Hopkins en 2009, est un instrument psychométrique conçu pour mesurer l’homophobie intériorisée spécifiquement auprès des femmes s’identifiant de manière explicite comme lesbiennes. Alors que la majorité des outils antérieurs ont été élaborés et validés principalement auprès d’hommes gays ou présentaient des limites méthodologiques majeures lorsqu’ils s’adressaient aux femmes (notamment l’inclusion de répondantes ne s’identifiant pas comme lesbiennes ou la confusion de l’homophobie intériorisée avec des traits de personnalité généraux), la SLIHS ancre sa conception directement dans la culture et le vécu psychosocial lesbien.

L’instrument est un questionnaire auto-administré comprenant 30 items fermés, répartis en quatre sous-échelles distinctes : la Visibilité (Visibility, 7 items), le Sentiment de connexion (Connectedness, 7 items), l’Acceptation de soi (Self-Acceptance, 5 items) et le Jugement (Judgment, 11 items). Les réponses sont recueillies sur une échelle de Likert en 4 points allant de 1 (« Tout à fait d’accord ») à 4 (« Pas du tout d’accord »), avec un système d’inversion pour environ la moitié des items. Le score total oscille entre 30 et 120 points, où une valeur plus élevée traduit un niveau supérieur d’homophobie intériorisée.

Sur le plan psychométrique, la SLIHS a été validée auprès d’un échantillon diversifié de 786 femmes âgées de 18 à 82 ans, réparties dans 39 États américains. L’analyse factorielle confirmatoire a soutenu la structure tétafactorielle de l’instrument. La fidélité de consistance interne s’est révélée robuste, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant entre .74 et .85 selon les sous-échelles. Grâce à sa brièveté de passation (environ 3 minutes) et son taux d’achèvement exceptionnel supérieur à 95 %, la SLIHS constitue un outil de choix pour la recherche épidémiologique, la psychologie sociale de la santé et l’évaluation clinique des minorités sexuelles.

2. Mots-clés / Keywords

Homophobie intériorisée, lesbiennes, minorités sexuelles, stress des minorités, psychométrie, validation d’échelle, santé mentale des femmes, visibilité lesbienne, acceptation de soi, soutien communautaire.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été conçue et validée par une équipe de chercheuses affiliées à l’école de santé publique de l’Université Johns Hopkins :

  • Stacy Weibley, PhD, MHS — Département des sciences de la santé, du comportement et de la société, Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health, Johns Hopkins University, Baltimore, Maryland, États-Unis. Correspondance : [email protected].
  • Michelle Hindin, PhD, MPH — Professeure au Département de la santé de la population, de la famille et de la reproduction, Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health, Johns Hopkins University, Baltimore, Maryland, États-Unis.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de la Self-Identified Lesbian Internalized Homophobia Scale (SLIHS) est de combler une lacune épistémologique et méthodologique critique au sein de la littérature en psychologie de la santé et en victimologie structurelle. Depuis la fin du XXe siècle, de nombreuses recherches épidémiologiques ont démontré que les populations de minorités sexuelles (gaies, lesbiennes, bisexuelles et transgenres) présentent des prévalences disproportionnellement élevées de troubles dépressifs majeurs, de troubles anxieux généralisés, d’abus de substances psychoactives et de comportements suicidaires, particulièrement durant l’adolescence et l’entrée dans l’âge adulte. L’homophobie intériorisée — définie comme l’assimilation et l’application à soi-même des préjugés, des stéréotypes négatifs et de la désapprobation sociétale envers l’homosexualité — est théoriquement identifiée comme l’un des moteurs proximaux les plus toxiques de cette détresse psychologique.

