1. Résumé / Abstract
L’Échelle des attitudes envers les personnes âgées de Kogan (en anglais, Kogan’s Attitudes Toward Old People Scale ou KAOP), élaborée par le psychologue américain Nathan Kogan en 1961, constitue l’un des instruments psychométriques pionniers et les plus largement disséminés dans le champ de la gérontologie sociale et de la psychologie du vieillissement. Conçue initialement dans le contexte d’études portant sur les stéréotypes intergroupes et les préjugés sociaux, cette échelle vise à quantifier la valence cognitive, affective et conative des attitudes des individus à l’égard des personnes âgées. L’instrument est composé de 34 items organisés sous la forme singulière de 17 paires d’énoncés conceptuellement appariés : 17 énoncés formulés de manière négative (sous-échelle OP− pour Old People Negative) et 17 énoncés formulés de manière positive (sous-échelle OP+ pour Old People Positive), conçus pour refléter le pendant inverse des énoncés négatifs correspondants.
L’administration classique repose sur un format de réponse de type Likert en six ou sept points, allant de « fortement en désaccord » à « fortement d’accord », accordant classiquement une valeur médiane neutre pour l’absence de réponse ou l’indécision. Du point de vue métrologique, les études initiales menées par Kogan auprès d’échantillons universitaires ont mis en évidence des coefficients de cohérence interne variant entre .66 et .85, la sous-échelle négative présentant de manière robuste des indices de fidélité supérieurs à ceux de la sous-échelle positive. Des corrélations statistiquement significatives et négatives entre les énoncés positifs et négatifs ont initialement appuyé la cohérence logique des réponses. Au fil des décennies, l’échelle a fait l’objet de nombreuses adaptations transculturelles et validations factorielles à travers le monde, consolidant son statut d’instrument standard pour évaluer l’impact de programmes pédagogiques en sciences de la santé, mesurer l’âgisme sociétal et investiguer les corrélats de personnalité associés aux préjugés gérontologiques.
2. Mots-clés / Keywords
Échelle de Kogan, KAOP, attitudes envers les personnes âgées, gérontologie sociale, âgisme, préjugés liés à l’âge, stéréotypes gérontologiques, psychométrie, fidélité du test, validité de construit, psychologie du vieillissement, relations intergénérationnelles, formation soignante.
3. Auteurs / Authors
L’échelle a été conçue et formalisée par Nathan Kogan (1926–2013), docteur en psychologie diplômé de l’Université Harvard. Kogan a mené une carrière académique et de recherche distinguée, travaillant notamment au sein de l’Educational Testing Service (ETS) à Princeton, New Jersey, avant de rejoindre la New School for Social Research à New York en tant que professeur émérite de psychologie. Ses travaux ont profondément influencé l’étude des styles cognitifs, de la prise de décision, de la créativité et de la perception sociale tout au long de la vie.
Dans sa publication princeps de 1961 parue dans le Journal of Abnormal and Social Psychology, le chercheur était affilié à l’ETS et explorait les intersections entre la théorie de la personnalité autoritaire, les préjugés minoritaires et les dispositions psychosociales envers les populations vieillissantes.
4. Objectif / Purpose
L’objectif primordial de l’Échelle des attitudes envers les personnes âgées de Kogan (KAOP) est d’opérationnaliser et de mesurer de manière standardisée les attitudes individuelles à l’égard des aînés. Dans les décennies d’après-guerre, alors que la recherche en psychologie sociale s’était abondamment concentrée sur les préjugés raciaux, ethniques et religieux (notamment sous l’égide des travaux sur la personnalité autoritaire), Kogan a postulé que les personnes âgées représentaient un groupe cible spécifique, soumis à des dynamiques de marginalisation, de ségrégation implicite et de stéréotypie négative analogues à celles subies par les minorités ethniques.
Le développement de la KAOP répondait à un impératif méthodologique : concevoir une échelle équilibrée capable de contourner les biais de réponse acquiesçants (acquiescence response set), grâce à une formulation symétrique d’items positifs et négatifs. Kogan cherchait à déterminer dans quelle mesure les attitudes négatives envers les personnes âgées découlaient d’une intolérance générale à la différence ou si elles possédaient une étiologie psychologique singulière liée à la peur de la sénescence, au déclin physique et à la mortalité.
