Échelle d’embarras lié au préservatif

L’Échelle d’embarras lié au préservatif (CES), développée par Karen Vail-Smith et al. (1992), évalue l’inconfort psychologique associé à l’achat, l’utilisation et la négociation du préservatif à travers 18 items validés.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 18, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 18, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’Échelle d’embarras lié au préservatif (en anglais, Condom Embarrassment Scale ou CES), développée par Karen Vail-Smith, Thomas W. Durham et H. Ann Howard en 1992, constitue un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu pour quantifier l’intensité de l’inconfort psychologique, de la gêne sociale et de la conscience de soi éprouvés lors de l’acquisition, de la négociation et de l’utilisation concrète du préservatif. Composée de 18 items cotés sur une échelle de type Likert en 5 points (allant de « Fortement en désaccord » à « Fortement d’accord »), l’échelle génère un score global oscillant entre 18 et 90 points, où une note élevée traduit une entrave émotionnelle marquée face à la prophylaxie sexuelle.

Sur le plan structurel, l’analyse factorielle exploratoire menée auprès d’une cohorte initiale de 256 étudiants universitaires met en évidence une organisation tridimensionnelle solide expliquant 59,4 % de la variance totale : (1) l’embarras associé à l’acquisition et à la possession du préservatif (8 items, 45,0 % de la variance expliquée), (2) l’embarras relatif à l’application et à la manipulation corporelle du préservatif au cours de l’acte intime (5 items, 30,1 % de la variance expliquée), et (3) l’embarras lié à la négociation et à la communication verbale au sein du couple (5 items, 24,9 % de la variance expliquée). Les propriétés psychométriques démontrent une cohérence interne remarquable (alpha de Cronbach de 0,92) ainsi qu’une stabilité temporelle satisfaisante lors de passations répétées (fidélité test-retest de r = 0,78 sur un échantillon de 226 participants).

Sur le versant de la validité empirique, la CES présente une corrélation significative avec l’inventaire d’anxiété sexuelle (Sex Anxiety Inventory, r = 0,39) et entretient des relations différenciées selon le genre avec les connaissances sur les infections sexuellement transmissibles (IST), affichant une corrélation négative robuste chez les femmes (r = -0,35, p < 0,001). Cet instrument s’impose comme un outil méthodologique fondamental en psychologie de la santé, en sexologie clinique et en santé publique, facilitant l’identification des barrières psycho-émotionnelles chez les jeunes adultes et orientant les campagnes de prévention préventives ciblées contre le VIH et les IST.

2. Mots-clés / Keywords

Échelle d’embarras lié au préservatif, Condom Embarrassment Scale, psychométrie, anxiété sexuelle, prévention du VIH, comportement contraceptif, santé sexuelle, barrières psychologiques, analyse factorielle, étudiants universitaires, fidélité test-retest, validité convergente.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été conçue et validée par une équipe de chercheurs américains spécialisés en éducation à la santé, en psychologie et en santé publique :

  • Karen Vail-Smith, M.S., M.P.A. : Département d’éducation et de promotion de la santé (Department of Health Education and Promotion), East Carolina University, Greenville, Caroline du Nord, États-Unis. Courriel institutionnel : [email protected].
  • Thomas W. Durham, Ph.D. : Département de psychologie, East Carolina University, Greenville, Caroline du Nord, États-Unis.
  • H. Ann Howard, M.P.H. : École de santé publique (Gillings School of Global Public Health), University of North Carolina at Chapel Hill, Chapel Hill, Caroline du Nord, États-Unis.

