1. Résumé / Abstract
L’Échelle des expériences émotionnelles dans les activités de la vie quotidienne (Emotional Experiences in Activities of Daily Living Scale, ou EEADLs), conçue en 2023 par Karen R. Hebert et Timothy J. Ricker, est un instrument psychométrique et ergothérapeutique composé de 125 items. Cet outil a été développé afin de combler un vide méthodologique et clinique majeur dans l’évaluation de la performance occupationnelle : la quantification systématique de la valence émotionnelle associée à l’accomplissement des activités quotidiennes. Historiquement, les outils d’évaluation fonctionnelle en ergothérapie et en gériatrie se sont principalement concentrés sur l’indépendance physique ou cognitive, reléguant au second plan l’état affectif subjectif de l’individu lors de l’exécution de ses tâches journalières. L’EEADLs propose une modélisation bidimensionnelle de l’affect (émotions positives et émotions négatives) couplée à une catégorisation tridimensionnelle des occupations journalières : les soins personnels, les activités instrumentales simples de la vie quotidienne (AIVQ simples) et les activités instrumentales complexes de la vie quotidienne (AIVQ complexes).
L’architecture de l’instrument repose sur une matrice de 25 activités occupationnelles distinctes, chacune étant évaluée au regard de 5 descripteurs émotionnels validés. L’administration s’effectue en deux temps : un filtre binaire initial déterminant si l’activité est réalisée au moins une fois par semaine (« Oui » ou « Non »), suivi, en cas d’affirmation, d’une évaluation sur une échelle de Likert en 5 points allant de 1 (« presque jamais ») à 5 (« presque toujours ») portant sur la fréquence ressentie au cours du mois écoulé. Les analyses psychométriques initiales, menées auprès d’une cohorte d’étudiants de premier cycle universitaire aux États-Unis (N = 328), ont confirmé une structure factorielle robuste via des analyses factorielles exploratoires et confirmatoires. La cohérence interne s’avère satisfaisante, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant entre 0,81 et 0,82 pour les échelles d’émotions, et entre 0,635 et 0,723 pour les catégories professionnelles associées aux affects.
2. Mots-clés / Keywords
Activités de la vie quotidienne, activités instrumentales de la vie quotidienne, ergothérapie, valence émotionnelle, affect positif, affect négatif, soins personnels, psychométrie, bien-être subjectif, santé occupationnelle, analyse factorielle confirmatoire, régulation émotionnelle.
3. Auteurs / Authors
Auteurs principaux
- Karen R. Hebert, PhD, OTR/L : Département d’ergothérapie (Department of Occupational Therapy), School of Health Sciences, University of South Dakota, Vermillion, Dakota du Sud, États-Unis. Identifiant ORCID : 0000-0003-3233-7671. Adresse de correspondance : University of South Dakota, Department of Occupational Therapy, 414 East Clark Street, Vermillion, SD 57069, États-Unis. Courriel : [email protected].
- Timothy J. Ricker, PhD : Département de psychologie, University of South Dakota, Vermillion, Dakota du Sud, États-Unis. Spécialiste des sciences cognitives, de la modélisation statistique et des méthodes psychométriques appliquées aux sciences du comportement.
4. Objectif / Purpose
L’objectif premier de l’EEADLs est d’offrir une évaluation standardisée, fine et empiriquement fondée de la composante affective inhérente à la participation occupationnelle. En sciences de l’occupation et en ergothérapie contemporaine, l’engagement dans les activités de la vie quotidienne (AVQ) est reconnu comme un déterminant central de la santé mentale et du bien-être global. Toutefois, les échelles traditionnelles d’évaluation fonctionnelle — à l’instar de l’indice de Barthel ou de l’échelle des activités instrumentales de Lawton et Brody — reposent quasi exclusivement sur des paradigmes d’incapacité motrice, de dépendance physique ou de charge d’aide requise. Ces outils traditionnels échouent à capturer une réalité clinique essentielle : une personne peut être parfaitement autonome sur le plan moteur pour préparer un repas ou faire sa toilette, tout en expérimentant une détresse psychologique intense, de l’anxiété ou un profond sentiment de futilité durant ces actes.
