Échelle de sous-contrôle du Moi

L’Échelle de sous-contrôle du Moi (Ego-Undercontrol Scale, Letzring, Block & Funder, 2005) mesure le seuil d’expression et de régulation des impulsions, désirs et émotions à travers 37 items standardisés.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 14, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 14, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Échelle de sous-contrôle du Moi (en anglais, Ego-Undercontrol Scale [EU]) est un instrument d’évaluation psychométrique conçu pour quantifier les variations individuelles le long de la dimension fondamentale du contrôle du Moi (Ego-Control), un concept théorique cardinal introduit dans la psychologie de la personnalité par Jack Block et Jeanne H. Block. Dans ce cadre théorique développemental et dynamique, le contrôle du Moi renvoie au seuil d’expression ou au degré de perméabilité des frontières psychiques régulant la décharge des impulsions, des désirs, des émotions et des motivations directes. À une extrémité de ce continuum continu se trouve le sur-contrôle du Moi (Ego-Overcontrol), caractérisé par l’inhibition excessive, le report rigide de la satisfaction et une précaution extrême ; à l’extrémité opposée se déploie le sous-contrôle du Moi (Ego-Undercontrol), caractérisé par l’expression spontanée, immédiate et parfois désordonnée des affects, la recherche d’excitation, l’impulsivité comportementale et une faible tolérance à la frustration.

Formalisée sous sa version auto-rapportée moderne de 37 items par Tera D. Letzring, Jack Block et David C. Funder (2005), l’échelle utilise un format de réponse de type Likert en 4 points (allant de 1 = « fortement en désaccord » à 4 = « fortement d’accord »). Elle englobe 22 items formulés positivement pour évaluer les tendances au sous-contrôle et 15 items inversés évaluant l’ordre, la délibération et la réserve comportementale. Sur le plan psychométrique, l’instrument présente une consistance interne satisfaisante (coefficients alpha de Cronbach généralement situés entre .72 et .80 selon les échantillons normatifs) et une remarquable stabilité temporelle. L’échelle démontre une validité convergente et discriminante substantielle à travers des protocoles multi-informateurs corrélant les auto-évaluations aux jugements de pairs familiers et aux évaluations de cliniciens experts utilisant la méthode de disposition Q-sort de Californie (California Adult Q-Set [CAQ]). Elle constitue un outil fondamental tant dans la recherche fondamentale sur la régulation de soi que dans les applications cliniques étudiant la psychopathologie externalisée, la prise de risque et les relations entre traits de personnalité et psychopathologie.

2. Mots-clés / Keywords

Sous-contrôle du Moi, Contrôle du Moi, Ego-Resiliency, Impulsivité, Régulation affective, Personnalité, Modèle de Block, Évaluation psychométrique, Inhibition comportementale, Recherche de sensations, Psychopathologie développementale, California Adult Q-Set.

3. Auteurs / Authors

L’opérationnalisation psychométrique contemporaine de l’Échelle de sous-contrôle du Moi est le fruit des travaux conjoints de personnalologues éminents :

  • Jack Block, Ph.D. (1924–2010) : Professeur émérite au Département de psychologie de l’Université de Californie à Berkeley. Théoricien pionnier de l’architecture de la personnalité, il a consacré plus d’un demi-siècle à l’étude longitudinale du développement psychologique, introduisant aux côtés de son épouse Jeanne Humphrey Block la théorie de la résilience et du contrôle du Moi.
  • David C. Funder, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie à l’Université de Californie à Riverside. Chercheur de renommée internationale spécialisé dans le jugement de la personnalité, la précision des évaluations psychologiques inter-juges et la méthodologie de l’évaluation comportementale. Courriel : [email protected].
  • Tera D. Letzring, Ph.D. : Professeure de psychologie à l’Université d’État de l’Idaho (Idaho State University). Ses recherches portent principalement sur la perception d’autrui, la formation des impressions et la validité convergente des inventaires de personnalité à travers de multiples sources d’information. Courriel : [email protected].

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’Échelle de sous-contrôle du Moi est de fournir une mesure psychométrique standardisée, brève et théoriquement articulée du seuil individuel de modulation des impulsions. Contrairement aux inventaires génériques d’impulsivité qui tendent à conceptualiser celle-ci de manière réductrice comme un simple déficit exécutif ou un dysfonctionnement attentionnel, l’échelle développée par Block et ses collaborateurs appréhende le sous-contrôle comme une dimension organisationnelle globale de la personnalité, neutre sur le plan adaptatif intrinsèque, reflétant la perméabilité des barrières psychologiques d’un individu.

