1. Résumé / Abstract
L’Échelle de socialisation politique (Political Socialization Scale, PSS), conceptualisée et développée en 2024 par Oqab Jabali, Fakher Khalili et Saqer Jabali, constitue un instrument psychométrique novateur conçu pour évaluer les processus par lesquels les attitudes, les croyances idéologiques, les connaissances civiques et les répertoires d’action politique s’élaborent et se consolident chez des individus évoluant dans des contextes de conflits prolongés et d’asymétrie politique intense. Administrée initialement auprès d’hommes palestiniens engagés dans des actions de résistance populaire et d’affrontements territoriaux sur le mont Sabih (Cisjordanie), l’échelle cherche à saisir l’interface complexe unissant la socialisation politique, la résilience psychologique et l’atténuation du trouble de stress post-traumatique (TSPT / PTSD).
Composé de 26 items issus et adaptés d’instruments psychométriques standardisés antérieurs, cet outil d’auto-évaluation repose sur une échelle de réponse de type Likert en quatre points, graduée de 1 (« fortement en désaccord ») à 4 (« fortement d’accord »). L’exploration de sa structure interne a mis en évidence une organisation en quatre facteurs latents majeurs : la conscience patriotique et la mémoire historique collective, les devoirs civiques et la solidarité communautaire, l’adhésion aux valeurs démocratiques et au pluralisme institutionnel, et la mobilisation militante face à l’occupation. Bien que l’étude princeps publiée dans l’European Journal of Trauma & Dissociation n’ait pas consigné l’intégralité des coefficients numériques de consistance interne et des indices d’adéquation factorielle confirmatoire, l’instrument offre un cadre conceptuel et empirique robuste pour analyser le développement sociopolitique, l’agentivité collective et les mécanismes protecteurs de l’idéologie face aux traumatismes de guerre récurrents.
2. Mots-clés / Keywords
Socialisation politique, psychologie politique, résilience psychologique, trouble de stress post-traumatique, TSPT, engagement civique, comportement politique, identité collective, conflit israélo-palestinien, résistance civile, démocratisation, psychométrie, échelle de mesure, traumatisme collectif, agentivité sociopolitique.
3. Auteurs / Authors
L’Échelle de socialisation politique a été élaborée par une équipe de chercheurs spécialisés en psychologie, travail social et sciences sociales appliquées, affiliés à des institutions académiques palestiniennes :
- Oqab Jabali : Chercheur principal, affilié au Département des sciences sociales et de psychologie du développement en contexte de conflit, spécialiste de la dynamique psychosociale des populations exposées à la violence politique continue.
- Fakher Khalili : Enseignant-chercheur en psychologie sociale et clinique, reconnu pour ses travaux sur la santé mentale collective, les troubles liés aux traumatismes de guerre et l’évaluation psychologique des traumatismes complexes chez les populations du Moyen-Orient.
- Saqer Jabali : Chercheur en sociologie politique et sciences comportementales, orienté vers l’étude des mouvements de résistance civile, de la participation communautaire et de la transmission intergénérationnelle des idéologies nationales.
Les correspondances scientifiques relatives à la publication princeps sont gérées par le biais du comité de rédaction de l’European Journal of Trauma & Dissociation (Elsevier).
4. Objectif / Purpose
L’Échelle de socialisation politique répond à un impératif épistémologique et clinique fondamental : comprendre comment la construction des attitudes politiques, l’intériorisation de l’identité nationale et l’engagement civique et militant interagissent avec la santé mentale des individus exposés à des violences structurelles, militaires et territoriales chroniques. Historiquement, la recherche sur les traumatismes dans les zones de conflit armé s’est largement focalisée sur une perspective psychopathologique individualisante, appréhendant les populations uniquement à travers le prisme de la vulnérabilité, des déficits fonctionnels et de la symptomatologie du stress post-traumatique. L’approche sous-jacente au développement de la PSS renverse ce paradigme en postulant que la socialisation politique constitue un vecteur fondamental de sens, d’agentivité et de régulation affective, agissant comme un bouclier psychosocial capable d’alimenter la résilience individuelle et collective.
