Échelle des expériences dans les relations proches – Version abrégée (ECR-S)

L’Échelle des expériences dans les relations proches – Version abrégée (ECR-S) est un outil psychométrique de 12 items mesurant l’anxiété et l’évitement d’attachement chez l’adulte dans les relations amoureuses.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 16, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 16, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’Échelle des expériences dans les relations proches – Version abrégée (Experiences in Close Relationships Scale – Short Form, ECR-S ; Wei et al., 2007) est un instrument psychométrique auto-rapporté composé de 12 items, conçu pour évaluer les dimensions fondamentales de l’attachement amoureux chez l’adulte. Dérivée de la version princeps à 36 items développée par Brennan, Clark et Shaver (1998), l’ECR-S préserve l’architecture théorique bidimensionnelle modélisant le style d’attachement sur deux continuums orthogonaux : l’anxiété liée à l’attachement (Attachment Anxiety) et l’évitement lié à l’attachement (Attachment Avoidance), chacun étant mesuré par 6 items dédiés.

Les répondants évaluent leur degré d’accord avec chaque énoncé à l’aide d’une échelle de type Likert en 7 points, s’étendant de 1 (« Pas du tout d’accord » / Strongly disagree) à 7 (« Tout à fait d’accord » / Strongly agree). Sur le plan psychométrique, l’instrument présente d’excellentes propriétés : les analyses factorielles confirmatoires appuient la structure à deux facteurs distincts, avec une corrélation inter-facteurs faible (r = 0,19), confirmant la quasi-indépendance des dimensions. La cohérence interne est robuste, avec des coefficients alpha de Cronbach rapportés de 0,78 pour l’anxiété et de 0,84 pour l’évitement dans l’échantillon de validation initial, assortis d’une remarquable stabilité test-retest sur un mois (r = 0,80 à 0,82) et six mois. L’ECR-S démontre une validité de construit, convergente et discriminante équivalente à la version longue, ce qui en fait un outil privilégié pour la recherche épidémiologique, les protocoles longitudinaux et l’évaluation clinique rapide de la régulation affective interpersonnelle.

2. Mots-clés / Keywords

Attachement adulte, ECR-S, anxiété d’attachement, évitement de l’attachement, relations amoureuses, psychométrie, modèles opérants internes, régulation émotionnelle, validité factorielle, fidélité test-retest, détresse relationnelle, évaluation clinique.

3. Auteurs / Authors

L’échelle ECR-S a été développée et validée par une équipe de chercheurs en psychologie clinique et du conseil de l’Université d’État de l’Iowa et de l’Université du Tennessee :

  • Meifen Wei, Ph.D. — Département de psychologie, Iowa State University, Ames, Iowa, États-Unis. Spécialiste de la théorie de l’attachement adulte, de la régulation des émotions et des relations interpersonnelles. Courriel : [email protected].
  • Daniel W. Russell, Ph.D. — Département du développement humain et des études familiales, Iowa State University, Ames, Iowa, États-Unis. Expert en méthodologie quantitative, modélisation par équations structurelles et psychométrie appliquée.
  • Brent Mallinckrodt, Ph.D. — Département de psychologie, University of Tennessee, Knoxville, Tennessee, États-Unis. Chercheur émérite sur l’alliance thérapeutique, l’attachement adulte et les processus en psychothérapie.
  • David L. Vogel, Ph.D. — Département de psychologie, Iowa State University, Ames, Iowa, États-Unis. Spécialiste de la stigmatisation de l’aide psychologique et des dynamiques communicationnelles de couple.

4. Objectif / Purpose

L’objectif premier de la version courte ECR-S est de pallier les contraintes méthodologiques inhérentes à l’utilisation de l’échelle originale à 36 items (ECR ; Brennan et al., 1998), tout en préservant l’intégrité de son cadre conceptuel et la précision de sa mesure. Dans le contexte de recherches empiriques multidisciplinaires, d’enquêtes épidémiologiques d’envergure ou d’études longitudinales comportant des batteries de tests exhaustives, les protocoles longs génèrent une fatigue attentionnelle, un taux d’abandon accru et une dégradation potentielle de la fidélité des réponses. L’ECR-S a donc été spécifiquement calibrée pour réduire le fardeau cognitif des participants en condensant l’évaluation à 12 indicateurs hautement représentatifs.

