Échelle des motivations et comportements compensatoires de santé

Découvrez l’Échelle des motivations et comportements compensatoires de santé (CHMB Scale, Sedemedes et al., 2023) : propriétés psychométriques, structure factorielle, cadre théorique et items officiels.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 14, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 14, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Échelle des motivations et comportements compensatoires de santé (en anglais, Compensatory Health Motivations and Behaviors Scale ou CHMB Scale), élaborée par Sedemedes et ses collaborateurs en 2023, constitue un instrument psychométrique novateur conçu pour évaluer et quantifier les dynamiques cognitives, motivationnelles et comportementales de compensation associées à la gestion pondérale et aux apports alimentaires. Initialement dérivé d’un ensemble de 34 items adaptés de l’échelle des comportements de « drunkorexia » de Ward et Galante (2015), cet outil a fait l’objet d’une sélection rigoureuse afin d’isoler les composantes spécifiques de la régulation comportementale en santé.

L’instrument se compose d’une structure factorielle à quatre dimensions distinctes mais interdépendantes : les motivations sous-jacentes à la compensation (Motivations for using compensation), les comportements compensatoires spécifiquement liés à la nutrition (Food-related CHBs), l’usage compensatoire lors d’événements exceptionnels ou festifs (Compensatory use for special occasions), et l’usage compensatoire généralisé incluant l’activité physique (General compensatory use). Les items sont évalués au moyen d’une échelle de réponse de type Likert en 5 points.

Validée auprès d’un échantillon représentatif d’adultes canadiens, l’échelle CHMB démontre d’excellentes propriétés psychométriques. L’alpha de Cronbach pour les différentes sous-échelles oscille entre 0,776 et 0,882, attestant d’une cohérence interne robuste. L’analyse factorielle exploratoire (AFE) avec rotation oblique promax et l’analyse factorielle confirmatoire (AFC) corroborent la validité structurelle du modèle à quatre facteurs de premier ordre, satisfaisant aux critères méthodologiques les plus exigeants de la littérature (notamment les indices CFI, GFI, SRMR et RMSEA documentés par Hu & Bentler, 1999). Les analyses de validité convergente et divergente indiquent une corrélation modérée et théoriquement attendue avec la restriction cognitive alimentaire (cognitive restraint), confirmant que l’échelle saisit des processus distincts des troubles des conduites alimentaires cliniquement caractérisés tout en mesurant avec acuité les stratégies d’autorégulation corporelle.

2. Mots-clés / Keywords

Comportements compensatoires de santé, motivations de compensation, régulation pondérale, restriction cognitive, comportements alimentaires, culpabilité alimentaire, activité physique compensatoire, psychométrie, analyse factorielle confirmatoire, autorégulation, échelle CHMB, santé publique.

3. Auteurs / Authors

L’échelle CHMB a été développée et validée par une équipe multidisciplinaire de chercheurs en psychologie, nutrition et sciences de la santé :

  • Kalista Sedemedes : Département de psychologie, Université Concordia, Montréal, Québec, Canada.
  • Bärbel Knäuper : Département de psychologie, Université McGill, Montréal, Québec, Canada.
  • Gentiana Sadikaj : Département de psychologie, Université McGill, Montréal, Québec, Canada.
  • Trista Yue Yuan : Faculté des systèmes terrestres et alimentaires, Alimentation, nutrition et santé, Université de la Colombie-Britannique, Vancouver, Colombie-Britannique, Canada.
  • Carsten Wrosch : Département de psychologie, Université Concordia, Montréal, Québec, Canada.
  • Sylvia Santosa : Département de santé, kinésiologie et physiologie appliquée, Université Concordia, Montréal, Québec, Canada.
  • Angela S. Alberga : Département de santé, kinésiologie et physiologie appliquée, Université Concordia, Montréal, Québec, Canada.
  • Lisa Kakinami (Auteure correspondante) : École de santé et Département de mathématiques et statistiques, Université Concordia, Montréal, Québec, Canada. Courriel : [email protected].

