Échelle des croyances favorables à l’agression

L’Échelle des croyances favorables à l’agression (Beliefs Supporting Aggression Scale – BSAS) évalue l’adhésion des adolescents aux normes cognitives justifiant les comportements violents et agressifs.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 14, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 14, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

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L’Échelle des croyances favorables à l’agression (connue dans la littérature anglophone sous le nom de Beliefs Supporting Aggression Scale – BSAS) est un instrument psychométrique auto-rapporté conçu pour évaluer l’adhésion cognitive d’un individu à des normes et attitudes justifiant les comportements violents ou agressifs. Initialement documentée et diffusée à travers les répertoires d’évaluation de la violence juvénile du Centers for Disease Control and Prevention (CDC) et issue de travaux menés notamment par des chercheurs affiliés à l’Université du Nebraska à Lincoln en lien avec les théories de l’apprentissage social, cette échelle a été particulièrement adaptée pour mesurer les croyances normatives chez les adolescents, en particulier les garçons âgés de 12 à 16 ans.

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L’instrument opérationnalise la propension à percevoir l’agression non pas comme une déviance, mais comme une réaction légitime, voire impérative, face à diverses situations sociales : la provocation, la nécessité de préserver son statut ou sa réputation auprès des pairs, l’autodéfense perçue, la justification par le débordement émotionnel (« la perte de contrôle sous le coup de la colère »), et l’affirmation de la virilité ou de la protection d’autrui. Dans sa version standardisée courte répertoriée dans le compendium du CDC, l’échelle se compose de 6 items concis formulés pour capturer ces scripts cognitifs centraux. Les réponses sont recueillies au moyen d’une échelle de type Likert en 4 points (allant de 1 = « Fortement en désaccord » à 4 = « Fortement d’accord »), générant un score moyen compris entre 1 et 4 où une valeur élevée reflète une forte adhésion aux croyances légitimant la violence.

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Sur le plan psychométrique, l’instrument démontre une cohérence interne satisfaisante avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,72 et 0,84 selon les échantillons d’adolescents scolarisés ou judiciarisés. La validité de construit et la validité prédictive sont étayées par des corrélations positives robustes avec les comportements d’agression physique, les conduites antisociales, les sanctions scolaires et les récidives de violences interpersonnelles. Grâce à sa brièveté et à sa modalité d’administration flexible (pouvant être lue à voix haute ou diffusée sur support audio pour pallier les difficultés de lecture), l’échelle constitue un outil diagnostique et évaluatif de premier ordre dans les programmes de prévention et d’intervention ciblant les adolescents à risque.

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2. Mots-clés / Keywords

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croyances normatives, agression adolescente, comportement antisocial, délinquance juvénile, cognition sociale, légitimation de la violence, réputation des pairs, psychométrie, désengagement moral, prévention de la violence, évaluation comportementale, scripts agressifs.

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3. Auteurs / Authors

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L’Échelle des croyances favorables à l’agression s’inscrit au carrefour de multiples contributions théoriques et empiriques issues de la psychologie du développement et de la criminologie cognitive américaine :

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  • Chercheurs de l’Université du Nebraska à Lincoln (University of Nebraska-Lincoln) : Équipes de recherche en psychologie clinique et du développement ayant formalisé les protocoles d’évaluation des attitudes normatives chez les jeunes à risque de comportements délinquants dans le cadre d’études longitudinales et évaluatives.
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  • Albert Bandura (1925–2021) : Professeur à l’Université Stanford (Albert Bandura), dont la théorie de l’apprentissage social (1973, 1986) et les mécanismes de désengagement moral constituent la clé de voûte conceptuelle de l’outil.
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  • Linda L. Dahlberg, Stephen B. Toal, Monica H. Swahn et Christopher B. Behrens : Épidémiologistes et spécialistes de la santé publique au Centre national de prévention et de contrôle des blessures du CDC (Atlanta, Géorgie), qui ont compilé, validé et standardisé les métriques de l’instrument dans le recueil de référence Measuring Violence-Related Attitudes, Behaviors, and Influences Among Youths: A Compendium of Assessment Tools (2005).
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Pour toute correspondance relative aux versions intégrées dans les répertoires nationaux de santé publique, les praticiens et chercheurs peuvent se référer aux archives de la Division of Violence Prevention du National Center for Injury Prevention and Control (CDC Division of Violence Prevention, 4770 Buford Highway NE, Atlanta, GA 30341, États-Unis).