Cependant, les recherches empiriques initiales s’étaient presque exclusivement concentrées sur les hommes homosexuels (comme l’illustrent les travaux séminaux d’Ilan Meyer en 1995). Les quelques études ciblant les femmes appliquaient fréquemment des échelles construites pour des populations masculines, sans adaptation aux réalités spécifiques du sexisme intériorisé et de la marginalisation genrée propre aux lesbiennes (Radonsky & Borders, 1995). L’unique instrument alors couramment utilisé pour les femmes, la Lesbian Internalized Homophobia Scale (LIHS) développée par Szymanski et Chung en 2001, souffrait de biais d’échantillonnage substantiels : près de 30 % des répondantes ne s’identifiaient pas formellement comme lesbiennes (incluant des femmes bisexuelles ou en questionnement), l’échantillon présentait un niveau d’éducation socio-économiquement disproportionné, et plusieurs items confondaient l’homophobie intériorisée avec d’autres dimensions de la personnalité ou des troubles affectifs non spécifiques.

La SLIHS a donc été délibérément formulée pour répondre aux besoins suivants :

  • Précision de la population cible : Garantir que l’instrument s’adresse uniquement aux femmes qui s’auto-identifient sans équivoque comme lesbiennes, réduisant ainsi les artefacts de mesure liés à la fluidité ou à l’ambiguïté identitaire.
  • Adéquation culturelle et intersectionnelle : Intégrer les dynamiques propres à la culture lesbienne, telles que les enjeux d’apparence de genre (expression butch/femme), la peur du vieillissement dans une communauté souvent invisibilisée, et la gestion du secret linguistique (e.g., l’emploi de pronoms neutres).
  • Application en recherche translationnelle et épidémiologique : Fournir un instrument court (30 items, passation en 3 minutes) à haute sensibilité pour mesurer les corrélats de l’homophobie intériorisée sur la santé globale, l’utilisation des soins préventifs et les comportements à risque.
  • Utilisation clinique : Offrir aux psychothérapeutes et conseillers d’orientation un outil multidimensionnel permettant de cartographier avec exactitude si la souffrance d’une patiente relève d’un déficit d’acceptation de soi, d’une rupture d’affiliation communautaire, ou de la peur de la visibilité sociale.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit théorique d’homophobie intériorisée au sein de la SLIHS est appréhendé comme une entité multidimensionnelle composée de quatre facteurs interdépendants. Chacune de ces facettes représente une manifestation psychologique, cognitive, affective ou comportementale de la stigmatisation sociale intériorisée :

1. La Visibilité (Visibility – 7 items, score de 7 à 28)

Cette dimension évalue le degré d’ouverture et d’authenticité de la répondante quant à son orientation sexuelle dans différents cercles sociaux, professionnels et familiaux. Une forte homophobie intériorisée sur ce versant se traduit par une censure active de sa propre identité, le maintien strict du secret (« passing » hétérosexuel) et un évitement des contextes publics. Les items explorent le confort ressenti à être « out » de manière générale, mais également face à des figures précises de l’entourage (parents, employeur, collègues de travail). Par exemple, l’item relatif à l’usage de pronoms non genrés pour ménager le confort des personnes hétérosexuelles illustre une négociation conflictuelle entre visibilité authentique et conformation hétéronormative.

2. Le Sentiment de connexion (Connectedness – 7 items, score de 7 à 28)

Cette composante explore l’affiliation sociale et émotionnelle de l’individu à la communauté lesbienne élargie. L’homophobie intériorisée peut induire une aliénation relationnelle, poussant la personne à rejeter ses pairs pour se distancier du groupe stigmatisé. Les items mesurent l’importance attribuée à l’appartenance communautaire, le confort dans les espaces dédiés aux lesbiennes (événements, lieux communautaires), ainsi que l’impression défensive de ne « rien avoir en commun » avec d’autres femmes homosexuelles. Une femme présentant un score élevé sur cette dimension perçoit la communauté avec méfiance ou indifférence délibérée, renforçant son isolement psychosocial.

3. L’Acceptation de soi (Self-Acceptance – 5 items, score de 5 à 20)

L’acceptation de soi constitue le cœur intrapsychique et affectif du construit. Elle mesure l’estime de soi liée à l’orientation sexuelle, le sentiment de paix intérieure ou, inversement, la présence de honte, de culpabilité et d’autodépréciation. Les items de cette sous-échelle capturent des désirs compensatoires explicites (« Je préférerais être hétérosexuelle »), l’embarras émotionnel lié au fait d’être lesbienne, et l’inquiétude de se décevoir soi-même. Ce noyau intrapsychique est historiquement le plus fortement corrélé aux symptômes d’anxiété et d’idéation dépressive.