Sur le plan conceptuel, l’ECR-S quantifie la manière dont les individus vivent, perçoivent et régulent leurs émotions et leurs comportements au sein de leurs relations intimes de couple. Contrairement aux approches typologiques catégorielles (ex. : styles sécurisant, anxieux-ambivalent, évitant-détaché), l’outil opérationnalise l’attachement selon une approche dimensionnelle continue. Cette approche permet de capturer les variations subtiles des modèles opérants internes (représentations de soi et d’autrui) sans imposer de frontières artificielles entre des groupes cliniques discrets.

En pratique clinique et en thérapie conjugale, l’ECR-S offre une conceptualisation immédiate des vulnérabilités relationnelles du patient ou des partenaires. L’outil met en lumière les mécanismes de détresse récurrents : recherche compulsive de réassurance et hypervigilance face à l’abandon (versant anxieux), ou désactivation émotionnelle, retrait défensif et intolérance à la proximité (versant évitant). Il sert d’appui pour orienter les interventions ciblées (notamment en thérapie de couple axée sur les émotions, EFT), suivre l’évolution des schémas d’attachement au cours du traitement et évaluer l’émergence d’une sécurité affective acquise.

5. Construit psychologique / Construct

L’ECR-S opérationnalise l’attachement adulte romantique à travers deux dimensions continues fondamentales et largement indépendantes, identifiées à l’origine par Brennan, Clark et Shaver (1998) :

1. L’anxiété liée à l’attachement (Attachment Anxiety)

Cette dimension renvoie au degré auquel un individu s’inquiète du fait que son partenaire ne soit pas disponible, attentif, réactif ou aimant en cas de besoin. Elle découle d’un modèle opérant négatif de soi (sentiment intrinsèque de ne pas mériter d’amour ou de protection). Les personnes présentant un niveau élevé d’anxiété d’attachement adoptent des stratégies d’hyperactivation du système d’attachement. Cela se traduit par :

  • Une hypervigilance constante aux signaux de rejet, de désintérêt ou d’abandon potentiel ;
  • Une quête permanente et excessive de réassurance affective (« J’ai grandement besoin d’être rassuré(e) sur le fait que mon/ma partenaire m’aime ») ;
  • Une réactivité émotionnelle amplifiée face aux conflits et une tendance à submerger l’autre d’exigences relationnelles, au risque de provoquer précisément le rejet redouté (« Mon désir d’être très proche fait parfois fuir les gens ») ;
  • Une intolérance marquée à la séparation physique ou psychologique.

2. L’évitement lié à l’attachement (Attachment Avoidance)

Cette dimension reflète le degré auquel une personne limite la proximité interpersonnelle, craint la dépendance mutuelle et s’efforce de maintenir une autonomie défensive absolue. Elle procède d’un modèle opérant négatif d’autrui (conviction que les autres sont intrinsèquement non fiables, intrusifs ou rejetants). Les individus à fort évitement déploient des stratégies de désactivation du système d’attachement, caractérisées par :

  • Une réticence marquée au dévoilement de soi et au partage de ses vulnérabilités (« J’ai tendance à éviter de devenir trop proche de mon/ma partenaire ») ;
  • Une inhibition de la recherche d’aide, de confort ou de soutien émotionnel dans les situations d’adversité (« Cela m’aide de me tourner vers mon/ma partenaire amoureux(se) en cas de besoin » — item inversé) ;
  • Un inconfort aigu lorsque l’intimité devient trop profonde ou que le partenaire sollicite un rapprochement (« Je me sens nerveux(se) lorsque mon/ma partenaire devient trop intime avec moi ») ;
  • Une répression cognitive des pensées et souvenirs à charge émotionnelle liée à la relation.