4. Objectif / Purpose

Le développement de la Condom Embarrassment Scale répond à un impératif de santé publique majeur émergé au tournant des années 1990 : décrypter les obstacles psychosociaux et émotionnels qui entravent l’adoption systématique du préservatif masculin chez les adolescents et les jeunes adultes, une population particulièrement vulnérable aux infections sexuellement transmissibles (IST) et aux grossesses non planifiées. Alors que les modèles théoriques de l’époque privilégiaient souvent une approche rationnelle et cognitive du comportement préventif (supposant qu’un niveau d’information adéquat entraînait automatiquement une protection mécanique), les observations empiriques ont démontré que la connaissance théorique des risques ne suffisait pas à garantir l’adoption des comportements sécuritaires. L’embarras social, la honte anticipée et le malaise interpersonnel ont été identifiés comme des variables inhibitrices prépondérantes (Herold, 1981 ; Dahl et al., 1998).

L’objectif fondamental de la CES est donc d’opérationnaliser et de quantifier l’intensité du malaise psychologique associé non seulement à l’objet physique qu’est le préservatif, mais également à la séquence complexe de comportements sociaux et relationnels qu’exige son usage effectif. Ces comportements englobent l’entrée dans une officine commerciale ou un centre médical, l’interaction verbale avec un professionnel de santé, le transport personnel de l’objet, l’interruption explicite de l’excitation lors des préliminaires sexuels, et l’interaction physique directe avec le corps du partenaire lors du déroulement, de l’ajustement et du retrait du dispositif.

Dans le domaine de la recherche fondamentale et appliquée, l’échelle permet d’évaluer l’efficacité des programmes d’intervention psycho-éducatifs destinés aux étudiants. En milieu clinique et de conseil conjugal ou sexologique, l’administration de la CES offre au praticien une cartographie précise des points de blocage spécifiques chez un patient ou un couple : un individu peut, par exemple, faire preuve d’une grande aisance lors de l’achat en pharmacie tout en éprouvant une anxiété paralysante au moment de négocier son port avec un nouveau partenaire. En discriminant ces différentes facettes, le clinicien peut orienter ses techniques de désensibilisation, d’affirmation de soi (entraînement aux habiletés sociales) et de communication érotique de manière individualisée.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit théorique au cœur de l’instrument est l’embarras lié au préservatif (condom embarrassment), défini par Vail-Smith et ses collaborateurs (1992) comme l’inconfort psychologique, l’hyper-conscience de soi (self-consciousness) et le sentiment aigu d’être mal à l’aise générés par les situations sociales et interpersonnelles impliquant le préservatif. L’embarras est ici appréhendé comme une forme spécifique d’anxiété sociale situationnelle, déclenchée par la saillance publique de la sexualité individuelle et la peur d’un jugement négatif de la part d’autrui (pharmaciens, pairs, parents, partenaires intimes).

L’architecture du construit s’articule autour de trois dimensions interdépendantes qui correspondent aux phases chronologiques de l’accès et de l’engagement sexuel :

1. Embarras associé à l’acquisition, à l’achat et à la possession (Items 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 12)

Cette première dimension reflète la crainte de l’exposition publique et du regard moralisateur d’autrui dans l’espace communautaire ou institutionnel. Acheter des préservatifs impose à l’individu de dévoiler son statut de personne sexuellement active à des tiers inconnus ou familiers. L’embarras est ici modulé par la proximité géographique des figures d’autorité (ex. : acheter dans une pharmacie proche du domicile parental, Item 2, ou proche du campus universitaire, Item 1), la crainte d’être identifié par des pairs (Item 3), ou la nécessité d’interagir verbalement avec un agent commercial ou de santé (Items 6 et 7). Elle comprend également la possession continue de l’objet sur soi (Item 12, porter un préservatif dans son portefeuille ou son sac à main), acte qui matérialise l’anticipation d’un rapport sexuel et expose l’individu à des jugements d’inconvenance ou de préméditation.

