Échelle d’écospiritualité

L’Échelle d’écospiritualité (Billet et al., 2023) est un instrument psychométrique de 8 items validé internationalement pour quantifier la sacralité, la transcendance et l’agentivité attribuées à la nature.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 14, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 14, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’Échelle d’écospiritualité (Ecospirituality Scale), développée et validée par Billet, Baimel, Sahakari, Schaller et Norenzayan (2023), constitue un instrument psychométrique novateur et concis conçu pour opérationnaliser et mesurer la tendance individuelle à attribuer des qualités spirituelles, sacrées et intentionnelles au monde naturel. L’élaboration de cet outil s’est appuyée sur un ensemble initial de 38 items reflétant quatre thématiques centrales issues de la littérature en psychologie environnementale et en psychologie de la religion : l’attribution d’une signification spirituelle à la nature, l’expérience directe de transcendance en immersion naturelle, le sentiment d’interconnexion globale entre les humains et la biosphère, ainsi que l’anthropomorphisme écologique. À l’issue d’analyses factorielles rigoureuses menées sur un échantillon initial nord-américain, une structure parcimonieuse à deux facteurs comprenant un total de 8 items a été retenue.

Ces deux dimensions psychologiques complémentaires capturent respectivement : (1) la Connexion spirituelle à la nature / Évaluation des qualités spirituelles (Spiritual Connection to Nature / Appraisal), mesurant la perception de la nature comme sanctuaire porteur d’élévation, de paix et de sens sacré, et (2) l’Anthropomorphisme de la nature / Agentivité sacrée (Anthropomorphism of Nature / Sacred Agency), évaluant l’attribution de conscience, d’intentionnalité vitale et d’esprit aux entités naturelles et aux écosystèmes. L’instrument utilise une échelle de réponse de type Likert en 7 points, allant de 1 (« fortement en désaccord ») à 7 (« fortement en accord »).

Les propriétés psychométriques de l’échelle ont été démontrées à travers huit échantillons indépendants totalisant des milliers de participants issus des États-Unis, du Canada, du Royaume-Uni et de Singapour. L’instrument présente une consistance interne exceptionnelle, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant entre .87 et .92 (moyenne globale de .89), ainsi qu’une fidélité test-retest substantielle à quatre mois d’intervalle (r = .77, IC à 95 % [.74, .79]). L’analyse factorielle confirmatoire démontre un ajustement remarquable aux données (RMSEA = .048 ; RMSR = .02 ; TLI = .99), expliquant 66 % de la variance totale. De surcroît, l’outil bénéficie d’une invariance de mesure scalaire stricte selon les cultures et les affiliations confessionnelles, et démontre une validité prédictive unique quant à l’expansion morale accordée aux entités biologiques non humaines (β = 0.16).

2. Mots-clés / Keywords

Écospiritualité, psychologie environnementale, attitudes environnementales, expansion morale, biophilie, animisme, transcendance, évaluation psychométrique, validité factorielle, fidélité test-retest, lien humain-nature, psychologie de la religion.

3. Auteurs / Authors

L’Échelle d’écospiritualité a été conçue au sein du département de psychologie de l’University of British Columbia (Vancouver, Canada), en collaboration avec l’Oxford Brookes University (Royaume-Uni). L’équipe de recherche rassemble des spécialistes éminents de la psychologie sociale, évolutionniste, culturelle et de la cognition religieuse :