En contexte de recherche, l’échelle répond à la nécessité d’étudier la façon dont les individus gèrent l’expression de leurs émotions et pulsions immédiates face aux sollicitations environnementales. Elle permet d’examiner la dynamique conjointe entre le contrôle du Moi (Ego-Control) et l’élasticité ou résilience du Moi (Ego-Resiliency). L’échelle est largement mobilisée pour modéliser les conduites de santé, la délinquance juvénile, les conduites addictives, la réactivité émotionnelle, la créativité et les modes d’engagement interpersonnel. Les chercheurs l’utilisent également dans des protocoles de psychologie sociale et de laboratoire pour prédire la résistance à la tentation, le comportement dans des paradigmes de délai de gratification, et la modulation du comportement en condition de stress aigu ou de provocation sociale.

Sur le plan clinique, l’instrument s’avère précieux pour éclairer la typologie psychopathologique différentielle. Alors que les troubles dits « internalisés » (dépression majeure, troubles anxieux, perfectionnisme clinique, névrose obsessionnelle) sont structurellement associés à un sur-contrôle rigide du Moi (faibles scores de sous-contrôle), les troubles dits « externalisés » (troubles des conduites, trouble déficit de l’attention/hyperactivité, trouble de personnalité borderline, abus de substances psychoactives) s’enracinent fréquemment dans des niveaux chroniques et élevés de sous-contrôle du Moi. Disposer d’une mesure auto-rapportée fiable permet aux cliniciens de calibrer des interventions thérapeutiques adaptées : l’individu en sous-contrôle chronique requiert le développement de structures de régulation, d’inhibition différée et de renforcement des frontières psychologiques, tandis que l’individu en sur-contrôle nécessite un travail d’assouplissement de ses défenses et d’ouverture affective.

5. Construit psychologique / Construct

Le concept de contrôle du Moi (Ego-Control) se définit comme la tendance dispositionnelle globale d’un individu à contenir, inhiber ou retarder l’expression de ses pulsions, désirs, affects et comportements motivés. Il s’agit d’une dimension bipolaire unipolaire dans sa mesure, où le sous-contrôle (Undercontrol) et le sur-contrôle (Overcontrol) constituent les deux pôles extrêmes d’une distribution continue.

L’Échelle de sous-contrôle du Moi opérationnalise spécifiquement les manifestations comportementales, affectives et cognitives associées au pôle du sous-contrôle. Les individus présentant un score élevé sur cette échelle manifestent les caractéristiques suivantes :

  • Expression émotionnelle immédiate et spontanéité : Les affects, qu’ils soient positifs ou négatifs (colère, enthousiasme, joie, irritation), sont déchargés directement sans passerelle de censure ou de filtrage prolongé. L’individu réagit sur l’instant (« on the spur of the moment ») et communique spontanément son ressenti sans dissimulation.
  • Faible tolérance au délai et impulsivité de gratification : Incapacité relative à tolérer l’attente ou la privation prolongée. Les sollicitations immédiates prennent le pas sur les plans à long terme, ce qui peut se traduire par des achats compulsifs ou impulsifs, des décisions hâtives et des interruptions prématurées des tâches perçues comme monotones.
  • Recherche d’excitation et tolérance au désordre : Propension marquée à briser l’ennui par la quête active de sensations nouvelles, d’aventures ou de défis audacieux (« stir up some excitement », « unusual things on a dare »). L’individu sous-contrôlé est attiré par la nouveauté et ne craint pas l’instabilité environnementale.
  • Non-conformisme et transgression des normes établies : Tolérance accrue vis-à-vis de l’écart par rapport aux conventions sociales rigides. Les personnes caractérisées par le sous-contrôle peuvent apprécier d’enfreindre les règles établies, de remettre en question l’autorité arbitraire ou de tester les limites imposées par la communauté.
  • Désinhibition cognitive et interpersonnelle : Révélation aisée d’opinions fortes en groupe, aisance dans le flirt et le jeu social, mais également susceptibilité accrue d’adopter des propos regrettés ultérieurement ou perçus comme déplacés par autrui.