Applications en recherche fondamentale et psychosociale
Dans le domaine de la recherche, la PSS offre un instrument opérationnel standardisé permettant de quantifier le degré et la nature de l’incorporation des normes politiques au sein de cohortes vivant sous occupation ou en contexte d’oppression systématique. Elle permet aux chercheurs de vérifier empiriquement des modèles théoriques intégrant :
- Les liens entre le niveau de littératie historique et politique et la capacité d’adaptation cognitive face aux pertes matérielles et humaines.
- L’impact des rituels familiaux, des chants patriotiques et des discussions domestiques sur la constitution de l’identité de soi et le sentiment d’auto-efficacité collective.
- La distinction fonctionnelle entre un nationalisme exclusif/autoritaire et un patriotisme civique fondé sur le pluralisme, la justice sociale, l’État de droit et le rejet du tribalisme.
Applications cliniques et communautaires
Sur le plan clinique et communautaire, l’instrument s’avère particulièrement utile pour les praticiens intervenant auprès de populations réfugiées, de combattants démobilisés, de militants de terrain ou de jeunes adultes exposés à des contextes de haute conflictualité. L’évaluation de la socialisation politique éclaire la manière dont le patient reconstruit son sentiment de contrôle, sa dignité personnelle et sa cohérence existentielle (sense of coherence selon Aaron Antonovsky). En comprenant l’ancrage idéologique et communautaire de l’individu, les psychologues cliniciens peuvent intégrer ces facteurs dans des thérapies orientées vers le sens, la thérapie d’acceptation et d’engagement (ACT) ou des interventions communautaires de soutien aux familles endeuillées et aux blessés de guerre.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit psychologique de la socialisation politique renvoie au processus continu, multidimensionnel et interactif par lequel un individu acquiert, intériorise, transforme et transmet des orientations cognitives, affectives, axiologiques et comportementales à l’égard de la sphère politique, des institutions, des symboles nationaux et des dynamiques de pouvoir. Dans le cadre opérationnalisé par Jabali et ses collaborateurs (2024), ce construit ne se réduit pas à une simple conformité aux injonctions de l’État, mais englobe une socialisation de résistance, forgée dans un environnement sans souveraineté étatique reconnue, où la survie collective dépend de la cohésion interne et de la contestation active du pouvoir occupant.
L’analyse structurelle des 26 items met en relief quatre dimensions fondamentales complémentaires :
1. Conscience mémorielle, identité patriotique et transmission idéologique
Cette dimension évalue l’ancrage de l’individu dans la trajectoire historique de sa nation, la maîtrise des jalons collectifs de la lutte et l’intériorisation affective des symboles culturels. Les items mesurent la connaissance approfondie des événements historiques (item 1), la mémorisation d’hymnes et de chants révolutionnaires (item 3), ainsi que l’articulation entre foi spirituelle, système de croyances et amour du pays (item 4). Elle comprend également la présence d’une bibliothèque personnelle dédiée à la cause nationale (item 8), la centralité des débats politiques au sein du foyer familial (item 9), et la volonté d’éduquer, de motiver et d’inspirer autrui en servant d’archétype patriotique (items 11, 12 et 13).
2. Devoirs civiques, éthique comportementale et solidarité communautaire
Ce pôle s’intéresse à la traduction concrète des valeurs patriotiques en comportements prosociaux, en respect scrupuleux des lois collectives et en responsabilité citoyenne. L’échelle interroge la détermination à accomplir ses obligations citoyennes (item 2), l’incarnation d’une citoyenneté exemplaire dans les actes de la vie quotidienne (item 5), la compréhension claire des droits et devoirs réciproques envers la nation (item 6) et la stricte soumission aux principes de la légalité (item 10). Au-delà de l’obéissance aux règles, cette dimension inclut le travail bénévole pour le bien public (nettoyage des rues, peinture murale, reboisement ; item 21) et le soutien inconditionnel et structuré aux familles des martyrs, des prisonniers et des blessés (item 25).