  • Matthew I. Billet : Département de psychologie, University of British Columbia, 2136 West Mall, Vancouver, BC, V6T 1Z4, Canada. Identifiant ORCID : 0000-0001-5768-574X. Courriel : [email protected].
  • Adam Baimel : Center for Psychological Research, Headington Campus, Oxford Brookes University, Oxford, Royaume-Uni. Identifiant ORCID : 0000-0002-2629-7952.
  • Sakshi S. Sahakari : Département de psychologie, University of British Columbia, Vancouver, BC, Canada. Identifiant ORCID : 0009-0008-0713-0330.
  • Mark Schaller : Professeur titulaire, Département de psychologie, University of British Columbia, Vancouver, BC, Canada. Identifiant ORCID : 0000-0003-1243-4650.
  • Ara Norenzayan : Professeur titulaire, Chaire de recherche en psychologie religieuse et culturelle, Département de psychologie, University of British Columbia, Vancouver, BC, Canada.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’Échelle d’écospiritualité est de combler un vide méthodologique et conceptuel majeur à l’intersection de la psychologie environnementale et de la psychologie de la religion. Historiquement, la recherche sur les comportements écologiques s’est focalisée sur des variables cognitives, utilitaristes ou purement affectives, telles que la préoccupation environnementale générale, le calcul coût-bénéfice écologique ou le sentiment subjectif de proximité avec la nature (Nature Relatedness ou Connectedness to Nature). Cependant, ces construits classiques échouent fréquemment à capturer la dimension proprement phénoménologique, numineuse et ontologique que de nombreux individus attribuent au monde vivant.

L’instrument vise spécifiquement à fournir une mesure quantitative, standardisée et psychométriquement robuste du degré selon lequel un individu perçoit la nature non pas comme un simple réservoir de ressources matérielles ou un espace de loisir récréatif, mais comme un ordre doté de signification spirituelle, d’une force vitale intrinsèque et d’un statut moral sacré. Sur le plan théorique, il s’agit d’identifier les mécanismes psychologiques par lesquels la sacralisation de la biosphère engendre des devoirs déontologiques de protection, transformant la préservation de l’environnement en un impératif moral non négociable.

Dans le domaine de la recherche fondamentale, l’échelle permet d’examiner comment les croyances écospirituelles interagissent avec les idéologies politiques, les traditions religieuses institutionnelles (théisme, panthéisme, animisme, sécularisme) et les attitudes pro-environnementales. Elle offre aux chercheurs un outil diagnostique pour démêler les contributions respectives de l’identité écologiste, de l’affinité émotionnelle et de la conviction spirituelle dans l’adoption d’éco-comportements à haut coût personnel (ex. activisme climatique, renoncement à la consommation carnée, soutien aux politiques de taxation du carbone).

Sur le plan des applications pratiques et cliniques, l’échelle trouve une utilité grandissante en écopsychologie, en thérapie basée sur la nature (nature-based therapy) et dans la prise en charge de l’éco-anxiété ou de la solastalgie. Évaluer l’écospiritualité d’un patient permet aux cliniciens de mieux comprendre les leviers de résilience psychologique liés au ressourcement dans les milieux naturels, tout en éclairant la détresse existentielle vécue par les personnes dont le monde naturel sacralisé subit une dégradation anthropique directe.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit d’écospiritualité est théorisé comme une constellation de croyances cognitives et d’expériences phénoménologiques qui attribuent au monde naturel une transcendance, une sacralité et une intentionnalité intrinsèque. L’instrument mesure ce macro-construit à travers deux sous-échelles factoriellement distinctes mais étroitement corrélées :

1. Connexion spirituelle à la nature / Évaluation des qualités spirituelles (Items 1 à 4)

Cette première dimension reflète l’expérience subjective de transcendance, d’harmonie et d’élévation mystique vécue au contact des éléments naturels. Elle capture l’évaluation cognitive et affective de la nature en tant que sanctuaire spirituel procurant un sentiment de plénitude, d’apaisement intérieur et de reliance au divin ou au sacré. L’individu obtenant un score élevé sur cette dimension ne perçoit pas seulement la nature comme un paysage esthétiquement agréable, mais comme une matrice relationnelle génératrice d’expériences océaniques et de paix existentielle.

Par exemple, un répondant souscrivant fortement à l’item « Being in nature is a spiritually uplifting experience for me » ou « I feel connected to something sacred or divine when I am in nature » exprime une sensibilité prononcée à la transcendance écologique, assimilable à ce que les psychologues de l’émotion qualifient d’état d’émerveillement profond (awe) face à la grandeur des forces naturelles.

2. Anthropomorphisme de la nature / Agentivité sacrée (Items 5 à 8)

La seconde dimension quantifie l’inclination à attribuer des états mentaux, une subjectivité consciente, une force vitale téléologique ou une âme aux éléments géologiques et biologiques du biotope (animaux, végétaux, fleuves, montagnes, Terre dans son ensemble). Cette facette puise directement dans les mécanismes cognitifs de l’animisme spontané et de l’hypothèse Gaïa, postulant que les écosystèmes possèdent une vie propre et une conscience réflexive.