Inversement, les scores faibles sur l’échelle (reflétant le sur-contrôle du Moi) traduisent une circonspection prononcée, une planification méticuleuse de chaque action, l’évitement du danger et des conflits à tout prix, un respect scrupuleux des convenances coutumières et une répression constante des manifestations émotionnelles impulsives. Block a toujours insisté sur le fait que le sous-contrôle ne doit pas être confondu avec la résilience du Moi : le sous-contrôle réfère au volume et à la vitesse de passage à l’acte, alors que la résilience réfère à la capacité métacognitive de moduler de manière dynamique son niveau de contrôle en fonction des exigences de la situation.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

La genèse théorique de l’Échelle de sous-contrôle du Moi s’ancre dans la synthèse magistrale réalisée par Jack et Jeanne Humphrey Block entre la psychanalyse freudienne (en particulier la psychologie du Moi développée par Heinz Hartmann et David Rapaport) et la psychologie topologique et vectorielle de Kurt Lewin.

De la métapsychologie psychanalytique, Block a retenu l’idée fondamentale selon laquelle l’appareil psychique est continuellement traversé par des poussées pulsionnelles cherchant la satisfaction (principe de plaisir) et confronté aux exigences de la réalité physique et sociale (principe de réalité). Le Moi (Ego) est l’instance régulatrice qui négocie cette dialectique. De Lewin, Block a emprunté la modélisation spatiale et dynamique des barrières intrapsychiques et interpersonnelles. Dans ce schéma topologique, chaque individu possède des frontières psychiques plus ou moins perméables ou élastiques qui séparent les systèmes de tension internes du monde comportemental externe :

  • Lorsque ces frontières sont hautement perméables (faible résistance à l’écoulement de la tension), la charge pulsionnelle se diffuse immédiatement dans l’action, le discours ou l’affectif : c’est l’essence même du sous-contrôle.
  • Lorsque les frontières sont excessivement imperméables (rigidité structurelle), la tension interne demeure confinée, menant au refoulement, à la rumination, à l’inhibition motrice et au sur-contrôle.

Dans la perspective des Block (Block & Block, 1980), le contrôle du Moi constitue une dimension structurelle orthogonale à la résilience du Moi (Ego-Resiliency). La résilience est définie comme la capacité dynamique et adaptative de modifier son niveau usuel de contrôle (en devenant plus contrôlé ou plus sous-contrôlé) lorsque le contexte environnemental le requiert. Un individu hautement résilient peut délibérément adopter un comportement sous-contrôlé lors d’une fête ou d’un atelier créatif, puis basculer vers un contrôle soutenu lors d’un examen académique ou d’une situation professionnelle critique. À l’opposé, les individus faiblement résilients demeurent prisonniers de leur modalité de contrôle par défaut, manifestant soit un sous-contrôle chaotique et persistant, soit un sur-contrôle rigide et paralysant.

Sur le plan de l’intégration avec les modèles contemporains de la personnalité, comme le modèle des Big Five, le sous-contrôle du Moi entretient des correspondances étroites avec le pôle négatif de la Conscienciosité (Conscientiousness) ainsi qu’avec des facettes spécifiques de l’Extraversion (recherche d’excitation, assertivité) et du Névrosisme (impulsivité émotionnelle, urgence négative). Néanmoins, Jack Block a vigoureusement défendu l’autonomie conceptuelle du contrôle du Moi, arguant que les Big Five résultent d’analyses lexicales descriptives de surface, tandis que le contrôle et la résilience du Moi modélisent les dynamiques de fonctionnement et de régulation internes du système psychique.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de l’Échelle de sous-contrôle du Moi a été rigoureusement démontrée par Letzring, Block et Funder (2005) à l’aide d’une méthodologie d’évaluation multi-niveaux articulant auto-évaluations, jugements par des pairs proches (informants / acquaintances) et appréciations formulées par des psychologues cliniciens chevronnés.

