1. Résumé / Abstract
L’Échelle de Sexualité (en anglais, Sexuality Scale ou SS), développée initialement par William E. Snell, Jr. et Dennis R. Papini en 1989, constitue un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu pour appréhender et quantifier trois dimensions psychologiques fondamentales de l’expérience sexuelle humaine : l’estime sexuelle (sexual esteem), la dépression sexuelle (sexual depression) et la préoccupation sexuelle (sexual preoccupation). Face à la prédominance historique d’évaluations purement physiologiques, comportementales ou psychopathologiques dans la recherche en sexologie, l’échelle de Snell et Papini a introduit une modélisation cognitive et affective subjective de la sexualité, ancrée dans les théories de la personnalité et de l’autorégulation.
L’inventaire complet comprend 30 énoncés évalués selon une échelle de Likert en 5 points allant de -2 (« Désaccord ») à +2 (« Accord »). Parmi ces 30 items, 28 sont répartis sur les trois sous-échelles conceptuelles et 2 font office d’items de remplissage (filler items) non pris en compte dans le calcul des scores composites :
- Estime sexuelle : 10 items (scores de -20 à +20) mesurant le regard positif et la confiance éprouvée envers ses propres compétences et son potentiel d’épanouissement érotique ;
- Dépression sexuelle : 8 items (scores de -16 à +16) évaluant la tristesse, l’abattement et l’insatisfaction affective associés à sa trajectoire sexuelle ;
- Préoccupation sexuelle : 10 items (scores de -20 à +20) mesurant la tendance cognitive à penser au sexe de façon persistante ou envahissante.
Les propriétés psychométriques établies lors des études princeps et de réplications ultérieures témoignent d’une excellente consistance interne. L’alpha de Cronbach atteint 0,92 pour l’estime sexuelle, 0,90 pour la dépression sexuelle et 0,88 pour la préoccupation sexuelle au sein de l’échantillon global de validation (Cronbach, 1951 ; Snell & Papini, 1989). La stabilité temporelle test-retest s’avère satisfaisante, avec des coefficients variant entre 0,67 et 0,76. L’analyse en composantes principales avec rotation varimax confirme l’indépendance factorielle des trois dimensions, lesquelles expliquent l’intégralité de la variance commune extraite. Une version abrégée en 15 items a ultérieurement été validée par Wiederman et Allgeier (1993), conservant d’excellents indices métriques. L’échelle est largement utilisée en recherche psychosociale, en psychologie de la santé et en sexothérapie clinique.
2. Mots-clés / Keywords
Échelle de sexualité, estime sexuelle, dépression sexuelle, préoccupation sexuelle, psychométrie, sexologie clinique, auto-évaluation, validité factorielle, construits affectifs et cognitifs, William E. Snell.
3. Auteurs / Authors
L’instrument a été conçu et validé par :
- William E. Snell, Jr., Ph.D. : Professeur émérite de psychologie au Département de Psychologie de la Southeast Missouri State University (Cape Girardeau, Missouri, États-Unis). Auteur prolifique dans le champ de la psychologie sociale, de la personnalité et de la sexualité humaine, il est particulièrement renommé pour ses travaux sur la conscience de soi sexuelle et les profils motivationnels érotiques. Courriel de correspondance institutionnelle :
[email protected]. - Dennis R. Papini, Ph.D. : Chercheur en psychologie du développement et dynamique familiale, ayant collaboré avec William E. Snell sur plusieurs instruments mesurant les attitudes sexuelles, la communication interpersonnelle et l’adaptation psychosociale chez les adolescents et les jeunes adultes.
4. Objectif / Purpose
Fondements et justification conceptuelle
Le développement de l’Échelle de Sexualité répondait à une lacune majeure dans le paysage méthodologique de la sexologie contemporaine des années 1980. Jusqu’alors, la majorité des outils d’évaluation de la sexualité se focalisaient soit sur la mesure des fréquences comportementales (nombre de rapports, diversité des pratiques), soit sur le diagnostic médical des dysfonctions érectiles ou orgasmiques selon les classifications psychiatriques telles que le DSM. Très peu d’attention était accordée à la manière dont l’individu perçoit, ressent et cognitivement évalue son identité sexuelle globale.
Snell et Papini (1989) ont postulé que les cognitions et les émotions relatives à la sexualité exercent une influence déterminante sur le bien-être général, l’estime de soi globale, la santé mentale et la pérennité du couple. Dès lors, l’objectif central de l’échelle était d’opérationnaliser trois orientations affectivo-cognitives clés afin de comprendre comment la subjectivité individuelle colore les expériences relationnelles et érotiques.
Applications en recherche psychosociale
Dans les contextes de recherche académique, l’Échelle de Sexualité permet :
- D’explorer les interrelations entre l’évaluation de soi sexuelle et la détresse psychologique globale (dépression clinique, anxiété, névrosisme) ;
- D’analyser les divergences de genre en matière d’investigation cognitive de l’érotisme, notamment le rôle modérateur du genre dans le lien entre préoccupation sexuelle et bien-être subjectif ;
- D’évaluer l’impact des comportements sexuels à risque (par exemple la non-utilisation de préservatifs ou les relations non consensuelles) en fonction du niveau d’estime ou de dépression sexuelle ;
- D’étudier l’adaptation sexuelle au cours des transitions de vie (grossesse, parentalité, ménopause, sénescence, pathologies chroniques).