Sur le plan des applications pratiques et cliniques, la KAOP est devenue l’instrument le plus sollicité pour évaluer l’évolution des attitudes chez les étudiants en médecine, en soins infirmiers et en travail social. Dans le secteur des soins de santé, des attitudes négatives ou paternalistes envers les patients âgés compromettent directement la qualité de la prise en charge, conduisent à des diagnostics erronés et renforcent le désintérêt pour les spécialités gériatriques. L’échelle est ainsi fréquemment employée comme mesure pré-test et post-test afin de quantifier l’efficacité de modules d’enseignement en gériatrie, de stages cliniques immersifs en établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) ou de programmes d’ateliers intergénérationnels.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit mesuré par la KAOP est l’attitude envers les personnes âgées, conceptualisée comme une disposition évaluative globale comprenant des facettes cognitives (croyances, stéréotypes), affectives (sentiments de malaise, sympathie, rejet) et conatives (intentions comportementales en matière de cohabitation, d’interaction et de politiques publiques).
La structure conceptuelle du test est bâtie autour d’une bipolarité thématique répartie en deux sous-ensembles de 17 items :
- La sous-échelle négative (OP−) : Cette dimension capture les stéréotypes péjoratifs, le sentiment de fardeau social, l’inflexibilité perçue et le rejet de la proximité relationnelle avec les aînés. Elle évalue l’adhésion à des représentations dépréciatives telles que l’incapacité au changement, la propension à la plainte, la négligence de l’apparence physique, l’intrusion indiscrète dans la vie d’autrui ou l’exigence excessive d’affection. Par exemple, l’item 3N stipule : « Most old people get set in their ways and are unable to change » (La plupart des personnes âgées s’enferment dans leurs habitudes et sont incapables de changer).
- La sous-échelle positive (OP+) : Conçue comme le contrepoids symétrique des items négatifs, cette dimension explore la valorisation des compétences, la reconnaissance de la sagesse, l’acceptation de l’hétérogénéité individuelle et la disposition à l’intégration intergénérationnelle. L’item 3P affirme en miroir : « Most old people are capable of new adjustments when the situation demands it » (La plupart des personnes âgées sont capables de nouveaux ajustements lorsque la situation l’exige).
Au-delà de cette partition formelle binaire, l’analyse des contenus révèle plusieurs domaines thématiques sous-jacents essentiels explorés par les énoncés :
- La ségrégation résidentielle versus l’intégration communautaire : Examen de l’acceptation de la cohabitation et du partage du même environnement de vie (ex. items 1 et 12, traitant de la cohabitation avec les jeunes générations et de la présence des aînés dans les quartiers résidentiels).
- La rigidité cognitive et l’adaptabilité : Mesure de la croyance en la flexibilité intellectuelle versus l’entêtement sénile (ex. item 3).
- L’autonomie, l’utilité productive et la dépendance : Perception du rapport au travail, aux pensions de retraite et au statut de charge pour la descendance (ex. item 4).
- Les compétences interpersonnelles et l’agréabilité : Attentes quant au caractère acariâtre, geignard ou au contraire chaleureux et apaisant des personnes âgées (ex. items 8, 15 et 16).
- L’esthétique corporelle et l’hygiène : Jugements sur l’ordre domestique et la propreté vestimentaire/personnelle (ex. items 5 et 14).
- Le pouvoir socio-politique et la sagesse : Évaluation de l’influence sociétale accordée aux aînés et de la légitimité du savoir expérientiel accumulé au cours du cycle de vie (ex. items 6 et 7).
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’élaboration de la KAOP s’enracine directement dans les paradigmes dominants de la psychologie sociale des années 1950, principalement la théorie du préjugé généralisé développée par Gordon W. Allport dans son ouvrage séminal The Nature of Prejudice (1954), ainsi que les recherches de l’École de Berkeley sur la personnalité autoritaire dirigées par Theodor W. Adorno et ses collaborateurs (1950).
Kogan a fait l’hypothèse centrale que les attitudes négatives envers les personnes âgées ne constituent pas un phénomène isolé, mais partagent des racines psychodynamiques et cognitives communes avec d’autres formes de préjugés dirigés contre des groupes minoritaires marginalisés (minorités ethniques, personnes en situation de handicap physique). Pour concevoir ses items, l’auteur a d’ailleurs explicitement adapté des énoncés issus d’échelles préexistantes mesurant l’ethnocentrisme et l’autoritarisme (telles que l’échelle F et l’échelle E de Berkeley), en remplaçant les référents ethniques par l’expression « old people ».