4. Le Jugement (Judgment – 11 items, score de 11 à 44)

La sous-échelle du jugement examine l’adhésion aux stéréotypes hétérosexistes, la misogynie intériorisée et les attitudes réprobatrices dirigées contre les autres femmes lesbiennes. Les scores élevés indiquent une propension à juger sévèrement les comportements ou l’apparence des pairs, en particulier les transgressions des normes de genre traditionnelles (par exemple, le malaise face aux lesbiennes très masculines, la condamnation du militantisme visible ou des manifestations publiques d’affection, ou encore la croyance que les lesbiennes seraient des « prédatrices sexuelles »). Cette facette intègre également l’angoisse projective liée au vieillissement en tant que lesbienne, illustrant la prégnance des préjugés d’invalidité et de solitude stigmatisante.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le développement de la SLIHS s’enracine principalement dans le modèle du stress des minorités (Minority Stress Model) conceptualisé par Ilan H. Meyer (1995, 2003) et adapté par DiPlacido (1998) aux particularités des femmes lesbiennes et bisexuelles. Ce cadre postule que les personnes issues de minorités sexuelles subissent un excès chronique de stresseurs environnementaux induits par une structure sociétale hétéronormative et homophobe. Meyer distingue rigoureusement deux catégories de processus de stress :

  • Les stresseurs distaux : Événements extérieurs objectifs, incluant la discrimination directe, le harcèlement, le rejet familial et les agressions physiques ou verbales.
  • Les stresseurs proximaux : Processus internes subjectifs qui découlent de l’exposition aux stresseurs distaux. L’homophobie intériorisée représente le stresseur proximal par excellence : c’est l’intériorisation par la personne de l’hostilité culturelle dominante, conduisant à une vigilance anxieuse perpétuelle, à la dissimulation de son identité et à l’autodépréciation morale.

Parallèlement, la SLIHS s’appuie sur la théorie de la formation de l’identité homosexuelle de Vivienne Cass (1979) et les conceptualisations sociologiques de Gregory Herek (2004) sur le stigma sexuel. According to Herek, le stigma structurel (hétérosexisme institutionnalisé) engendre un stigma public (préjugés partagés), qui se traduit chez l’individu minoritaire sous forme de stigma intériorisé. Dans le modèle de développement de Cass, la transition d’une confusion identitaire initiale vers une fierté et une synthèse identitaire nécessite le dépassement progressif de l’aliénation de soi et la recherche de pairs valorisants, deux éléments directement mesurés par les sous-échelles Visibilité, Connexion et Acceptation.

Pour operationaliser ce cadre avec fidélité, Weibley a mobilisé la méthode de la cartographie conceptuelle (concept mapping) introduite par William Trochim (1989). Cette approche méthodologique mixte (combinant des groupes de discussion qualitatifs, des techniques de tri non métrique et des échelles multidimensionnelles) a permis de faire émerger directement de la parole de femmes lesbiennes les composantes phénoménologiques de l’homophobie intériorisée, garantissant ainsi que l’instrument reflète fidèlement la réalité vécue plutôt que des postulats théoriques abstraits calqués sur l’expérience masculine.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de la SLIHS a été établie selon un protocole rigoureux combinant des étapes qualitatives et quantitatives :

Validité de contenu et validité apparente (Face & Content Validity)

Le pool initial d’items a été généré directement par des groupes de discussion composés de femmes s’identifiant comme lesbiennes via la méthode de cartographie conceptuelle de Trochim. Cette méthode inductive a permis d’extraire des énoncés enracinés dans les interactions de la vie quotidienne. Par la suite, la validité de contenu a été formellement évaluée et confirmée par un panel de 14 experts et réviseurs indépendants spécialisés dans la santé des minorités sexuelles et la méthodologie d’enquête. Ces experts ont éliminé les items redondants, ambiguës ou confondant l’homophobie avec la détresse psychologique générale, aboutissant aux 30 items finaux.

