1. Résumé
L’Échelle générale des attitudes relationnelles (en anglais, General Relationship Attitudes Scale ou GRAS), documentée notamment dans les travaux de synthèse de Tzeng (1993) et issue directement des recherches fondatrices de Cindy Hazan et Phillip Shaver (1987), constitue l’un des instruments pionniers et les plus influents dans l’évaluation des styles d’attachement amoureux chez l’adulte. Conçue initialement pour transposer la théorie de l’attachement développée par John Bowlby et Mary Ainsworth au domaine des relations romantiques contemporaines, cette échelle opérationnalise trois orientations fondamentales : le style sécurisant (Secure), le style évitant (Avoidant) et le style anxieux/ambivalent (Anxious/Ambivalent).
L’instrument repose sur une formulation tripartite décrivant des sentiments, des attentes et des schémas cognitifs profonds relatifs à l’intimité, à la dépendance interpersonnelle et à la peur du rejet ou de l’abandon. Dans son format d’évaluation dimensionnelle continue, l’échelle utilise une cotation de type Likert en 5 points allant de 1 (« Tout à fait d’accord » / Strongly Agree) à 5 (« Pas du tout d’accord » / Strongly Disagree), tout en autorisant une utilisation catégorielle forcée dans laquelle le répondant sélectionne le paragraphe décrivant le plus fidèlement son fonctionnement relationnel global.
Sur le plan psychométrique, bien que sa brièveté inhérente limite les analyses classiques de consistance interne par alpha de Cronbach pour les items uniques pris isolément, l’échelle démontre une fidélité test-retest substantielle (stabilité temporelle comprise entre r = 0,55 et 0,70 sur des périodes allant de deux semaines à plusieurs mois) et une robustesse taxonomique confirmée par de nombreuses réplications transculturelles. Sa validité de construit, convergente et prédictive est attestée par de solides corrélations avec la satisfaction conjugale, la régulation émotionnelle, les stratégies de résolution de conflit et la vulnérabilité psychopathologique. Cet instrument demeure une référence fondamentale en psychologie sociale, en psychométrie des relations intimes et en clinique de couple.
2. Mots-clés
Attachement amoureux, relations interpersonnelles, style d’attachement adulte, intimité relationnelle, anxiété d’abandon, évitement de l’intimité, psychométrie, dynamique de couple, Cindy Hazan, Phillip Shaver, John Bowlby, Mary Ainsworth.
3. Auteurs
L’opérationnalisation originelle des trois prototypes d’attachement a été formulée et validée par :
- Cindy Hazan, Ph.D. : Professeure émérite au Département de développement humain de l’Université Cornell (Ithaca, New York, États-Unis). Spécialiste mondialement reconnue des processus d’attachement au cours de la vie et de la neurobiologie du lien amoureux. Courriel académique :
[email protected]. - Phillip R. Shaver, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie à l’Université de Californie à Davis (UC Davis, États-Unis). Ancien président de l’International Association for Relationship Research (IARR), pionnier de l’étude des émotions et des théories socio-cognitives de l’attachement. Courriel académique :
[email protected].
L’intégration systématique et la désignation sous le terme formel de General Relationship Attitudes Scale (GRAS) dans le corpus des mesures de la relation intime ont été formalisées par le professeur Oliver C. S. Tzeng (1993) au sein de ses travaux d’inventaire psychométrique sur l’amour et les relations de couple à l’Université Purdue d’Indianapolis (IUPUI).
4. Objectif
L’objectif premier de l’Échelle générale des attitudes relationnelles est de mesurer la manière dont les individus structurent cognitivement, émotionnellement et comportementalement leurs relations affectives intimes. Historiquement, la recherche sur l’attachement s’était cantonnée à la petite enfance et à la relation dyadique mère-nourrisson. L’objectif scientifique de Hazan et Shaver (1987) était d’établir empiriquement si les schémas d’attachement infantiles perdurent à l’âge adulte et modèlent la nature des liens amoureux.
Dans le domaine de la recherche fondamentale, l’instrument permet d’explorer les corrélats neurobiologiques, affectifs et cognitifs des représentations d’attachement. Il sert à investiguer des questions telles que la sélection du partenaire, la transmission intergénérationnelle des styles relationnels, la longévité des unions conjugales et les biais de traitement de l’information sociale face aux signaux de détresse ou de proximité.
