1. Résumé / Abstract
L’Échelle des croyances envers les femmes (Beliefs About Women Scale, BAWS), initialement conceptualisée et développée par Sharyn S. Belk et William E. Snell Jr. au milieu des années 1980, constitue un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu pour mesurer l’adhésion individuelle aux stéréotypes de genre traditionnels et contemporains associés aux femmes. Composée originellement d’un ensemble structuré de 75 items évaluant quinze dimensions distinctes du fonctionnement féminin, la BAWS examine des domaines aussi variés que la passivité perçue, la vulnérabilité affective, les aptitudes cognitives et décisionnelles, la vie professionnelle, l’influence des cycles menstruels, ainsi que la moralité et la séduction interpersonnelle.
Les répondants se positionnent sur une échelle de Likert en cinq points allant de « Fortement en désaccord » (-2 ou A) à « Fortement d’accord » (+2 ou E). Les propriétés psychométriques de l’instrument ont démontré une structure multidimensionnelle stable, validée par des analyses factorielles exploratoires et confirmatoires, ainsi qu’une cohérence interne robuste à travers différentes sous-échelles (coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,65 et 0,86 selon les sous-groupes culturels et cliniques). La BAWS s’est avérée particulièrement féconde dans l’analyse des attitudes socioculturelles, des réactions judiciaires et sociétales face aux agressions sexuelles, des normes de santé mentale attribuées selon le genre, ainsi que des interactions entre le stress psychosocial et la détresse psychologique.
2. Mots-clés / Keywords
Stéréotypes de genre, croyances envers les femmes, psychométrie, sexisme ambivalent, attitudes sociales, rôles sexuels, évaluation psychologique, santé mentale, relations interpersonnelles, échelle de mesure, William E. Snell Jr.
3. Auteurs / Authors
L’échelle a été développée et validée par une équipe de chercheurs en psychologie sociale et clinique, au premier rang desquels figurent :
- William E. Snell, Jr., Ph.D. : Professeur émérite de psychologie à la Southeast Missouri State University (États-Unis), spécialiste reconnu de la psychologie des genres, de la sexualité humaine et des dynamiques relationnelles.
- Sharyn S. Belk, Ph.D. : Chercheuse et psychologue clinicienne affiliée à l’University of Texas at Austin lors des travaux initiaux d’élaboration de la BAWS.
- Collaborateurs clés aux validations subséquentes : Wayne H. Holtzman, Jr. (University of Texas), Raymond Garcia-Falconi et Juan E. Hernandez-Sanchez (Universidad Nacional Autónoma de México), ainsi que Leigh Godwin (Southeast Missouri State University).
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de la Beliefs About Women Scale (BAWS) est de fournir une évaluation quantitative standardisée, granulaire et multidimensionnelle des attitudes cognitives, des schémas d’attributions et des stéréotypes normatifs entretenus par les individus — femmes comme hommes — à l’égard de la condition, des capacités et des prédispositions psychocomportementales des femmes. Contrairement aux premières échelles unidimensionnelles mesurant une hostilité misogyne manifeste ou un sexisme traditionnel explicite (telles que l’Attitudes Toward Women Scale de Spence et Helmreich), la BAWS a été explicitement architecturée pour décomposer la constellation stéréotypique en facettes opérationnelles indépendantes.
Sur le plan de la recherche, l’échelle répond au besoin d’explorer comment les stéréotypes sexués influencent les jugements sociaux complexes. Elle a été largement employée pour disséquer l’impact des stéréotypes féminins sur les réactions sociales face aux victimes de viol au sein de relations de fréquentation (acquaintance rape), démontrant notamment que l’adhésion à des croyances stéréotypiques quant à la duplicité féminine ou à la passivité sexuelle majore significativement le blâme attribué à la victime (Snell & Godwin, 1993). Elle permet également d’analyser comment l’adhésion intériorisée à ces croyances modère la relation entre les événements de vie stressants et la détresse psychologique (Belk & Snell, 1989), les femmes adhérant rigidement aux stéréotypes de passivité et d’incompétence décisionnelle rapportant des niveaux d’anxiété et de dépression substantiellement plus élevés.