Validité de construit (Construct Validity)

La validité de construit a été validée empiriquement auprès d’une cohorte nationale de 786 participantes issues de 39 États des États-Unis. La représentativité ethnique de l’échantillon incluait 81,7 % de femmes blanches, 4,7 % d’hispaniques, 4,6 % d’asiatiques, 4,4 % d’afro-américaines, 3,8 % de personnes biraciales et 0,8 % d’autres origines, avec un éventail d’âge particulièrement large allant de 18 à 82 ans. L’analyse factorielle confirmatoire (AFC) a attesté que le modèle théorique à 4 dimensions ajustait les données empiriques de façon satisfaisante, confirmant l’indépendance statistique relative mais corrélée des 4 facettes.

Validité convergente et de critère

Les analyses corrélationnelles rapportées dans les travaux de validation montrent des associations théoriquement cohérentes et statistiquement significatives :

  • Les scores élevés à la SLIHS (particulièrement la sous-échelle Acceptation de soi) sont positivement corrélés avec les scores de dépression, de stress perçu et d’anxiété.
  • Les scores de la SLIHS sont inversement proportionnels aux mesures de l’estime de soi globale (évaluée par l’échelle de Rosenberg) et du soutien social perçu au sein de la communauté LGBTQ+.
  • La sous-échelle « Visibilité » prédit fortement le degré de révélation de l’orientation sexuelle (coming out) documenté objectivement dans la vie professionnelle et familiale des participantes.

8. Fidélité / Reliability

L’évaluation de la fidélité de la SLIHS démontre d’excellentes qualités métrologiques en termes de cohérence interne et d’homogénéité des scores :

  • Consistance interne : Lors de l’étude de validation princeps (Weibley, 2009 ; N = 786), les coefficients alpha de Cronbach (α) pour chacune des quatre sous-échelles se sont situés dans des intervalles jugés bons à très bons selon les standards psychométriques de Nunnally :
    • Sous-échelle Visibilité (7 items) : α = .82 à .85.
    • Sous-échelle Sentiment de connexion (7 items) : α = .78 à .81.
    • Sous-échelle Acceptation de soi (5 items) : α = .79 à .84.
    • Sous-échelle Jugement (11 items) : α = .74 à .78.
  • Consistance du score global : L’alpha de Cronbach pour l’ensemble des 30 items de l’échelle totale atteint .88, démontrant une consistance interne globale de premier ordre pour l’agrégation d’un indice composite d’homophobie intériorisée.
  • Taux de complétion et fidélité de réponse : L’acceptabilité de l’instrument est exceptionnelle, attestée par un taux de réponse complète supérieur à 95 %. Cette métrique limite drastiquement les biais d’attrition et garantit la robustesse des données collectées en conditions de recherche standardisée.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

L’analyse factorielle a représenté l’étape charnière de la validation de la SLIHS. Contrairement aux approches exploratoires souvent basées sur de petits effectifs, Weibley a mobilisé une démarche d’analyse factorielle confirmatoire (AFC) sur les données des 786 répondantes afin de vérifier l’adéquation de la structure à 4 facteurs dégagée par la cartographie conceptuelle initiale.

Les indices d’ajustement globaux ont mis en lumière une adéquation robuste du modèle tétafactoriel :

  • Le ratio chi-carré / degrés de liberté (χ²/dl) s’est avéré satisfaisant (< 3.0).
  • L’indice de comparaison de Bentler (Comparative Fit Index, CFI) ainsi que le Tucker-Lewis Index (TLI) ont dépassé le seuil standard de .90.
  • L’erreur quadratique moyenne d’approximation (Root Mean Square Error of Approximation, RMSEA) est demeurée inférieure à .06 (avec un intervalle de confiance à 90 % situé entre .048 et .062), attestant d’une faible erreur résiduelle.

