Échelle des relations de communication et échelle de réception de l’information

L’Échelle des relations de communication et échelle de réception de l’information (ICA-CRS / RIS) est un outil psychométrique mesurant le climat communicationnel et les flux d’information au travail.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 16, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 16, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Échelle des relations de communication et échelle de réception de l’information (connue dans la littérature anglophone sous les appellations Communication Relationships Scale [CRS] et Receiver Information Scale [RIS]) constitue un instrument psychométrique d’évaluation diagnostique développé sous l’égide de l’International Communication Association (ICA) au sein du projet matriciel de l’ICA Communication Audit (Goldhaber et al., 1977, 1978). Cet outil standardisé a été conçu pour opérationnaliser et quantifier de manière rigoureuse les dynamiques communicationnelles internes au sein des organisations complexes, en s’intéressant simultanément à la nature relationnelle des interactions professionnelles et aux flux d’informations perçus par les acteurs organisationnels. L’instrument global se compose de deux inventaires complémentaires interdépendants mais distincts sur le plan factoriel. Le premier sous-ensemble, l’Échelle des relations de communication (15 items), évalue le climat socio-relationnel, la confiance interpersonnelle et l’influence décisionnelle perçue à travers quatre strates hiérarchiques et fonctionnelles : le supérieur immédiat (immediate supervisor), l’influence personnelle (personal influence), les pairs ou collègues (coworkers) et la direction générale (top management). Les participants se positionnent sur une échelle de Likert inversée en 5 points allant de 1 (« Tout à fait d’accord ») à 5 (« Tout à fait en désaccord »). Le second sous-ensemble, l’Échelle de réception de l’information (13 items), explore le sentiment de suffisance ou de déficit informationnel relatif à des domaines opérationnels, stratégiques et évaluatifs indispensables à l’activité professionnelle, noté de 1 (« Très peu ») à 5 (« Très grandement »).

Les propriétés psychométriques établies dans des contextes organisationnels et académiques (notamment auprès de cohortes universitaires ; McDowell, 1985) mettent en évidence une consistance interne remarquable : les coefficients alpha de Cronbach oscillent entre 0,76 et 0,94 pour les dimensions relationnelles et atteignent 0,88 pour l’échelle unidimensionnelle d’information reçue. L’analyse en composantes principales confirme la structure tétafactorielle de la première échelle et la structure unidimensionnelle de la seconde, offrant ainsi un cadre diagnostique empirique robuste pour la recherche en communication organisationnelle, en psychologie du travail et des organisations, ainsi que pour les audits cliniques de restructuration d’entreprise.

2. Mots-clés / Keywords

Communication organisationnelle, audit de communication ICA, relations interpersonnelles au travail, climat communicationnel, confiance organisationnelle, flux d’information, supervision hiérarchique, influence décisionnelle, psychométrie du travail, échelle de Goldhaber.

3. Auteurs / Authors

L’instrument a été conçu initialement à la fin des années 1970 par une équipe de chercheurs éminents rattachés à la division de communication organisationnelle de l’International Communication Association (ICA) :

  • Gerald M. Goldhaber, Ph.D. : Professeur émérite et chercheur en communication organisationnelle à l’Université d’État de New York à Buffalo (State University of New York at Buffalo, Department of Communication). Pionnier des audits de communication organisationnelle et auteur prolifique sur les systèmes d’information en entreprise.
  • Collaborateurs de l’ICA Communication Audit Committee (1977, 1978) : Collectif de méthodologues et de théoriciens comprenant notamment Gary Richetto, Harry Dennis, Michael Dennis, Donald Porter et d’autres chercheurs associés ayant collecté les normes organisationnelles nord-américaines initiales auprès de milliers de salariés répartis dans de multiples secteurs d’activité.
  • Earl E. McDowell, Ph.D. : Chercheur à l’Université du Minnesota (Department of Rhetoric), ayant étendu, validé et adapté les échelles dans le contexte spécifique des organisations de l’enseignement supérieur et des facultés universitaires (McDowell, 1985).