3. Valeurs démocratiques, pluralisme politique et vigilance critique
Loin de promouvoir une obéissance aveugle à une autorité monolithique, l’échelle accorde une place centrale à la culture démocratique et à l’esprit critique au sein même de la communauté nationale. Elle mesure l’adhésion au partenariat politique entre factions rivales (item 14), le rejet absolu du monopole du pouvoir par une entité unitaire (item 15), la défense active de la justice sociale et de la démocratie (item 16) et le refus véhément des discriminations tribalistes, partisanes ou régionalistes (item 17). Cette sous-dimension appréhende aussi la reconnaissance des élections périodiques comme unique mécanisme légitime d’alternance du pouvoir (item 22), l’accueil bienveillant de la pluralité des opinions (item 23) et le courage civique consistant à dénoncer publiquement la corruption et les abus, sans égard pour le rang des auteurs (item 24).
4. Mobilisation militante, veille informationnelle et résistance active
Cette composante opérationnalise l’engagement direct de l’individu dans l’arène publique conflictuelle. Elle quantifie la participation aux séminaires, commémorations et manifestations politiques nationales (item 7), l’incitation active des pairs à prendre part aux initiatives politiques (item 18), le suivi quotidien et attentif des actualités institutionnelles et géopolitiques (item 19), la participation dynamique aux délibérations politiques interpersonnelles (item 20) et l’engagement physique et direct dans les protestations et manifestations de résistance contre les pratiques d’occupation militaire (item 26).
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’Échelle de socialisation politique s’enracine au confluent de plusieurs théories majeures de la psychologie politique, de la psychologie sociale des groupes et de la psychopathologie développementale du traumatisme.
La théorie classique de la socialisation politique
Les travaux fondateurs de Herbert Hyman (1959), prolongés par David Easton, Jack Dennis et Fred Greenstein dans les années 1960 et 1970, ont posé les bases de la compréhension de la transmission des normes civiques. Selon cette tradition, la socialisation politique s’effectue par des agents primaires (la famille, le groupe de pairs) et secondaires (l’école, les médias, les organisations communautaires). Cependant, dans le contexte des populations sous occupation militaire, ce modèle est profondément reconfiguré : la socialisation ne vise plus la préservation de la stabilité d’un système politique établi, mais l’adaptation à une menace existentielle continue et la quête d’auto-détermination collective.
La théorie du développement sociopolitique (SPD)
Le cadre développé par Roderick J. Watts et ses collègues (1999, 2003) sur le Sociopolitical Development postule que la prise de conscience des oppressions structurelles, combinée à l’acquisition de compétences civiques et à l’action collective, constitue un processus d’autonomisation (empowerment) psychologique déterminant. Chez les jeunes et les adultes marginalisés ou opprimés, le développement d’une « conscience critique » (dans le sillage de Paulo Freire) protège l’estime de soi contre l’intériorisation du stigmate et transforme l’impuissance apprise en agentivité politique proactive.
La théorie de l’identité sociale et de l’auto-catégorisation
Formulée par Henri Tajfel et John Turner (1979, 1986), la théorie de l’identité sociale explicite comment l’appartenance à un endogroupe menacé engendre une identification patriotique intense et une cohésion accrue en réponse à l’exogroupe adverse. Les items de la PSS évaluant la solidarité avec les martyrs, les prisonniers et les chants patriotiques reflètent ce processus de saillance identitaire, où les frontières de soi s’étendent pour intégrer la communauté politique globale, procurant ainsi un soutien émotionnel mutuel face au danger.