Toutes les saturations factorielles standardisées (λ) pour les 30 items se sont révélées statistiquement significatives (p < .001). Les items de la sous-échelle Acceptation de soi ont présenté des saturations particulièrement fortes, oscillant entre .65 et .82. La sous-échelle Visibilité a également affiché des saturations marquées (comprises entre .58 et .79). Bien que la dimension Jugement soit plus hétérogène en raison de la nature variée des stéréotypes abordés (masculinité, sexualisation, projection dans l’âge mûr), l’ensemble de ses items a conservé des saturations factorielles adéquates (≥ .40), justifiant pleinement son maintien dans l’architecture multidimensionnelle globale.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument se présente sous un format optimisé pour une passation papier-crayon ou numérique rapide et ergonomique :

  • Format d’administration : Questionnaire auto-administré (disponible en format deux pages ou informatisé).
  • Temps de passation : Environ 3 minutes.
  • Nombre total d’items : 30 items fermés.
  • Modalités de réponse : Échelle de Likert à 4 points (sans point neutre central pour limiter le biais d’acquiescement ou d’indécision) :
    • 1 = Tout à fait d’accord (Strongly Agree)
    • 2 = D’accord (Agree)
    • 3 = Pas d’accord (Disagree)
    • 4 = Pas du tout d’accord (Strongly Disagree)
  • Cotation et calcul des scores :
    • Items directs (environ 50 % des items) : Cotés de 1 à 4 tels que : Tout à fait d’accord = 1, D’accord = 2, Pas d’accord = 3, Pas du tout d’accord = 4.
    • Items inversés (notés [R]) : Le barème est inversé afin qu’un score élevé reflète constamment un niveau plus fort d’homophobie intériorisée : Tout à fait d’accord = 4, D’accord = 3, Pas d’accord = 2, Pas du tout d’accord = 1.
    • Scores par sous-échelle :
      • Visibilité (Items 1 à 7) : Étendue de 7 à 28 points.
      • Sentiment de connexion (Items 8 à 14) : Étendue de 7 à 28 points.
      • Acceptation de soi (Items 15 à 19) : Étendue de 5 à 20 points.
      • Jugement (Items 20 à 30) : Étendue de 11 à 44 points.
    • Score total : Somme globale des 30 items, variant de 30 à 120 points. Un score plus élevé témoigne d’une intériorisation plus sévère de l’homophobie.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

Année d’enregistrement : 2009.

Propriété intellectuelle : L’échelle est protégée par le droit d’auteur (Copyright © 2009) par Stacy Weibley, suite à sa thèse de doctorat soutenue à l’Université Johns Hopkins.

Conditions d’utilisation et tarification : L’utilisation de la SLIHS à des fins de recherche académique, scientifique ou d’enseignement non commercial est généralement autorisée à titre gracieux, sous réserve d’obtenir l’accord explicite de l’auteure et de citer scrupuleusement les publications de référence. Pour toute demande d’autorisation d’utilisation, d’adaptation transculturelle ou d’intégration dans un protocole clinique, il convient d’adresser une correspondance directe à Stacy Weibley par courrier électronique : [email protected].

12. Références / References

Les travaux scientifiques fondateurs et publications associées à l’élaboration et la validation de la SLIHS incluent :

  • Cass, V. C. (1979). Homosexual identity formation: A theoretical model. Journal of Homosexuality, 4(3), 219–235. https://doi.org/10.1300/J082v04n03_01
  • DiPlacido, J. (1998). Minority stress among lesbians, gay men, and bisexuals: A consequence of heterosexism, homophobia, and stigmatization. In G. M. Herek (Ed.), Stigma and sexual orientation: Understanding prejudice against lesbians, gay men, and bisexuals (pp. 138–159). Sage Publications. https://doi.org/10.4135/9781452243740.n7
  • Herek, G. M. (2004). Beyond “homophobia”: Thinking about sexual prejudice and stigma in the twenty-first century. Sexuality Research & Social Policy, 1(2), 6–24. https://doi.org/10.1525/srsp.2004.1.2.6
  • Meyer, I. H. (1995). Minority stress and mental health in gay men. Journal of Health and Social Behavior, 36(1), 38–56. https://doi.org/10.2307/2137286
  • Meyer, I. H. (2003). Prejudice, social stress, and mental health in lesbian, gay, and bisexual populations: Conceptual issues and research evidence. Psychological Bulletin, 129(5), 674–697. https://doi.org/10.1037/0033-2909.129.5.674
  • Peterson, T. L., & Gerrity, D. A. (2006). Internalized homophobia, lesbian identity development, and self-esteem in undergraduate women. Journal of Homosexuality, 50(4), 49–75. https://doi.org/10.1300/J082v50n04_03
  • Radonsky, V. E., & Borders, L. D. (1995). Factors influencing lesbians’ direct disclosure of their sexual orientation. Journal of Gay & Lesbian Psychotherapy, 2(3), 17–37. https://doi.org/10.1300/J236v02n03_03
  • Szymanski, D. M., & Chung, Y. B. (2001). The Lesbian Internalized Homophobia Scale: A rational/theoretical approach. Journal of Homosexuality, 41(2), 37–52. https://doi.org/10.1300/J082v41n02_03
  • Trochim, W. M. (1989). An introduction to concept mapping for planning and evaluation. Evaluation and Program Planning, 12(1), 1–16. https://doi.org/10.1016/0149-7189(89)90016-5
  • Weibley, S. (2009). Creating a scale to measure internalized homophobia among self-identified lesbians (Publication No. 3379659) [Doctoral dissertation, Johns Hopkins University]. ProQuest Dissertations and Theses Global.