Dans la pratique clinique, psychothérapeutique et de conseil conjugal, l’échelle offre un levier diagnostique rapide et non invasif. Elle permet au clinicien :
- D’identifier rapidement les dynamiques dysfonctionnelles au sein du couple, notamment les cycles vicieux de type « poursuite-retrait » (fréquents entre un partenaire anxieux et un partenaire évitant).
- D’évaluer la sécurité interne des patients et leur capacité à s’appuyer sur autrui en période de stress ou de vulnérabilité.
- D’orienter le choix des interventions thérapeutiques, notamment dans le cadre de la thérapie de couple centrée sur les émotions (Emotion-Focused Therapy – EFT de Susan Johnson) ou des thérapies cognitivo-comportementales axées sur les schémas précoces inadaptés.
L’échelle trouve également son utilité en milieu organisationnel et en psychologie de la santé, car les attitudes relationnelles influencent directement la recherche de soutien social face à la maladie somatique, l’adhésion thérapeutique et la gestion du stress professionnel.
5. Construit psychologique
Le construit mesuré par l’échelle repose sur le concept de modèles internes opérants (MIO ou Internal Working Models), introduit par John Bowlby. Ces modèles sont des représentations mentales intériorisées de soi-même et des figures d’attachement, élaborées à partir des interactions précoces avec les donneurs de soins. L’échelle décompose ce construit en trois prototypes comportementaux et expérientiels distincts :
1. Le style sécurisant (Secure)
Ce style reflète un modèle positif de soi et un modèle positif d’autrui. Les individus sécurisants possèdent une estime d’eux-mêmes stable et perçoivent les partenaires comme fondamentalement dignes de confiance, bienveillants et fiables. L’intimité n’est pas perçue comme une menace pour l’autonomie, et l’autonomie n’est pas envisagée comme un renoncement au lien.
Exemple clinique : Une personne présentant une forte adhésion au prototype sécurisant n’interprète pas un silence temporaire de son partenaire comme un rejet imminent. Face à une crise existentielle ou médicale, elle sollicite spontanément l’aide de son conjoint sans éprouver de sentiment de honte ni craindre d’être un fardeau excessif.
2. Le style évitant (Avoidant)
Ce profil découle d’un modèle d’autrui négatif ou suspicieux, souvent combiné à une stratégie d’auto-suffisance défensive (modèle compulsif d’autonomie). L’individu a appris que la vulnérabilité émotionnelle engendre le rejet ou l’intrusion, ce qui l’amène à désactiver activement son système d’attachement.
Exemple clinique : Un partenaire à tendance évitante aura tendance à s’investir excessivement dans sa carrière professionnelle ou ses loisirs solitaires dès que la relation exige un engagement affectif plus profond ou une cohabitation. Face à la détresse de son conjoint, il réagira fréquemment par une intellectualisation froide, un repli physique ou une minimisation des émotions.
3. Le style anxieux/ambivalent (Anxious/Ambivalent)
Ce prototype est caractérisé par un modèle négatif de soi (sentiment profond d’indignité d’être aimé) combiné à un modèle idéalisé mais instable d’autrui. L’individu recourt à des stratégies d’hyperactivation du système d’attachement : vigilance permanente envers les signaux de distance affective, besoin constant de rassurance et propension à l’assimilation ou la fusion totale avec l’autre.
Exemple clinique : Lors d’un départ de quelques jours du conjoint pour des raisons professionnelles, la personne anxieuse/ambivalente expérimente une angoisse d’abandon aiguë, multiplie les messages de vérification, interprète tout délai de réponse comme une preuve de désamour et peut osciller entre des reproches véhéments et des manifestations passionnées de soumission amoureuse.
6. Cadre théorique
Le socle théorique de l’instrument s’enracine rigoureusement dans la théorie de l’attachement formulée par John Bowlby (1969, 1973, 1980) et opérationnalisée empiriquement par Mary Ainsworth et ses collaborateurs (1978) grâce au protocole expérimental de la Situation Étrange (Strange Situation).