2. Embarras lié à l’utilisation et à la manipulation concrète (Items 14, 15, 16, 17, 18)

Cette dimension capture l’inconfort tactile, visuel et corporel survenant au sein de la sphère intime. Contrairement aux aspects transactionnels de l’achat, cette sous-échelle sonde l’angoisse de la vulnérabilité physique et de l’interruption mécanique de l’acte érotique. Elle mesure le trouble ressenti lorsque l’un des partenaires observe l’autre enfiler le préservatif (Item 15), l’inhibition liée au fait de participer activement à l’application manuelle sur le pénis en érection (Item 16), ainsi que les séquences post-coïtales souvent considérées comme peu valorisantes ou embarrassantes, telles que le retrait du préservatif souillé de sperme (Items 17 et 18) et son élimination finale dans une poubelle sous le regard du partenaire (Item 14).

3. Embarras lié à la négociation et à la communication verbale (Items 8, 9, 10, 11, 13)

Cette sous-échelle évalue les barrières communicatives et assertives qui surviennent dans la dynamique relationnelle. Négocier le port du préservatif nécessite d’interrompre le cours naturel de la montée du désir lors des préliminaires pour introduire une requête sanitaire (Item 8), de poser des limites claires et inconditionnelles quant au refus de la pénétration non protégée (Item 10), ou d’aborder ouvertement ses émotions et ses appréhensions intimes (Item 13). Elle englobe également la gestion du malaise induit lorsqu’un nouveau partenaire prend l’initiative d’exiger une protection (Item 9), ou le sentiment de transgression des scripts de genre traditionnels lorsqu’une personne fournit elle-même le contraceptif en cas d’impréparation de l’autre (Item 11).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

La conception de la CES s’enracine dans les théories psychosociales de la présentation de soi (self-presentation theory) et de la gestion des impressions formulées initialement par Erving Goffman (1959) et prolongées par Mark Leary et Robin Kowalski (1990). Selon cette perspective, les êtres humains possèdent une motivation intrinsèque fondamentale à contrôler la manière dont ils sont perçus par autrui, cherchant continuellement à projeter une identité valorisée et à éviter les stigmates de désapprobation sociale, d’incompétence ou d’immoralité.

L’embarras émerge de façon aiguë lorsqu’un événement social menace de rompre l’identité publique revendiquée par l’acteur ou lorsqu’il expose une facette de sa vie privée perçue comme taboue. Dans le contexte de la sexualité des jeunes adultes, l’achat ou la discussion entourant le préservatif active de multiples menaces identitaires :

  • La peur du jugement de promiscuité : Transporter ou acheter un préservatif peut être interprété, selon des stéréotypes culturels persistants, comme le signe d’une disponibilité sexuelle excessive ou d’un calcul froid dénué de romantisme, particulièrement contraignant pour les femmes soumises au double standard sexuel.
  • La peur du stigmate infectieux : Proposer un préservatif à un partenaire intime peut introduire un sous-entendu d’infidélité, de méfiance ou de contamination par une maladie vénérienne, créant une friction émotionnelle redoutée.
  • La vulnérabilité corporelle et mécanique : L’acte de poser un préservatif expose les partenaires à des maladresses techniques (déchirure, difficultés d’enroulement, perte temporaire d’érection), menaçant directement l’efficacité sexuelle perçue.

Ce cadre théorique s’articule également avec le Modèle des croyances relatives à la santé (Health Belief Model ; Rosenstock, 1974) et la Théorie de l’action raisonnée (Fishbein & Ajzen, 1975). Dans ces architectures, l’embarras agit comme un coût psychologique direct ou une « barrière perçue » d’une puissance inhibitrice majeure, capable d’annihiler la perception de la menace infectieuse ou les attitudes positives envers la contraception. Même si un étudiant reconnaît rationnellement le danger mortel du VIH, l’inconfort affectif immédiat et aigu provoqué par l’achat ou la demande de préservatif surpasse souvent un bénéfice sanitaire perçu comme différé ou probabiliste.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de l’Échelle d’embarras lié au préservatif a été rigoureusement documentée par Vail-Smith, Durham et Howard (1992) au travers de plusieurs critères de validité de construit, de validité convergente et de validité critériée.

