Échelle des perceptions de l’amour et du sexe

L’Échelle des perceptions de l’amour et du sexe (PLSS), développée par Hendrick et Hendrick (2002), est un instrument psychométrique validé mesurant les croyances individuelles sur les liens entre amour et sexualité à travers quatre dimensions fondamentales.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 17, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 17, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’Échelle des perceptions de l’amour et du sexe (en anglais, Perceptions of Love and Sex Scale ou PLSS), conçue et validée par les psychologues Clyde Hendrick et Susan S. Hendrick en 2002, constitue un instrument psychométrique novateur destiné à évaluer les croyances, attitudes et théories implicites des individus concernant l’interconnexion entre le sentiment amoureux et l’activité sexuelle au sein de leurs relations dyadiques. Historiquement, la recherche en psychologie sociale et en sexologie a eu tendance à aborder l’amour romantique et la sexualité comme deux domaines d’investigation distincts, isolant d’une part les processus affectifs d’attachement et d’autre part les comportements physiologiques et érotiques. La PLSS transcende cette scission théorique en opérationnalisant la manière dont les partenaires lient cognitivement et émotionnellement ces deux dimensions fondamentales de l’expérience humaine.

L’instrument comprend 17 items fondamentaux (issus d’une batterie initiale plus large de 27 items exploratoires) répartis en quatre sous-échelles validées empiriquement : (1) L’amour est le plus important (Love is Most Important), (2) Le sexe démontre l’amour (Sex Demonstrates Love), (3) L’amour précède le sexe (Love Comes Before Sex), et (4) Le déclin de la sexualité (Sex is Declining). Les participants répondent à l’aide d’une échelle de type Likert à 5 points allant de « Fortement en accord » (A) à « Fortement en désaccord » (E). Les études psychométriques princeps ont mis en évidence des indices de cohérence interne robustes (coefficients alpha de Cronbach généralement compris entre 0,71 et 0,86), une structure factorielle stable confirmée par des analyses factorielles exploratoires et confirmatoires, ainsi qu’une excellente validité convergente et divergente avec des construits connexes tels que les styles d’amour de Lee, la satisfaction relationnelle et la communication dans le couple. La PLSS est devenue une référence incontournable en recherche fondamentale sur les relations interpersonnelles, en thérapie de couple et en sexologie clinique.

2. Mots-clés / Keywords

Perceptions de l’amour et du sexe, PLSS, amour romantique, sexualité dyadique, psychométrie, satisfaction relationnelle, styles d’amour, psychologie du couple, Hendrick and Hendrick, intimité affective, intimité sexuelle, évaluation relationnelle.

3. Auteurs / Authors

L’instrument a été conceptualisé et validé empiriquement par deux figures majeures de la psychologie sociale des relations interpersonnelles :

  • Susan S. Hendrick, Ph.D. : Professeure émérite au Département des sciences psychologiques de la Texas Tech University (Lubbock, Texas, États-Unis). Ses travaux de recherche pionniers portent sur les relations de couple, la satisfaction conjugale, la théorie de l’attachement chez l’adulte et les interactions entre santé physique et dynamique affective. Elle a notamment développé la Relationship Assessment Scale (RAS).
  • Clyde Hendrick, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie et ancien doyen de la Graduate School à la Texas Tech University. Théoricien influent dans le champ de la cognition sociale, de la métrologie psychologique et de la psychologie de l’amour, il a collaboré pendant plusieurs décennies à la modélisation des styles d’amour (notamment via la célèbre Love Attitudes Scale ou LAS) et des attitudes sexuelles (Sexual Attitudes Scale).

Leurs travaux conjoints ont fourni une armature conceptuelle et méthodologique décisive pour l’étude empirique des dynamiques intimes contemporaines, intégrant perspectives évolutionnistes, cognitives et sociologiques.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de la Perceptions of Love and Sex Scale est de mesurer de manière standardisée et fiable les théories implicites et les croyances individuelles quant aux liens fonctionnels, causaux et temporels unissant l’amour et la sexualité au sein du couple. Durant la majeure partie du XXe siècle, un clivage épistémologique a dominé l’étude des relations intimes : les sexologues (comme Alfred Kinsey, William Masters et Virginia Johnson) se focalisaient prioritairement sur la mécanique corporelle, la fréquence des rapports et les dysfonctions orgasmiques, tandis que les psychologues sociaux (comme Zick Rubin, Ellen Berscheid ou Robert Sternberg) étudiaient l’attachement, l’engagement et l’affection idéalisée sans intégrer pleinement la vie sexuelle concrète des partenaires.