Typologie résultante par croisement dimensionnel

Bien que l’analyse dimensionnelle continue soit préconisée sur le plan statistique, le croisement orthogonal des deux scores permet d’identifier les quatre quadrants classiques de l’attachement adulte décrits par Bartholomew et Horowitz (1991) :

  • Attachement sécurisant : Faible anxiété et faible évitement. Confort avec l’intimité et l’autonomie, communication ouverte, gestion constructive des conflits.
  • Attachement préoccupé : Forte anxiété et faible évitement. Dépendance affective, rumination relationnelle, sentiment chronique d’inadéquation.
  • Attachement évitant-détaché : Faible anxiété et fort évitement. Autosuffisance compulsive, déni des besoins d’attachement, mise à distance émotionnelle.
  • Attachement craintif-évitant (ou désorganisé) : Forte anxiété et fort évitement. Désir profond de proximité contré par une peur panique d’être blessé ou trahi, entraînant une instabilité relationnelle sévère.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le cadre théorique de l’ECR-S s’enracine dans la synthèse historique entre la théorie du développement affectif infantile et les théories socio-cognitives des relations interpersonnelles adultes.

De Bowlby et Ainsworth à l’attachement amoureux adulte

Le socle fondamental repose sur les travaux de John Bowlby (1969, 1973, 1980), qui a postulé l’existence d’un système motivationnel inné assurant la proximité physique et affective avec la figure d’attachement afin de garantir la survie de l’enfant. Les interactions répétées avec les donneurs de soins primaires s’intériorisent sous forme de modèles opérants internes (MOI), schémas cognitifs stables guidant l’interprétation des signaux sociaux et orientant les comportements tout au long de la vie. Mary Ainsworth et ses collaborateurs (1978) ont ensuite validé empiriquement ces variations individuelles grâce au paradigme de la Situation Étrange, identifiant les configurations sécurisante (B), insécurisante-évitante (A) et insécurisante-résistante/ambivalente (C).

À la fin des années 1980, Hazan et Shaver (1987) ont opéré une révolution paradigmatique en transposant ces concepts à l’amour romantique adulte. Ils ont démontré que les liens affectifs au sein du couple fonctionnent selon les mêmes lois homéostatiques que l’attachement parent-enfant : le partenaire amoureux devient la figure d’attachement principale, servant à la fois de havre de sécurité (consolation en situation de stress) et de base de sécurité (plateforme permettant l’exploration du monde).

Le tournant dimensionnel et la création de l’ECR

Face à la prolifération de typologies fragmentées au cours des années 1990, Brennan, Clark et Shaver (1998) ont réalisé une analyse factorielle intégrant la totalité des 323 items issus des instruments d’attachement alors existants sur un échantillon de 1 086 étudiants. Leurs résultats ont démontré de façon catégorique que la variance de l’attachement adulte s’organise autour de deux dimensions orthogonales d’ordre supérieur : l’anxiété et l’évitement. Ils ont sélectionné les 18 meilleurs items pour chaque axe, créant ainsi l’ECR originale (36 items).

En 2007, Wei, Russell, Mallinckrodt et Vogel ont développé l’ECR-S pour répondre aux besoins d’efficience psychométrique. En s’appuyant sur la théorie de la réponse à l’item et des modélisations confirmatoires strictes, ils ont extrait les 6 items les plus saturés et les plus représentatifs de chaque pôle, démontrant que cette version condensée à 12 items restituait la fidélité et la validité du modèle bidimensionnel de Brennan et collègues sans déperdition d’information clinique.

7. Validité / Validity

L’ECR-S a fait l’objet de protocoles de validation rigoureux rapportés dans l’article princeps de Wei et al. (2007) portant sur un échantillon total de 851 participants universitaires, complétés par de nombreuses réplications internationales.