Des énoncés tels que « The earth is a living, conscious entity » ou « Natural elements like mountains, rivers, and trees have their own spirits or souls » mesurent le rejet du réductionnisme mécaniste cartésien au profit d’une ontologie relationnelle où la nature est perçue comme un sujet d’interaction doté d’agentivité plutôt que comme un objet passif. Ce sous-construit est particulièrement déterminant pour l’attribution de considération morale directe aux entités non sentientes selon les théories de l’esprit.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’élaboration de l’Échelle d’écospiritualité s’ancre à la croisée de quatre grands paradigmes théoriques des sciences psychologiques, anthropologiques et cognitives :

L’hypothèse de la biophilie et la psychologie environnementale

Formulée initialement par Edward O. Wilson (Wilson, 1984), l’hypothèse de la biophilie stipule que l’être humain possède une propension innée et évolutive à rechercher des affiliations avec les autres formes du vivant. L’écospiritualité prolonge cette hypothèse en soutenant que cette affinité biologique fondamentale peut être intellectualisée et ritualisée sous la forme de croyances spirituelles organisées, conférant à la biosphère un statut axiologique ultime qui dépasse les simples bénéfices physiologiques de la réduction du stress (théorie de la restauration attentionnelle de Kaplan).

La théorie de l’expansion morale (Moral Expansiveness)

Développée par Crimston et al. (2016), la théorie de l’expansion morale s’intéresse à l’étendue des entités que les individus incluent dans leur cercle de considération morale directe. Les modèles classiques de la moralité humaine réservent généralement ce statut aux humains de l’endogroupe, puis à l’ensemble de l’humanité, et marginalement aux animaux sensibles dotés de conscience de la douleur. L’écospiritualité agit comme un puissant catalyseur cognitif qui élargit drastiquement cette frontière morale : en attribuant une sacralité et un esprit aux cours d’eau, aux forêts et aux espèces végétales, ces dernières cessent d’être de simples instruments pour devenir des « bénéficiaires moraux » dotés de droits intrinsèques.

La science cognitive de la religion et l’animisme

Les modèles évolutionnistes de la cognition religieuse (Norenzayan et al., 2016 ; Boyer, 2001) démontrent que l’esprit humain est équipé d’un dispositif hypersensible de détection d’agentivité (Hyperactive Agency Detection Device – HADD) et d’une théorie de l’esprit (Theory of Mind) modulable. Dans le contexte de l’écospiritualité, ces adaptations cognitives conduisent naturellement à percevoir des intentions, des finalités et des consciences dans les dynamiques écologiques complexes, réactivant des schèmes animistes universels documentés par les anthropologues à travers l’ensemble des cultures traditionnelles.

Les modèles de connexion à la nature (CNS et INS)

L’instrument dialogue de façon critique avec l’échelle de connexion à la nature (Connectedness to Nature Scale, Mayer & Frantz, 2004) et l’inclusion de la nature dans le soi (Inclusion of Nature in Self, Schultz, 2002). Billet et ses collègues démontrent que si ces instruments mesurent efficacement un chevauchement identitaire abstrait entre soi et la nature, l’écospiritualité introduit une valence ontologique qualitativement différente : l’expérience de la soumission révérencieuse, du mystère transcendant et du caractère inviolable du biotope.

7. Validité / Validity

Le programme de validation psychométrique conduit par Billet et al. (2023) comprend une série d’évaluations empiriques sophistiquées réparties sur huit échantillons distincts, attestant de la solidité méthodologique de l’instrument :

Validité de groupes connus (Known-Groups Validity)

La validité de groupes connus a été rigoureusement démontrée en comparant des individus engagés dans des organisations pro-environnementales à des groupes témoins. Les membres actifs d’associations écologiques et de clubs de nature ont obtenu des scores moyens significativement plus élevés sur l’Échelle d’écospiritualité globale (M = 5.78 [5.65, 5.91], ET = 0.96) que les adhérents d’autres typologies d’associations étudiantes ou communautaires (M = 5.49 [5.40, 5.58], ET = 1.02).