Hendrick et Hendrick (2002) ont développé la PLSS pour pallier ce morcellement conceptuel. L’outil répond à des impératifs scientifiques et pratiques précis :

  • Investigation empirique des modèles cognitifs relationnels : La PLSS permet d’analyser comment chaque partenaire conçoit l’articulation entre sentiment amoureux et désir érotique. Pour certains individus, le sexe n’a de sens que s’il est subordonné à l’amour ; pour d’autres, l’acte sexuel est l’expression suprême et la preuve tangible de l’amour ; pour d’autres encore, l’amour transcende et relègue au second plan l’activité physique.
  • Compréhension des décalages au sein de la dyade : Dans le champ de la recherche conjugale, l’incongruence entre les perceptions des deux partenaires constitue un puissant prédicteur de conflits. Lorsqu’un partenaire considère que « le sexe démontre l’amour » tandis que l’autre estime que « l’amitié et la communication sont infiniment supérieures au sexe », des malentendus chroniques peuvent émerger quant à la signification des refus sexuels ou des demandes de contact intime.
  • Applications en sexothérapie et thérapie de couple : En pratique clinique, l’échelle sert d’outil de psychoéducation et d’évaluation initiale. Elle aide les thérapeutes à cartographier les attentes mutuelles, à démystifier les représentations rigides et à comprendre pourquoi une baisse de libido est interprétée par un partenaire comme une rupture d’amour (dimension Sex Demonstrates Love) ou comme une simple évolution normale de l’intimité (dimension Love is Most Important).
  • Diagnostic de l’érosion du lien : Grâce à sa dimension spécifique évaluant le déclin concomitant de l’éloignement émotionnel et de la sexualité (Sex is Declining), la PLSS identifie précocement les trajectoires relationnelles à risque de dissolution.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par la PLSS relève de la psychologie cognitive et sociale appliquée aux relations proches. Il s’agit des schémas cognitifs dyadiques structurant l’expérience amoureuse et sexuelle. Ces schémas ne représentent pas de simples préférences comportementales, mais de véritables lentilles interprétatives à travers lesquelles les événements relationnels sont évalués. La structure factorielle de la PLSS comprend quatre dimensions fondamentales :

1. L’amour est le plus important (Love is Most Important)

Cette dimension reflète une conception selon laquelle le lien affectif global, l’amitié profonde, la communication et le soutien mutuel priment largement sur les composantes érotiques et physiques de la relation. L’activité sexuelle y est perçue comme un bonus appréciable ou un élément secondaire (« un petit morceau de l’ensemble »), incapable à lui seul de fonder ou de maintenir le partenariat. Les individus scoring haut sur cette dimension privilégient les aspects stables, sécurisants et compagnonniques du lien (proches de la notion de Storge ou d’amour bienveillant). En cas de contraintes temporelles ou d’aléas biologiques, ces personnes acceptent aisément que l’amour s’exprime par d’autres voies que l’intimité physique.

2. Le sexe démontre l’amour (Sex Demonstrates Love)

Cette sous-échelle conceptualise l’acte sexuel non pas comme une simple décharge physique ou un plaisir récréatif, mais comme le véhicule expressif privilégié et le baromètre par excellence de l’amour romantique. Pour les répondants adhérant à cette vision, les paroles affectueuses demeurent abstraites tant qu’elles ne sont pas corroborées par l’étreinte charnelle (« Le sexe prouve que nous nous aimons »). L’intimité physique et l’intimité émotionnelle sont jugées indissociables. Cette dimension est fréquemment corrélée au style d’amour Éros (passionné) : le désir corporel est ici interprété comme la manifestation la plus authentique de la dévotion amoureuse.

3. L’amour précède le sexe (Love Comes Before Sex)

Cette dimension renvoie à un schéma séquentiel et normatif concernant l’ordre d’apparition des composantes relationnelles. Selon cette croyance, l’émergence d’un attachement amoureux véritable, d’un respect mutuel et d’une sécurité affective constitue un prérequis indispensable avant de pouvoir s’engager dans la sexualité ou en jouir pleinement. Les relations où l’activité sexuelle précède le développement affectif sont perçues avec réticence ou méfiance. Cette vision s’inscrit dans les scénarios sexuels traditionnels et les orientations sociosexuelles restrictives, où l’engagement émotionnel protège la vulnérabilité liée au dévoilement corporel.