Sur le plan développemental et dynamique, l’échelle mobilise de manière implicite des mécanismes de défense du Moi face à l’angoisse de la déchéance corporelle et de la finitude. Plus tard, ces mécanismes ont été formalisés par la théorie de la gestion de la terreur (Terror Management Theory ; Greenberg et al., 1986). Selon cette approche, les individus projettent sur les aînés leurs angoisses existentielles de vulnérabilité et de mort, générant des attitudes d’évitement, de stéréotypie défensive et de ségrégation spatiale afin de maintenir leur propre sentiment d’intégrité psychique.
De surcroît, le cadre théorique s’articule avec l’hypothèse du contact d’Allport, prédisant que les attitudes stéréotypées régressent lorsque des interactions intergroupes fréquentes, signifiantes et égalitaires sont instaurées entre différentes générations, proposition que la KAOP permet d’évaluer empiriquement à travers le temps.
7. Validité / Validity
La validité de la KAOP a fait l’objet de multiples investigations empiriques depuis sa création en 1961, bien que l’article princeps de Kogan se soit principalement focalisé sur la validation de construit par le biais de patrons de corrélations avec d’autres construits de personnalité.
Validité de construit et convergente
Dans l’étude originale de Kogan (1961), administrée à trois cohortes indépendantes d’étudiants de premier cycle universitaire (totalisant plusieurs centaines de participants), l’auteur a établi une validité de construit robuste en observant des corrélations systématiques et statistiquement significatives entre les scores à l’échelle OP− et des mesures établies d’autoritarisme (échelle F de Californie), d’anomie (échelle de Srole) et d’ethnocentrisme. Les individus adhérant fortement aux stéréotypes négatifs envers les personnes âgées obtenaient de façon congruente des scores plus élevés sur les échelles d’intolérance à l’ambiguïté et de préjugés raciaux.
Par la suite, des études contemporaines de validité convergente ont mis en évidence des associations significatives entre la KAOP et d’autres instruments reconnus de l’âgisme, tels que la Fraboni Scale of Ageism (FSA) et le Facts on Aging Quiz (FAQ) de Palmore. Les corrélations entre la sous-échelle négative de la KAOP et les scores d’âgisme de la FSA oscillent généralement entre r = .50 et r = .68, confirmant que l’outil capte de manière adéquate le noyau conceptuel de la discrimination âgiste.
Validité discriminante
La validité discriminante a été documentée en examinant l’indépendance relative des attitudes envers les personnes âgées par rapport au concept général de « misanthropie » ou d’hostilité non spécifique envers l’espèce humaine. Kogan a démontré que la corrélation entre les attitudes envers les personnes âgées et les attitudes envers les personnes souffrant de handicaps physiques demeurait modérée (r ≈ .30 à .45), indiquant que la KAOP n’est pas un simple artefact mesurant le rejet global de la vulnérabilité humaine, mais cible bien les stéréotypes singuliers attribués au vieillissement démographique et individuel.
Validité prédictive et sensibilité au changement
La KAOP a manifesté une excellente sensibilité pour prédire les choix de carrière des étudiants des filières médico-sociales. Les étudiants présentant des scores totaux élevés (reflétant des attitudes positives) ont une probabilité significativement supérieure d’opter pour des stages optionnels en gériatrie et de manifester une empathie clinique accrue lors des entretiens avec des aînés hospitalisés. De multiples études interventionnelles ont confirmé la sensibilité au changement de la KAOP, documentant des augmentations statistiquement significatives des scores positifs consécutivement à des cours universitaires de gérontologie clinique ou à des programmes de jumelage intergénérationnel.
8. Fidélité / Reliability
Les propriétés métrologiques de l’échelle de Kogan en matière de fidélité ont été intensément documentées dans la littérature psychométrique internationale.
Cohérence interne
Dans l’échantillon initial de validation mené par Nathan Kogan (1961) auprès d’étudiants universitaires américains, les coefficients de fidélité par la méthode de bissection (split-half reliability) corrigés par la formule de Spearman-Brown se situaient dans les intervalles suivants :
- Sous-échelle OP− (négative) : Les coefficients variaient de .73 à .85 selon les sous-échantillons masculins et féminins, démontrant une homogénéité interne remarquable pour une échelle d’attitudes conçue dans les années 1960.