Bowlby postulait que l’attachement est un système motivationnel et comportemental inné, sélectionné au cours de l’évolution pour maximiser la survie de l’enfant vulnérable en maintenant la proximité d’une figure protectrice (la « base de sécurité »). Les réponses sensibles et congruentes de la figure d’attachement permettent à l’enfant d’intérioriser une « sécurité de base ». En revanche, des réponses imprévisibles ou rejetantes induisent des stratégies adaptatives secondaires : la sur-activation (anxiété) ou la sous-activation (évitement).
La rupture conceptuelle majeure opérée par Hazan et Shaver en 1987 a consisté à formuler l’hypothèse que le lien amoureux romantique chez l’adulte n’est pas simplement une attirance sexuelle ou une amitié valorisée, mais représente une véritable relation d’attachement au sens éthologique et psychologique strict. Selon cette approche :
- Les partenaires amoureux adultes deviennent les principales figures d’attachement réciproques, servant à la fois de havre de sécurité (vers lequel on se tourne en cas de détresse) et de base de sécurité (à partir de laquelle on explore le monde extérieur).
- Les proportions des trois styles d’attachement observées dans la population adulte générale (environ 56 % de sécurisants, 25 % d’évitants, 19 % d’anxieux/ambivalents) sont remarquablement comparables à celles documentées par Ainsworth chez les nourrissons.
- Ces styles influencent directement les scripts cognitifs, la gestion des conflits, la jalousie romantique et l’attitude envers la sexualité.
Ce cadre a par la suite été raffiné par Kim Bartholomew et Leonard M. Horowitz (1991), puis par Kelly A. Brennan, Catherine L. Clark et Phillip Shaver (1998), qui ont démontré que ces prototypes s’organisent en réalité autour de deux dimensions continues orthogonales : l’anxiété liée à l’attachement (peur du rejet/abandon) et l’évitement de l’attachement (inconfort face à la proximité/intimité).
7. Validité
La validité psychométrique de l’Échelle générale des attitudes relationnelles (Hazan & Shaver, 1987 ; Tzeng, 1993) a fait l’objet de centaines de validations croisées et d’études de réplication à travers le monde.
Validité de construit et prédictive
Dans l’étude princeps de Hazan et Shaver (1987), menée auprès d’un échantillon grand public (N = 621) puis répliquée auprès d’étudiants (N = 108), les individus sécurisants rapportaient des relations caractérisées par un niveau significativement plus élevé de confiance mutuelle, d’amitié et d’acceptation bienveillante (p < 0,001). À l’inverse, les sujets évitants décrivaient une peur panique de la proximité, une intolérance aux défauts du partenaire et un scepticisme quant à la durabilité de l’amour romantique. Les sujets anxieux/ambivalents présentaient un profil marqué par des hauts et des bas émotionnels extrêmes, des obsessions jalouses et une attirance sexuelle impulsive.
Validité convergente
L’échelle présente des convergences substantielles avec des instruments ultérieurs plus longs et complexes :
- Corrélations élevées avec les sous-échelles de l’Adult Attachment Questionnaire (AAQ ; Simpson, 1990) : corrélation positive entre le paragraphe évitant et l’évitement mesuré par Simpson (r = 0,68), et entre le paragraphe anxieux et l’anxiété de Simpson (r = 0,61).
- Forte corrélation avec les dimensions de l’Experiences in Close Relationships (ECR ; Brennan, Clark, & Shaver, 1998), confirmant que les prototypes capturent avec une grande fidélité les pôles extrêmes des axes dimensionnels contemporains.
Validité discriminante
La validité discriminante a été confirmée en montrant que les styles d’attachement évalués par l’échelle ne se réduisent pas à de simples traits de personnalité généraux issus du modèle des Big Five (Collins & Read, 1990). Bien que l’anxiété d’attachement présente une corrélation modérée avec le névrosisme (r ≈ 0,35 à 0,42), elle conserve une variance explicative incrémentielle significative sur la satisfaction maritale, le bien-être subjectif et l’adaptation au stress relationnel.