Validité convergente et inter-juges

L’un des défis majeurs dans l’évaluation de l’impulsivité et du sous-contrôle réside dans les biais de désirabilité sociale inhérents aux auto-questionnaires. Dans l’étude séminale de Letzring et al. (2005), les scores auto-rapportés à l’échelle de sous-contrôle ont été corrélés avec les profils issus de la méthode Q-sort (CAQ) complétés par deux pairs indépendants ainsi que par une équipe de cliniciens ayant observé les participants lors d’entretiens et d’épreuves de laboratoire :

  • Les auto-évaluations sur l’échelle de sous-contrôle corrèlent significativement (coefficients de corrélation de l’ordre de r = .30 à .42, p < .001) avec les composites d’évaluation établis par les pairs. Les pairs décrivent typiquement les individus obtenant des scores élevés à l’échelle comme étant « imprévisibles », « expressifs », « bavards », « recherchant le plaisir immédiat » et « peu soucieux des conséquences de leurs actes ».
  • Les corrélations avec les descriptions cliniques indépendantes (basées sur des entretiens filmés sans accès préalable aux questionnaires) ont confirmé la validité de construit : les cliniciens ont attribué aux participants ayant un score élevé sur l’échelle les items CAQ reflétant l’incapacité à différer la gratification, l’extraversion exubérante, la théâtralité et la prise de risque.

Validité discriminante et critérielle

L’échelle montre une excellente différenciation par rapport aux mesures d’aptitude intellectuelle générale (les corrélations avec le QI verbal ou de performance sont statistiquement non significatives, attestant que le sous-contrôle n’est pas un artéfact de compétences cognitives globales). Par ailleurs, l’échelle se distingue empiriquement des échelles de psychopathologie générale : le sous-contrôle en soi ne constitue pas un indice de détresse psychologique à moins d’être couplé à une très faible résilience du Moi.

En matière de validité prédictive, l’échelle prédit de manière robuste des comportements réels observés en conditions expérimentales et en écologie naturelle : retards scolaires et procrastination académique, comportements sexuels précoces ou non protégés, consommation exploratoire de substances illicites, infractions au code de la route, et participation spontanée à des manifestations sociales d’indignation.

8. Fidélité / Reliability

Les propriétés de fidélité de l’Échelle de sous-contrôle du Moi ont été documentées au sein d’échantillons diversifiés, incluant des étudiants de premier cycle universitaire et des cohortes longitudinales suivies sur plusieurs décennies dans les études de Berkeley :

  • Consistance interne : Dans les analyses psychométriques publiées par Letzring, Block et Funder (2005), l’échelle de 37 items affiche un coefficient alpha de Cronbach oscillant entre .75 et .78 pour les formes auto-rapportées. Compte tenu de la grande hétérogénéité des domaines de vie couverts par les items (comportement d’achat, relations familiales, attitudes professionnelles, prise de risque, conformisme social), ce niveau d’alpha témoigne d’une cohérence conceptuelle solide sans tomber dans la redondance paraphrasique d’items étroits. Le coefficient oméga de McDonald (ω) calculé dans des réplications ultérieures confirme une saturation générale de premier ordre satisfaisante (ω ≈ .79).
  • Stabilité temporelle (test-retest) : Les études longitudinales initiées par Block révèlent que le positionnement d’un individu le long du continuum de contrôle du Moi constitue l’un des paramètres les plus stables de la personnalité humaine. Sur des périodes de 4 à 8 semaines, les coefficients de corrélation test-retest chez les adultes jeunes se situent entre .82 et .88, indiquant une forte invariance de mesure en l’absence d’interventions ciblées ou d’événements de vie cataclysmiques. Sur le plan longitudinal pluriannuel, les trajectoires de contrôle montrent une stabilité relative remarquable de l’enfance à l’âge adulte.
  • Erreur type de mesure : L’erreur standard de mesure (SEM) reste modérée, permettant aux utilisateurs d’établir des intervalles de confiance précis autour du score total individuel lors de bilans de personnalité.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure factorielle de l’Échelle de sous-contrôle a fait l’objet d’examens minutieux en analyse factorielle exploratoire (AFE) et confirmatoire (AFC) :

Sur le plan structurel global, l’ensemble des 37 items converge vers une composante de second ordre générale dominante correspondant au construit unitaire de Sous-contrôle du Moi. Les analyses factorielles en composantes principales révèlent la présence d’un premier facteur général qui explique une proportion substantielle de la variance commune, caractérisé par des saturations positives élevées pour les items de désinhibition comportementale et d’impulsivité, et des saturations négatives fortes pour les items d’ordre, de précaution et d’organisation méticuleuse.