Cette divergence statistiquement robuste s’observe de manière congruente sur les deux dimensions constitutives de l’échelle :

  • Sous-échelle d’évaluation / connexion spirituelle : différence moyenne significative (Mdiff = 0.37, IC à 95 % [0.17, 0.57]).
  • Sous-échelle d’expérience / agentivité sacrée : différence moyenne significative (Mdiff = 0.21, IC à 95 % [0.058, 0.36]).

Validité convergente et discriminante

L’échelle présente des corrélations positives substantielles mais non redondantes avec les échelles établies de connexité écologique (Connectedness to Nature Scale, Nature Relatedness), ainsi qu’avec les mesures d’orientation spirituelle intrinsèque et d’émerveillement dispositionnel (Awe). Conformément aux postulats de la validité discriminante, les coefficients de corrélation avec des construits théologiques dogmatiques traditionnels (religiosité extrinsèque, fondamentalisme religieux) demeurent faibles ou orthogonaux, prouvant que l’écospiritualité constitue une entité psychologique autonome, distincte de la religiosité confessionnelle institutionnelle classique.

Validité prédictive et incrémentielle

Au moyen de modèles de régression multiple et d’équations structurelles, les auteurs ont mis en évidence la capacité prédictive unique de l’écospiritualité concernant l’expansion morale envers la nature (moral expansiveness for nature). L’écospiritualité s’est révélée être un prédicteur direct et indépendant majeur (β = 0.16, IC à 95 % [0.11, 0.20]), maintenant sa significativité même après avoir contrôlé simultanément l’effet de l’identité écologiste (β = 0.19 [0.14, 0.23]) et des attitudes environnementales générales (β = 0.15 [0.11, 0.20]). Ces résultats confirment que percevoir la nature sous un angle sacré active des structures déontologiques favorisant le sacrifice altruiste pour les écosystèmes.

8. Fidélité / Reliability

La consistance métrologique de l’Échelle d’écospiritualité a fait l’objet d’évaluations exhaustives portant à la fois sur la cohérence interne des items et sur la stabilité temporelle des scores obtenus :

Cohérence interne (Internal Consistency)

À travers l’ensemble des huit échantillons transnationaux investigués lors du développement de l’instrument, la fidélité interne s’est révélée remarquablement homogène et élevée. Aucun des échantillons testés n’a présenté d’indice inférieur aux seuils psychométriques les plus exigeants :

  • Le coefficient le plus bas observé s’établit à α = .87 (Échantillon 4).
  • Le coefficient le plus élevé atteint α = .92 (Échantillon 2).
  • La moyenne générale du coefficient alpha de Cronbach calculée sur l’ensemble des huit cohortes est de α = .89.

Les sous-échelles individuelles présentent également une cohérence interne satisfaisante, avec des coefficients de corrélation inter-items adéquats garantissant l’absence de redondance tautologique entre les énoncés tout en préservant l’homogénéité du domaine conceptuel mesuré.

Stabilité temporelle (Test-Retest Reliability)

La fidélité test-retest a été investiguée longitudinalement sur une cohorte universitaire évaluée à deux moments clés du calendrier académique : une première passation au début du semestre d’automne (septembre 2020) et une seconde passation au début du semestre d’hiver consécutif (janvier 2021), soit un intervalle temporel de quatre mois complets. L’analyse de stabilité a révélé un coefficient de corrélation intraclasse élevé :

r = .77 (IC à 95 % [.74, .79]).

Ce niveau de corrélation sur une période prolongée atteste que l’écospiritualité fonctionne comme une orientation dispositionnelle relativement stable (un trait psychologique d’attitude existentielle), tout en demeurant potentiellement perméable à des interventions transformatrices profondes (telles que des immersions intensives en milieu sauvage ou des retraites éco-thérapeutiques).