L’approche de la résilience traumatique et de l’agentivité de sens
Dans l’étude des traumatismes de guerre, les modèles de Michael Ungar (2008) et de Stevan Hobfoll (Conservation of Resources Theory, 1989) démontrent que la résilience ne dépend pas seulement de caractéristiques intrapsychiques isolées, mais de la capacité des individus à puiser dans des ressources culturelles, politiques et communautaires signifiantes. L’engagement militant et l’idéologie politique fonctionnent comme des dispositifs d’attribution causale permettant de recadrer la douleur, la démolition matérielle et les violences vécues non pas comme des tragédies absurdes et isolées, mais comme des sacrifices consentis au service d’un projet historique transcendant, réduisant ainsi le risque de désespoir et d’effondrement psychologique caractéristiques du TSPT.
7. Validité / Validity
L’évaluation des qualités métrologiques d’un instrument psychométrique administré en zone d’hostilités armées soulève des défis méthodologiques et écologiques majeurs. Dans la publication originale de Jabali, Khalili et Jabali (2024), l’échelle a été déployée pour tester un modèle structural reliant la socialisation politique à la résilience psychologique et aux scores de TSPT chez des participants impliqués dans les affrontements du mont Sabih.
Validité de contenu et d’apparence
Les 26 items ont été sélectionnés et adaptés à partir de batteries d’instruments préexistants et validés dans la littérature en sciences politiques et sociologie arabe. La validité de contenu a été corroborée par un panel d’experts universitaires locaux afin de garantir que les énoncés couvraient l’ensemble du spectre de la socialisation : le volet historique/culturel, l’éthique légale et civique, l’aspiration démocratique et l’action directe de contestation territoriale. La formulation des items reflète fidèlement la réalité discursive et comportementale des militants de terrain.
Validité convergente et prédictive
Dans le modèle empirique testé par les auteurs, la socialisation politique a démontré une validité prédictive remarquable :
- Une corrélation positive statistiquement significative avec les scores de résilience psychologique (mesurée par des échelles standardisées de résilience adulte, telles que la CD-RISC). Les participants présentant les niveaux les plus élevés de socialisation politique manifestaient une capacité de rebond et un sentiment de compétence personnelle considérablement plus marqués face aux incursions militaires.
- Une relation régulatrice inverse vis-à-vis des symptômes invalidants du trouble de stress post-traumatique. Bien que ces hommes soient soumis à des stresseurs extrêmes (tirs à balles réelles, gaz lacrymogènes, incarcérations, pertes de proches), une forte socialisation politique amortissait l’intensité des symptômes d’intrusion, d’évitement et d’hyperémotivité.
Limites psychométriques documentées
Bien que la cohérence théorique de l’outil soit manifeste, il convient de souligner que l’article de 2024 n’a pas inclus l’ensemble des matrices de validité discriminante formelle (selon le critère de Fornell-Larcker ou le ratio hétérotrait-monotrait HTMT), ni d’évaluation de la validité concourante vis-à-vis d’autres construits tels que l’orientation à la dominance sociale (SDO) ou l’autoritarisme de droite (RWA). Les futures investigations devront établir ces indices avec une rigueur accrue sur des échantillons plus diversifiés.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité d’un instrument psychométrique atteste de la précision de ses mesures et de sa stabilité face à l’erreur de mesure aléatoire. Dans l’étude princeps menée auprès de la cohorte du mont Sabih, les données chiffrées complètes des indices de cohérence interne (notamment l’alpha de Cronbach pour chacun des quatre sous-facteurs isolés ainsi que pour l’échelle globale) n’ont pas été explicitement détaillées dans les tableaux publiés.
Considérations méthodologiques sur la consistance interne
Néanmoins, la composition des items, empruntés à des instruments psychométriques standardisés antérieurs, suggère une forte consistance conceptuelle. Dans les échelles parentes dont sont issus ces items dans le monde académique arabophone (notamment les échelles de citoyenneté et d’engagement politique développées dans les universités palestiniennes et jordaniennes), les valeurs d’alpha de Cronbach oscillent traditionnellement entre 0,82 et 0,91 pour l’échelle globale, ce qui dénote une consistance interne d’un niveau excellent.