- Sous-échelle OP+ (positive) : Les coefficients étaient systématiquement plus modestes, se situant entre .66 et .77. Kogan a attribué cet écart à une plus grande désirabilité sociale et à une ambiguïté sémantique plus forte dans l’acceptation de certains énoncés excessivement bienveillants ou idéalistes.
Les études contemporaines employant le coefficient alpha de Cronbach confirment ces paramètres. Dans des validations menées en milieu soignant au cours des trois dernières décennies (par exemple, chez des infirmières et étudiants en soins infirmiers en Amérique du Nord, en Europe et en Asie), l’alpha de Cronbach pour l’ensemble des 34 items (après inversion de score des énoncés négatifs) se situe habituellement entre .78 et .88. Prises isolément, les sous-échelles affichent des valeurs alpha moyennes de .76 à .83 pour la dimension négative, et de .68 à .78 pour la dimension positive.
Stabilité temporelle (Test-Retest)
La fidélité test-retest de la KAOP a été confirmée sur des intervalles variant de deux à six semaines auprès d’échantillons académiques n’ayant subi aucune intervention pédagogique entre les passations. Les coefficients de corrélation intra-classe (ICC) et les coefficients de corrélation de Pearson oscillent régulièrement entre r = .75 et r = .86, attestant d’une grande stabilité temporelle du construit lorsque les conditions de vie et les représentations des participants restent inchangées.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Bien que Nathan Kogan n’ait pas procédé à une analyse factorielle formelle dans sa publication originale de 1961 — la construction reposant alors sur un appariement conceptuel a priori d’énoncés positifs et négatifs —, la structure factorielle de la KAOP a fait l’objet d’un examen minutieux au moyen d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) à partir de la fin des années 1970.
Le modèle bifactoriel classique (Positif vs Négatif)
De nombreux chercheurs ont d’abord cherché à valider le modèle théorique à deux facteurs correspondant exactement aux sous-échelles OP+ et OP−. Les analyses factorielles en composantes principales avec rotation varimax ont fréquemment fait émerger deux facteurs dominants représentant respectivement la valence positive et la valence négative des attitudes. Cependant, ces travaux ont rapidement révélé que cette bipartition était en partie influencée par un effet de méthode (le sens de la formulation des phrases), un biais bien connu en psychométrie lors de l’utilisation conjointe d’items inversés et réguliers.
Modèles multifactoriels contemporains
Lorsque les chercheurs s’affranchissent de la simple distinction linguistique entre formulations positives et négatives, des structures factorielles plus nuancées apparaissent. Plusieurs études transculturelles majeures ont proposé des modèles multidimensionnels comprenant entre 4 et 8 facteurs sous-jacents :
- Modèle à six facteurs (Erdemir et al., 2011 ; Matarese et al., 2013) : Souvent répliqué lors d’analyses confirmatoires sur des soignants européens, ce modèle identifie les dimensions suivantes :
- Capacités d’adaptation et flexibilité intellectuelle (items relatifs à la disposition au changement vs. l’entêtement) ;
- Intégration résidentielle et cadre de vie (items mesurant l’acceptation de la présence d’aînés dans le quartier) ;
- Agrément relationnel et humeur (items portant sur l’irritabilité, les plaintes et le plaisir d’interagir) ;
- Autonomie financière et contribution sociétale (items abordant le travail, le fardeau des retraites et la dépendance) ;
- Respect de l’altérité et de l’intimité (items sur la tendance à prodiguer des conseils non sollicités) ;
- Apparence corporelle et hygiène (items évaluant la tenue et la propreté perçues).
Les saturations factorielles des items sur leurs facteurs respectifs dans ces études oscillent majoritairement entre .40 et .74. Certains items (notamment l’item 7 relatif au pouvoir dans les affaires et la politique, ou l’item 13 relatif à l’homogénéité du groupe) présentent parfois des saturations plus faibles (< .35), incitant plusieurs équipes de recherche à proposer des versions abrégées de l'outil pour des contextes cliniques spécifiques.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Type de test : Questionnaire psychométrique d’auto-évaluation (auto-rapport).
- Format d’administration : Administration papier-crayon ou informatisée en ligne ; passation individuelle ou collective.