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de la Compensatory Health Motivations and Behaviors (CHMB) Scale est d’opérationnaliser et de quantifier de manière standardisée les croyances, motivations et comportements compensatoires adoptés par les individus pour prévenir la prise de poids ou atténuer les répercussions physiologiques et psychologiques perçues d’un excès alimentaire. Dans les sociétés contemporaines caractérisées par un environnement obésogène et une prévalence élevée de la culture des régimes, les individus sont fréquemment confrontés à des tensions entre le plaisir hédonique de consommer des aliments denses en calories et la volonté d’adhérer aux normes sanitaires ou esthétiques de minceur.

Historiquement, les comportements compensatoires ont été quasi exclusivement étudiés sous l’angle de la psychopathologie lourde, au travers du prisme des troubles du comportement alimentaire (TCA) tels que la boulimie nerveuse ou l’anorexie mentale de type hyperphagique/purgatif, où la compensation se manifeste par des vomissements provoqués, l’abus de laxatifs ou de diurétiques. Parallèlement, des phénomènes émergents comme la « drunkorexia » (restriction calorique délibérée avant la consommation d’alcool) ont mis en lumière l’existence de pratiques compensatoires chez des populations non cliniques.

Néanmoins, il existait une lacune théorique et empirique majeure concernant les comportements compensatoires non purgatifs dits « normatifs » ou « subcliniques » au sein de la population générale, tels que l’alternance entre des apports caloriques excessifs et des phases compensatoires de jeûne intermittent, de restriction ciblée en glucides ou d’exercices physiques accrus. L’échelle CHMB a été conçue pour combler ce vide en fournissant un outil psychométrique valide permettant de différencier les motivations (pourquoi compense-t-on : culpabilité, santé, calories) des comportements effectifs (comment compense-t-on : réduction des glucides, saut de repas, exercice), tout en prenant en considération les contextes temporels et situationnels (périodes régulières versus événements exceptionnels comme les vacances et les festivités).

Sur le plan des applications cliniques et de la recherche en psychologie de la santé, l’échelle permet d’identifier les profils d’individus à risque d’entrer dans un cycle vicieux de restriction-culpabilité-compensation, susceptible de dégénérer en désinhibition alimentaire chronique ou en trouble des conduites alimentaires formel. Elle offre également aux cliniciens et nutritionnistes un instrument diagnostique fin pour adapter les thérapies cognitivo-comportementales et les interventions de pleine conscience alimentaire (mindful eating).

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par l’échelle CHMB repose sur l’interaction dynamique entre les processus motivationnels internes et les stratégies comportementales externes de compensation pondérale. La structure multidimensionnelle de l’échelle s’articule autour de quatre axes majeurs :

1. Les motivations à l’utilisation de la compensation (Motivations for Using Compensation)

Cette dimension évalue les déterminants psychologiques et affectifs qui incitent un individu à planifier ou à engager des actions compensatoires après avoir consommé des aliments perçus comme « malsains » (unhealthy) ou avoir mangé en quantité supérieure à ce qui était prévu. Deux sous-mécanismes fondamentaux se distinguent au sein de ce facteur :

  • La régulation de l’affect négatif et de la culpabilité : L’acte compensatoire fonctionne comme un mécanisme d’échappement émotionnel visant à soulager l’affect négatif et l’inconfort moral suscités par la transgression d’une règle diététique intériorisée.
  • La surveillance pondérale et calorique : Une focalisation cognitive rigide sur la balance énergétique, motivée par la peur de la prise de poids ou le désir de préserver un statut de santé perçu.

2. Les comportements compensatoires liés à l’alimentation (Food-Related CHBs)

Ce facteur opérationnalise les modalités comportementales directes appliquées au bol alimentaire pour contrebalancer un excès planifié ou déjà survenu. Il englobe des stratégies de restriction quantitative et qualitative :

  • La restriction ciblée en macronutriments : Réduction drastique ou éviction des glucides avant ou après un repas copieux.
  • L’omission de repas : Le saut délibéré d’un repas principal (petit-déjeuner ou déjeuner) dans le but d’« amortir » la charge calorique d’un autre repas.
  • La restriction calorique anticipatoire ou rétroactive : Réduction globale de l’apport énergétique global sur une période délimitée.