Validité convergente

La validité convergente a été démontrée par la mise en corrélation des scores de la CES avec le Sex Anxiety Inventory (SAI) développé par Janda et O’Grady (1980). Les résultats indiquent une corrélation positive statistiquement significative (r = 0,39, p < 0,001). Cette association modérée confirme que si l’embarras lié au préservatif partage une variance commune avec l’anxiété sexuelle générale, il n’en constitue pas une simple duplication : la CES capture des dimensions idiosyncratiques propres à l’usage prophylactique.

Relations avec les connaissances sur les IST et le préservatif

Les auteurs ont postulé que les individus possédant un niveau de connaissances supérieur concernant les IST et l’usage correct du préservatif (mesuré via le test standardisé de Solomon & DeJong, 1989) manifesteraient un niveau d’embarras amoindri. Dans l’échantillon global réunissant hommes et femmes, la corrélation s’établit à r = -0,34 (p < 0,01). Toutefois, l’analyse désagrégée par sexe révèle une divergence frappante :

  • Chez les femmes (n = 163), la corrélation est fortement significative : r = -0,35 (p < 0,001). Une meilleure maîtrise cognitive des risques et des techniques est associée chez elles à une réduction notable de la gêne.
  • Chez les hommes (n = 93), la relation est statistiquement non significative : r = -0,13 (p > 0,20). Ce résultat souligne que chez l’homme, l’embarras est davantage régi par des dynamiques de performance érectile et de normes de masculinité que par un déficit purement informatif.

Validité différentielle et comportementale

La validité liée à un critère comportemental a été attestée par la confrontation des scores de l’échelle aux comportements réels des participants :

  • Antécédent d’achat : Les sujets ayant déjà fait l’acquisition effective d’un préservatif en milieu commercial présentent des scores d’embarras significativement plus bas que ceux n’ayant jamais réalisé cet acte d’achat.
  • Activité sexuelle : Les participants sexuellement actifs obtiennent des scores globaux d’embarras significativement inférieurs à ceux des participants n’ayant pas encore débuté leur vie sexuelle active, illustrant l’effet modérateur de l’habituation et de l’expérience vécue.
  • Différences selon le genre : Les femmes affichent un score d’embarras global significativement plus élevé (M = 46,54, SD = 14,65) que les hommes (M = 41,81, SD = 14,74 ; t(254) = 2,48, p = 0,01), reflétant le poids différentiel de la stigmatisation sociale pesant sur l’initiative contraceptive féminine.

8. Fidélité / Reliability

L’évaluation de la fidélité de la CES repose sur des indices solides de consistance interne et de reproductibilité temporelle :

  • Cohérence interne : Le coefficient alpha de Cronbach calculé sur l’ensemble des 18 items pour l’échantillon d’étudiants (N = 256) atteint 0,92. Cette valeur témoigne d’un degré élevé d’homogénéité des énoncés tout en évitant une redondance tautologique excessive, confirmant que les items s’associent de façon robuste pour mesurer le méta-construit d’embarras.
  • Stabilité temporelle (test-retest) : La stabilité de la mesure au fil du temps a été investiguée auprès d’un sous-échantillon de 226 étudiants universitaires ayant complété le questionnaire à deux reprises à intervalle régulier. Le coefficient de corrélation produit-moment de Pearson obtenu est de r = 0,78 (p < 0,001), ce qui dénote une très bonne stabilité temporelle du trait mesuré tout en laissant une marge de sensibilité aux interventions thérapeutiques et éducatives.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure factorielle sous-jacente de la CES a été examinée sur les réponses des 256 étudiants via une analyse en composantes principales suivie d’une rotation orthogonale Varimax. Cette procédure a extrait trois facteurs distincts dont les valeurs propres (eigenvalues) étaient supérieures à 1,0, rendant compte conjointement de 59,4 % de la variance totale des données :

Facteur 1 : Embarras associé à l’acquisition et à la possession de préservatifs

Ce premier facteur s’impose comme le plus puissant de la solution factorielle. Il absorbe 45,0 % de la variance partagée expliquée par les trois composantes. Huit items y saturent massivement :