- Durée de passation : Environ 10 à 15 minutes.
- Nombre d’items : 34 items structurés en 17 paires opposant un versant négatif (OP−) et un versant positif (OP+).
- Échelle de réponse : Échelle de type Likert à 6 niveaux de réponse (dans la version d’origine), cotée de 1 à 7 en attribuant la note médiane de 4 en cas d’absence de réponse ou d’incapacité à trancher :
- 1 = Fortement en désaccord (Strongly disagree)
- 2 = En désaccord (Disagree)
- 3 = Légèrement en désaccord (Slightly disagree)
- 4 = Neutre / Pas de réponse (Neutral / No response)
- 5 = Légèrement d’accord (Slightly agree)
- 6 = D’accord (Agree)
- 7 = Fortement d’accord (Strongly agree)
- Procédures de cotation (Scoring) :
- Score total d’attitude globale : Afin de produire un score composite unique reflétant la positivité générale de l’attitude envers les personnes âgées, les items de la sous-échelle négative (OP−) doivent être inversés selon la formule classique : Score inversé = 8 − Score brut (sur une échelle de 1 à 7). Les items de la sous-échelle positive (OP+) conservent leur valeur directe (1 à 7). Le score total correspond à la somme des 34 items recodés, s’échelonnant théoriquement de 34 à 238 points. Un score plus élevé indique une attitude plus favorable, empathique et dénuée de préjugés âgistes. Un score théorique neutre se situe à 136 points.
- Scores séparés par sous-échelle : Il est également d’usage fréquent en recherche de traiter séparément la sous-échelle négative (somme brute des 17 items négatifs, score de 17 à 119) et la sous-échelle positive (somme brute des 17 items positifs, score de 17 à 119), afin de dissocier la présence explicite d’âgisme hostile du simple manque d’attitudes positives valorisantes.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication initiale : 1961.
- Auteur : Nathan Kogan, Ph.D.
- Statut des droits d’auteur et permissions : L’article fondateur a été publié dans le Journal of Abnormal and Social Psychology, revue éditée par l’American Psychological Association (APA). Selon les directives conventionnelles de l’APA et la tradition académique entourant les échelles historiques publiées intégralement dans des revues savantes, la KAOP relève du domaine de la recherche académique non commerciale. L’instrument peut être utilisé librement par les chercheurs, les universitaires et les professionnels de santé à des fins d’enseignement, de formation ou de recherche clinique sans redevance financière, à condition de citer rigoureusement le travail original de Nathan Kogan (1961).
- Tarifs : Aucun coût de licence pour une utilisation académique ou de recherche standard.
12. Références / References
- Adorno, T. W., Frenkel-Brunswik, E., Levinson, D. J., & Sanford, R. N. (1950). The authoritarian personality. Harper & Row.
- Allport, G. W. (1954). The nature of prejudice. Addison-Wesley.
- Erdemir, F., Kav, S., Citak, E. A., Hanoglu, Z., & Karahan, A. (2011). A Turkish version of Kogan’s Attitude Toward Older People (KAOP) scale: Reliability and validity assessment. Archives of Gerontology and Geriatrics, 52(3), e162–e168. https://doi.org/10.1016/j.archger.2010.10.019
- Fraboni, M., Saltstone, R., & Hughes, S. (1990). The development of the Fraboni Scale of Ageism (FSA). Canadian Journal on Aging / La Revue canadienne du vieillissement, 9(1), 56–66. https://doi.org/10.1017/S071498080000957X
- Greenberg, J., Pyszczynski, T., & Solomon, S. (1986). The causes and consequences of a need for self-esteem: A terror management theory. In R. F. Baumeister (Ed.), Public self and private self (pp. 189–212). Springer. https://doi.org/10.1007/978-1-4613-9564-5_10
- Hweidi, I. M., & Al-Oweis, A. I. (2006). Jordanian nursing students’ attitudes toward the elderly: An explanatory study. International Journal of Nursing Practice, 12(6), 325–334. https://doi.org/10.1111/j.1440-172X.2006.00592.x
- Kogan, N. (1961). Attitudes toward old people: The development of a scale and an examination of correlates. The Journal of Abnormal and Social Psychology, 62(1), 44–54. https://doi.org/10.1037/h0048053
- Matarese, M., Lommi, M., Pedone, C., Alvaro, R., & De Marinis, M. G. (2013). Nursing students’ attitudes towards older people: Validity and reliability of the Italian version of the Kogan Attitudes Towards Old People scale. Journal of Clinical Nursing, 22(1–2), 145–154. https://doi.org/10.1111/j.1365-2702.2012.04253.x
- Palmore, E. (1977). Facts on aging: A short quiz. The Gerontologist, 17(4), 315–320. https://doi.org/10.1093/geront/17.4.315
- Silver, R. L. (1986). Factor analysis of the Kogan Attitudes Toward Old People Scale. Psychological Reports, 59(2), 655–659. https://doi.org/10.2466/pr0.1986.59.2.655
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Les 34 items originaux en langue anglaise conçus par Nathan Kogan (1961) sont présentés ci-dessous dans leur intégralité. Conformément à la structure méthodologique de l’auteur, les items sont organisés en 17 paires thématiques, comprenant chacune un énoncé à valence négative (noté N pour Negative) et un énoncé à valence positive (noté P pour Positive). Les variantes révisées introduites ultérieurement par Kogan pour certains échantillons spécifiques sont également précisées.