Toutefois, en accord avec la richesse clinique du modèle, les analyses factorielles exploratoires multi-dimensionnelles font émerger plusieurs sous-dimensions de premier ordre interdépendantes :

  • Facteur 1 : Impulsivité comportementale et manque de préméditation — regroupant des items tels que l’item 1 (achats compulsifs), l’item 2 (impatience), l’item 3 (agir sans réfléchir) et les items inversés 25 (s’arrêter pour réfléchir), 28 (stabilité et planification) et 32 (examiner tous les points de vue avant de décider). Les saturations sur ce facteur oscillent fréquemment entre .45 et .68.
  • Facteur 2 : Recherche de sensations et audace expressive — saturé par l’item 6 (recherche d’excitation face à l’ennui), l’item 8 (réputation de personne spontanée et insouciante), l’item 10 (actions insolites suite à un défi) et l’item 18 (aimer flirter).
  • Facteur 3 : Non-conformisme social et transgression des règles — comprenant l’item 14 (plaisir à transgresser les règles) et l’item 15 (tentation de comportements perçus comme inappropriés), corrélés négativement avec l’item 35 (conduite dictée par les coutumes du groupe).
  • Facteur 4 : Prudence et retenue interpersonnelle (inversé) — soutenu par les items inversés 29 (personne prudente), 31 (éviter les ennuis à tout prix), 36 (inconfort lors de pitreries en fête) et 37 (difficulté à engager de petites conversations informelles).

Les modélisations en analyse factorielle confirmatoire (AFC) démontrent qu’un modèle hiérarchique (bifactoriel ou de second ordre reliant ces sous-facettes au facteur général sous-jacent de sous-contrôle) offre un ajustement supérieur aux indices d’adéquation habituels (CFI > .90, RMSEA ≤ .06) par rapport à un modèle strictement unidimensionnel non différencié.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom complet de l’instrument : Échelle de sous-contrôle du Moi (Ego-Undercontrol Scale [EU]).
  • Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (Self-report questionnaire).
  • Public cible : Adolescents et adultes (dès 16 ans). Applicable en population générale comme en contextes cliniques ou organisationnels.
  • Nombre d’items : 37 items unilingues sous forme d’affirmations à la première personne.
  • Temps de passation estimé : Environ 7 à 12 minutes.
  • Échelle de réponse : Échelle de Likert à 4 points sans point neutre médian, conçue pour forcer le positionnement directionnel :
    • 1 = Disagree very strongly (Fortement en désaccord)
    • 2 = Disagree somewhat (Plutôt en désaccord)
    • 3 = Agree somewhat (Plutôt d’accord)
    • 4 = Agree very strongly (Fortement d’accord)
  • Procédure de cotation et de calcul des scores :
    • L’instrument comprend 22 items directs (cotés de 1 à 4) : items 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22.
    • L’instrument comprend 15 items inversés (identifiés par un astérisque (*) dans la version source), dont la cotation doit être obligatoirement recodée avant le calcul du score (1 → 4, 2 → 3, 3 → 2, 4 → 1) : items 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30, 31, 32, 33, 34, 35, 36, 37.
    • Le score global de sous-contrôle s’obtient en sommant l’ensemble des 37 items après inversion (ou en calculant la moyenne des items, comprise entre 1.00 et 4.00). Un score total élevé traduit un sous-contrôle prononcé du Moi (spontanéité, désinhibition, prise de risque, impulsivité), tandis qu’un score faible reflète un sur-contrôle du Moi (inhibition, précaution scrupuleuse, ordre, planification rigide).

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de formalisation et publication : 2005 (forme auto-rapportée de 37 items publiée dans le Journal of Research in Personality par Letzring, Block et Funder). Les fondements théoriques et les versions préliminaires remontent aux travaux de Jack et Jeanne Block dès les années 1950 et 1980.
  • Droits d’auteur et permissions : L’échelle a été publiée dans la littérature scientifique académique par ses auteurs dans un but de diffusion ouverte à la communauté scientifique. Les items sont libres de droits pour un usage exclusif de recherche non commerciale, académique et pédagogique, à condition de citer rigoureusement les articles princeps de Letzring, Block et Funder (2005) et Block, Funder et Letzring (2011).
  • Tarifs d’utilisation : Gratuit pour les chercheurs académiques, étudiants et cliniciens dans le cadre d’études scientifiques indépendantes et sans but lucratif. Toute intégration dans une batterie commerciale propriétaire ou tout usage marchand requiert l’autorisation préalable expresse des ayants droit et détenteurs de copyright.