  • Item 1 : Acheter un préservatif dans une pharmacie près du campus.
  • Item 2 : Acheter un préservatif dans une pharmacie près du domicile des parents.
  • Item 3 : Acheter dans un endroit où l’on est certain de ne croiser aucune connaissance.
  • Item 4 : Obtenir des préservatifs auprès des services de santé étudiants (infirmerie universitaire).
  • Item 5 : Obtenir des préservatifs auprès d’un centre de santé public local.
  • Item 6 : Demander à un pharmacien ou employé de rayon où se trouvent les préservatifs.
  • Item 7 : Poser des questions à un médecin ou soignant sur l’utilisation des préservatifs.
  • Item 12 : Transporter un préservatif dans son portefeuille ou sac à main.

Ces saturations démontrent que les dimensions d’anonymat, d’exposition géographique et d’interaction avec des tiers constituent le principal pôle d’inhibition chez les jeunes adultes.

Facteur 2 : Embarras associé à l’utilisation effective du préservatif

Le deuxième facteur explique 30,1 % de la variance commune expliquée. Il regroupe cinq items relatifs à la manipulation et à la co-présence corporelle au lit :

  • Item 14 : Être vu par son partenaire au moment de jeter le préservatif usagé à la poubelle.
  • Item 15 : Regarder son partenaire enfiler le préservatif OU être regardé(e) en train de l’enfiler.
  • Item 16 : Aider son partenaire à mettre le préservatif OU recevoir son aide pour l’enfiler.
  • Item 17 : Regarder son partenaire retirer le préservatif OU être regardé(e) lors du retrait.
  • Item 18 : Aider son partenaire à enlever le préservatif OU recevoir son aide pour le retirer.

Facteur 3 : Embarras associé à la négociation de l’usage du préservatif

Le troisième facteur rend compte de 24,9 % de la variance explicable et réunit cinq items axés sur la négociation verbale, la prise de décision et l’affirmation de soi :

  • Item 8 : S’arrêter pendant les préliminaires pour demander à son partenaire d’utiliser un préservatif.
  • Item 9 : Ressentir de la gêne si un nouveau partenaire insiste pour mettre un préservatif.
  • Item 10 : Dire à son partenaire lors des préliminaires qu’aucun rapport n’aura lieu sans préservatif.
  • Item 11 : Avoir prévu le coup et fournir un préservatif si le partenaire n’en possède pas.
  • Item 13 : Parler ouvertement à son partenaire de ses pensées et émotions relatives au préservatif.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom complet de l’outil : Condom Embarrassment Scale (CES) / Échelle d’embarras lié au préservatif.
  • Format d’administration : Questionnaire auto-administré sur support papier-crayon ou format informatisé/en ligne.
  • Nombre d’items : 18 énoncés formulés à la première personne du singulier sous forme conditionnelle ou expérientielle (« I am embarrassed or would be embarrassed… »).
  • Format de réponse : Échelle de Likert à 5 points représentée par des lettres de A à E :
    • A = Strongly Disagree (Fortement en désaccord) [Coté 1 point]
    • B = Disagree (En désaccord) [Coté 2 points]
    • C = Neither Agree nor Disagree (Ni en désaccord ni d’accord) [Coté 3 points]
    • D = Agree (D’accord) [Coté 4 points]
    • E = Strongly Agree (Fortement d’accord) [Coté 5 points]
  • Temps de passation : Environ 10 minutes.
  • Calcul des scores :
    • L’instrument ne comprend aucun item inversé. Chaque item est noté directement de 1 à 5.
    • Le score global correspond à la somme arithmétique des 18 items.
    • Étendue des scores : De 18 (embarras minimal/inexistant) à 90 (embarras maximal et inhibition sévère).
    • Des scores factoriels peuvent être calculés indépendamment pour les trois dimensions : Acquisition (8 à 40 points), Utilisation concrète (5 à 25 points), Négociation (5 à 25 points).
  • Données normatives de référence (échantillon princeps de 256 étudiants) :
    • Moyenne globale : 44,88 (Écart-type = 14,85)
    • Femmes (n = 163) : Moyenne = 46,54 (Écart-type = 14,65)
    • Hommes (n = 93) : Moyenne = 41,81 (Écart-type = 14,74)