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La réduction dimensionnelle et la confirmation structurelle de l’échelle ont suivi les meilleures pratiques contemporaines de l’analyse multivariée :

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Le développement initial a débuté avec un réservoir de 38 items reflétant les différentes manifestations du sentiment de sacralité écologique. Une première AFE utilisant une rotation oblique (Oblimin), adaptée en raison des corrélations théoriques attendues entre facteurs latents, a initialement isolé une structure à trois facteurs. Néanmoins, l’analyse parallèle de Horn et l’examen approfondi des saturations croisées ont démontré qu’une structure condensée à deux facteurs orthogonaux ou corrélés offrait une représentativité conceptuelle nettement supérieure, éliminant les items ambigus ou redondants pour aboutir à une version finale optimisée de 8 items.

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

L’AFC conduite sur des échantillons confirmatoires indépendants a validé l’adéquation empirique du modèle à deux facteurs corrélés de 8 items. Les indices d’ajustement structurel s’avèrent exemplaires selon les standards stricts de Hu et Bentler :

  • RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) = .048 (indiquant une erreur d’approximation négligeable inférieure au seuil critique de .06).
  • RMSR (Root Mean Square Residual) = .02 (confirmant la proximité extrême entre matrice observée et matrice modélisée).
  • TLI (Tucker-Lewis Index) = .99 (démontrant un ajustement quasi-parfait par rapport au modèle d’indépendance).
  • Variance totale expliquée : Le modèle bidimensionnel rend compte avec succès de 66 % de la variance totale des scores observés.

Invariance de mesure (Measurement Invariance)

Afin de garantir que l’échelle mesure le même construit latent avec la même métrique à travers des populations culturellement et confessionnellement hétérogènes, des analyses d’invariance multigroupes ont été appliquées :

  • Invariance transnationale : La structure factorielle s’est avérée rigoureusement équivalente entre les cohortes occidentales (États-Unis, Canada, Royaume-Uni) et les cohortes asiatiques (Singapour).
  • Invariance religieuse : L’équivalence de mesure a été confirmée à travers cinq confessions religieuses distinctes au sein de l’échantillon singapourien (bouddhisme, christianisme, islam, hindouisme et personnes sans affiliation religieuse).
  • Critères de conformité : Les variations des indices d’ajustement respectent scrupuleusement les recommandations méthodologiques de Chen (2007) pour les échantillons de cette taille : ΔCFI < .01 et ΔRMSEA < .015.
  • Invariance scalaire : L’invariance configurationnelle, métrique (égalisation des saturations factorielles) et scalaire (égalisation des ordonnées à l’origine ou intercepts) a été pleinement démontrée, satisfaisant aux prérequis méthodologiques absolus autorisant la comparaison directe et non biaisée des moyennes de scores entre groupes socioculturels variés (van de Schoot et al., 2012).

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type de test : Questionnaire d’auto-évaluation psychologique / Inventaire d’attitudes existentielles et environnementales.
  • Format : Questionnaire standardisé composé de 8 propositions déclaratives courtes.
  • Langue originale : Anglais (validé internationalement).
  • Population cible : Population générale adulte (hommes et femmes âgés de 18 ans et plus).
  • Sous-échelles :
    • Connexion spirituelle à la nature / Évaluation des qualités spirituelles (Items 1 à 4).
    • Anthropomorphisme de la nature / Agentivité sacrée (Items 5 à 8).
  • Format de réponse : Échelle de Likert en 7 points : 1 = Fortement en désaccord (Strongly disagree), 2 = En désaccord (Disagree), 3 = Légèrement en désaccord (Somewhat disagree), 4 = Ni en accord ni en désaccord (Neither agree nor disagree), 5 = Légèrement d’accord (Somewhat agree), 6 = D’accord (Agree), 7 = Fortement d’accord (Strongly agree).
  • Consigne de passation : « Please indicate to what extent you agree with the following statements » (« Veuillez indiquer dans quelle mesure vous êtes d’accord avec les affirmations suivantes »).
  • Durée d’administration : Environ 2 à 3 minutes.
  • Modalités de cotation (Scoring) :
    • Aucun item inversé (tous les items sont formulés dans le sens direct du construit).
    • Score de la sous-échelle 1 (Connexion spirituelle) : moyenne arithmétique des items 1, 2, 3 et 4 (score variant de 1 à 7).
    • Score de la sous-échelle 2 (Anthropomorphisme / Agentivité) : moyenne arithmétique des items 5, 6, 7 et 8 (score variant de 1 à 7).
    • Score global d’écospiritualité : moyenne arithmétique des 8 items (score global variant de 1 à 7). Un score élevé dénote une orientation écospirituelle profonde.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication originale : 2023.
  • Statut des droits d’auteur et permissions : Les auteurs (Billet et al., 2023) autorisent l’utilisation libre et gratuite de l’Échelle d’écospiritualité pour des activités d’enseignement, de recherche scientifique universitaire et de pratique clinique non marchande.
  • Tarifs d’utilisation (Fee) : Gratuit (aucun coût de licence ni redevance d’utilisation pour la recherche et l’enseignement).
  • Utilisation commerciale : L’exploitation commerciale non autorisée de l’instrument est strictement interdite sans le consentement explicite écrit des auteurs titulaires des droits intellectuels.