3. L’usage compensatoire lors d’occasions spéciales (Compensatory Use for Special Occasions)

Ce construit explore l’impact des contextes sociaux festifs et des ruptures de routine sur l’engagement compensatoire. Les célébrations familiales, les repas d’affaires, les anniversaires ou les séjours de vacances représentent des environnements stimulants où la pression sociale et la disponibilité alimentaire favorisent la surconsommation hédonique. Les individus présentant un score élevé sur cette dimension déploient des comportements de compensation spécifiques et conditionnés par l’anticipation ou la survenue de ces événements festifs.

4. L’usage compensatoire général (General Compensatory Use)

Cette dimension capture la tendance générale et routinière à recourir à des mécanismes régulateurs après des transgressions alimentaires, incluant notamment la compensation par l’activité physique. Contrairement à la dépense énergétique associée au simple plaisir du mouvement, l’exercice est ici instrumentalisé comme une modalité calorifique réparatrice (dépenser activement ce qui a été indûment ingéré).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’échelle CHMB s’inscrit au carrefour de plusieurs modèles cardinaux de la psychologie de la santé, de la psychologie cognitive et des sciences du comportement alimentaire :

Le modèle des croyances compensatoires en santé (Compensatory Health Beliefs Model)

Théorisé initialement par Knäuper et ses collègues (2004), le modèle des Compensatory Health Beliefs (CHB) postule que les individus soutiennent fréquemment la croyance selon laquelle les conséquences néfastes d’un comportement à risque ou indulgeant (ex. consommer un gâteau riche en graisses et en sucres) peuvent être neutralisées ou compensées par l’adoption subséquente ou préalable d’un comportement sain (ex. faire du sport ou jeûner le lendemain). Bien que ces croyances permettent de réduire la dissonance cognitive ressentie lors d’une entorse à ses propres objectifs de santé (Festinger, 1957), elles échouent souvent à se traduire par des comportements réels efficaces, ou génèrent au contraire un dysfonctionnement comportemental en facilitant des épisodes récurrents d’excès justifiés par une compensation future illusoire.

Le modèle cognitivo-comportemental de la restriction alimentaire (Restraint Theory)

Développée par Herman et Polivy (1975, 1980), la théorie de la restriction cognitive met en évidence le paradoxe de la diète : les personnes qui imposent un contrôle cognitif rigide sur leur apport alimentaire finissent souvent par céder à des épisodes de désinhibition alimentaire (effet de brèche ou effet « foutu pour foutu ») dès lors que leur contrôle volontaire est court-circuité par le stress, l’alcool ou un écart perçu. L’échelle CHMB s’articule directement avec ce cadre en mesurant les mécanismes réparateurs mis en branle précisément après la rupture de cette restriction.

La théorie de l’autodétermination et les motivations extrinsèques

Dans la perspective de la théorie de l’autodétermination (Deci & Ryan, 2000), les motivations évaluées par la sous-échelle dédiée reflètent principalement une régulation introjectée : les comportements ne sont pas guidés par le plaisir intrinsèque ou des valeurs sanitaires harmonieusement intégrées, mais par la culpabilité, l’anxiété corporelle et le besoin impérieux de maintenir une estime de soi contingente à l’apparence physique et au contrôle du poids.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de l’échelle CHMB a été établie rigoureusement par Sedemedes et al. (2023) à travers de multiples analyses quantitatives conduites auprès d’un échantillon représentatif de la population adulte canadienne :

Validité de contenu et développement des items

La création de la réserve initiale d’items s’est appuyée sur un questionnaire ouvert visant à répertorier l’éventail des pratiques compensatoires dans la vie quotidienne, combiné à l’adaptation de 34 items issus de l’échelle de comportements de « drunkorexia » de Ward et Galante (2015). Les items redondants, ambigus ou présentant de faibles saturations factorielles ont été systématiquement éliminés pour aboutir à une version épurée et robuste.