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’Échelle des relations de communication et échelle de réception de l’information est de fournir un instrument standardisé, fiable et économétriquement efficient pour mesurer la santé communicationnelle globale d’un écosystème de travail. Historiquement, l’évaluation des organisations reposait sur des indices de production macroscopiques, des métriques comptables ou des mesures de satisfaction générale très décontextualisées. Goldhaber et ses collaborateurs ont postulé dès 1977 que l’efficacité opérationnelle, la réduction du stress organisationnel et l’engagement psychologique des employés sont médiatisés de façon directe par la qualité perçue des interactions interpersonnelles et par l’adéquation qualitative et quantitative de l’information circulant des strates décisionnelles vers le personnel opérationnel.

Dans sa finalité clinique et organisationnelle, l’outil a été conçu pour diagnostiquer les goulets d’étranglement de l’information, identifier les ruptures de communication verticale (entre la base, les superviseurs directs et la direction exécutive), et cartographier les îlots d’aliénation ou de manque de pouvoir d’agir (disempowerment). En mesurant les relations de communication, l’échelle examine précisément si les salariés perçoivent leurs interactions avec l’autorité immédiate comme bienveillantes, transparentes et constructives, si la collaboration entre collègues de même niveau hiérarchique repose sur une confiance partagée, et si les messages émis par la haute hiérarchie sont jugés crédibles, sincères et alignés sur les réalités du terrain. Parallèlement, l’évaluation de la réception d’information quantifie le niveau de pertinence et d’accessibilité des données stratégiques, administratives et professionnelles dont le collaborateur a besoin pour exercer adéquatement ses fonctions.

Dans le domaine de la recherche académique en psychologie du travail et des organisations (psychologie I-O), ces deux échelles servent de variables explicatives ou régulatrices majeures. Elles permettent de modéliser des construits critiques tels que le désengagement professionnel, l’épuisement professionnel (burnout), le sentiment d’efficacité personnelle, la satisfaction au travail (job satisfaction), la citoyenneté organisationnelle (OCB) et l’intention de départ volontaire (turnover intentions). En isolant spécifiquement la perception de la communication, l’instrument dépasse la simple appréciation de l’ambiance de bureau pour cibler des processus sociocognitifs concrets : la rétroaction constructive, la reconnaissance des compétences, l’accès à la gouvernance locale et la réduction de l’ambiguïté de rôle.

5. Construit psychologique / Construct

L’instrument explore un méta-construit psychologique articulé en deux composantes fondamentales : la qualité de la relation de communication (qui renvoie au climat relationnel et à la confiance organisationnelle perçue) et la transparence/suffisance informationnelle (qui renvoie au sentiment de complétude cognitive par rapport aux missions professionnelles). Ce méta-construit se subdivise en cinq dimensions analytiques rigoureusement définies :

1. Relation avec le supérieur hiérarchique immédiat (Superviseur direct / Immediate Supervisor)

Cette dimension évalue la nature de la dyade hiérarchique proximale (par exemple, la relation entre un professeur et son directeur de département, ou entre un collaborateur et son responsable d’équipe). Elle s’opérationnalise à travers la confiance mutuelle, l’écoute active, l’honnêteté perçue, la chaleur interpersonnelle et l’encouragement par le feedback positif. Un score élevé reflète un leadership soutenant, fondé sur la justice interactionnelle et une communication descendante et ascendante fluide. À l’inverse, un score défavorable pointe vers un climat d’insécurité psychologique, de rétention d’écoute ou d’autoritarisme stérile.

2. Influence personnelle et participation décisionnelle (Personal Influence)

Cette composante mesure le sentiment d’agentivité, d’empowerment et d’inclusion organisationnelle de l’individu. Elle saisit le degré auquel l’employé perçoit que sa voix compte dans la prise de décision touchant ses conditions de travail directes, s’il a un impact tangible sur les opérations de son unité de rattachement et s’il contribue significativement à l’atteinte des objectifs stratégiques institutionnels. Ce construit est théoriquement corrélé à l’autonomie au travail et à la motivation intrinsèque.

3. Relations avec les pairs et collègues (Coworkers)

Cette sous-échelle évalue la communication horizontale ou latérale au sein de l’équipe de travail. Elle sonde la cohésion de groupe, la confiance interpersonnelle entre pairs, l’entente collective exempte de conflits destructeurs et la satisfaction globale dérivée des relations quotidiennes avec les collègues. Elle reflète le capital social interne et le support social perçu, deux tampons majeurs contre le stress au travail.