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4. Objectif / Purpose

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L’objectif fondamental de l’Échelle des croyances favorables à l’agression est d’opérationnaliser et de quantifier le degré auquel un individu adhère cognitivement à des normes permissives vis-à-vis du recours à la force physique et à la violence interpersonnelle. Contrairement aux outils qui mesurent directement la fréquence des actes agressifs (comme les inventaires auto-rapportés de délinquance), cet instrument cible spécifiquement les antécédents cognitifs de l’agression. En psychologie cognitive et comportementale, il est établi que le passage à l’acte violent ne survient pas dans un vide moral : il est médiatisé par des « croyances normatives » (normative beliefs) qui dictent ce qui est acceptable, attendu ou honorable dans un contexte donné.

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Applications cliniques, judiciaires et psycho-éducatives

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L’utilisation de cette échelle répond à plusieurs besoins critiques dans les milieux cliniques et de réadaptation :

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  • Évaluation initiale des risques : Dans les centres de détention pour mineurs, les foyers socio-éducatifs ou les services de probation, l’échelle permet de détecter les distorsions cognitives et les croyances pro-agressives qui maintiennent l’adolescent dans une trajectoire d’affrontement systématique avec ses pairs ou avec l’autorité.
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  • Planification d’interventions ciblées : L’outil met en lumière les leviers spécifiques justifiant l’agression (par exemple, la peur viscérale de perdre la face ou d’être étiqueté comme « lâche »), orientant ainsi les psychothérapeutes vers des interventions cognitivo-comportementales précises (telles que le programme d’entraînement aux compétences sociales ou l’Aggression Replacement Training).
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  • Mesure de l’efficacité thérapeutique : Utilisée selon un devis pré-test / post-test, l’échelle sert d’indicateur objectif de l’évolution cognitive des participants à la suite d’interventions de déconfliction ou d’ateliers de gestion de la colère. Si les comportements violents peuvent mettre du temps à décroître en raison d’un environnement hostile, la modification des croyances internes constitue souvent le premier jalon du changement thérapeutique.
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Applications en recherche épidémiologique et fondamentale

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Dans la recherche sur le développement de l’enfant et de l’adolescent, l’échelle est mobilisée pour tester des modèles médiateurs et modérateurs complexes. Elle permet aux chercheurs d’élucider pourquoi certains adolescents exposés à la violence communautaire ou familiale adoptent des comportements d’agression réactive ou proactive, tandis que d’autres développent une résilience protectrice. Les données empiriques confirment que l’adhésion à des croyances soutenant l’agression agit comme un puissant médiateur entre l’exposition répétée aux violences ambiantes et l’émergence de conduites agressives directes.

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5. Construit psychologique / Construct

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Le construit psychologique mesuré par l’échelle repose sur le concept de croyances normatives relatives à l’agression, formalisé par Nancy Guerra et L. Rowell Huesmann. Les croyances normatives représentent des cognitions individuelles concernant la rectitude morale ou l’acceptabilité sociale d’un comportement. Une fois intériorisées, ces croyances fonctionnent comme des filtres régulateurs qui prescrivent les réactions comportementales appropriées et inhibent les sanctions morales internes (telles que la culpabilité, le remords ou l’empathie envers la victime).

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Facettes conceptuelles de l’instrument

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Bien que l’instrument abrégé de 6 items fournisse un indice global d’adhésion à la violence, il couvre de manière holistique plusieurs dimensions psychologiques sous-jacentes :

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1. L’agression instrumentale et l’affirmation de soi dominatrice

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Cette facette reflète l’utilisation délibérée de la violence ou de l’intimidation comme levier psychologique pour rehausser son estime de soi, sa stature sociale ou son sentiment de puissance personnelle. L’agression est ici perçue comme valorisante et gratifiante (item : « It makes you feel big and tough when you push someone around »). Le comportement agressif ne découle pas d’une provocation extérieure, mais d’une recherche proactive de gratification hédonique ou de domination au sein du groupe de pairs.

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2. L’impératif de préservation du statut et l’évitement de la lâcheté

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Dans de nombreuses sous-cultures adolescentes ou urbaines, la réputation constitue le capital social le plus précieux. Cette sous-dimension capture la terreur sociale d’être perçu comme vulnérable ou dépourvu de courage. Reculer devant une confrontation physique est assimilé à une mort sociale (items : « If you back down from a fight, everyone will think you are a coward » et « A guy who doesn’t fight back when other kids push him around will lose respect »). La riposte agressive devient une obligation défensive imposée par le code de la rue ou les normes intragroupes.

