1. Résumé / Abstract
L’Échelle du travail comme moyen d’assurer sa subsistance (initialement développée en allemand sous l’intitulé « Arbeit als Mittel zur Existenzsicherung » par Arthur Fischer et Heinz-Ulrich Kohr en 1980) est un instrument psychométrique conçu pour évaluer l’orientation instrumentale face à l’activité professionnelle. Cette échelle mesure spécifiquement le degré selon lequel un individu appréhende le travail salarié principalement ou exclusivement comme un vecteur d’acquisition de ressources financières et de sécurisation matérielle de l’existence, au détriment potentiel d’aspirations intrinsèques telles que l’épanouissement personnel, le plaisir au travail ou l’accomplissement de soi. Composée de 9 items mesurés sur une échelle de Likert en 5 points (allant de 1 = « pas du tout d’accord » à 5 = « tout à fait d’accord »), l’échelle intègre cinq formulations positives reflétant une primauté accordée au revenu financier et quatre formulations inversées mettant l’accent sur l’intérêt de la tâche, le sentiment d’utilité et le plaisir professionnel.
Sur le plan psychométrique, l’instrument a été étalonné sur un vaste échantillon représentatif de la population active adulte de la République fédérale d’Allemagne (N = 2 505 répondants, enquête de mars 1976). La cohérence interne de l’échelle globale atteint un coefficient alpha de Cronbach satisfaisant de α = 0,75, avec des indices de discrimination corrigée des items variant de 0,15 à 0,58. L’outil s’inscrit au sein d’une batterie globale d’évaluation des « perceptions centrales du travail chez les actifs » (Zentrale Arbeitsperzeptionen Berufstätiger), développée conjointement avec Ekkehart Lippert, Roland Wakenhut, Fritz-Felix Zelinka et Ralf Zoll en articulation directe avec l’étude des attitudes socio-politiques et des rapports d’autorité hiérarchique au travail.
2. Mots-clés / Keywords
Sécurisation de l’existence, orientation instrumentale du travail, motivation extrinsèque, rémunération financière, psychologie du travail, aliénation professionnelle, attitudes socio-politiques, sociologie du travail, valeurs professionnelles, psychométrie.
3. Auteurs / Authors
L’instrument a été conçu et opérationnalisé par des chercheurs allemands spécialisés en psychologie sociale et en sociologie des organisations militaires et civiles :
- Arthur Fischer : Chercheur en psychologie sociale et en sociologie appliquée, co-auteur des études fondamentales sur les attitudes sociopolitiques et les représentations du monde professionnel en République fédérale d’Allemagne.
- Dr. Heinz-Ulrich Kohr : Psychologue et chercheur principal à l’Institut des sciences sociales de la Bundeswehr (Sozialwissenschaftliches Institut der Bundeswehr – SOWI), Winzererstraße 52, 80797 Munich, Allemagne.
- Collaborateurs au programme de recherche : Ekkehart Lippert, Roland Wakenhut, Fritz-Felix Zelinka et Ralf Zoll, au sein du groupe d’étude sur la socialisation politique et les orientations de travail.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de l’Échelle du travail comme moyen d’assurer sa subsistance est de quantifier empiriquement la primauté des motivations pécuniaires et matérielles dans la relation qu’un travailleur entretient avec son emploi. L’intérêt scientifique de cette mesure repose sur la nécessité de comprendre comment les conditions concrètes d’exercice professionnel et les positions hiérarchiques façonnent les attentes fondamentales des individus vis-à-vis de leur activité laborieuse.
Historiquement, les auteurs cherchaient à combler une lacune théorique et empirique majeure : l’étude des comportements et attitudes sociopolitiques des citoyens ne peut être dissociée de leur réalité vécue au sein de la sphère de production. Pour la grande majorité des adultes actifs, le travail constitue un cadre structurant fondamental d’apprentissage social, d’interaction humaine, d’adaptation cognitive et de régulation émotionnelle. L’instrument a ainsi été pensé pour tester l’hypothèse selon laquelle l’expérience de la subordination, de la dépendance organisationnelle, de la soumission à des ordres hiérarchiques et de l’hétéronomie conduit de manière adaptative ou défensive à une instrumentalisation du travail : le salarié subordonné en vient à considérer l’activité professionnelle non pas comme une fin en soi valorisante, mais strictement comme un moyen matériel indispensable à la préservation de son existence biologique et sociale.