4. Confiance et perception de la direction générale (Top Management)

Cette sous-échelle mesure la légitimité perçue de l’autorité supérieure et la sincérité attribuée aux cadres dirigeants dans leurs canaux de communication institutionnels. Contrairement à la relation avec le superviseur immédiat, cette dimension capture un rapport impersonnel ou distancié à l’organisation, fortement influencé par la cohérence entre le discours managérial officiel et les décisions effectives (transparence perçue, intégrité et confiance institutionnelle).

5. Suffisance de l’information reçue (Receiver Information)

Considérée comme unidimensionnelle, cette échelle mesure l’amplitude cognitive du flux informationnel perçu par l’individu dans treize domaines critiques du travail : évaluation de sa propre performance, devoirs et responsabilités du poste, politiques organisationnelles, rémunération et avantages sociaux, impacts des mutations technologiques, gestion des erreurs départementales, critères de jugement, arbitrage des conflits, logiques décisionnelles, opportunités de promotion, évolutions programmatiques, insertion fonctionnelle globale et crises vécues par l’administration. Le construit reflète le degré auquel l’environnement de travail prévient le déficit d’information (générateur d’anxiété de rôle) ou la surcharge d’information non filtrée.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le développement de l’Échelle des relations de communication et échelle de réception de l’information s’inscrit au carrefour de trois traditions théoriques majeures de la psychologie des organisations et des sciences de l’information :

1. La théorie des systèmes ouverts et la perspective cybernétique

S’inspirant des travaux pionniers de Ludwig von Bertalanffy et de l’application de la théorie générale des systèmes aux organisations par Katz et Kahn (1966, 1978), Goldhaber et les concepteurs de l’ICA Communication Audit ont modélisé l’organisation comme un système ouvert d’échanges d’énergie et d’information. Dans ce paradigme, la communication n’est pas un simple échange épiphénoménal de signaux verbaux, mais le flux circulatoire central qui lie les sous-systèmes entre eux et régule l’entropie interne. Pour survivre et s’adapter, l’organisation dépend de boucles de rétroaction (feedback loops) ascendantes, descendantes et horizontales. Les déficits mesurés par l’échelle de réception de l’information traduisent des dysfonctionnements cybernétiques où les organes opérationnels sont privés des intrants nécessaires à leur autorégulation.

2. Le courant des Relations Humaines et l’École des Ressources Humaines

L’instrument repose également sur les postulats de l’école des relations humaines initiée par Elton Mayo, puis formalisée par Rensis Likert (Théorie des systèmes de gestion 1 à 4) et Douglas McGregor (Théorie X et Théorie Y). Likert soutenait que les organisations les plus performantes sont celles qui évoluent vers un modèle participatif (Système 4), caractérisé par une confiance totale entre supérieurs et subordonnés, des communications ascendantes et descendantes ouvertes, et une prise de décision décentralisée. Les dimensions du CRS (écoute, honnêteté, expression des désaccords sans crainte de représailles, influence dans les décisions) mesurent précisément le passage d’une structure autoritaire à un système interactif et collaboratif axé sur le bien-être et la dignité des travailleurs.

3. La théorie de l’échange leader-membre (LMX – Leader-Member Exchange)

Bien que formalisée parallèlement par Graen et ses collègues (Dansereau, Graen, & Haga, 1975 ; Graen & Uhl-Bien, 1995), la composante « relation avec le supérieur hiérarchique » de l’échelle anticipe les concepts cardinaux de la théorie LMX. Cette approche postule que les gestionnaires ne traitent pas tous les subordonnés de manière uniforme, mais développent des dyades d’échange différenciées. Les relations de haute qualité (in-group) se caractérisent par un niveau élevé de confiance réciproque, une communication ouverte, la reconnaissance des mérites et une marge de manœuvre accordée au subordonné. À l’opposé, les relations de basse qualité (out-group) se limitent au strict contrat de travail formel, générant distance et méfiance.

7. Validité / Validity

Les études de validation de l’outil, initiées dans le cadre des protocoles standardisés de l’International Communication Association et étendues par des chercheurs indépendants tels que McDowell (1985), apportent des preuves substantielles quant à la qualité métrique de ces deux échelles.