L’EEADLs a donc été conçue pour opérationnaliser la résonance émotionnelle des routines quotidiennes. Elle permet de répondre à plusieurs besoins fondamentaux :
- Dans le contexte clinique : L’outil sert de levier diagnostique et thérapeutique pour les ergothérapeutes, les psychologues cliniciens et les psychiatres. Il aide à identifier les ruptures occupationnelles où certaines activités spécifiques déclenchent un fardeau affectif négatif disproportionné, orientant ainsi des interventions ciblées de réhabilitation, de remédiation cognitive ou de réaménagement environnemental.
- Dans le domaine de la recherche : L’échelle permet de disséquer les liens complexes unissant la santé perçue, la qualité de vie liée à la santé (QVLS) et la balance affective journalière. Elle offre aux chercheurs un cadre standardisé pour tester l’impact d’interventions thérapeutiques (ex. thérapies comportementales et cognitives, réadaptation post-AVC, protocoles de gestion de l’énergie dans les maladies chroniques) sur la résonance affective du quotidien.
- Sur le plan théorique : L’instrument apporte une contribution majeure en comblant le fossé conceptuel entre les modèles théoriques de l’occupation humaine (qui postulent que l’activité donne du sens à l’existence) et les données psychométriques empiriques nécessaires pour valider cette relation.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit mesuré par l’EEADLs s’articule autour de l’intersection entre le fonctionnement occupationnel et l’affectivité subjective. Il postule que chaque activité de la vie quotidienne n’est pas un simple ensemble de gestes moteurs, mais une expérience écologique continue générant une signature émotionnelle particulière. L’instrument est formalisé selon deux dimensions conceptuelles croisées : les facteurs émotionnels et les facteurs occupationnels.
5.1 Les dimensions émotionnelles (Valence affective)
L’EEADLs conceptualise la valence émotionnelle à travers deux sous-échelles orthogonales distinctes, en accord avec les modèles classiques de la structure de l’affect :
- L’affect positif (Positive Emotion) : Cette dimension regroupe les expériences émotionnelles caractérisées par l’enthousiasme, la satisfaction, la fierté d’accomplissement, l’énergie et la sérénité. Dans la version finale de l’échelle, les items retenus capturent des états de connectivité, de compétence et d’épanouissement vécus durant l’action. L’expérience de l’affect positif dans les routines quotidiennes est un facteur protecteur documenté contre l’épuisement et la dépression.
- L’affect négatif (Negative Emotion) : Cette sous-échelle évalue la fréquence d’états aversifs tels que la frustration, l’anxiété, le découragement, l’irritation ou le sentiment d’accablement. L’élévation chronique de l’affect négatif lors de tâches banales constitue un indicateur précoce d’usure psychologique, d’inadéquation entre les compétences de l’individu et les exigences de l’environnement, ou de troubles de l’humeur sous-jacents.
Il est à noter que lors du développement initial, sept descripteurs émotionnels avaient été formulés. Les analyses psychométriques ont conduit à l’élimination de la « relaxation » et de l’« ennui », ces deux items ne présentant pas de saturation factorielle univoque, réduisant ainsi la dimension émotionnelle à cinq descripteurs définitifs hautement discriminants.
5.2 Les dimensions occupationnelles
Les 25 occupations retenues dans l’instrument final se répartissent en trois sous-domaines fonctionnels :
- Les soins personnels (Personal Care) : Ce facteur regroupe les activités élémentaires de la vie quotidienne orientées vers le maintien de son propre corps (hygiène corporelle, habillage, alimentation de base, soins d’apparence). Ces activités, bien qu’automatisées chez l’adulte sain, peuvent devenir des sources de vulnérabilité émotionnelle intense en cas de perte d’autonomie ou d’altération de l’image corporelle.
- Les activités instrumentales simples de la vie quotidienne (Simple IADL) : Ce domaine englobe les tâches domestiques routinières requérant une charge cognitive modérée, telles que le rangement basique, la vaisselle, la préparation de collations simples ou le nettoyage de surfaces. Ces tâches sont souvent associées à des sentiments de routine ou de contrainte domestique modérée.