Dans le domaine de la recherche contemporaine en psychologie du travail et des organisations et en sociologie économique, cette échelle offre une mesure précieuse pour évaluer le désengagement psychologique, la primauté du calcul économique individuel, ainsi que les tensions entre motivation extrinsèque et motivation intrinsèque. Sur le plan des applications appliquées en gestion des ressources humaines et en diagnostic organisationnel, elle permet d’éclairer la dynamique du contrat psychologique : les travailleurs obtenant des scores très élevés sur cette échelle sont susceptibles de réagir prioritairement aux incitations financières directes tout en manifestant une sensibilité réduite aux discours managériaux axés sur la culture d’entreprise, la mission organisationnelle ou l’engagement affectif idéalisé.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit psychologique ciblé par cette échelle est la sécurisation de l’existence par le travail (Existenzsicherung), appréhendée comme une posture cognitive et motivationnelle unilatéralement instrumentale vis-à-vis de l’activité professionnelle. Dans cette perspective, le travail n’est ni investi d’une signification existentielle transcendante, ni valorisé comme source intrinsèque de plaisir intellectuel ou d’actualisation de ses compétences propres. Il est perçu comme une transaction strictement utilitaire : l’aliénation temporaire de son temps et de sa force de travail en échange d’une rémunération financière garantissant le niveau de vie et la stabilité matérielle du foyer.
Ce construit s’articule autour de plusieurs composantes psychologiques interconnectées au sein des 9 items :
- La centralité du gain pécuniaire (Items 1, 2, 5, 6, 8) : L’acceptation explicite de subordonner toutes les autres dimensions du travail (conditions matérielles, ambiance, agrément de la tâche, intérêt intellectuel) au montant perçu à la fin du mois. Cette facette reflète un pragmatisme économique poussé jusqu’au sacrifice du bien-être immédiat, résumé par la disposition à accepter des tâches pénibles ou dénuées de plaisir pourvu que la contrepartie financière soit substantielle.
- La reconnaissance par le salaire (Item 3) : L’identification de la rémunération comme l’indicateur suprême et le baromètre quasi exclusif de la valeur du travail accompli et de la valorisation sociale de l’effort individuel.
- La tension dialectique entre plaisir et nécessité matérielle (Items 3, 4, 7, 9 – inversés) : La confrontation directe entre l’éthique de l’épanouissement personnel (désir d’une activité enrichissante, sentiment d’accomplissement, fierté de la réalisation) et l’impératif de subsistance. Les scores élevés indiquent un renoncement ou une désillusion quant à la possibilité de combiner plaisir et gagne-pain, aboutissant à une séparation stricte entre l’existence réelle (vécue hors travail) et le labeur salarié (considéré comme un simple péage temporel).
Contrairement aux conceptions naïves qui assimilent la focalisation sur l’argent à une simple avidité morale, Fischer et Kohr conceptualisent ce construit comme le produit psychologique objectif d’une contrainte socio-économique et d’un manque d’autonomie structurelle : l’individu réduit ses attentes à ce que le marché du travail peut lui garantir de plus tangible, à savoir le salaire d’existence.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le cadre théorique mobilisé par Fischer et Kohr s’inscrit au carrefour de la théorie critique de la société, de la sociologie du travail d’inspiration marxisante et de la psychologie sociale des attitudes sociopolitiques des années 1970 en Allemagne de l’Ouest. Ce modèle repose sur le postulat fondamental de la dépendance réciproque entre la structure des rapports de production et la personnalité sociale de l’individu.