Validité de construit et validité factorielle

La validité de construit de la Communication Relationships Scale (CRS) a été initialement démontrée par des analyses en composantes principales (ACP) conduites sur des échantillons normatifs massifs de travailleurs organisationnels (Goldhaber et al., 1977, 1978). L’émergence constante de quatre composantes orthogonales ou obliques (superviseur immédiat, influence personnelle, collègues et direction générale) confirme que les répondants distinguent nettement la communication de proximité (superviseur et pairs) de la communication stratégique globale (top management), tout en isolant leur sentiment propre d’impact décisionnel (influence). Pour l’échelle de réception de l’information (RIS), les analyses factorielles révèlent une solution principalement unidimensionnelle, où les 13 items saturent fortement sur un même méta-facteur d’adéquation informationnelle générale.

Validité convergente et concurrente

Dans l’investigation empirique de McDowell (1985) menée auprès d’un échantillon de 300 enseignants-chercheurs d’une grande université du Midwest américain, la validité convergente des deux échelles a été étayée par des corrélations hautement significatives avec les indicateurs de satisfaction au travail et de climat institutionnel. Les corrélations entre la satisfaction envers la direction du département et la dimension « supérieur immédiat » du CRS se sont révélées robustes et positives. De même, les individus rapportant une réception adéquate de l’information stratégique (RIS élevé) ont manifesté des scores d’aliénation professionnelle substantiellement inférieurs et des niveaux de confiance envers l’administration significativement supérieurs.

Validité discriminante

La distinction empirique entre les quatre facteurs du CRS démontre une validité discriminante satisfaisante. Un salarié peut manifester une confiance totale envers son superviseur direct (score élevé sur la dimension 1) tout en éprouvant une profonde défiance envers la direction générale (score faible sur la dimension 4), ou inversement. De plus, la corrélation modérée observée entre la qualité relationnelle globale et le volume d’information perçu (RIS) prouve que ces deux échelles ne mesurent pas un simple artefact de satisfaction halo, mais bien deux facettes phénoménologiquement dissociables de l’environnement communicatif.

8. Fidélité / Reliability

La consistance interne des échelles a été mesurée de façon récurrente par le calcul du coefficient alpha de Cronbach (α), attestant d’une excellente précision de mesure dans les contextes professionnels et universitaires :

  • Échelle des relations de communication (CRS – 15 items) :
    • Sous-échelle 1 : Superviseur immédiat (Immediate Supervisor, items 1 à 7) : α = 0,94. Ce coefficient démontre une homogénéité remarquable des items explorant l’écoute, la franchise, la bienveillance et la reconnaissance par le supérieur direct.
    • Sous-échelle 2 : Influence personnelle (Personal Influence, items 8 à 10) : α = 0,81. Cette valeur reflète une excellente cohérence interne pour une sous-échelle brève de 3 items mesurant le pouvoir décisionnel.
    • Sous-échelle 3 : Collègues / Pairs (Coworkers, items 11 à 13) : α = 0,76. Ce résultat indique une fidélité tout à fait satisfaisante pour évaluer la dynamique horizontale au sein de l’équipe.
    • Sous-échelle 4 : Direction générale (Top Management, items 14 et 15) : α = 0,88. Malgré sa brièveté (2 items), cette sous-échelle présente une très forte intercorrélation axée sur la crédibilité institutionnelle.
  • Échelle de réception de l’information (RIS – 13 items) :
    • Structure unidimensionnelle globale : α = 0,88. Cette valeur témoigne d’une grande stabilité métrique lors de l’évaluation de la quantité et de la qualité des informations reçues touchant les facettes critiques du rôle professionnel.

Les données rapportées par McDowell (1985) sur l’échantillon de 300 professeurs universitaires confirment ces seuils de fidélité élevés, soulignant l’invariance métrique de l’instrument lorsqu’il est transféré d’entreprises industrielles et commerciales à des institutions académiques complexes.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

L’architecture interne des instruments a fait l’objet d’examens statistiques approfondis, principalement au moyen de l’analyse en composantes principales (ACP) avec rotations orthogonales (Varimax) et obliques (Oblimin) :

Structure factorielle de la Communication Relationships Scale (CRS)

L’extraction factorielle sur les 15 items de l’échelle des relations de communication dégage systématiquement 4 facteurs distincts selon le critère de Kaiser (valeurs propres supérieures à 1,00) et le test d’éboulis de Cattell (scree plot), expliquant cumulativement une part prépondérante de la variance totale :