Dans le domaine clinique et de la consultation psychologique, la BAWS offre une valeur diagnostique et réflexive déterminante. Utilisée auprès de praticiens en santé mentale (psychologues, psychiatres, conseillers conjugaux), l’échelle a permis de cartographier les biais implicites de genre chez les thérapeutes d’orientations théoriques divergentes (cognitivo-comportementale, rationnelle-émotive, psychodynamique, humaniste) et de différentes aires culturelles (Snell et al., 1990 ; Belk et al., 1989). Elle met en lumière les représentations différenciées de ce qui constitue un individu « psychologiquement sain », révélant la persistance de doubles standards où l’autonomie et l’affirmation de soi sont jugées saines chez l’homme mais perçues de manière ambivalente chez la femme.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit mesuré par la BAWS correspond au système de croyances stéréotypiques à l’égard des femmes. Dans le modèle de Belk et Snell (1986), ce construit n’est pas conçu comme un monolithe évaluatif négatif, mais plutôt comme une matrice cognitive articulant des stéréotypes dépréciatifs (incompétence, dépendance), des stéréotypes prescriptifs et des croyances paternalistes apparemment valorisantes mais restrictives (sensibilité morale supérieure, dévouement relationnel). L’échelle opérationnalise ce construit à travers 15 sous-échelles distinctes :
- Moindre dominance (Women are less dominating) : Croyance selon laquelle les femmes posséderaient une propension intrinsèque inférieure à exercer le contrôle, l’autorité hiérarchique ou l’ascendant compétitif sur autrui.
- Passivité accrue (Women are more passive) : Schéma attribuant aux femmes une tendance à la résignation, au conformisme passif, à la docilité comportementale et au renoncement face aux épreuves.
- Vulnérabilité émotionnelle et physique (Women are more vulnerable) : Perception des femmes comme étant constitutionnellement plus fragiles, craintives, dépendantes d’un besoin de protection externe et prompts au désarroi en temps de crise.
- Clairvoyance et gestion émotionnelle (Women have more emotional insight) : Croyance voulant que les femmes possèdent une meilleure compréhension introspective de leurs sentiments, une expressivité affective plus honnête et une supérieure aptitude à réguler leurs affects.
- Orientation interpersonnelle (Women are more interpersonal) : Postulat selon lequel la nature féminine est principalement tournée vers l’empathie, l’écoute bienveillante, le souci de l’autre et l’entretien des réseaux socio-affectifs.
- Moindre investissement professionnel (Women are less career interested) : Représentation limitant l’ambition professionnelle des femmes, stipulant qu’elles accordent une importance secondaire à leur carrière comparativement aux hommes ou aux rôles domestiques.
- Infériorité cognitive perçue (Women are less intelligent / inferior cognitive) : Stéréotype rétrograde alléguant que les femmes sont intellectuellement inférieures, moins analytiques ou moins aptes aux disciplines quantitatives et scientifiques.
- Indécision et manque d’organisation (Women are less decisive) : Croyance selon laquelle les femmes ont du mal à trancher, manquent de compétences d’organisation rationnelle et délèguent préférentiellement les choix cruciaux.
- Moindre désir sexuel (Women are less sexual) : Conception traditionnelle selon laquelle les pulsions sexuelles féminines sont intrinsèquement moins intenses, passives, requérant l’initiative masculine.
- Débilitation menstruelle (Menstruation debilitates) : Croyance essentialiste selon laquelle les cycles menstruels rendent les femmes irrationnelles, instables, incapables de concentration cognitive ou inaptes au leadership organisationnel.
- Préoccupation esthétique excessive (Women are more appearance conscious) : Notion attribuant aux femmes une vanité prépondérante, une fixation sur leur apparence physique et l’utilisation de celle-ci comme vecteur principal de statut social.
- Séduction et taquinerie sexuelle (Women are sexual teasers) : Croyance accusatoire selon laquelle les femmes emploient délibérément leur pouvoir d’attraction pour manipuler, séduire faussement et leurrer les hommes.
- Supériorité morale et spiritualité (Women are more moral / spiritual) : Idéalisation paternaliste positionnant les femmes comme les gardiennes de l’éthique, plus pieuses, innocentes et intègres.