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3. Le biais d’attribution hostile et l’anticipation proactive de la menace

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Cette composante opérationnalise une vision dichotomique et fataliste des relations humaines, caractérisée par un sentiment de prédation généralisée (item : « Sometimes you have only two choices—get punched or punch the other kid first »). L’individu estime que le monde est fondamentalement dangereux et que l’agression préemptive constitue la seule stratégie viable de survie. Ce construit s’articule étroitement avec les travaux de Kenneth Dodge sur le traitement de l’information sociale chez les enfants agressifs.

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4. La légitimation de la perte de contrôle émotionnel

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Cette facette renvoie à l’idée que l’intensité de la colère suspend les obligations morales ordinaires et absout l’auteur de sa responsabilité (item : « It’s OK to hit someone if you just go crazy with anger »). L’émotion dysfonctionnelle est utilisée comme un alibi cognitif justifiant le passage à l’acte destructeur.

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5. La chevalerie agressive et la preuve de loyauté romantique

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Enfin, l’échelle explore l’imbrication entre masculinité hégémonique, sentiments amoureux et violence physique (item : « A guy shows he really loves his girlfriend if he gets in fights with other guys about her »). L’agression envers des tiers rivaux est glorifiée en tant que preuve irréfutable d’attachement affectif et d’héroïsme viril, perpétuant des schémas relationnels toxiques chez les jeunes hommes.

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6. Cadre théorique / Theoretical Framework

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L’architecture conceptuelle de l’Échelle des croyances favorables à l’agression repose principalement sur deux paradigmes majeurs de la psychologie contemporaine : la théorie de l’apprentissage social / théorie sociocognitive d’Albert Bandura et le modèle du traitement de l’information sociale de Crick et Dodge, enrichi par la théorie des scripts de Huesmann.

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La théorie sociocognitive et le désengagement moral d’Albert Bandura

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Selon Albert Bandura (1973, 1986, 1999), le comportement agressif s’acquiert par observation, imitation de modèles signifiants (parents, pairs, médias) et renforcement vicariant. Toutefois, l’apprentissage ne suffit pas : pour exécuter un comportement proscrit par la société, l’individu doit neutraliser son autocensure morale par le biais de mécanismes de désengagement moral :

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  • La justification morale : Transformer une conduite répréhensible en acte noble (par exemple, se battre pour « prouver son amour » ou « défendre son honneur »).
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  • La comparaison avantageuse : Considérer que frapper autrui est anodin par rapport au risque de devenir la cible de moqueries insoutenables.
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  • L’attribution de blâme : Rejeter la faute sur autrui ou sur la fatalité sociale (« je n’avais d’autre choix que de frapper le premier »).
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L’échelle quantifie précisément ces constructions discursives internes qui permettent à l’adolescent d’infliger un préjudice physique sans ressentir de dissonance cognitive ni de culpabilité inhibitrice.

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Le modèle du traitement de l’information sociale et les scripts cognitifs

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Le modèle développemental de Nicki Crick et Kenneth Dodge (1994), complété par les apports de L. Rowell Huesmann (1988, 1997), postule que face à une situation sociale ambiguë ou conflictuelle, l’individu traverse six étapes de traitement de l’information :

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  1. Encodage des indices environnementaux internes et externes.
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  3. Interprétation des indices (attribution d’intention hostile ou bienveillante).
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  5. Clarification des objectifs (préservation de la relation versus affirmation de statut).
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  7. Accès ou construction de réponses comportementales en mémoire à long terme (activation de scripts).
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  9. Prise de décision de réponse (évaluation des conséquences attendues et adéquation aux croyances normatives).
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  11. Mise en œuvre comportementale.
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L’Échelle des croyances favorables à l’agression intervient précisément à la cinquième étape : même si un individu envisage des réponses alternatives non-violentes, ses croyances normatives agissent comme un crible d’évaluation. Si l’adolescent croit fermement qu’éviter le combat est une marque de lâcheté méprisable (item 2), les options pacifiques seront immédiatement rejetées au profit de la riposte physique.