Validité convergente

La validité convergente a été démontrée par l’analyse des relations entre les quatre facteurs de la CHMB Scale et la restriction cognitive (cognitive restraint), un construit central évalué au moyen d’instruments étalonnés tels que le Three-Factor Eating Questionnaire (TFEQ). Les régressions linéaires multiples contrôlant pour l’âge et le sexe ont confirmé que des niveaux élevés de comportements et motivations compensatoires sont significativement associés à une restriction cognitive accrue.

Les corrélations univariées non ajustées entre les sous-échelles de la CHMB et la restriction cognitive se sont révélées modérément positives (variant généralement entre r = 0,35 et r = 0,55, p < 0,001). Ce niveau de corrélation modéré est optimal : il démontre une convergence théorique indéniable (les personnes qui compensent exercent une surveillance cognitive de leur alimentation) tout en prévenant toute redondance conceptuelle.

Validité discriminante

La validité discriminante a été étayée par l’absence de colinéarité excessive avec l’indice de masse corporelle (IMC) et par le fait que l’échelle distingue adéquatement la compensation motivationnelle saine (visant le maintien d’un équilibre physiologique) des compulsions de purge observées dans les pathologies psychiatriques sévères. L’instrument capture une variance explicative unique quant à la régulation de l’apport en macronutriments et aux perturbations affectives induites par les repas riches.

8. Fidélité / Reliability

L’évaluation de la fidélité de l’échelle CHMB démontre une excellente précision de mesure et une remarquable homogénéité des items composant chaque dimension :

Cohérence interne

La cohérence interne a été examinée à l’aide des coefficients de l’alpha de Cronbach (α) pour chacune des sous-échelles factorielles au sein de l’échantillon normatif canadien :

  • Motivations à la compensation (Items 1 à 8) : α = 0,882, reflétant une consistance interne très élevée sans signe d’hyper-spécificité des énoncés.
  • Comportements alimentaires compensatoires (Items 9 à 13) : α = 0,824, démontrant une fidélité robuste pour la mesure des restrictions en glucides et calories.
  • Compensation pour occasions spéciales (Items 14 à 17) : α = 0,851, indiquant une forte cohérence des réponses contextuelles (vacances, célébrations).
  • Usage compensatoire général (Items 18 à 21) : α = 0,776, un coefficient satisfaisant dépassant largement le seuil standard d’acceptabilité fixé à 0,70.

Stabilité et erreur de mesure

Les indices de corrélation inter-items au sein de chaque sous-échelle se situent dans la fourchette recommandée de 0,30 à 0,70, garantissant que les items mesurent bien les mêmes facettes du construit sans être de simples paraphrases les uns des autres. L’erreur standard de mesure (SEM) demeure faible, assurant aux chercheurs une excellente sensibilité au changement lors d’interventions longitudinales.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La vérification de l’architecture psychométrique de l’échelle CHMB a reposé sur une démarche combinant analyse factorielle exploratoire (AFE) et analyse factorielle confirmatoire (AFC) :

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Une AFE a d’abord été appliquée au pool d’items retenus. En raison de l’interdépendance conceptuelle attendue entre les dimensions de compensation, une rotation oblique de type promax a été privilégiée. L’examen du graphique d’éboulis (scree plot) de Cattell et des valeurs propres supérieures à 1 (critère de Kaiser-Guttman) a révélé sans ambiguïté une solution optimale à quatre facteurs, rendant compte d’une part substantielle de la variance totale expliquée.

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

Afin de valider cette structure empirique, plusieurs modèles théoriques ont été testés et comparés par modélisation en équations structurelles :

  • Modèle 1 : Modèle unidimensionnel global (tous les items saturant sur un seul facteur général de compensation).
  • Modèle 2 : Modèle à 4 facteurs corrélés de premier ordre.
  • Modèle 3 : Modèle hiérarchique de second ordre avec un facteur général de compensation chapeautant les quatre dimensions.
  • Modèle 4 : Modèle bifactoriel alternatif.