4. Le déclin de la sexualité (Sex is Declining)

Contrairement aux trois dimensions précédentes qui évaluent des croyances générales sur l’articulation amour-sexe, cette quatrième sous-échelle évalue l’expérience phénoménologique perçue d’une érosion synchronisée de la passion et de la connexion relationnelle. Elle mesure la prise de conscience que l’éloignement émotionnel (« drifting apart »), la diminution de la fréquence sexuelle, la disparition de l’excitation amoureuse initiale ou l’entrée dans une forme d’abstinence non choisie caractérisent la trajectoire actuelle du couple. Elle constitue un indicateur clinique direct de la détresse relationnelle et de la perte d’enthousiasme dyadique.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

La conception de la PLSS s’articule autour de trois grands piliers théoriques de la psychologie contemporaine :

La psychologie évolutionniste des stratégies reproductives

D’un point de vue évolutionniste (notamment développé par David Buss), l’amour romantique et le désir sexuel constituent deux systèmes motivationnels distincts mais fonctionnellement interconnectés. Le désir sexuel motive la recherche de partenaires et la reproduction, tandis que l’amour romantique (attachement à long terme et engagement de couple) favorise l’investissement parental biparental et la survie de la progéniture. Hendrick et Hendrick ont soutenu que, bien que ces systèmes possèdent des soubassements neurobiologiques partiellement indépendants (dopamine pour le désir, ocytocine et vasopressine pour l’attachement), les humains ont développé des métathéories cognitives pour coordonner ces deux pulsions, d’où l’importance de mesurer comment chaque individu conceptualise leur synergie.

La théorie de l’attachement chez l’adulte

Inspirée des travaux de John Bowlby et transposée aux relations amoureuses par Cindy Hazan et Phillip Shaver, la théorie de l’attachement éclaire profondément les sous-échelles de la PLSS. Les individus présentant un attachement sécure ont tendance à intégrer harmonieusement la sexualité et la tendresse affective, considérant le sexe comme un moyen naturel d’approfondir le lien sans négliger la communication (Sex Demonstrates Love et Love is Most Important équilibrés). En revanche, un attachement anxieux amène souvent l’individu à surinvestir la sexualité comme une réassurance compulsive de l’amour de l’autre, tandis qu’un profil évitant tend à dissocier radicalement la sexualité du lien affectif ou à constater un déclin rapide de l’investissement conjugal.

La théorie triangulaire de l’amour de Sternberg

Le modèle canonique de Robert Sternberg postule que l’amour se compose de trois sommets : l’intimité (proximité, partage émotionnel), la passion (attirance physique, sexualité) et l’engagement (décision de maintenir la relation). La PLSS explore la manière dont les individus conçoivent la géométrie de ce triangle : les dimensions Love is Most Important et Love Comes Before Sex privilégient l’intimité et l’engagement comme socles incontournables, reléguant la passion à un rôle dérivé ou secondaire, alors que la dimension Sex Demonstrates Love postule une interdépendance indissoluble entre passion et intimité.

La théorie des scénarios sexuels (Sexual Script Theory)

Développée par John Gagnon et William Simon, cette approche sociologique et psychologique suggère que les comportements sexuels ne sont pas dictés purement par des instincts biologiques, mais guidés par des scripts culturels, interpersonnels et intrapsychiques. La PLSS opérationnalise ces scripts en révélant les scénarios cognitifs individuels régissant l’admissibilité morale et émotionnelle de l’acte intime (par exemple, le script selon lequel l’amour doit impérativement précéder l’activité physique).

7. Validité / Validity

Les propriétés métrologiques de la PLSS ont été rigoureusement analysées lors de son étude de développement princeps (Hendrick & Hendrick, 2002) auprès d’échantillons universitaires et de jeunes adultes en couple :

Validité de construit et convergente

La validité convergente a été démontrée par des corrélations hautement significatives et théoriquement cohérentes avec plusieurs instruments de référence :

  • Styles d’amour (LAS – Love Attitudes Scale) : La sous-échelle Sex Demonstrates Love est corrélée positivement et fortement avec le style Éros (amour passionné, recherche d’intensité physique et émotionnelle) et négativement avec le style Ludus (amour jeu, détachement émotionnel, partenaires multiples). À l’inverse, Love Comes Before Sex présente des corrélations négatives marquées avec Ludus, confirmant que le besoin d’un amour préalable s’oppose au libertinage affectif.
  • Attitudes sexuelles (Sexual Attitudes Scale) : Les individus valorisant Love Comes Before Sex manifestent des scores élevés d’idéalisme relationnel et une faible adhésion à la permissivité sexuelle occasionnelle, illustrant une parfaite cohérence conceptuelle.
  • Satisfaction relationnelle (RAS – Relationship Assessment Scale) : Des scores élevés sur les dimensions Love is Most Important et Sex Demonstrates Love sont significativement associés à une satisfaction conjugale supérieure. Inversement, la dimension Sex is Declining présente une corrélation négative robuste avec la satisfaction globale du couple (r variant typiquement entre -0,45 et -0,60, p < 0,001), ce qui en fait un baromètre direct de détresse dyadique.