Dans la lignée des travaux sociologiques classiques de John Goldthorpe, David Lockwood et de leurs collègues sur « l’ouvrier d’abondance » (The Affluent Worker, 1968), l’orientation instrumentale du travail (instrumental orientation to work) est analysée comme une rationalisation typique de la classe laborieuse moderne : le travailleur aliène son activité créatrice au travailleur collectif en vue de maximiser ses consommations privées en dehors de l’usine ou du bureau. Fischer et Kohr intègrent cette perspective au sein d’une typologie quadripartite des perceptions professionnelles comprenant :
- La perception de soi dans une fonction de supérieur (exercice de la direction, prise de décision, pouvoir discrétionnaire ou Verfügungsgewalt) ;
- La perception de soi dans une fonction de subordonné (exécutant soumis à des directives externes, dépendance structurelle) ;
- L’internalisation des normes traditionnelles de travail (morale du devoir, engagement sacrificiel, éthique protestante du travail au sens de Max Weber) ;
- Le travail comme moyen d’assurer sa subsistance (rationalité utilitaire et monétaire) ;
- L’aliénation au travail (sentiment d’absurdité, déconnexion du produit final de son activité).
Selon Fischer et Kohr (1980), la corrélation positive attendue entre la fonction de subordonné et l’orientation vers la pure sécurisation matérielle s’explique par les mécanismes d’adaptation psychologique : lorsqu’un travailleur est privé de tout pouvoir de décision sur l’organisation de son labeur (hétéronomie), tout investissement affectif ou éthique devient source de dissonance cognitive et de frustration. La réduction de la signification du travail à l’unique dimension de la subsistance économique constitue une stratégie adaptative de protection de l’estime de soi, limitant l’implication subjective dans un environnement contrôlé par autrui.
7. Validité / Validity
La validation psychométrique initiale de l’échelle par Fischer et Kohr (1980) repose sur des critères d’échantillonnage représentatif et d’analyses corrélationnelles au sein de la batterie des attitudes sociopolitiques, bien que des lacunes formelles aient été documentées par les auteurs eux-mêmes quant à la formalisation systématique de la validité de construit :
- Validité de contenu et apparente : Les 9 items couvrent explicitement les dilemmes fondamentaux régissant l’arbitrage entre compensation pécuniaire, conditions de travail et plaisir intrinsèque. La formulation en miroir (items directs et inversés) limite les biais d’acquiescement systématique.
- Validité convergente et nomologique : Conformément aux hypothèses théoriques posées par les auteurs, les scores de la sous-échelle « Travail comme moyen d’assurer sa subsistance » manifestent des corrélations positives statistiquement significatives avec la perception du rôle de subordonné (Untergebenenfunktion) et avec les indicateurs d’aliénation professionnelle (Entfremdung von der Arbeit). Inversement, la corrélation est négative ou quasi nulle avec l’internalisation des normes de sur-engagement moral caractéristiques des postes d’encadrement supérieur.
- Validité discriminante et saturations secondaires : L’analyse factorielle simultanée menée sur les formes abrégées de la batterie a révélé que les items ne saturent pas exclusivement sur une dimension unitaire pure. Une part non négligeable de variance partagée s’observe avec l’aliénation et la dépendance hiérarchique, traduisant le fait que l’instrumentalisme monétaire est étroitement imbriqué dans l’expérience plus large du désenchantement organisationnel.
- Normes et distribution : L’étalonnage représentatif (N = 2 505) a permis d’établir des quartiles empiriques clairs des scores cumulés de l’échelle (allant de 9 à 45) : le premier quartile se situe entre 9 et 24 points (~25 %), le deuxième quartile entre 25 et 28 points (~24 %), le troisième quartile entre 29 et 32 points (~25 %) et le quatrième quartile supérieur entre 33 et 45 points (~26 %). Cette distribution démontre une excellente dispersion des scores sans effet de plancher ni de plafond marqué au sein de la population générale active.