8. Fidélité
En raison de sa nature prototypique (chaque style étant décrit par un paragraphe d’items condensés), les coefficients classiques d’homogénéité interne (tels que l’alpha de Cronbach) ne s’appliquent pas de la même manière qu’aux échelles multi-items conventionnelles lorsqu’elle est utilisée dans son format catégoriel pur. Toutefois, lorsque chaque paragraphe est décomposé en sous-affirmations ou administré sous forme d’échelles de notation continue de 1 à 5, les indices de fidélité présentent des caractéristiques robustes :
- Stabilité temporelle (test-retest) : Les études longitudinales indiquent des taux de concordance catégorielle élevés sur le court et moyen terme. Hazan et Shaver (1987, 1990) ont rapporté une stabilité globale de 70 % à 75 % sur des intervalles de 2 à 12 mois. En termes de corrélations de rang ou de scores continus, les coefficients test-retest oscillent généralement entre r = 0,55 et r = 0,72, ce qui témoigne d’une stabilité relative comparable à celle observée pour les traits de personnalité fondamentaux.
- Consistance inter-juges et concordance de couple : Dans les études dyadiques où les partenaires évaluent réciproquement leurs attitudes relationnelles, l’accord inter-partenaire est modéré à fort (coefficients kappa de Cohen κ = 0,45 à 0,60), démontrant que les attitudes rapportées par le sujet correspondent aux comportements observables rapportés par le conjoint.
9. Analyse factorielle
Bien que conçue à l’origine comme un instrument typologique trichotomique (trois catégories mutuellement exclusives), l’application de méthodes factorielles modernes a profondément éclairé la structure sous-jacente de l’échelle :
Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)
Lorsque les formulations composant les trois prototypes sont découpées en propositions élémentaires et soumises à une analyse en composantes principales avec rotation oblique (Promax ou Direct Oblimin), deux facteurs majeurs émergent de façon constante dans la littérature (Simpson, 1990 ; Feeney, Noller, & Hanrahan, 1994) :
- Facteur 1 : Évitement de la proximité / Dépendance défensive. Ce facteur regroupe les énoncés décrivant le malaise à dépendre d’autrui, la difficulté à accorder une confiance totale et le besoin de maintenir une distance émotionnelle (saturations factorielles typiques entre 0,65 et 0,82).
- Facteur 2 : Anxiété d’abandon / Hyperactivation affective. Ce facteur rassemble les énoncés concernant l’inquiétude que le partenaire ne souhaite pas s’engager, la peur de ne pas être réellement aimé et le désir compulsif de fusionner émotionnellement (saturations factorielles comprises entre 0,60 et 0,85).
Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)
Les modélisations confirmatoires indiquent que le modèle bidimensionnel (Anxiété et Évitement) offre un ajustement supérieur (indices typiques : RMSEA < 0,06, CFI > 0,93, TLI > 0,91) par rapport à un modèle unidimensionnel d’insécurité globale. Le style sécurisant se situe au croisement de niveaux faibles d’anxiété et de niveaux faibles d’évitement, validant l’intégration des prototypes dans l’espace bidimensionnel universel de l’attachement adulte.
10. Instrument de mesure
- Nom de l’instrument : Échelle générale des attitudes relationnelles (General Relationship Attitudes Scale – GRAS).
- Auteurs de référence : Cindy Hazan & Phillip Shaver (1987) ; synthèse et recension par Oliver C. S. Tzeng (1993).
- Type de test : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique (self-report inventory).
- Domaine clinique / théorique : Psychologie sociale, psychologie clinique, dynamique de couple et de famille, théorie de l’attachement adulte.
- Nombre d’items : 3 paragraphes prototypiques fondamentaux (Sécurisant, Évitant, Anxieux/Ambivalent).
- Format de réponse :
- Format dimensionnel continu : Échelle de Likert en 5 points, où 1 = « Tout à fait d’accord » (Strongly Agree), 2 = « Plutôt d’accord », 3 = « Neutre / Indécis », 4 = « Plutôt pas d’accord », 5 = « Pas du tout d’accord » (Strongly Disagree).
- Format typologique alternatif : Choix forcé d’une seule description parmi les trois, identifiant le style prédominant du répondant.