12. Références / References

Voici les références scientifiques de référence conformes aux normes APA 7e édition :

  • Block, J. (1993). Psychological boundaries: The conceptualization and measurement of ego-control and ego-resiliency. In J. L. Singer (Ed.), Repression and dissociation: Implications for personality theory, psychopathology, and health (pp. 265–278). University of Chicago Press.
  • Block, J. (2002). Personality as an affect-processing system: Toward an integrative theory. Lawrence Erlbaum Associates. https://doi.org/10.4324/9781410603784
  • Block, J., & Block, J. H. (1980). The role of ego-control and ego-resiliency in the organization of behavior. In W. A. Collins (Ed.), Development of cognition, affect, and social relations: The Minnesota Symposia on Child Psychology (Vol. 13, pp. 39–101). Lawrence Erlbaum Associates.
  • Block, J., Funder, D. C., & Letzring, T. D. (2011). Ego control and ego-resiliency: Generalization of self-report scales based on personality descriptions from acquaintances, clinicians, and the self. Journal of Research in Personality, 39(4), 395–422. https://doi.org/10.1016/j.jrp.2005.02.001
  • Funder, D. C., & Block, J. (1989). The role of ego-control, ego-resiliency, and IQ in delay of gratification in adolescence. Journal of Personality and Social Psychology, 57(6), 1041–1050. https://doi.org/10.1037/0022-3514.57.6.1041
  • Letzring, T. D., Block, J., & Funder, D. C. (2005). Ego-control and ego-resiliency: Generalization of self-report scales based on personality descriptions from acquaintances, clinicians, and the self. Journal of Research in Personality, 39(4), 395–422. https://doi.org/10.1016/j.jrp.2005.02.001

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale:

1 (disagree very strongly) to 4 (agree very strongly)

(*) Denotes reverse-scored items.

  1. I tend to buy things on impulse.
  2. I become impatient when I have to wait for something.
  3. I often say and do things on the spur of the moment, without stopping to think.
  4. I can remember ‘‘playing sick’’ to get out of something.
  5. I have often had to take orders from someone who did not know as much as I did.
  6. When I get bored, I like to stir up some excitement.
  7. Some of my family have quick tempers.
  8. People consider me a spontaneous, devil-may-care person.
  9. I often get involved in things I later wish I could get out of.
  10. I have been known to do unusual things on a dare.
  11. I have sometimes stayed away from another person because I thought I might do or say something that I might regret afterwards.
  12. I do not always tell the truth.
  13. My way of doing things can be misunderstood or bother others.
  14. Sometimes I rather enjoy going against the rules and doing things I am not supposed to.
  15. At times, I am tempted to do or say something that others would think inappropriate.
  16. At times I have very much wanted to leave home.
  17. I would like to be a journalist.
  18. I like to flirt.
  19. Some of my family have habits that bother and annoy me very much.
  20. At times I have worn myself out by undertaking too much.
  21. In a group of people I would not be embarrassed to be called on to start a discussion or give an opinion about something I know well.
  22. I would like to wear expensive clothes.
  23. I am against giving money to beggars (*).
  24. It is unusual for me to express strong approval or disapproval of the actions of others (*).
  25. I like to stop and think things over before I do them (*).
  26. I don’t like to start a project until I know exactly how to proceed (*).
  27. I finish one activity or project before starting another (*).
  28. I am steady and planful rather than unpredictable and impulsive (*).
  29. On the whole, I am a cautious person (*).
  30. I do not let too many things get in the way of my work (*).
  31. I keep out of trouble at all costs (*).
  32. I consider a matter from every viewpoint before I make a decision (*).
  33. I am easily downed in an argument (*).
  34. I have never done anything dangerous for the fun of it (*).
  35. My conduct is largely controlled by the customs of those about me (*).
  36. It makes me uncomfortable to put on a stunt at a party even when others are doing the same sort of thing (*).
  37. I find it hard to make small talk when I meet new people (*).
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Looti, M. (2026, octobre 14). Échelle de sous-contrôle du Moi. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-sous-controle-du-moi-2
Looti, Mohammed. “Échelle de sous-contrôle du Moi.” Base de données de psychologie en français, 14 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-sous-controle-du-moi-2.
Looti, Mohammed. “Échelle de sous-contrôle du Moi.” Base de données de psychologie en français. octobre 14, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-sous-controle-du-moi-2.