8. Fidélité / Reliability
L’évaluation de la fidélité de l’échelle met en évidence une consistance interne globale solide pour un instrument multidimensionnel bref de 9 items :
- Consistance interne : Le coefficient global de cohérence interne mesuré par l’alpha de Cronbach atteint α = 0,75. Ce niveau de fidélité dépasse le seuil standard de 0,70 requis pour les instruments de recherche sociologique et de comparaison de groupes.
- Indices de discrimination des items (Trennschärfekoeffizienten) : Les corrélations item-total corrigées s’échelonnent entre 0,15 et 0,58 selon l’échantillon national de référence :
- Item 1 : rit = 0,32
- Item 2 : rit = 0,52
- Item 3 : rit = 0,46
- Item 4 : rit = 0,47
- Item 5 : rit = 0,54
- Item 6 : rit = 0,15 (item affichant la discrimination la plus basse de la version historique)
- Item 7 : rit = 0,54
- Item 8 : rit = 0,27
- Item 9 : rit = 0,58 (item manifestant la corrélation la plus élevée avec le score composite global)
- Stabilité temporelle (Test-Retest) : Aucune étude de stabilité test-retest longitudinale standardisée n’a été publiée dans le rapport original de 1980 en raison du format transversal de l’enquête par sondage national de mars 1976.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Lors de l’élaboration de la batterie de tests par Fischer et Kohr, la question de la structure factorielle interne a fait l’objet d’examens statistiques approfondis mais a révélé des spécificités méthodologiques notables :
La stricte unidimensionnalité de l’échelle des 9 items n’a pas été formellement validée par une analyse factorielle confirmatoire (AFC) isolée, cette technique de modélisation par équations structurelles étant alors peu généralisée dans les enquêtes d’opinion de l’époque. En revanche, les auteurs ont conduit une analyse factorielle exploratoire (AFE) simultanée intégrant l’ensemble des formes courtes des cinq sous-échelles de perceptions centrales du travail.
Les résultats de cette modélisation simultanée démontrent que si les items de l’échelle « Travail comme moyen d’assurer sa subsistance » se regroupent préférentiellement autour d’un facteur latent dominant correspondant à la valorisation monétaire et à la primauté du gain matériel, la majorité des items présente également des saturations croisées non négligeables sur les dimensions adjacentes :
- Certains items décrivant la disposition à accomplir n’importe quel travail pourvu qu’il soit bien payé saturent négativement sur le facteur d’internalisation des normes déontologiques et institutionnelles ;
- Les items formulés de manière négative (valorisation de l’intérêt intrinsèque et des conditions de travail) saturent modérément sur le facteur d’aliénation professionnelle inverse, soulignant la frontière ténue entre le rejet de l’instrumentalisme pur et la quête de sens au travail.
Les données descriptives des items reflètent cette complexité structurale : les moyennes des items individuels varient de M = 2,15 (SD = 1,27) pour les énoncés les plus restrictifs à M = 3,95 (SD = 1,15) pour les énoncés affirmant la légitimité du salaire comme vecteur fondamental de reconnaissance de l’effort fourni.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Nom complet de l’instrument : Échelle du travail comme moyen d’assurer sa subsistance (Skala « Arbeit als Mittel zur Existenzsicherung »).
- Sous-échelle intégrée : Sous-échelle n° 4 de la batterie Zentrale Arbeitsperzeptionen Berufstätiger.
- Format d’administration : Questionnaire auto-administré sur support papier ou passation numérique en ligne.
- Nombre d’items : 9 propositions verbales.
- Format de réponse : Échelle de Likert à 5 degrés d’assentiment :
1 = stimme überhaupt nicht zu(pas du tout d’accord)
2 = stimme eher nicht zu(plutôt pas d’accord)
3 = unentschieden / teils-teils(indécis / mitigé)
4 = stimme eher zu(plutôt d’accord)
5 = stimme voll und ganz zu(tout à fait d’accord) - Cotation et calcul du score :
- Items positifs (+) : Items 1, 2, 5, 6, 8 (conservent leur valeur brute de 1 à 5).