12. Références / References

Les publications fondatrices et méthodologiques étayant le développement de l’échelle comprennent les références majeures suivantes :

  • Billet, M. I., Baimel, A., Sahakari, S. S., Schaller, M., & Norenzayan, A. (2023). Ecospirituality: The psychology of moral concern for nature. Journal of Environmental Psychology, 87, Article 102001. https://doi.org/10.1016/j.jenvp.2023.102001
  • Boyer, P. (2001). Religion explained: The evolutionary origins of religious thought. Basic Books.
  • Chen, F. F. (2007). Sensitivity of goodness of fit indexes to lack of measurement invariance. Structural Equation Modeling: A Multidisciplinary Journal, 14(3), 464–504. https://doi.org/10.1080/10705510701301834
  • Crimston, C. R., Bain, P. G., Hornsey, M. J., & Bastian, B. (2016). Moral expansiveness: Examining variability in the extension of the moral world-view. Journal of Personality and Social Psychology, 111(4), 636–653. https://doi.org/10.1037/pspp0000086
  • Mayer, F. S., & Frantz, C. M. (2004). The connectedness to nature scale: A measure of individuals’ feeling in community with nature. Journal of Environmental Psychology, 24(4), 503–515. https://doi.org/10.1016/j.jenvp.2004.10.001
  • Norenzayan, A., Shariff, A. F., Gervais, W. M., Willard, A. K., McNamara, R. A., Slingerland, E., & Henrich, J. (2016). The cultural evolution of prosocial religions. Behavioral and Brain Sciences, 39, e1. https://doi.org/10.1017/S0140525X14000322
  • Schultz, P. W. (2002). Inclusion with nature: The psychology of human-nature relations. In P. W. Schmuck & W. P. Schultz (Eds.), Psychology of sustainable development (pp. 61–78). Springer. https://doi.org/10.1007/978-1-4615-0995-0_4
  • van de Schoot, R., Lugtig, P., & Hox, J. (2012). A checklist for testing measurement invariance. European Journal of Developmental Psychology, 9(4), 486–492. https://doi.org/10.1080/17405629.2012.686740
  • Wilson, E. O. (1984). Biophilia. Harvard University Press. https://doi.org/10.4159/9780674045231

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Respondents are instructed to “Please indicate to what extent you agree with the following statements” using a 7-point Likert scale, ranging from « strongly disagree » to « strongly agree. »

  1. I feel a deep spiritual connection to nature and the natural world.
  2. Being in nature is a spiritually uplifting experience for me.
  3. I feel connected to something sacred or divine when I am in nature.
  4. Experiencing nature gives me a sense of spiritual peace and wholeness.
  5. Nature possesses its own spirit and life force.
  6. Plants, animals, and ecosystems have their own conscious awareness.
  7. The earth is a living, conscious entity.
  8. Natural elements like mountains, rivers, and trees have their own spirits or souls.
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Looti, M. (2026, octobre 14). Échelle d’écospiritualité. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-decospiritualite
Looti, Mohammed. “Échelle d’écospiritualité.” Base de données de psychologie en français, 14 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-decospiritualite.
Looti, Mohammed. “Échelle d’écospiritualité.” Base de données de psychologie en français. octobre 14, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-decospiritualite.