Response Format & Scoring Key:
1 = Strongly disagree |
2 = Disagree |
3 = Slightly disagree |
4 = Neutral / No response |
5 = Slightly agree |
6 = Agree |
7 = Strongly agree
Pair 1:
1 N. It would probably be better if most old people lived in residential units with people of their own age.
1 P. It would probably be better if most old people lived in residential units that also housed younger people.
Pair 2:
2 N. There is something different about most old people: it’s hard to figure out what makes them tick.
2 P. Most old people are really no different from anybody else: they’re as easy to understand as younger people.
Pair 3:
3 N. Most old people get set in their ways and are unable to change.
3 P. Most old people are capable of new adjustments when the situation demands it.
Pair 4:
4 N. Most old people would prefer to quit work as soon as pensions or their children can support them.
4 P. Most old people would prefer to continue working just as long as they possibly can rather than be dependent on anybody.
Pair 5:
5 N. Most old people tend to let their homes become shabby and unattractive.
5 P. Most old people can generally be counted on to maintain a clean, attractive home.
Pair 6:
6 N. It is foolish to claim that wisdom comes with old age.
6 P. People grow wiser with the coming of old age.
Pair 7:
7 N. Old people have too much power in business and politics.
7 P. Old people should have more power in business and politics.
Alternative revised version (NU-II sample): 7 P. Old people have too little power in business and politics.
Pair 8:
8 N. Most old people make one feel ill at ease.
8 P. Most old people are very relaxing to be with.
Pair 9:
9 N. Most old people bore others by their insistence on talking about the “good old days.”
9 P. One of the most interesting and entertaining qualities of most old people is their accounts of their past experiences.
Alternative revised version (NU-II sample): 9 P. One of the more interesting qualities of most old people is their accounts of their past experiences.
Pair 10:
10 N. Most old people spend too much time prying into the affairs of others and giving unsought advice.
10 P. Most old people tend to keep to themselves and give advice only when asked.
Alternative revised version (NU-II sample): 10 P. Most old people respect others’ privacy and give advice only when asked.
Pair 11:
11 N. If old people expect to be liked, their first step is to try to get rid of their irritating faults.
11 P. When you think about it, old people have the same faults as anybody else.
Pair 12:
12 N. In order to maintain a nice residential neighborhood, it would be best if too many old people did not live in it.
12 P. You can count on finding a nice residential neighborhood when there is a sizeable number of old people living in it.
Pair 13:
13 N. There are a few exceptions, but in general most old people are pretty much alike.
13 P. It is evident that most old people are very different from one another.
Pair 14:
14 N. Most old people should be more concerned with their personal appearance; they’re too untidy.
14 P. Most old people seem to be quite clean and neat in their personal appearance.
Pair 15:
15 N. Most old people are irritable, grouchy, and unpleasant.
15 P. Most old people are cheerful, agreeable, and good humored.
Pair 16:
16 N. Most old people are constantly complaining about the behavior of the younger generation.
16 P. One seldom hears old people complaining about the behavior of the younger generation.
Pair 17:
17 N. Most old people make excessive demands for love and reassurance.
17 P. Most old people need no more love and reassurance than anyone else.