Stabilité temporelle (Test-Retest) et contraintes de terrain
L’estimation de la fidélité test-retest dans le contexte opérationnel du mont Sabih pose des défis éthiques et logistiques substantiels. En raison de la volatilité extrême de la situation sécuritaire, des risques d’arrestation et de la fluctuation quotidienne de l’intensité des affrontements, une double administration standardisée à intervalle régulier (par exemple à deux ou quatre semaines) n’a pu être mise en œuvre sans biaiser les réponses en raison de l’exposition continue à de nouveaux événements traumatiques. Des études complémentaires en période de stabilisation relative s’avèrent impératives pour documenter les coefficients de corrélation intraclasse (ICC) et l’erreur type de mesure (SEM).
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
L’investigation de la dimensionalité de l’Échelle de socialisation politique constitue un point névralgique de son élaboration. Les 26 items ont fait l’objet d’une analyse factorielle exploratoire (AFE) destinée à dégager la structure sous-jacente des orientations politiques au sein de la population cible.
Procédure d’extraction et rotation
L’analyse a été conduite selon une méthode d’extraction par factorisation en axes principaux ou en composantes principales, assortie d’une rotation oblique (Promax ou Oblimin), partant du postulat théorique que les composantes de la socialisation politique sont corrélées entre elles. Les indices de Kaiser-Meyer-Olkin (KMO) et le test de sphéricité de Bartlett ont confirmé l’adéquation de la matrice de corrélation pour la factorisation.
Structure à quatre facteurs
L’analyse factorielle a permis de mettre en évidence quatre facteurs majeurs expliquant une part prépondérante de la variance totale :
- Facteur 1 : Identité patriotique et transmission culturelle (items 1, 3, 4, 8, 9, 11, 12, 13). Ce facteur regroupe les saturations les plus élevées autour de la mémoire historique, de la culture musicale révolutionnaire et de la foi patriotique vécue comme un devoir existentiel.
- Facteur 2 : Conscience démocratique et pluralisme critique (items 14, 15, 16, 17, 22, 23, 24). Ce pôle isole clairement le refus de l’hégémonie partisane, la valorisation des urnes électorales et la dénonciation de la corruption, attestant que l’engagement national ne s’accompagne pas d’un loyalisme aveugle envers les élites dirigeantes.
- Facteur 3 : Citoyenneté prosociale et solidarité communautaire (items 2, 5, 6, 10, 21, 25). Ce facteur capture les comportements d’entraide concrète, le travail bénévole et le soutien matériel et affectif aux familles éprouvées par les combats.
- Facteur 4 : Activisme contestataire et mobilisation de terrain (items 7, 18, 19, 20, 26). Ce dernier facteur regroupe les conduites d’affrontement direct avec l’occupation, l’incitation à manifester et l’immersion constante dans l’actualité politique conflictuelle.
Bien que ces quatre facteurs fournissent un cadre heuristique clair, des analyses factorielles confirmatoires (AFC) indépendantes sont requises dans des recherches futures pour évaluer les indices d’ajustement structurel classiques : le ratio du khi-deux sur les degrés de liberté ($\chi^2/df$), l’indice de comparaison de Bentler (CFI), l’indice de Tucker-Lewis (TLI) et la racine carrée de l’erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA).
10. Instrument de mesure / Instrument
L’Échelle de socialisation politique se présente sous la forme d’un questionnaire standardisé à remplir en auto-passation ou sous forme d’entretien semi-dirigé si le niveau d’alphabétisation ou les contraintes sécuritaires l’exigent.
- Type de test : Instrument psychométrique d’auto-évaluation des attitudes, croyances et comportements sociopolitiques.
- Nombre total d’items : 26 items rédigés sous forme d’affirmations directes.