- Les activités instrumentales complexes de la vie quotidienne (Complex IADL) : Ce facteur inclut les occupations sollicitant des fonctions exécutives supérieures, une planification temporelle rigoureuse et une gestion de ressources multiples (gestion du budget personnel, démarches administratives, planification de repas élaborés, utilisation avancée des transports ou coordination des soins de santé). En raison de leur complexité cognitive, ces activités sont particulièrement susceptibles de susciter soit une profonde gratification en cas de réussite (flow), soit une anxiété aiguë face aux risques d’erreur.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’élaboration de l’EEADLs s’enracine au confluent de plusieurs courants théoriques majeurs de la psychologie contemporaine et des sciences de l’occupation :
6.1 La théorie du Flow et de l’expérience optimale
Développée par Mihaly Csikszentmihalyi (1990), la théorie du flux postule que l’engagement profond dans une activité requérant un équilibre adéquat entre le niveau de défi perçu et les compétences de l’individu engendre un état affectif optimal caractérisé par l’absorption, le plaisir intrinsèque et la perte de la notion du temps. Hebert et Ricker ont mobilisé cette approche pour identifier les descripteurs émotionnels positifs, postulant que les occupations du quotidien, lorsqu’elles sont porteuses de sens, peuvent constituer des vecteurs récurrents de micro-expériences de flux favorisant la résilience psychologique.
6.2 La pleine conscience et l’attention dans l’action
Les recherches sur la pleine conscience (mindfulness) et la présence attentive dans les gestes quotidiens (Kabat-Zinn, 1990) ont également guidé la conceptualisation des affects positifs. L’accomplissement conscient d’une tâche simple de soins personnels ou domestiques peut induire des états d’apaisement et d’ancrage émotionnel, contrastant avec l’exécution automatisée génératrice de ruminations.
6.3 Le modèle transactionnel du stress et du coping
Pour la genèse des items d’affect négatif, les auteurs se sont appuyés sur le modèle transactionnel de Richard Lazarus et Susan Folkman (1984), ainsi que sur les travaux de Kanner et al. (1981) concernant les Daily Hassles and Uplifts (tracas et soulagements quotidiens). Selon cette perspective, les stresseurs majeurs de l’existence ne constituent pas les seuls déterminants de la détresse psychologique : l’accumulation chronique de micro-frustrations au sein des tâches instrumentales (ex. pannes, contraintes de temps, surcharge domestique) altère insidieusement l’équilibre affectif et contribue à l’apparition de l’épuisement émotionnel.
6.4 Le Modèle de l’Occupation Humaine (MOH)
En ergothérapie, le Modèle de l’Occupation Humaine conceptualisé par Gary Kielhofner (2008) soutient que l’être humain est un système dynamique ouvert guidé par la volition (valeurs, intérêts, sentiment d’efficacité personnelle), l’habituation (rôles et routines) et la capacité de performance. L’EEADLs s’inscrit au cœur de la composante volitionnelle en évaluant comment le sujet réagit émotionnellement aux rôles et aux routines qu’il actualise chaque jour.
7. Validité / Validity
Le processus de validation psychométrique de l’EEADLs a suivi une méthodologie séquentielle rigoureuse, bien que le champ d’évaluation de la validité doive encore être étendu dans des populations cliniques diversifiées.
7.1 Validité de contenu et d’apparence
Le développement initial a débuté par un inventaire de 35 items occupationnels extraits d’outils établis d’évaluation des AIVQ, des mesures d’engagement occupationnel et des échelles de tracas quotidiens, couplés à une sélection initiale de 7 qualificatifs émotionnels. La validité de contenu a été assurée par l’intervention d’un panel d’experts composé d’ergothérapeutes cliniciens et universitaires. Ces experts ont évalué la pertinence, la représentativité, la clarté linguistique et l’exhaustivité des activités et des descripteurs affectifs. Leurs retours ont conduit à des ajustements syntaxiques et à la suppression des redondances avant l’administration empirique.
7.2 Validité de construit et validité factorielle
La validité de construit a été documentée au moyen d’analyses factorielles confirmatoires (AFC) conduites sur un échantillon de 328 participants adultes. L’AFC a validé l’adéquation empirique des structures postulées :
- Pour le modèle bidimensionnel de l’affect (5 émotions retenues), les indices d’ajustement se sont révélés excellents : $\chi^2(4, N = 328) = 21$, $p = 0{,}01$ ; Indice de Comparaison Normé (CFI) = 0,972 ; Erreur Quadratique Moyenne d’Approximation (RMSEA) = 0,072.
- Pour les trois facteurs occupationnels couplés à la sous-échelle d’affect positif, le modèle a démontré un ajustement satisfaisant : $\chi^2(4, N = 328) = 538$, $p = 0{,}03$ ; CFI = 0,953 ; RMSEA = 0,055.
- Pour les trois facteurs occupationnels sous l’angle de l’affect négatif, l’ajustement est également très satisfaisant : $\chi^2(4, N = 328) = 591$, $p = 0{,}02$ ; CFI = 0,956 ; RMSEA = 0,060.