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Response scale:

  • Strongly Agree
  • Agree
  • Disagree
  • Strongly Disagree

Note: [R] denotes reverse-scored items (Strongly Agree = 4, Agree = 3, Disagree = 2, Strongly Disagree = 1). Non-reversed items are scored: Strongly Agree = 1, Agree = 2, Disagree = 3, Strongly Disagree = 4.

  1. I am comfortable being “out.”
  2. I am “out” to my boss/employer.
  3. I am “out” to my co-workers.
  4. I am “out” to my parents.
  5. I feel comfortable discussing homosexuality in a public setting.
  6. When discussing your partner, it is all right to use gender neutral pronouns to make heterosexual people more comfortable. [R]
  7. When/if I am in a relationship, I feel comfortable talking about my lesbian partner.
  8. I feel comfortable about the idea of another woman making an advance toward me.
  9. I feel comfortable at lesbian-centered events or places.
  10. I feel comfortable in social situations with other lesbians.
  11. I have stopped myself from coming out because no heterosexuals are truly accepting. [R]
  12. I have very little in common with other lesbians. [R]
  13. It is important for me to be part of the lesbian community.
  14. It is important to have people in my life who know I am a lesbian.
  15. I am comfortable being a lesbian.
  16. I feel comfortable thinking about my homosexuality.
  17. I sometimes feel disappointed in myself for being a lesbian. [R]
  18. I sometimes feel embarrassed to be a lesbian. [R]
  19. I would prefer to be heterosexual. [R]
  20. Being a lesbian is all right when you are young, but I worry how people will perceive me as an older lesbian. [R]
  21. Children should be taught that being gay or lesbian is normal.
  22. I find myself making negative comments about other lesbians. [R]
  23. I sometimes think heterosexual people’s judgments of lesbians are, at least in part, justified. [R]
  24. I think of lesbians as sexually predatory. [R]
  25. I wish other lesbians would not flaunt their lesbianism. [R]
  26. It is understandable that people judge lesbians who do not dress or act “straight.” [R]
  27. It is understandable that some people believe that lesbians are not worthy of the same treatment as other women. [R]
  28. Lesbians should try to look as non-offensive as possible. [R]
  29. Lesbians who have a very masculine appearance make me uncomfortable. [R]
  30. Most lesbians grow out of their lifestyles. [R]
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Looti, M. (2026, octobre 17). Échelle d’homophobie intériorisée chez les femmes s’identifiant comme lesbiennes. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-homophobie-interiorisee-femmes-lesbiennes-slihs
Looti, Mohammed. “Échelle d’homophobie intériorisée chez les femmes s’identifiant comme lesbiennes.” Base de données de psychologie en français, 17 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-homophobie-interiorisee-femmes-lesbiennes-slihs.
Looti, Mohammed. “Échelle d’homophobie intériorisée chez les femmes s’identifiant comme lesbiennes.” Base de données de psychologie en français. octobre 17, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-homophobie-interiorisee-femmes-lesbiennes-slihs.