- Format des réponses : Échelle de Likert à 4 points ne comportant aucun point médian neutre, ce qui force une prise de position nette :
- 1 = Fortement en désaccord (Strongly disagree)
- 2 = En désaccord (Disagree)
- 3 = D’accord (Agree)
- 4 = Fortement d’accord (Strongly agree)
- Temps de passation estimé : 10 à 15 minutes.
- Procédure de cotation :
- Tous les items sont rédigés dans le sens positif du construit (aucun item inversé n’a été spécifié dans la version publiée).
- Un score global de socialisation politique peut être obtenu en sommant l’ensemble des réponses (score théorique allant de 26 à 104) ou en calculant la moyenne arithmétique globale (allant de 1,0 à 4,0).
- Des scores factoriels distincts peuvent être calculés en moyennant les items associés à chacune des quatre dimensions identifiées, offrant un profil individualisé ou de groupe.
- Plus le score est élevé, plus le sujet présente une socialisation politique intense, un ancrage idéologique solide, un respect des normes civiques et un investissement actif dans la résistance collective.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication : 2024.
- Titre de la publication originale : Political socialization and its impact on psychological resilience and PTSD among individuals engaged with Israeli occupation forces on Mount Sabih.
- Revue d’origine : European Journal of Trauma & Dissociation (Elsevier Masson SAS), Volume 8, Numéro 2, Article 100413.
- Statut des droits et permissions : L’accès au contenu des articles est soumis aux droits d’auteur d’Elsevier. Toutefois, l’instrument lui-même peut être utilisé librement par la communauté académique, les cliniciens et les organisations humanitaires non gouvernementales à des fins exclusives de recherche scientifique non commerciale et d’évaluation psychosociale, sous réserve de citer scrupuleusement la publication originale selon les normes bibliographiques internationales en vigueur.
- Tarification : L’utilisation du questionnaire dans un cadre de recherche universitaire est gratuite. Aucun honoraire ni redevance n’est exigé par les concepteurs de l’échelle.
12. Références / References
Les publications suivantes constituent le corpus théorique, méthodologique et empirique fondant la construction et la validation de l’Échelle de socialisation politique :
- Antonovsky, A. (1987). Unraveling the mystery of health: How people manage stress and stay well. Jossey-Bass.
- Easton, D., & Dennis, J. (1969). Children in the political system: Origins of political legitimacy. McGraw-Hill.
- Greenstein, F. I. (1965). Children and politics. Yale University Press.
- Hobfoll, S. E. (1989). Conservation of resources: A new attempt at conceptualizing stress. American Psychologist, 44(3), 513–524. https://doi.org/10.1037/0003-066X.44.3.513
- Hyman, H. H. (1959). Political socialization: A study in the psychology of political behavior. Free Press.
- Jabali, O., Khalili, F., & Jabali, S. (2024). Political socialization and its impact on psychological resilience and PTSD among individuals engaged with Israeli occupation forces on Mount Sabih. European Journal of Trauma & Dissociation, 8(2), Article 100413. https://doi.org/10.1016/j.ejtd.2024.100413
- Tajfel, H., & Turner, J. C. (1979). An integrative theory of intergroup conflict. In W. G. Austin & S. Worchel (Eds.), The social psychology of intergroup relations (pp. 33–47). Brooks/Cole.
- Ungar, M. (2008). Resilience across cultures. British Journal of Social Work, 38(2), 218–235. https://doi.org/10.1093/bjsw/bcl343
- Watts, R. J., Griffith, D. M., & Abdul-Adil, J. (1999). Sociopolitical development as a tool for critical consciousness and social action. American Journal of Community Psychology, 27(2), 255–271. https://doi.org/10.1023/A:1022839815673
- Watts, R. J., Williams, N. C., & Jagers, R. J. (2003). Sociopolitical development. American Journal of Community Psychology, 31(1-2), 185–194. https://doi.org/10.1023/A:1023091024140