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication princeps : 1992.
  • Droits d’utilisation et licence : L’utilisation de l’Échelle d’embarras lié au préservatif pour des finalités éducatives, académiques et de recherche scientifique est explicitement autorisée et encouragée par les auteurs sans redevance financière (free access for research and education). Les auteurs demandent en retour que les chercheurs leur transmettent les résumés et données résultant de l’utilisation de l’instrument.
  • Tarif : Gratuit dans le cadre de la recherche et de la pratique préventive à but non lucratif.
  • Contact institutionnel pour correspondance :

    Karen Vail-Smith

    Department of Health Education and Promotion

    East Carolina University

    Greenville, NC 27858, États-Unis

    Courriel : [email protected]

12. Références / References

Les références ci-dessous regroupent les publications fondatrices de l’instrument ainsi que les travaux scientifiques majeurs cités dans le cadre de son élaboration et de sa validation psychométrique :

  • Baffi, C. R., Schroeder, K. K., Redican, K. J., & McCluskey, L. (1989). Factors influencing selected heterosexual male college students’ condom use. Journal of American College Health, 38(3), 137–141. https://doi.org/10.1080/07448481.1989.9938421
  • Beckman, L. J., Harvey, S. M., & Tiersky, L. A. (1996). Attitudes about condoms and condom use among college students. Journal of American College Health, 44(6), 243–249. https://doi.org/10.1080/07448481.1996.9940533
  • Bell, J. (2009). Why embarrassment inhibits the acquisition and use of condoms: A qualitative approach to understanding risky sexual behaviour. Journal of Adolescence, 32(2), 379–391. https://doi.org/10.1016/j.adolescence.2008.03.004
  • Dahl, D. W., Gorn, G. J., & Weinberg, C. B. (1998). The impact of embarrassment on condom purchase behaviour. Canadian Journal of Public Health, 89(6), 368–370. https://doi.org/10.1007/BF03404495
  • Fishbein, M., & Ajzen, I. (1975). Belief, attitude, intention, and behavior: An introduction to theory and research. Addison-Wesley.
  • Goffman, E. (1959). The presentation of self in everyday life. Anchor Books.
  • Herold, E. S. (1981). Contraceptive embarrassment and contraceptive behavior among young single women. Journal of Youth and Adolescence, 10(3), 233–242. https://doi.org/10.1007/BF02088924
  • Hingson, R. W., Strunin, L., Berlin, M., & Heeren, T. (1990). Beliefs about AIDS, use of alcohol and drugs, and unprotected sex among Massachusetts adolescents. American Journal of Public Health, 80(3), 295–299. https://doi.org/10.2105/ajph.80.3.295
  • Hughes, C. B., & Torre, C. (1987). Predicting effective contraceptive behavior in college females. Nurse Practitioner, 12(9), 44–54. https://doi.org/10.1097/00006205-198709000-00007
  • Janda, L. H., & O’Grady, K. E. (1980). Development of a sex anxiety inventory. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 48(2), 169–175. https://doi.org/10.1037/0022-006X.48.2.169
  • Kallen, J. D., & Stephensen, J. (1980). The purchase of contraceptives by college students. Family Relations, 29(3), 358–364. https://doi.org/10.2307/583853
  • Leary, M. R., & Kowalski, R. M. (1990). Impression management: A literature review and two-component model. Psychological Bulletin, 107(1), 34–47. https://doi.org/10.1037/0033-2909.107.1.34
  • Moore, S. G., Dahl, D. W., Gorn, G. J., & Weinberg, C. B. (2006). Coping with condom embarrassment. Psychology, Health & Medicine, 11(1), 70–79. https://doi.org/10.1080/13548500500147986
  • Moore, S. G., Dahl, D. W., Gorn, G. J., Weinberg, C. B., Park, J., & Jiang, Y. (2008). Condom embarrassment: Coping and consequences for condom use in three countries. AIDS Care, 20(5), 553–559. https://doi.org/10.1080/09540120701867156
  • Rosenstock, I. M. (1974). Historical origins of the Health Belief Model. Health Education Monographs, 2(4), 328–335. https://doi.org/10.1177/109019817400200403
  • Solomon, M. Z., & DeJong, W. (1989). Preventing AIDS and other STDs through condom promotion: A patient education intervention. American Journal of Public Health, 79(4), 453–458. https://doi.org/10.2105/ajph.79.4.453
  • Vail-Smith, K., Durham, T. W., & Howard, H. A. (1992). A scale to measure embarrassment associated with condom use. Journal of Health Education, 23(4), 209–214. https://doi.org/10.1080/10556699.1992.10616298
  • Valdiserri, R. O., Arena, V. C., Proctor, D., & Bonati, F. A. (1989). The relationship between women’s attitudes about condoms and their use: Implications for condom promotion programs. American Journal of Public Health, 79(4), 499–501. https://doi.org/10.2105/ajph.79.4.499