Les indices d’ajustement globaux obtenus pour le modèle final retenu (Modèle 2 : quatre facteurs de premier ordre) répondent rigoureusement aux critères méthodologiques stricts de Hu et Bentler (1999) :

  • CFI (Comparative Fit Index) : > 0,95
  • GFI (Goodness-of-Fit Index) : > 0,90
  • SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : < 0,06
  • RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : ≤ 0,05 (avec intervalle de confiance à 90 % étroit)
  • NFI (Bentler-Bonett Normed Fit Index) : > 0,92

Bien que les modèles hiérarchiques de second ordre aient présenté des ajustements comparables, les auteurs ont retenu la structure de premier ordre (Modèle 2) pour des raisons de parcimonie, de clarté interprétative et de granularité clinique, permettant d’étudier de manière indépendante les motivations psychologiques et les différentes typologies de comportements compensatoires.

10. Instrument de mesure / Instrument

Les caractéristiques opérationnelles de la Compensatory Health Motivations and Behaviors Scale sont résumées ci-dessous :

  • Type d’instrument : Questionnaire auto-administré (inventaire psychologique).
  • Format d’administration : Électronique (en ligne via plateformes d’enquêtes sécurisées) ou papier-crayon.
  • Nombre d’items : Instrument standardisé composé de 21 items d’évaluation (dont 17 items fondamentaux décrits dans l’analyse factorielle principale).
  • Échelle de réponse : Échelle de Likert en 5 points (de 1 = Pas du tout d’accord / Jamais à 5 = Tout à fait d’accord / Toujours selon la modalité de passation contextuelle standard). All 17 items of the CHMB Scale are rated on a 5-point Likert scale.
  • Structure des sous-échelles :
    • Facteur 1 : Motivations for Using Compensation (Items 1 à 8)
    • Facteur 2 : Food-Related Compensatory Health Behaviors (Items 9 à 13)
    • Facteur 3 : Compensatory Use for Special Occasions (Items 14 à 17)
    • Facteur 4 : General Compensatory Use (Items 18 à 21)
  • Règles de cotation :
    • Aucun item n’est inversé (aucun score inversé).
    • Le score de chaque sous-échelle s’obtient en calculant la moyenne arithmétique des items correspondants (score oscillant entre 1,00 et 5,00).
    • Un score composite global CHMB peut être calculé par la moyenne de l’ensemble des items pour fournir un indicateur général de la tendance compensatoire.
  • Temps de passation : Environ 4 à 6 minutes.
  • Population cible : Adultes (hommes et femmes âgés de 18 ans et plus).

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication : 2023.
  • Droits d’auteur et propriété intellectuelle : Détenus par les auteurs (Sedemedes et al.) et Elsevier Ltd. dans le cadre de la publication dans la revue Appetite.
  • Statut commercial : Non commercial. L’échelle est un instrument académique à libre accès pour la recherche scientifique et la pratique clinique non lucrative.
  • Frais d’utilisation : Gratuit (aucun honoraire ni redevance).
  • Modalités d’autorisation : Pour toute utilisation formelle, adaptation ou traduction transculturelle, il convient d’adresser une demande par courriel à l’auteure correspondante, la Dre Lisa Kakinami ([email protected]), Université Concordia, Montréal.

12. Références / References

Les références bibliographiques suivantes fournissent les fondements théoriques et méthodologiques de l’échelle CHMB en conformité avec les normes APA (7e édition) :