Validité discriminante

Les corrélations inter-facteurs au sein de la PLSS confirment que les quatre dimensions évaluent des composantes distinctes et non redondantes. Par exemple, la corrélation modérée entre Love is Most Important et Love Comes Before Sex montre que prioriser l’amitié sur le sexe n’est pas synonyme d’imposer un ordre chronologique strict avant le premier rapport. De plus, les analyses factorielles confirmatoires ont attesté que les scores de la PLSS ne se réduisent pas à un simple facteur général de désirabilité sociale.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’instrument a été évaluée sous l’angle de la cohérence interne et de la stabilité temporelle :

  • Cohérence interne (Alpha de Cronbach) : Dans les cohortes de validation originales de Hendrick et Hendrick (2002), les coefficients alpha de Cronbach obtenus pour les quatre sous-échelles ont démontré une excellente tenue psychométrique :
    • Love is Most Important (6 items) : α oscillant entre 0,74 et 0,81.
    • Sex Demonstrates Love (4 items) : α se situant entre 0,78 et 0,86.
    • Love Comes Before Sex (4 items) : α compris entre 0,71 et 0,77.
    • Sex is Declining (3 items) : α compris entre 0,73 et 0,80.

    Ces valeurs satisfont pleinement aux critères méthodologiques requis (seuil minimal de 0,70 selon Nunnally & Bernstein, 1994) pour des échelles de recherche fondamentale et d’évaluation descriptive.

  • Stabilité temporelle (Test-Retest) : Bien que les attitudes relationnelles puissent fluctuer en fonction des aléas de la vie de couple, les dimensions évaluant les valeurs fondamentales (Love is Most Important, Love Comes Before Sex) présentent une très forte stabilité sur des intervalles de 4 à 8 semaines (coefficients de corrélation intraclasse r > 0,75), reflétant des schémas cognitifs stables. La dimension Sex is Declining présente quant à elle une sensibilité attendue aux transitions de vie et aux crises dyadiques.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Le raffinement métrologique de la PLSS s’est appuyé sur une démarche combinant analyse factorielle exploratoire (AFE) et analyse factorielle confirmatoire (AFC) :

Structure exploratoire initiale

Lors de la phase de création, Hendrick et Hendrick ont généré une banque initiale de 27 items reflétant diverses conceptualisations populaires et cliniques de l’amour et de la sexualité. Une analyse en composantes principales (ACP) avec rotation oblique (Promax ou Oblimin) a été menée pour respecter les interrelations naturelles entre attitudes affectives. Le critère de Kaiser (valeurs propres > 1,0) associé à l’examen du diagramme de Cattell (scree test) a mis en évidence une solution optimale à quatre facteurs principaux, rendant compte de plus de 52 % de la variance totale expliquée.

Saturations et sélection des items

Les 17 items retenus dans la forme finale présentent des saturations primaires remarquablement propres :

  • Tous les items conservés affichent une saturation factorielle supérieure à 0,45 sur leur facteur théorique respectif (la plupart dépassant 0,60 à 0,75).
  • Les saturations secondaires (cross-loadings) sur d’autres facteurs demeurent négligeables (inférieures à 0,25), garantissant une netteté conceptuelle univoque.
  • L’item 11 (« For my partner and me, sex came first, followed by love ») sature de manière inverse et robuste sur le facteur Love Comes Before Sex, confirmant son statut d’item inversé indispensable à la balance du questionnaire.