7.3 Limites et perspectives de validation
À ce jour, les données formelles concernant la validité convergente (corrélations avec la PANAS de Watson et al. ou des échelles de dépression comme le BDI), la validité discriminante et la validité prédictive (prédiction de l’adhésion aux programmes de réadaptation ou du retour au travail) ne sont pas publiées dans l’étude princeps. Les auteurs indiquent la nécessité d’investigations complémentaires auprès de populations gériatriques, neurologiques ou psychiatriques pour attester de la transférabilité du modèle.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité de l’EEADLs a été évaluée à travers l’analyse de sa cohérence interne au sein de l’échantillon normatif initial (Hebert & Ricker, 2023).
8.1 Cohérence interne des sous-échelles émotionnelles
Les indices de cohérence interne globale des dimensions affectives présentent d’excellents niveaux de précision psychométrique :
- Sous-échelle Émotions Positives : $\alpha = 0{,}82$.
- Sous-échelle Émotions Négatives : $\alpha = 0{,}81$.
Ces valeurs démontrent une homogénéité élevée des descripteurs affectifs retenus au sein de chaque pôle de valence.
8.2 Cohérence interne des catégories occupationnelles
En croisant les catégories d’activités avec les valences émotionnelles, les coefficients alpha de Cronbach obtenus témoignent d’une fidélité acceptable à bonne selon les critères standards de George et Mallery (2003) :
- Soins personnels et émotions positives : $\alpha = 0{,}723$ (niveau jugé satisfaisant pour une sous-échelle brève en contexte occupationnel).
- AIVQ simples et affects : les coefficients se situent dans une plage intermédiaire de 0,68 à 0,71.
- AIVQ complexes et émotions positives : $\alpha = 0{,}635$. Ce coefficient plus modeste reflète l’hétérogénéité intrinsèque des activités instrumentales complexes (qui oscillent entre tâches de calcul budgétaire, démarches relationnelles et logistique technique), entraînant une dispersion plus marquée des vécus affectifs des participants.
Aucune donnée de fidélité par test-retest à moyen ou long terme n’est actuellement disponible dans la littérature d’origine, laissant ouverte la question de la stabilité temporelle des scores face aux fluctuations environnementales.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Le protocole analytique utilisé pour établir la structure factorielle de l’instrument a combiné une Analyse Factorielle Exploratoire (AFE) par la méthode des composantes principales suivie d’une Analyse Factorielle Confirmatoire (AFC) sous modélisation par équations structurelles.
9.1 Analyse Factorielle Exploratoire (AFE)
L’AFE initiale menée sur les 7 émotions candidates a mis en évidence deux composantes principales distinctes expliquant 68 % de la variance totale. Lors de l’examen de la matrice des composantes après rotation orthogonale, deux items (« relaxation » et « ennui ») ont présenté des saturations factorielles croisées ambiguës et non significatives sur les axes attendus. En conséquence, ces deux qualificatifs ont été éliminés pour consolider la clarté conceptuelle des deux facteurs bipolaires d’affect positif et d’affect négatif.
Concernant les 35 items occupationnels initiaux, l’AFE a conduit à la réduction de l’échelle à 25 items épurés, distribués sur trois axes majeurs :
- Pour la matrice de variance associée aux émotions négatives, les trois facteurs occupationnels rendent compte de 40 % de la variance totale.
- Pour la matrice de variance associée aux émotions positives, les trois facteurs occupationnels expliquent 35 % de la variance totale.
9.2 Analyse Factorielle Confirmatoire (AFC)
L’AFC a été menée auprès des 328 répondants pour valider la robustesse structurelle des modèles factoriels identifiés. Le tableau ci-dessous résume les indices d’ajustement psychométriques obtenus :
| Modèle testé | $\chi^2$ | ddl | $p$ | CFI | RMSEA |
|---|---|---|---|---|---|
| Facteurs émotionnels (2 facteurs, 5 items) | 21 | 4 | 0,01 | 0,972 | 0,072 |
| Facteurs occupationnels / Émotions positives (3 facteurs, 25 items) | 538 | 4 | 0,03 | 0,953 | 0,055 |
| Facteurs occupationnels / Émotions négatives (3 facteurs, 25 items) | 591 | 4 | 0,02 | 0,956 | 0,060 |
Tous les indices CFI dépassent le seuil conventionnel de 0,95, et les indices RMSEA demeurent strictement inférieurs ou égaux à 0,072, ce qui atteste d’une adéquation statistique satisfaisante des données empiriques avec les structures postulées.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’instrument se présente sous la forme d’un inventaire auto-rapporté sur support papier ou informatisé, structuré de façon matricielle :
- Type de test : Inventaire auto-rapporté d’évaluation de la valence émotionnelle dans l’activité (test psychométrique et ergothérapeutique standardisé).