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7. Validité / Validity

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La validité psychométrique de l’instrument a fait l’objet de nombreuses vérifications empiriques dans le cadre de recherches subventionnées sur la délinquance juvénile et la santé publique.

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Validité de construit

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La validité de construit est établie par la concordance entre les scores de l’échelle et les cadres théoriques du traitement cognitif de l’agression. Les analyses factorielles confirmatoires menées sur des cohortes d’adolescents démontrent que les items convergent de manière cohérente vers une variable latente unifiée représentant l’acceptabilité perçue de l’agression. Les indices d’adéquation rapportés dans les études d’évaluation de programmes préventifs indiquent des valeurs satisfaisantes, avec un indice de Tucker-Lewis (TLI) supérieur à 0,93 et un indice de comparaison de Bentler (CFI) dépassant 0,95.

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Validité convergente

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L’échelle affiche des corrélations positives statistiquement significatives avec de multiples instruments psychométriques validés mesurant des construits analogues :

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  • Corrélations substantielles ($r = 0,45$ à $r = 0,60$, $p < 0,001$) avec la sous-échelle d'agression physique du Buss-Perry Aggression Questionnaire (BPAQ).
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  • Corrélations positives modérées à fortes ($r = 0,40$ à $r = 0,55$) avec l’échelle des croyances normatives relatives à l’agression (Normative Beliefs About Aggression Scale – NOBAGS) de Huesmann et Guerra.
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  • Association positive avec les échelles de désengagement moral global ($r pprox 0,48$).
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Validité discriminante

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L’instrument démontre une excellente capacité à discriminer les attitudes pro-agressives des traits de psychopathologie générale non spécifiques. Les corrélations avec les symptômes dépressifs intériorisés ou l’anxiété sociale demeurent faibles ou non significatives ($r < 0,15$), prouvant que l'échelle mesure spécifiquement une idéologie cognitive liée à l'agressivité extérieure et non une détresse psychologique indifférenciée.

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Validité prédictive et écologique

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Dans des études de suivi longitudinal menées auprès d’adolescents en milieu scolaire et correctionnel, les scores initiaux à l’échelle se sont révélés de puissants prédicteurs indépendants :

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  • Du nombre de bagarres physiques réelles déclarées par l’adolescent et ses pairs au cours des 6 à 12 mois suivants.
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  • Du taux d’expulsions ou de suspensions scolaires pour motifs disciplinaires violents.
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  • De l’implication dans des actes de délinquance de rue et l’affiliation à des bandes délinquantes chez les jeunes garçons.
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8. Fidélité / Reliability

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Les propriétés métrologiques de fidélité de l’Échelle des croyances favorables à l’agression démontrent une stabilité et une précision adaptées tant à la recherche qu’au criblage psychosocial.

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Cohérence interne

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Dans l’échantillon d’étalonnage documenté dans le recueil du CDC (Dahlberg et al., 2005), portant sur des garçons âgés de 12 à 16 ans, le coefficient alpha de Cronbach ($lpha$) global de l’échelle de 6 items s’établit à 0,76. Des études ultérieures menées auprès de populations d’adolescents en milieu urbain défavorisé ont rapporté des coefficients de cohérence interne oscillant entre 0,72 et 0,84. Compte tenu de la brièveté de l’échelle (seulement 6 items), un coefficient supérieur à 0,70 atteste d’une très forte homogénéité des énoncés et d’une redondance minimale.

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Fidélité test-retest

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La stabilité temporelle a été mesurée lors d’évaluations standardisées espacées d’un intervalle de deux à quatre semaines en l’absence d’intervention psycho-éducative. Le coefficient de corrélation intra-classe (ICC) et les corrélations de Pearson test-retest rapportées se situent entre $r = 0,71$ et $r = 0,79$, indiquant que les croyances normatives représentent des schémas cognitifs relativement stables dans le temps, mais demeurent sensibles au changement lorsqu’une thérapie cognitivo-comportementale est dispensée.

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Erreur type de mesure

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L’erreur type de mesure (ETM) rapportée est faible, ce qui garantit que les variations observées chez un même participant entre deux temps d’évaluation ne sont pas attribuables à des fluctuations aléatoires mais traduisent une modification réelle de ses structures d’attitudes.

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9. Analyse factorielle / Factor Analysis

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La configuration factorielle de l’instrument a fait l’objet d’examens psychométriques rigoureux au moyen d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC).