Modélisation confirmatoire

Des analyses factorielles confirmatoires menées sur des échantillons indépendants ont validé l’adéquation du modèle quadri-factoriel. Les indices d’ajustement globaux satisfont aux standards contemporains : un ratio Chi-deux/degrés de liberté (χ²/df) inférieur à 2,5, un indice de Tucker-Lewis (TLI) et un indice d’ajustement comparatif (CFI) supérieurs à 0,93, ainsi qu’une erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) inférieure à 0,06. Ce modèle à quatre facteurs corrélés s’est avéré significativement supérieur à un modèle unifactoriel global ou à des solutions trifactorielles concurrentes.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (self-report inventory).
  • Population cible : Adultes et jeunes adultes (dès 18 ans) actuellement engagés dans une relation amoureuse. Des consignes spécifiques permettent également son administration à des individus célibataires (en se référant à leur dernière relation significative ou à leurs idéaux relationnels).
  • Nombre d’items : 17 items (version validée canonique).
  • Format de réponse : Échelle de type Likert à 5 points représentée par des lettres :
    • A = Strongly agree with the statement (Tout à fait d’accord)
    • B = Moderately agree with the statement (Modérément d’accord)
    • C = Neutral – neither agree nor disagree (Neutre / Ni d’accord ni en désaccord)
    • D = Moderately disagree with the statement (Modérément en désaccord)
    • E = Strongly disagree with the statement (Tout à fait en désaccord)
  • Cotation numérique et inversion :
    • Dans la cotation standard, les réponses sont codées de 1 à 5 : soit A = 5, B = 4, C = 3, D = 2, E = 1 (ou inversement selon le protocole de recherche). Traditionnellement, un score plus élevé reflète une adhésion plus forte à la dimension.
    • Item inversé : L’item 11 (« For my partner and me, sex came first, followed by love ») appartenant à la sous-échelle Love Comes Before Sex doit impérativement être inversé avant le calcul des scores (ex. une réponse A codée 5 devient 1 ; B codé 4 devient 2 ; C reste 3 ; D codé 2 devient 4 ; E codé 1 devient 5).
  • Calcul des sous-échelles : Les scores sont calculés par sous-échelle en faisant la moyenne ou la somme des items constitutifs :
    • Love Is Most Important : Items 8, 9, 10, 14, 15, 17.
    • Sex Demonstrates Love : Items 3, 4, 5, 7.
    • Love Comes Before Sex : Items 2, 6, 11 (inversé), 16.
    • Sex is Declining : Items 1, 12, 13.
  • Temps de passation : Environ 5 à 10 minutes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication princeps : 2002.
  • Détenteurs des droits : Hendrick & Hendrick (2002) et SAGE Publications (éditeurs du Journal of Social and Personal Relationships).
  • Conditions d’utilisation et droits d’auteur : L’instrument relève du régime standard des tests académiques à des fins de recherche non commerciale et d’enseignement. Les chercheurs, cliniciens et universitaires sont autorisés à reproduire et administrer la PLSS sous réserve de citer scrupuleusement la publication de référence originale (Hendrick & Hendrick, 2002).
  • Coût : L’accès au questionnaire à des fins scientifiques est gratuit. Aucun paiement de royalties n’est requis pour une utilisation non commerciale. Les adaptations commerciales ou intégrations logicielles privées requièrent l’autorisation préalable de l’éditeur scientifique.

12. Références / References

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Scoring Formula: SCORING KEY
1

My partner and I are drifting apart, and the sex is declining.
2

My partner and I wouldn’t have had sex if we didn’t love each other.
3

Sex shows our love for each other.
4

For my partner and me, love and sex cannot be separated
5

When we have sex, it proves that we love each other.
6

We had to love each other before we could really enjoy being sexual with each other.
7

Words tell us we love each other, but sex shows us we love each other.
8

For us, sex is secondary to the friendship aspects of our relationship.
9

For me partner and me, sex is not necessary but it can make our love stronger.
10

My partner and I love each other for many reasons other than sex.
11

For my partner and me, sex came first, followed by love. R
12

We love each other and are comfortable together, but the excitement of being “in love” has decreased.
13

We were sexual at the beginning of our relationship, but now we are abstinent.
14

We don’t always have time for sex, but it is important to show love in other ways.
15

For my partner and me, communication is more important than physical affection.
16

For my partner and me, love came first, followed by sex.
17

For us, the physical aspect is a small part of the whole of our relationship.
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Looti, M. (2026, octobre 17). Échelle des perceptions de l’amour et du sexe. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-des-perceptions-de-lamour-et-du-sexe
Looti, Mohammed. “Échelle des perceptions de l’amour et du sexe.” Base de données de psychologie en français, 17 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-des-perceptions-de-lamour-et-du-sexe.
Looti, Mohammed. “Échelle des perceptions de l’amour et du sexe.” Base de données de psychologie en français. octobre 17, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-des-perceptions-de-lamour-et-du-sexe.