- Format global : Inventaire complet comprenant un total combiné de 125 items de mesure (25 activités professionnelles distinctes croisées avec 5 descripteurs émotionnels).
- Procédure de passation séquentielle :
- Étape 1 (Question de filtrage) : Pour chaque activité listée, le participant répond par « Oui » ou « Non » à la question préalable : effectue-t-il cette activité au moins une fois par semaine ?
- Étape 2 (Cotation affective) : Si la réponse est « Non », le répondant passe à l’activité suivante. Si la réponse est « Oui », il évalue la fréquence à laquelle il a éprouvé chacune des 5 émotions cibles en réalisant cette tâche spécifique au cours du dernier mois.
- Échelle de réponse : Échelle ordinale de type Likert en 5 points :
- 1 = Presque jamais (Almost never)
- 2 = Rarement (Rarely)
- 3 = Quelquefois (Sometimes)
- 4 = Fréquemment (Frequently)
- 5 = Presque toujours (Almost always)
- Modalités de calcul et de cotation :
- Calcul des scores moyens par domaine occupationnel (Soins personnels, AIVQ simples, AIVQ complexes).
- Calcul d’un score composite d’Affect Positif Global et d’un score d’Affect Négatif Global liés à l’ensemble des activités pratiquées.
- Établissement d’un ratio de balance émotionnelle occupationnelle (permettant d’objectiver la charge affective nette de l’environnement quotidien).
- Temps de passation estimé : 20 à 35 minutes selon le nombre d’activités déclarées et le niveau d’efficience cognitive du sujet.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication : 2023.
- Auteurs et détenteurs des droits : Karen R. Hebert et Timothy J. Ricker.
- Statut commercial : Non commercial. L’utilisation de l’instrument n’est soumise à aucune redevance financière dans le cadre de la recherche académique ou de la pratique clinique non lucrative.
- Permissions et accès : L’échelle n’est pas versée dans le domaine public libre d’accès sans autorisation. Pour obtenir l’exemplaire officiel du questionnaire, le protocole de cotation et l’autorisation formelle d’utilisation ou de traduction, les professionnels et chercheurs doivent obligatoirement adresser une demande écrite par courriel à l’auteure correspondante : Dr Karen R. Hebert ([email protected]).
12. Références / References
- Csikszentmihalyi, M. (1990). Flow: The psychology of optimal experience. Harper & Row.
- George, D., & Mallery, P. (2003). SPSS for Windows step by step: A simple guide and reference. 11.0 update (4th ed.). Allyn & Bacon.
- Hebert, K. R., & Ricker, T. J. (2023). Reliability of the emotional experiences in activities of Daily Living Scale. OTJR: Occupation, Participation and Health, 43(2), 271–279. https://doi.org/10.1177/15394492221085288
- Kabat-Zinn, J. (1990). Full catastrophe living: Using the wisdom of your body and mind to face stress, pain, and illness. Delacorte Press.
- Kanner, A. D., Coyne, J. C., Schaefer, C., & Lazarus, R. S. (1981). Comparison of two modes of stress measurement: Daily hassles and uplifts versus major life events. Journal of Behavioral Medicine, 4(1), 1–39. https://doi.org/10.1007/BF00844265
- Kielhofner, G. (2008). Model of human occupation: Theory and application (4th ed.). Lippincott Williams & Wilkins.
- Lawton, M. P., & Brody, E. M. (1969). Assessment of older people: Self-maintaining and instrumental activities of daily living. The Gerontologist, 9(3_Part_1), 179–186. https://doi.org/10.1093/geront/9.3_Part_1.179
- Lazarus, R. S., & Folkman, S. (1984). Stress, appraisal, and coping. Springer Publishing Company.
- Watson, D., Clark, L. A., & Tellegen, A. (1988). Development and validation of brief measures of positive and negative affect: The PANAS scales. Journal of Personality and Social Psychology, 54(6), 1063–1070. https://doi.org/10.1037/0022-3514.54.6.1063