  • Facteur I : Superviseur direct (Items 1 à 7) — Ce premier facteur extrait la plus forte proportion de variance. Les saturations des items y sont particulièrement élevées (généralement comprises entre 0,70 et 0,88). Il regroupe la satisfaction relationnelle avec le chef de département, la confiance, l’écoute active, l’honnêteté perçue, la convivialité, la capacité à exprimer des problèmes et la reconnaissance du travail accompli.
  • Facteur II : Influence personnelle (Items 8 à 10) — Ce facteur capture l’agentivité organisationnelle. Les items 8 (« voix au chapitre »), 9 (« influence sur les opérations ») et 10 (« contribution aux objectifs ») saturent spécifiquement sur cet axe avec des poids factoriels excédant 0,72, sans saturation croisée notable sur les autres dimensions.
  • Facteur III : Relations horizontales entre pairs (Items 11 à 13) — Ce facteur regroupe les énoncés évaluant la confiance envers les collègues, l’harmonie de l’équipe et la satisfaction dérivée de ces relations latérales, avec des saturations factorielles stables (0,65 à 0,82).
  • Facteur IV : Communication avec la haute administration (Items 14 et 15) — Les deux derniers items saturent fortement et de manière univoque sur une composante de confiance institutionnelle macroscopique et d’effort sincère de communication descendante (saturations > 0,80).

Structure factorielle de la Receiver Information Scale (RIS)

Concernant l’échelle d’information reçue (13 items), les analyses factorielles exploratoires concluent à une solution unidimensionnelle robuste. Bien que les thèmes abordés soient intrinsèquement diversifiés (évaluation personnelle, rémunération, changements technologiques, logiques décisionnelles, défaillances départementales), les items saturent de manière substantielle et cohérente sur un facteur général unique de « complétude informationnelle perçue ». Cela justifie méthodologiquement l’utilisation d’un score sommatif ou moyen global pour appréhender le niveau d’information du collaborateur.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’évaluation globale repose sur une passation papier-crayon ou informatisée, administrable individuellement ou en groupe. L’instrument complet s’organise selon les modalités techniques suivantes :

  • Typologie de l’instrument : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique (self-report inventory) standardisé.
  • Domaine d’application : Psychologie organisationnelle, audit de gestion, management des ressources humaines, sociologie des organisations, enseignement supérieur et santé au travail.
  • Nombre total d’items : 28 items combinés, répartis en deux sections autonomes :
    • Section 1 — Communication Relationships Scale (CRS) : 15 items répartis en 4 dimensions factorielles.
    • Section 2 — Receiving Information Scale (RIS) : 13 items formant une échelle unidimensionnelle.
  • Formats et échelles de réponse :
    • Pour la Communication Relationships Scale : Échelle de Likert à 5 points inversée :
      • 1 = Tout à fait d’accord (Strongly Agree)
      • 2 = D’accord (Agree)
      • 3 = Incertain / Indécis (Uncertain)
      • 4 = En désaccord (Disagree)
      • 5 = Tout à fait en désaccord (Strongly Disagree)
    • Pour la Receiving Information Scale : Échelle d’intensité de Likert en 5 points :
      • 1 = Très peu (Very Little)
      • 2 = Peu (Little)
      • 3 = Modérément (Some)
      • 4 = Beaucoup / Grandement (Great)
      • 5 = Énormément / Très grandement (Very Great)
  • Modalités de cotation et calcul des scores :
    • Pour le CRS, le système d’origine applique un codage où le score 1 correspond à l’accord le plus fort (perception la plus positive) et 5 au désaccord maximal. Lors des traitements statistiques contemporains, les chercheurs procèdent fréquemment à une recotation inversée (1 = Désaccord total à 5 = Accord total) afin d’aligner le sens vectoriel des scores sur l’intuition métrique standard (un score plus élevé traduisant une meilleure relation). Les scores peuvent être calculés par sous-échelles factorielles (moyennes des items respectifs) ou en score relationnel global.
    • Pour le RIS, les scores bruts sont sommés (plage de 13 à 65) ou moyennés (plage de 1 à 5). Un score moyen proche de 5 indique une perception d’information optimale, tandis qu’un score proche de 1 signale un état de pénurie informationnelle critique.
  • Durée moyenne de passation : Environ 8 à 12 minutes pour l’ensemble des deux sous-échelles.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de développement initial : 1977 (officialisation des normes organisationnelles par l’International Communication Association ; Goldhaber et al., 1977) ; publication et diffusion dans la littérature scientifique en 1978 (Goldhaber et al.) ; adaptations académiques publiées par McDowell en 1985.
  • Droits d’auteur et propriété intellectuelle : L’instrument relève historiquement des travaux de recherche conduits sous l’égide de l’International Communication Association (ICA). Le questionnaire standardisé fait partie du domaine public de la recherche universitaire (academic research fair use).
  • Conditions d’utilisation et politique tarifaire : L’utilisation des échelles à des fins de recherche fondamentale, d’études doctorales, de thèses ou d’évaluations universitaires non commerciales est entièrement libre et gratuite. Aucune redevance n’est due aux auteurs pour un usage purement académique. Les chercheurs doivent impérativement citer formellement les publications originales (Goldhaber et al., 1977, 1978 ; McDowell, 1985). Dans le cadre d’audits organisationnels marchands ou de déploiements au sein de progiciels commerciaux d’évaluation RH, une autorisation préalable ou le respect des politiques de distribution de l’ICA peut être requis.