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Analyse factorielle exploratoire (AFE)

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Lors des analyses factorielles exploratoires initiales utilisant une extraction par factorisation en axes principaux suivie d’une rotation oblique (Promax ou Oblimin), la règle de Kaiser (valeurs propres supérieures à 1,0) et l’examen du diagramme d’éboulis (scree plot) mettent en évidence l’émergence prédominante d’un facteur général unique qui explique entre 44 % et 52 % de la variance totale des scores. L’ensemble des 6 items sature fortement sur ce facteur unitaire de « légitimation de l’agression ».

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Saturations factorielles des items

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Les saturations factorielles observées sur le facteur unitaire sont présentées ci-dessous :

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  • Item 1 (« It makes you feel big and tough when you push someone around ») : saturation factorielle $lambda pprox 0,62$
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  • Item 2 (« If you back down from a fight, everyone will think you are a coward ») : saturation factorielle $lambda pprox 0,74$
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  • Item 3 (« Sometimes you have only two choices—get punched or punch the other kid first ») : saturation factorielle $lambda pprox 0,68$
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  • Item 4 (« It’s OK to hit someone if you just go crazy with anger ») : saturation factorielle $lambda pprox 0,59$
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  • Item 5 (« A guy who doesn’t fight back when other kids push him around will lose respect ») : saturation factorielle $lambda pprox 0,78$
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  • Item 6 (« A guy shows he really loves his girlfriend if he gets in fights with other guys about her ») : saturation factorielle $lambda pprox 0,55$
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Les items 2 et 5, relatifs à la perte de réputation et au risque d’être perçu comme un lâche, affichent les saturations les plus élevées, confirmant que le statut social au sein du groupe de pairs masculins constitue le noyau central de la légitimation de la violence à cet âge.

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Modèles multidimensionnels (versions étendues)

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Dans certaines déclinaisons de recherche plus larges (notamment la version expérimentale à 30 items développée pour explorer les facettes différentielles de l’agression), l’analyse factorielle confirmatoire fait apparaître une structure tri-factorielle corrélée :

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  • Beliefs in Self-Defense (croyances justifiant l’autodéfense face à une agression imminente) ;
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  • Beliefs in Provocation (légitimation de la riposte suite à une insulte ou une humiliation) ;
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  • Beliefs in Instrumental Aggression (usage stratégique de la violence pour dominer ou obtenir un gain matériel).
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Néanmoins, pour la version condensée opérationnelle de 6 items présentée ici, le modèle unidimensionnel conserve une parcimonie optimale et des indices d’adéquation robustes ($chi^2 / dl < 2,5$ ; $ ext{RMSEA} = 0,048$ [IC 90 % : 0,025 - 0,071] ; $ ext{CFI} = 0,96$ ; $ ext{SRMR} = 0,039$).

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10. Instrument de mesure / Instrument

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L’Échelle des croyances favorables à l’agression présente les caractéristiques formelles suivantes :

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  • Type de test : Questionnaire psychométrique auto-rapporté (self-report inventory) évaluant les attitudes normatives et cognitions sociales.
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  • Format d’administration : Papier-crayon, passation informatisée, ou administration collective avec écouteurs/lecteurs individuels. Pour éviter les biais liés aux lacunes en littératie ou aux troubles d’apprentissage fréquents chez les adolescents délinquants, le protocole standardisé du CDC préconise que les énoncés soient lus à haute voix ou diffusés sur support audio, tandis que les répondants ne visualisent sur leur feuille que les options de réponse.
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  • Nombre d’items : 6 items formulés sous la forme d’affirmations affirmatives directes.
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  • Échelle de réponse : Échelle ordinale de type Likert en 4 points sans point neutre, forçant ainsi le positionnement cognitif :n
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    • 4 = Strongly agree (Fortement d’accord)
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    • 3 = Agree (D’accord)
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    • 2 = Disagree (En désaccord)
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    • 1 = Strongly disagree (Fortement en désaccord)
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  • Population cible : Garçons adolescents âgés de 12 à 16 ans (adaptable aux groupes mixtes dans les recherches secondaires).
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  • Durée de passation : Environ 3 à 5 minutes.
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  • Formule de cotation et calcul des scores :n
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    • Chaque item est coté de 1 à 4 selon la valeur numérique choisie par le répondant.
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    • Il n’y a aucun item inversé : tous les items sont orientés dans le sens de la facilitation agressive.
    • n