  • Abdella, H. M., El Farssi, H., Broom, D. R., Hadden, D. A., & Dalton, C. F. (2019). Eating behaviours and food cravings; influence of age, sex, BMI and FTO genotype. Nutrients, 11(2), 377. https://doi.org/10.3390/nu11020377
  • Deci, E. L., & Ryan, R. M. (2000). The « what » and « why » of goal pursuits: Human needs and the self-determination of behavior. Psychological Inquiry, 11(4), 227–268. https://doi.org/10.1207/S15327965PLI1104_01
  • Festinger, L. (1957). A theory of cognitive dissonance. Stanford University Press.
  • Herman, C. P., & Polivy, J. (1980). Restrained eating. In A. J. Stunkard (Ed.), Obesity (pp. 208–225). W.B. Saunders.
  • Hu, L. t., & Bentler, P. M. (1999). Cutoff criteria for fit indexes in covariance structure analysis: Conventional criteria versus new alternatives. Structural Equation Modeling: A Multidisciplinary Journal, 6(1), 1–55. https://doi.org/10.1080/10705519909540118
  • Keskitalo, K., Tuorila, H., Spector, T. D., Cherkas, L. F., Shen, T., & Silventoinen, K. (2008). Same genetic components underlie different aspects of restrained eating: A study of female twins. The American Journal of Clinical Nutrition, 88(3), 597–602. https://doi.org/10.1093/ajcn/88.3.597
  • Knäuper, B., Rabiau, M., Cohen, O., & Patriciu, N. (2004). Compensatory health beliefs: Scale development and psychometric properties. Psychology & Health, 19(5), 607–624. https://doi.org/10.1080/0887044042000196737
  • Masterson, T. D., Kirwan, C. B., Davidson, L. E., & LeCheminant, J. D. (2019). Neural reactivity to visual food stimuli is reduced in some areas of the brain during weight loss maintenance compared to after recent weight loss. Appetite, 137, 212–221. https://doi.org/10.1016/j.appet.2019.03.003
  • Philpot, B., Garnett, S. P., Baur, L. A., & Cowell, C. T. (2015). Confirmatory factor analysis of the Dutch Eating Behaviour Questionnaire in Australian adolescents. European Journal of Clinical Nutrition, 69(6), 754–756. https://doi.org/10.1038/ejcn.2014.288
  • Sedemedes, K., Knäuper, B., Sadikaj, G., Yuan, T. Y., Wrosch, C., Santosa, S., Alberga, A. S., & Kakinami, L. (2023). Compensatory health motivations and behaviors scale: Development, evaluation, psychometric properties and a preliminary validation. Appetite, 191, Article 107075. https://doi.org/10.1016/j.appet.2023.107075
  • Ward, R. M., & Galante, M. (2015). The drunkorexia motivations and behaviors scale: Development and initial validation. Journal of American College Health, 63(7), 444–453. https://doi.org/10.1080/07448481.2015.1015024

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale: All 17 items of the CHMB Scale are rated on a 5-point Likert scale.

  1. I compensate for eating unhealthy food because I want to prevent weight gain.
  2. I compensate for eating unhealthy food to feel less guilty about eating it.
  3. I compensate for eating more than intended to prevent weight gain.
  4. I compensate for eating more than intended to feel less guilty.
  5. I compensate for eating unhealthy food to stay healthy.
  6. I compensate for eating unhealthy food because I am concerned about my calorie intake.
  7. I compensate for eating more than intended because I am concerned about my calorie intake.
  8. I compensate for eating more than intended to stay healthy.
  9. When I plan to eat more or unhealthier than usual, I eat fewer carbohydrates before or after.
  10. When I plan to eat more or unhealthier than usual, I skip a meal before or after.
  11. When I plan to eat more or unhealthier than usual, I eat fewer calories before or after.
  12. When I eat more or unhealthier than intended, I eat fewer carbohydrates afterward.
  13. When I eat more or unhealthier than intended, I eat fewer calories afterward.
  14. I compensate for eating more than intended when I celebrate special occasions.
  15. I compensate for eating unhealthy food when I celebrate special occasions.
  16. I compensate for eating more than intended when I go on vacation.
  17. I compensate for eating unhealthy food when I go on vacation.
  18. When I eat more or unhealthier than intended, I engage in more physical activity afterward.
  19. When I plan to eat more or unhealthier than usual, I engage in more physical activity before or after.
  20. I compensate for eating more than intended in general.
  21. I compensate for eating unhealthy food in general.
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Looti, M. (2026, octobre 14). Échelle des motivations et comportements compensatoires de santé. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-des-motivations-et-comportements-compensatoires-de-sante
Looti, Mohammed. “Échelle des motivations et comportements compensatoires de santé.” Base de données de psychologie en français, 14 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-des-motivations-et-comportements-compensatoires-de-sante.
Looti, Mohammed. “Échelle des motivations et comportements compensatoires de santé.” Base de données de psychologie en français. octobre 14, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-des-motivations-et-comportements-compensatoires-de-sante.