- Frivolité et comportement puéril (Women act sillier than men) : Représentation minimisant la maturité féminine en l’associant à des attitudes futiles, théâtrales ou capricieuses.
- Stratégies manipulatrices (Women use manipulative strategies) : Conviction que les femmes obtiennent leurs objectifs par des voies obliques, la bouderie, le chantage affectif, les larmes ou le retrait de faveurs.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le fondement théorique de la BAWS s’inscrit au carrefour de la théorie des rôles sociaux développée par Alice Eagly, de la psychologie des schémas de genre de Sandra Bem (Gender Schema Theory) et des théories du sexisme ambivalent conceptualisées ultérieurement par Peter Glick et Susan Fiske.
Eagly soutient que la division historique du travail et les asymétries de pouvoir économique assignent des rôles sociocomportementaux différenciés : les hommes sont incités à développer des qualités d’« agence » (affirmation de soi, compétence, dominance instrumentale), tandis que les femmes se voient attribuer des attributs « communautaires » (communion, expressivité, soutien d’autrui). La BAWS opérationnalise avec précision cette dichotomie agence-communion, tout en décomposant les pénalités cognitives imposées aux femmes qui transgressent ou se conforment à ces schémas.
De surcroît, le travail de Belk et Snell anticipe de façon précurseur le modèle bidimensionnel du sexisme ambivalent. En intégrant des sous-échelles qui valorisent apparemment les femmes (moralité supérieure, sensibilité affective accrue) à côté de sous-échelles ouvertement dépréciatives (infériorité cognitive, instabilité menstruelle, duplicité manipulatrice), la BAWS capture à la fois la facette du sexisme hostile et celle du sexisme bienveillant. Le sexisme bienveillant, bien que revêtu de tons affectueux ou protecteurs, enferme les femmes dans une sphère subordonnée en conditionnant leur valorisation à leur pureté morale, leur dépendance et leur rôle relationnel sacrificiel.
Sur le plan cognitif, la théorie des schémas stipule que les croyances stéréotypées agissent comme des filtres d’encodage et de récupération mnésique automatisés. Dès lors qu’un individu adhère au système évalué par la BAWS, les comportements conformes aux stéréotypes féminins sont sur-attribués à des causes internes et stables, alors que les accomplissements transgressant le stéréotype (par exemple, le leadership d’une femme d’affaires ou l’objectivité analytique) sont rejetés ou disqualifiés comme des anomalies.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique de la Beliefs About Women Scale a été étayée par une série rigoureuse d’investigations empiriques menées tout au long des années 1980 et 1990 :
- Validité de contenu et apparente : Les 75 énoncés initiaux ont été formulés à partir d’un recensement qualitatif exhaustif des stéréotypes de genre circulant dans la littérature sociologique et psychologique, puis soumis à des juges experts garantissant la représentativité écologique et conceptuelle des items pour chacune des 15 dimensions.
- Validité convergente : Les sous-échelles de la BAWS corrèlent de façon significative avec d’autres mesures établies des rôles de genre, telles que l’Attitudes Toward Women Scale (AWS) et l’inventaire des rôles sexuels de Bem (BSRI). Les scores élevés sur les sous-échelles de passivité, d’incompétence cognitive et de manipulation corrèlent positivement avec des scores élevés de conservatisme sociopolitique, de dogmatisme et d’attitudes sexuelles punitives.
- Validité discriminante : Les analyses corrélationnelles démontrent que les sous-échelles ne sont pas de simples redondances d’un trait d’hostilité globale ou d’anxiété générale. De plus, la corrélation modérée observée entre les sous-échelles « positives » (ex. dévotion morale, empathie) et les sous-échelles péjoratives prouve que l’instrument capture des facettes attitudinales mutuellement distinctes qui ne se réduisent pas à un biais de négativité uniforme.