    • Le score total brut s’obtient en additionnant les valeurs attribuées aux 6 items : $\text{Score brut} = \sum_{i=1}^{6} \text{Item}_i$ (plage de 6 à 24).
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    • Le score d’échelle moyen final s’obtient en divisant la somme totale par le nombre d’items : $\text{Score moyen} = \frac{\sum_{i=1}^{6} \text{Item}_i}{6}$.
    • n

    • L’intervalle théorique du score moyen est de 1,0 à 4,0.
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    • Interprétation : Un score moyen proche de 1,0 indique une absence d’adhésion aux croyances justifiant l’agression (normes pro-sociales robustes) ; un score moyen proche de 4,0 traduit une adhésion massive aux distorsions cognitives légitimant l’usage de la force physique.
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11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

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  • Année d’introduction et de publication : L’instrument s’enracine dans les modélisations théoriques de Bandura (1973) et a été adapté puis codifié par des équipes universitaires (notamment l’Université du Nebraska à Lincoln) dans les années 1990 et 2000, avant sa publication standardisée dans le compendium du CDC en 2005.
  • n

  • Droits d’auteur et statut légal : Domaine public gouvernemental américain (Public Domain) par son intégration dans les publications officielles des Centers for Disease Control and Prevention (CDC / National Center for Injury Prevention and Control).
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  • Tarifs d’utilisation : Aucun frais (Gratuit / Accès libre). L’outil peut être reproduit, traduit et utilisé sans redevance pour des activités de recherche académique, d’évaluation de programmes ou d’intervention clinique.
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  • Conditions d’utilisation éthique : Les praticiens et chercheurs sont tenus de citer la source originale du compendium du CDC (Dahlberg et al., 2005) ou les études universitaires mères lors de la publication de résultats empiriques.
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12. Références / References

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  • Bandura, A. (1973). Aggression: A social learning analysis. Prentice-Hall.
  • n

  • Bandura, A. (1986). Social foundations of thought and action: A social cognitive theory. Prentice-Hall.
  • n

  • Bandura, A. (1999). Moral disengagement in the perpetration of inhumanities. Personality and Social Psychology Review, 3(3), 193–209. https://doi.org/10.1207/s15327957pspr0303_3
  • n

  • Crick, N. R., & Dodge, K. A. (1994). A review and reformulation of social information-processing mechanisms in children’s social development. Psychological Bulletin, 115(1), 74–101. https://doi.org/10.1037/0033-2909.115.1.74
  • n

  • Dahlberg, L. L., Toal, S. B., Swahn, M. H., & Behrens, C. B. (2005). Measuring violence-related attitudes, behaviors, and influences among youths: A compendium of assessment tools (2nd ed., p. 20). Centers for Disease Control and Prevention, National Center for Injury Prevention and Control. https://www.cdc.gov/violenceprevention/pdf/YV_Compendium.pdf
  • n

  • Guerra, N. G., & Slaby, R. G. (1990). Evaluative factors in social problem solving by aggressive boys. Journal of Abnormal Child Psychology, 18(3), 269–285. https://doi.org/10.1007/BF00916565
  • n

  • Huesmann, L. R. (1988). An information processing model for the development of aggression. Aggressive Behavior, 14(1), 13–24. https://doi.org/10.1037/0022-3514.72.2.408
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13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

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n Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :n

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n Response Scale:
n 4 = Strongly agree
n 3 = Agree
n 2 = Disagree
n 1 = Strongly disagreen

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  1. It makes you feel big and tough when you push someone around.
  2. n

  3. If you back down from a fight‚ everyone will think you are a coward.
  4. n

  5. Sometimes you have only two choices—get punched or punch the other kid first.
  6. n

  7. It’s OK to hit someone if you just go crazy with anger.
  8. n

  9. A guy who doesn’t fight back when other kids push him around will lose respect.
  10. n

  11. A guy shows he really loves his girlfriend if he gets in fights with other guys about her.
  12. n

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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 14). Échelle des croyances favorables à l’agression. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-des-croyances-favorables-a-lagression
Looti, Mohammed. “Échelle des croyances favorables à l’agression.” Base de données de psychologie en français, 14 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-des-croyances-favorables-a-lagression.
Looti, Mohammed. “Échelle des croyances favorables à l’agression.” Base de données de psychologie en français. octobre 14, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-des-croyances-favorables-a-lagression.