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Instructions: The following items assess how embarrassed you do feel (or would feel) about condom use. Using the following scale, please respond to each of the items listed below.

A = Strongly Disagree
B = Disagree
C = Neither Agree nor Disagree
D = Agree
E = Strongly Agree
  1. I am embarrassed or would be embarrassed about buying a condom from a drug store near campus.
  2. I am embarrassed or would be embarrassed about buying a condom from a drug store close to where my parents live.
  3. I am embarrassed or would be embarrassed about buying a condom from a place where I could be certain no one I know would see me.
  4. I am embarrassed or would be embarrassed about obtaining condoms from Student Health Services (School Infirmary).
  5. I am embarrassed or would be embarrassed about obtaining condoms from a local health department.
  6. I am embarrassed or would be embarrassed about asking a pharmacist or drug store clerk where condoms are located in the store.
  7. I am embarrassed or would be embarrassed about asking a doctor or other health care professional questions about condom use.
  8. I am embarrassed or would be embarrassed about stopping during foreplay and asking my partner to use a condom.
  9. I would be embarrassed if a new partner insisted that we use a condom.
  10. I am embarrassed or would be embarrassed to tell my partner during foreplay that I am not willing to have sexual intercourse unless we use a condom.
  11. I am embarrassed or would be embarrassed about being prepared and providing a condom during lovemaking if my partner didn’t have one.
  12. I am embarrassed or would be embarrassed about carrying a condom around in my wallet/purse.
  13. I am embarrassed or would be embarrassed about talking to my partner about my thoughts and feelings about condom use.
  14. I am embarrassed or would be embarrassed if my partner watched me dispose of a condom after we had used it.
  15. I am embarrassed or would be embarrassed about watching my partner put on a condom OR if my partner watched me put on a condom.
  16. I am embarrassed or would be embarrassed about helping my partner put on a condom OR if my partner helped me put on a condom.
  17. I am embarrassed or would be embarrassed about watching my partner remove a condom OR if my partner watched me remove a condom.
  18. I am embarrassed or would be embarrassed about helping my partner remove a condom OR if my partner helped me remove a condom.
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Looti, M. (2026, octobre 18). Échelle d’embarras lié au préservatif. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-embarras-lie-au-preservatif-ces
Looti, Mohammed. “Échelle d’embarras lié au préservatif.” Base de données de psychologie en français, 18 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-embarras-lie-au-preservatif-ces.
Looti, Mohammed. “Échelle d’embarras lié au préservatif.” Base de données de psychologie en français. octobre 18, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-embarras-lie-au-preservatif-ces.