- Validité prédictive et critériée : Dans les travaux de Snell et Godwin (1993), les sous-échelles mesurant la duplicité sexuelle présumée (« Women are sexual teasers ») et la manipulation se sont révélées être des prédicteurs majeurs du déni de gravité du viol et de la minimisation de la culpabilité de l’agresseur masculin lors de scénarios expérimentaux. Parallèlement, Belk et Snell (1989) ont établi la validité prédictive de la BAWS en tant que variable modératrice : les individus féminins obtenant des scores élevés de croyances stéréotypiques d’incompétence et d’impuissance rapportaient une morbidité psychologique (dépression, anxiété somatique) significativement plus marquée en réaction à des stresseurs environnementaux comparées aux femmes rejetant ces postulats.
8. Fidélité / Reliability
La consistance interne de la BAWS a été évaluée à de multiples reprises sur divers échantillons d’étudiants, d’adultes en population générale et de professionnels de santé mentale. Pour l’ensemble des 15 sous-échelles (composées chacune de 5 items théoriques), les indices d’homogénéité présentent les caractéristiques suivantes :
- Cohérence interne (Alpha de Cronbach) : Les coefficients alpha rapportés par Belk et Snell (1986, 1989) oscillent généralement entre 0,65 et 0,86 pour les différentes sous-échelles. Les sous-échelles ciblant l’infériorité cognitive, la manipulation relationnelle et l’impact débilitant du cycle menstruel affichent de manière récurrente les indices les plus élevés ($lpha ge 0,78$). Certaines dimensions plus nuancées (telles que la clairvoyance émotionnelle) présentent des valeurs avoisinant 0,68 à 0,72, ce qui demeure pleinement satisfaisant compte tenu de la brièveté de chaque sous-échelle (5 items chacune).
- Fidélité test-retest : Des administrations répétées à un intervalle de 4 à 6 semaines auprès de cohortes d’étudiants ont révélé des coefficients de stabilité temporelle $r$ compris entre 0,72 et 0,84, confirmant que l’instrument évalue des attitudes et schémas cognitifs stables et structuralisés plutôt que des états affectifs transitoires.
- Intercorrélations entre items : Les corrélations item-total corrigées pour chaque sous-échelle dépassent très largement le seuil usuel de 0,30, attestant que chaque item contribue significativement à la variance de sa dimension respective.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Le développement initial de la BAWS s’est appuyé sur des analyses factorielles exploratoires (AFE) utilisant la méthode des composantes principales avec rotation orthogonale (Varimax) et oblique (Oblimin). L’objectif était de vérifier si les 75 items se regroupaient empiriquement selon la structure a priori en 15 facteurs postulée par les auteurs.
Les résultats factoriels ont largement confirmé l’adéquation empirique des 15 sous-groupements, chaque facteur expliquant une part substantielle de la variance totale. Les saturations factorielles principales pour les items cibles excèdent typiquement 0,45 sur leur facteur théorique respectif, avec des saturations croisées minimes sur les dimensions secondaires. Les investigations psychométriques ultérieures ont toutefois conduit les auteurs à identifier trois items spécifiques (items 37, 52 et 59) dont le comportement psychométrique ou les saturations factorielles étaient équivoques ou non discriminantes selon les cohortes ; ces items ont été dès lors traités comme items de remplissage (filler items) et exclus du calcul standard des scores factoriels.
Lors d’analyses factorielles de second ordre, plusieurs macro-facteurs émergent, organisant les 15 sous-échelles autour de trois axes fondamentaux :
- Déficit d’agentivité et subordination (regroupant passivité, indécision, infériorité cognitive, moindre dominance et désintérêt professionnel) ;
- Duplicité socio-sexuelle et manipulation (regroupant séduction intéressée, manipulation émotionnelle, frivolité et débilitation menstruelle) ;
- Spécialisation relationnelle et élévation morale (regroupant communion interpersonnelle, clairvoyance émotionnelle, vulnérabilité et supériorité morale).
Ces résultats corroborent la dualité structurelle moderne des préjugés sexués observée dans les modèles contemporains de la cognition sociale.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’instrument se présente sous la forme d’un auto-questionnaire standardisé sur support papier-crayon ou informatisé :
- Format d’administration : Auto-évaluation individuelle ou collective. Durée moyenne de passation : 12 à 18 minutes.
- Nombre total d’items : 75 items formulés sous la forme d’affirmations comparatives ou déclaratives relatives aux femmes et aux hommes.