- Items négatifs / inversés (-) : Items 3, 4, 7, 9. Ces items doivent impérativement être inversés avant le calcul du score global selon la formule suivante :
Item_inversé = 6 - Valeur_brute(c’est-à-dire : 1 → 5, 2 → 4, 3 → 3, 4 → 2, 5 → 1). - Score total : Somme arithmétique des 9 items recodés, comprise entre un minimum théorique de 9 points et un maximum de 45 points. Plus le score est élevé, plus l’individu manifeste une orientation strictement instrumentale et matérialiste envers son travail.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de développement : 1980 (fondée sur l’enquête représentative nationale conduite en mars 1976).
- Statut des droits et accessibilité : Instrument issu de la recherche académique fondamentale financée par des fonds publics. L’échelle est tombée dans le domaine de la recherche ouverte et peut être utilisée librement par les chercheurs, universitaires et praticiens de la psychologie dans le cadre d’études non commerciales, sous réserve de citer scrupuleusement la publication source originale de Fischer et Kohr (1980).
- Tarification : Accès gratuit sans redevance d’utilisation (free of charge).
- Contact historique institutionnel : Heinz-Ulrich Kohr, Sozialwissenschaftliches Institut der Bundeswehr (SOWI), Winzererstraße 52, 80797 Munich, Allemagne.
12. Références / References
- Fischer, A., & Kohr, H.-U. (1980). Zentrale Arbeitsperzeptionen Berufstätiger. In E. Lippert, R. Wakenhut, & R. Zoll (Eds.), Sozio-politische Einstellungen von Berufstätigen und Soldaten der Bundeswehr (pp. 119-142). Sozialwissenschaftliches Institut der Bundeswehr.
- Goldthorpe, J. H., Lockwood, D., Bechhofer, F., & Platt, J. (1968). The affluent worker: Industrial attitudes and behaviour. Cambridge University Press. https://doi.org/10.1017/CBO9780511557941
- Kohr, H.-U. (1982). Zum Verhältnis von Arbeitserfahrungen und sozio-politischen Orientierungen: Methodische und empirische Probleme der Skalenentwicklung. Kölner Zeitschrift für Soziologie und Sozialpsychologie, 34(3), 512-529.
- Lippert, E., Wakenhut, R., Zelinka, F.-F., & Zoll, R. (1978). Militär und Gesellschaft: Studien zum soziopolitischen Bewußtsein von Soldaten und Zivilisten. Beltz Verlag.
- Zoll, R. (1984). « Hauptsache, ich habe meine Arbeit »: Untersuchungen zum Stellenwert von Arbeit im Alltag von Jugendlichen und jungen Erwachsenen. Suhrkamp.
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response Format: 5-stufige Likert-Skala (1 = stimme überhaupt nicht zu, 2 = stimme eher nicht zu, 3 = unentschieden / teils-teils, 4 = stimme eher zu, 5 = stimme voll und ganz zu)
Scoring Direction: (+) = positiv im Sinne der Skala formuliert ; (-) = negativ im Sinne der Skala formuliert (Invertierung erforderlich: 1=5, 2=4, 3=3, 4=2, 5=1).
- Ob die Arbeit Spaß macht oder nicht, Hauptsache, man verdient gutes Geld. (+)
- Man arbeitet im Grunde nur des Geldes wegen. (+)
- Die Freude an der Arbeit ist wichtiger als ein hoher Verdienst. (-)
- Man arbeitet ja nicht nur des Geldes wegen, sondern auch um des Gefühls willen, etwas zu leisten. (-)
- Bei der Wahl eines Arbeitsplatzes achtet man vor allem auf den Verdienst. (+)
- Bei einer Arbeit kommt es doch in erster Linie auf das Geld an, das man nach Hause bringt. (+)
- Es ist wichtiger, eine interessante Arbeit zu haben, als viel Geld zu verdienen. (-)
- Um viel Geld zu verdienen, nehme ich auch eine Arbeit in Kauf, die mir keinen Spaß macht. (+)
- Es ist mir wichtiger, daß mir meine Arbeit gefällt, als daß ich gut verdiene. (-)