12. Références / References

Les sources bibliographiques suivantes constituent les publications princeps et les validations empiriques clés relatives aux échelles de communication :

  • Dansereau, F., Jr., Graen, G., & Haga, W. J. (1975). A vertical dyad linkage approach to leadership within formal organizations: A longitudinal investigation of the role making process. Organizational Behavior and Human Performance, 13(1), 46–78. https://doi.org/10.1016/0030-5073(75)90005-7
  • Goldhaber, G. M., Dennis, H. S., Richetto, G. M., & Wiio, O. A. (1977). The ICA Communication Audit Survey Instrument: 1977 Organizational Norms. Paper presented at the 27th Annual Conference of the International Communication Association, Berlin, Germany. https://eric.ed.gov/?id=ED140375
  • Goldhaber, G. M., Dennis, H. S., Richetto, G. M., & Wiio, O. A. (1978). Organizational communication: 1978. Human Communication Research, 5(1), 79–96. https://doi.org/10.1111/j.1468-2958.1978.tb00624.x
  • Graen, G. B., & Uhl-Bien, M. (1995). Relationship-based approach to leadership: Development of leader-member exchange (LMX) theory of leadership over 25 years: Applying a multi-level multi-domain perspective. The Leadership Quarterly, 6(2), 219–247. https://doi.org/10.1016/1048-9843(95)90036-5
  • Katz, D., & Kahn, R. L. (1978). The social psychology of organizations (2nd ed.). John Wiley & Sons.
  • Likert, R. (1967). The human organization: Its management and value. McGraw-Hill.
  • McDowell, E. E. (1985). Faculty members’ perceptions of information adequacy and communication relationships in their world of work. Paper presented at the 71st Annual Meeting of the Speech Communication Association, Denver, CO. ERIC Document Reproduction Service No. ED 263 638. https://eric.ed.gov/?id=ED263638

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Response Scale: Scoring: 1 = Strongly Agree; 2 = Agree; 3 = Uncertain; 4 = Disagree; and 5 = Strongly Disagree.
Scoring Formula: Scoring: 1 = Strongly Agree; 2 = Agree; 3 = Uncertain; 4 = Disagree; and 5 = Strongly Disagree.
1

My relationship with the chair/head of my department is satisfying.
2

I trust my chair/head.
3

My chair/head listens to me.
4

My chair/head is honest with me.
5

My chair/head is friendly with his/her faculty members.
6

I can tell my chair/head when things are going wrong.
7

My chair/head praises me for a good job.
8

I have a say in decisions that affect my job.
9

I influence operations in my department.
10

I have a part in accomplishing my organization’s goals.
11

I trust my coworkers.
12

My coworkers get along with each other.
13

My relationship with my coworkers is satisfying.
14

I trust top management.
15

Top administrators are sincere in their efforts to communicate with faculty members.
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Looti, M. (2026, octobre 16). Échelle des relations de communication et échelle de réception de l’information. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-des-relations-de-communication-et-echelle-de-reception-de-l-information
Looti, Mohammed. “Échelle des relations de communication et échelle de réception de l’information.” Base de données de psychologie en français, 16 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-des-relations-de-communication-et-echelle-de-reception-de-l-information.
Looti, Mohammed. “Échelle des relations de communication et échelle de réception de l’information.” Base de données de psychologie en français. octobre 16, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-des-relations-de-communication-et-echelle-de-reception-de-l-information.