Validité de construit et validité convergente

La validité convergente a été établie par la corrélation systématique des scores d’anxiété et d’évitement avec des construits théoriquement articulés :

  • Recherche excessive de réassurance (Excessive Reassurance Seeking) : L’anxiété d’attachement est significativement et positivement corrélée à la quête excessive de réassurance (r = 0,44, p < 0,001), tandis que la dimension d’évitement ne montre aucune corrélation significative (r = -0,03, non significatif), confirmant une dissociation convergente/discriminante nette conforme à la théorie.
  • Réactivité émotionnelle vs Coupure émotionnelle : L’anxiété d’attachement est positivement associée à l’hyper-réactivité émotionnelle mesurée par le Differentiation of Self Inventory (DSI), alors que l’évitement d’attachement présente une corrélation élevée et spécifique avec la coupure émotionnelle (emotional cutoff ; r = 0,55, p < 0,001).
  • Détresse psychologique et dépression : Les deux dimensions sont corrélées positivement avec la symptomatologie dépressive (mesurée par le CES-D) et l’anxiété générale, l’anxiété d’attachement montrant une corrélation légèrement plus robuste (r ≈ 0,38 à 0,42) que l’évitement (r ≈ 0,25 à 0,30).
  • Solitude et détresse interpersonnelle : Des corrélations significatives positives ont été démontrées avec l’échelle de solitude de l’UCLA et l’inventaire des problèmes interpersonnels (IIP-32).

Validité discriminante

La corrélation entre les deux sous-échelles de l’ECR-S s’établit à r = 0,19 (p < 0,01), confirmant que bien qu’un faible chevauchement partagé existe (caractérisant une insécurité globale), l’anxiété et l’évitement représentent deux entités nosologiques distinctes qui ne sauraient être fusionnées en un score composite unique.

Validité transculturelle

L’instrument a été validé dans de multiples contextes culturels et linguistiques, notamment en français (Lafontaine et al., 2016), en espagnol, en italien et en mandarin. Les versions francophones confirment l’invariance de mesure à travers le genre et le statut relationnel, ainsi que des qualités psychométriques congruentes avec les données originales de Wei et collègues.

8. Fidélité / Reliability

Les propriétés de fidélité de l’ECR-S démontrent une constance remarquable pour un instrument ultracourt de 12 items :

Cohérence interne

  • Échantillon de validation initial (Wei et al., 2007, N = 851) : Les coefficients alpha de Cronbach (α) sont de 0,78 pour la sous-échelle d’Anxiété et de 0,84 pour la sous-échelle d’Évitement. Bien que légèrement inférieurs aux coefficients de l’ECR-36 (α = 0,91 pour l’anxiété et 0,94 pour l’évitement), ces niveaux dépassent largement le seuil standard de 0,70 requis en psychométrie pour les échelles brèves.
  • Études ultérieures et populations cliniques : Les travaux de réplication indépendants ont rapporté des coefficients oméga de McDonald (ω) et des alphas oscillant entre 0,75 et 0,82 pour l’anxiété, et entre 0,80 et 0,86 pour l’évitement.

Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)

La stabilité temporelle a été mesurée auprès de cohortes d’étudiants sur plusieurs intervalles temporels :

  • Intervalle d’un mois : Wei et al. (2007) ont observé des coefficients de corrélation test-retest de r = 0,82 pour l’anxiété et r = 0,80 pour l’évitement, attestant d’une excellente stabilité à court terme.
  • Intervalle de six mois : Les coefficients demeurent élevés (r = 0,70 à 0,73), ce qui confirme que l’ECR-S évalue des schémas d’attachement sous forme de traits stables de la personnalité plutôt que de simples fluctuations d’humeur ou d’états émotionnels passagers.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La sélection des items et la validation de la structure interne de l’ECR-S ont été menées à l’aide d’analyses factorielles confirmatoires (AFC) compétitives :

Modélisation confirmatoire (AFC)

Wei et ses collaborateurs (2007) ont comparé plusieurs modèles théoriques concurrents par modélisation d’équations structurelles (SEM) :

  • Un modèle unidimensionnel (facteur général d’insécurité relationnelle) ;
  • Un modèle à deux facteurs orthogonaux ;
  • Un modèle à deux facteurs obliques (corrélés).