- Sous-échelles : 15 sous-échelles composées chacune de 5 items structurés.
- Format de réponse : Échelle ordinale en cinq points :
- A = Fortement en désaccord (Strongly Disagree) ;
- B = Légèrement en désaccord (Slightly Disagree) ;
- C = Ni en accord ni en désaccord (Neither agree nor disagree) ;
- D = Légèrement d’accord (Slightly Agree) ;
- E = Fortement d’accord (Strongly Agree).
- Système de cotation numérique : Les réponses sont quantifiées comme suit :
- Fortement en désaccord (A) = -2
- Légèrement en désaccord (B) = -1
- Neutre (C) = 0
- Légèrement d’accord (D) = +1
- Fortement d’accord (E) = +2
- Inversion de cotation (Reverse-coding) : Quatorze (14) items formulés de manière anti-stéréotypique ou inverse doivent obligatoirement être inversés avant le calcul des moyennes factorielles (le score est multiplié par -1, transformant +2 en -2, +1 en -1, etc.). Les items à inverser sont : 16, 18, 21, 23, 26, 31, 32, 36, 37, 49, 50, 52, 54 et 61.
- Items de remplissage (Filler items) : Les items 37, 52 et 59 sont actuellement traités comme des items neutres et ne sont pas intégrés dans le calcul des scores factoriels finaux.
- Calcul des scores : Pour chacune des 15 sous-échelles, les items pertinents (après inversion) sont additionnés puis divisés par le nombre d’items de la sous-échelle. Le score composite final de chaque sous-échelle varie ainsi entre -2,00 et +2,00. Un score positif élevé reflète une forte adhésion au stéréotype ciblé, une valeur proche de 0 indique une position neutre, et un score négatif traduit un rejet actif du stéréotype.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
L’Échelle des croyances envers les femmes (BAWS) a été initialement publiée en 1986 dans les Social and Behavioral Sciences Documents par Sharyn S. Belk et William E. Snell, Jr. (référence documentaire n° 16, 10). L’instrument est un outil du domaine public académique (academic open-access research instrument) mis à disposition par les auteurs pour la recherche scientifique et la formation clinique sans redevance commerciale (aucun frais d’utilisation ne s’applique).
Les chercheurs et praticiens sont autorisés à reproduire et administrer la BAWS sous réserve de citer scrupuleusement les travaux originaux de Belk et Snell (1986, 1989) ainsi que Snell et Godwin (1993). Toute exploitation commerciale de l’instrument ou intégration dans des progiciels d’évaluation psychométrique payants requiert l’autorisation explicite préalable de l’auteur principal (William E. Snell, Jr.).
12. Références / References
- Belk, S. S., & Snell, W. E., Jr. (1986). Beliefs about women: Components and correlates. Personality and Social Psychology Bulletin, 12(4), 403–412. https://doi.org/10.1177/0146167286124003
- Belk, S. S., & Snell, W. E., Jr. (1986). The Beliefs About Women Scale (BAWS): Scale development and validation. Social and Behavioral Sciences Documents, 16, 10.
- Belk, S. S., & Snell, W. E., Jr. (1989). Stereotypic beliefs about women as moderators of stress-distress relationships. Journal of Clinical Psychology, 45(4), 665–672. https://doi.org/10.1007/BF00289178
- Hampton, B., Lambert, F., & Snell, W. E., Jr. (1986). Therapists’ conceptions of mentally healthy beliefs for women and men. Journal of Rational-Emotive Therapy, 4(2), 107–124. https://doi.org/10.1007/BF01072979
- Snell, W. E., Jr., & Godwin, L. (1993). Social reactions to depictions of casual and steady acquaintance rape: The impact of AIDS exposure and stereotypic beliefs about women. Sex Roles, 29(9-10), 599–616. https://doi.org/10.1007/BF00289207
- Snell, W. E., Jr., Holtzman, W. H., Jr., Belk, S. S., Garcia, R., & Hernandez, J. E. (1990). The influence of counseling orientation and culture on mental health standards for women and men. International Journal of Intercultural Relations, 14(1), 73–88. https://doi.org/10.1016/0147-1767(90)90045-A