- Cotation et interprétation :
- En mode dimensionnel, chaque item donne un score de 1 à 5 reflétant le degré d’adhésion au style concerné. Note : une valeur de 1 traduit une adhésion maximale (Strongly Agree) selon la métrique originelle inversée de Tzeng (1993).
- En mode catégoriel, le répondant est classé directement dans l’un des trois groupes : Sécurisant (Secure), Évitant (Avoidant), ou Anxieux/Ambivalent (Anxious/Ambivalent).
- Temps de passation : Moins de 3 minutes.
11. Permissions, Tarifs et Année du test
- Année de formulation initiale : 1987 (Hazan & Shaver, Journal of Personality and Social Psychology).
- Année de compilation systématique : 1993 (Tzeng, Measurement of love and intimate relations, Greenwood Publishing Group).
- Statut du droit d’auteur et permissions : Les items originaux de Hazan et Shaver (1987) font partie intégrante du domaine public académique pour les activités de recherche scientifique, de formation universitaire et d’enseignement non commercial. Les chercheurs et cliniciens sont libres de les reproduire et de les administrer sous réserve de citer scrupuleusement les publications sources originales.
- Tarif d’utilisation : Gratuit pour un usage académique, scientifique et clinique non lucratif. Aucun coût d’acquisition de licence ou de redevance psychométrique n’est exigé.
12. Références
Ainsworth, M. D. S., Blehar, M. C., Waters, E., & Wall, S. (1978). Patterns of attachment: A psychological study of the strange situation. Lawrence Erlbaum Associates. https://doi.org/10.4324/9780203758045
Bartholomew, K., & Horowitz, L. M. (1991). Attachment styles among young adults: A test of a four-category model. Journal of Personality and Social Psychology, 61(2), 226–244. https://doi.org/10.1037/0022-3514.61.2.226
Bowlby, J. (1969). Attachment and loss: Vol. 1. Attachment. Basic Books.
Bowlby, J. (1973). Attachment and loss: Vol. 2. Separation: Anxiety and anger. Basic Books.
Bowlby, J. (1980). Attachment and loss: Vol. 3. Loss: Sadness and depression. Basic Books.
Brennan, K. A., Clark, C. L., & Shaver, P. R. (1998). Self-report measurement of adult attachment: An integrative overview. In J. A. Simpson & W. S. Rholes (Eds.), Attachment theory and close relationships (pp. 46–76). Guilford Press.
Collins, N. L., & Read, S. J. (1990). Adult attachment, working models, and relationship quality in dating couples. Journal of Personality and Social Psychology, 58(4), 644–663. https://doi.org/10.1037/0022-3514.58.4.644
Feeney, J. A., Noller, P., & Hanrahan, M. (1994). Assessing adult attachment. In M. B. Sperling & W. H. Berman (Eds.), Attachment in adults: Clinical and developmental perspectives (pp. 128–152). Guilford Press.
Hazan, C., & Shaver, P. (1987). Romantic love conceptualized as an attachment process. Journal of Personality and Social Psychology, 52(3), 511–524. https://doi.org/10.1037/0022-3514.52.3.511
Simpson, J. A. (1990). Influence of attachment styles on romantic relationships. Journal of Personality and Social Psychology, 59(5), 971–980. https://doi.org/10.1037/0022-3514.59.5.971
Tzeng, O. C. S. (1993). Measurement of love and intimate relations. Greenwood Publishing Group, Inc.
13. Questions et items du questionnaire
Response Scale:
1 = Strongly Agree • 2 • 3 • 4 • 5 = Strongly Disagree
(Note: In addition to the 5-point agree/disagree continuum, an alternative response format can involve the subject’s endorsement of only one of the three measurement items.)
- Secure: I find it relatively easy to get close to others and am comfortable depending on them and having them depend on I don’t often worry about being abandoned or about someone getting too close to me.
- Avoidant: I am somewhat uncomfortable being close to others; I find it difficult to trust them completely, difficult to allow myself to depend on them. I am nervous when anyone gets too close, and often, love partners want me to be more intimate than I feel comfortable being.
- Anxious/Ambivalent: I find that others are reluctant to get as close as I would like. I am often worried that my partner doesn’t really love me or won’t want to stay with me. I want to merge completely with another person, and this desire sometimes scares people away.