Les indices d’ajustement ont sans équivoque privilégié le modèle à deux facteurs obliques. Les indices statistiques obtenus lors de l’AFC de validation étaient les suivants :

  • Comparative Fit Index (CFI) = 0,96 ;
  • Tucker-Lewis Index (TLI) = 0,95 ;
  • Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) = 0,055 (IC à 90 % [0,042 ; 0,068]) ;
  • Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) = 0,043.

Ces indices satisfont rigoureusement aux critères recommandés par Hu et Bentler (1999) pour attester d’un ajustement optimal aux données empiriques.

Saturations factorielles (Factor Loadings)

Tous les items sélectionnés s’ajustent de façon univoque sur leur dimension cible avec des saturations factorielles standardisées (λ) substantielles :

  • Pour les items de l’Anxiété : les saturations standardisées s’échelonnent de 0,55 à 0,78 (p < 0,001), sans saturations croisées significatives sur le facteur d’évitement.
  • Pour les items de l’Évitement : les saturations s’échelonnent de 0,58 à 0,82 (p < 0,001), les items inversés portant sur la proximité affective conservant une forte cohérence avec le pôle évitant.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type de test : Questionnaire d’auto-évaluation psychologique (self-report inventory).
  • Format : Formulaire papier-crayon ou administration informatisée/en ligne.
  • Nombre total d’items : 12 items.
  • Structure des sous-échelles :
    • Anxiété d’attachement (6 items) : Items 2, 4, 6, 8, 10, 12.
    • Évitement d’attachement (6 items) : Items 1, 3, 5, 7, 9, 11.
  • Échelle de réponse (Format Likert en 7 points) :
    • 1 = Pas du tout d’accord (Strongly disagree)
    • 2 = En désaccord (Disagree)
    • 3 = Légèrement en désaccord (Slightly disagree)
    • 4 = Neutre (Neutral)
    • 5 = Légèrement d’accord (Slightly agree)
    • 6 = D’accord (Agree)
    • 7 = Tout à fait d’accord (Strongly agree)
  • Règles d’inversion des scores (Reverse Scoring) :
    • Avant de calculer les scores totaux ou moyens, les items formulés dans le sens de la sécurité ou du non-évitement/non-anxiété doivent être inversés selon la formule mathématique : Item_Inversé = 8 - Réponse_Brute (où 1 devient 7, 2 devient 6, 3 devient 5, 4 reste 4, 5 devient 3, 6 devient 2, et 7 devient 1).
    • Items à inverser pour l’Évitement : Item 1, Item 5, Item 9.
    • Item à inverser pour l’Anxiété : Item 8 (« I do not often worry about being abandoned »).
  • Cotation et calcul des scores :
    • Score d’Anxiété : Somme ou moyenne des scores des items 2, 4, 6, 8 (inversé), 10 et 12. En cas de somme brute, le score varie de 6 à 42 (ou de 1,00 à 7,00 en cas de moyenne).
    • Score d’Évitement : Somme ou moyenne des scores des items 1 (inversé), 3, 5 (inversé), 7, 9 (inversé) et 11. Le score varie de 6 à 42 (ou de 1,00 à 7,00 en moyenne).
  • Interprétation : Un score élevé indique un niveau prononcé d’insécurité dans la dimension concernée. Les scores moyens inférieurs au point milieu (3,5 ou 4) suggèrent une orientation sécurisante relative sur la dimension correspondante.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication : 2007 (Version originale abrégée ECR-S par Wei, Russell, Mallinckrodt et Vogel).
  • Droits d’auteur et permissions : Les droits d’auteur de l’article princeps sont détenus par l’éditeur Taylor & Francis (Journal of Personality Assessment). Toutefois, les auteurs ont expressément mis l’instrument à la disposition des chercheurs et des cliniciens dans le domaine public académique. L’échelle peut être utilisée librement à des fins de recherche scientifique non commerciale et de pratique clinique sans redevance financière préalable.
  • Tarifs : Gratuit pour l’enseignement, l’évaluation clinique directe et la recherche scientifique. Pour une utilisation commerciale ou une intégration dans un produit numérique payant, l’accord préalable de l’éditeur ou des auteurs est obligatoire.
  • Contact académique : Dr Meifen Wei, Iowa State University, Ames, IA 50011, États-Unis.

12. Références / References

Ainsworth, M. D. S., Blehar, M. C., Waters, E., & Wall, S. (1978). Patterns of attachment: A psychological study of the strange situation. Lawrence Erlbaum Associates.

Bartholomew, K., & Horowitz, L. M. (1991). Attachment styles among young adults: A test of a four-category model. Journal of Personality and Social Psychology, 61(2), 226–244. https://doi.org/10.1037/0022-3514.61.2.226

Bowlby, J. (1969). Attachment and loss: Vol. 1. Attachment. Basic Books.

Bowlby, J. (1973). Attachment and loss: Vol. 2. Separation: Anxiety and anger. Basic Books.

Bowlby, J. (1980). Attachment and loss: Vol. 3. Loss: Sadness and depression. Basic Books.

Brennan, K. A., Clark, C. L., & Shaver, P. R. (1998). Self-report measurement of adult attachment: An integrative overview. In J. A. Simpson & W. S. Rholes (Eds.), Attachment theory and close relationships (pp. 46–76). Guilford Press.

Hazan, C., & Shaver, P. R. (1987). Romantic love conceptualized as an attachment process. Journal of Personality and Social Psychology, 52(3), 511–524. https://doi.org/10.1037/0022-3514.52.3.511

Lafontaine, M.-F., Brassard, A., Lussier, Y., Valois, P., Loiselle, M., & Shaver, P. R. (2016). Selecting the best items for a short-form of the Experiences in Close Relationships questionnaire. European Journal of Psychological Assessment, 32(2), 140–154. https://doi.org/10.1027/1015-5759/a000243

Wei, M., Russell, D. W., Mallinckrodt, B., & Vogel, D. L. (2007). The Experiences in Close Relationships Scale (ECR)-Short Form: Reliability, validity, and factor structure. Journal of Personality Assessment, 88(2), 187–204. https://doi.org/10.1080/00223890701267941

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Instructions: The following statements concern how you feel in romantic relationships. Please respond to each statement by indicating how much you agree or disagree with it.

Response Scale: 7-point Likert scale: 1 = Strongly disagree, 2 = Disagree, 3 = Slightly disagree, 4 = Neutral, 5 = Slightly agree, 6 = Agree, 7 = Strongly agree

  1. It helps to turn to my romantic partner in times of need.
  2. I need a lot of reassurance that I am loved by my partner.
  3. I want to get close to my partner, but I keep pulling back.
  4. I find that my partner(s) don’t want to get as close as I would like.
  5. I turn to my partner for many things, including comfort and reassurance.
  6. My desire to be very close sometimes scares people away.
  7. I try to avoid getting too close to my partner.
  8. I do not often worry about being abandoned.
  9. I usually discuss my problems and concerns with my partner.
  10. I get frustrated if romantic partners are not available when I need them.
  11. I am nervous when partners get too close to me.
  12. I worry that romantic partners won’t care about me as much as I care about them.
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Looti, M. (2026, octobre 16). Échelle des expériences dans les relations proches – Version abrégée (ECR-S). Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-des-experiences-dans-les-relations-proches-version-abregee-ecr-s
Looti, Mohammed. “Échelle des expériences dans les relations proches – Version abrégée (ECR-S).” Base de données de psychologie en français, 16 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-des-experiences-dans-les-relations-proches-version-abregee-ecr-s.
Looti, Mohammed. “Échelle des expériences dans les relations proches – Version abrégée (ECR-S).” Base de données de psychologie en français. octobre 16, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-des-experiences-dans-les-relations-proches-version-abregee-ecr-s.