Applications en clinique et sexothérapie
Au niveau diagnostique et thérapeutique, l’instrument fournit au praticien une cartographie rapide et structurée de la vie intérieure du patient. L’échelle aide à repérer si une plainte d’inhibition sexuelle découle d’un déficit d’auto-efficacité (faible estime sexuelle), d’un découragement affectif chronique (forte dépression sexuelle) ou d’une focalisation intrusive génératrice d’hyper-vigilance dysfonctionnelle (préoccupation excessive). Comme l’ont souligné Hurlbert, White, Powell et Apt (1993), l’utilisation de l’Échelle de Sexualité au sein d’interventions ciblées — telles que l’entraînement à la cohérence orgasmique chez les femmes souffrant de désir sexuel hypoactif — permet de documenter les gains thérapeutiques subjectifs au-delà de la seule réponse physiologique mécanique.
5. Construit psychologique / Construct
L’architecture de l’Échelle de Sexualité repose sur un modèle tripartite distinct mais corrélé, délimitant trois axes de la conscience subjective de la sexualité :
1. L’estime sexuelle (Sexual Esteem)
L’estime sexuelle est définie par Snell et Papini comme une disposition positive et confiante à l’égard de sa propre capacité à vivre sa sexualité de manière satisfaisante, compétente et enrichissante. Ce construit s’apparente conceptuellement à une modalité spécifique au domaine de l’auto-efficacité formulée par Albert Bandura. Une personne présentant une estime sexuelle élevée :
- Se perçoit comme un partenaire sexuel compétent et désirable (ex. item 1 : « I am a good sexual partner ») ;
- Valorise positivement ses compétences techniques et relationnelles au lit (ex. item 4 : « I would rate my sexual skill quite highly ») ;
- Éprouve de l’assurance lors des rencontres intimes et ne doute pas de son potentiel érotique (ex. item 22 : « I am confident about myself as a sexual partner ») ;
- Est protégée contre le sentiment d’infériorité sexuelle face aux normes sociales perçues.
2. La dépression sexuelle (Sexual Depression)
La dépression sexuelle désigne l’expérience émotionnelle de tristesse, de chagrin, d’abattement, de déception et de découragement chronique quant à sa vie érotique et amoureuse. Elle renvoie à un état de détresse affective spécifiquement ancré dans la sphère intime :
- Sentiment de frustration et de déception profonde envers la qualité de ses relations sexuelles (ex. item 8 : « I am disappointed about the quality of my sex life ») ;
- Tristesse ou humeur maussade lors de l’évocation des expériences sexuelles passées ou présentes (ex. item 17 : « I feel down about my sex life » et item 26 : « I feel sad when I think about my sexual experiences ») ;
- Perception d’incompétence insurmontable et d’amertume relationnelle (ex. item 20 : « I feel unhappy about my sexual relationships »).
Ce construit n’est pas réductible à la dépression majeure générale : un individu peut être fonctionnel sur le plan professionnel et personnel tout en présentant un score alarmant de dépression sexuelle en raison de conflits conjugaux, de tabous intériorisés ou de traumatismes antérieurs.
3. La préoccupation sexuelle (Sexual Preoccupation)
La préoccupation sexuelle correspond à la tendance cognitive à penser au sexe de façon récurrente, intense, voire obsédante, plaçant les stimuli érotiques au centre de l’attention mentale quotidienne. Elle mesure la saillance cognitive de la sexualité :
- Pensées érotiques incessantes durant les activités profanes (ex. item 3 : « I think about sex all the time » et item 15 : « I’m constantly thinking about having sex ») ;
- Tendance à accorder une priorité absolue aux considérations sexuelles par rapport aux autres domaines de l’existence (ex. item 6 : « I think about sex more than anything else ») ;
- Omniprésence des fantasmes et rêveries diurnes (ex. item 18 : « I think about sex a great deal of the time »).
Le statut psychologique de cette dimension varie considérablement en fonction du genre et du contexte clinique : elle peut refléter une libido épanouie et dynamique ou, à l’inverse, une rumination compulsive alimentée par la frustration affective.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Courants de pensée et influences théoriques
Le cadre conceptuel de l’Échelle de Sexualité est tributaire de trois courants fondamentaux de la psychologie moderne :
- La psychologie de la personnalité et du concept de soi : S’inspirant des travaux sur l’estime de soi (Morris Rosenberg) et sur l’auto-évaluation multidimensionnelle, Snell et Papini ont posé le postulat que le « soi sexuel » (sexual self-schema) forme un domaine distinct de l’identité globale. De la même façon qu’un individu développe une estime de soi académique, athlétique ou sociale, il structure un schéma cognitif spécifique à son efficacité érotique.
- La théorie cognitive de la dépression : Ancrée dans les postulats d’Aaron T. Beck, la conceptualisation de la dépression sexuelle repose sur la triade cognitive appliquée à l’intimité : une vision négative de ses compétences actuelles, une interprétation désespérée des expériences sexuelles vécues et une anticipation pessimiste de sa vie intime future.
- La théorie de la saillance cognitive et de l’autorégulation : La préoccupation sexuelle est conceptualisée sous l’angle de la théorie du traitement de l’information de Carver et Scheier. Elle reflète le degré auquel les schémas sexuels sont activés de manière chronique en mémoire de travail, guidant l’orientation attentionnelle face aux stimuli de l’environnement social.
Dynamiques différentielles selon le genre
Le cadre théorique de Snell et Papini s’avère particulièrement novateur par sa formulation des divergences d’intégration psychique selon le genre :
- Chez les femmes, les auteurs ont découvert que l’estime sexuelle est positivement corrélée à la préoccupation sexuelle. Au sein de la population féminine, penser fréquemment à la sexualité est souvent l’expression d’un rapport positif et décomplexé au plaisir, renforçant la confiance en soi érotique.
- Chez les hommes, en revanche, la préoccupation sexuelle est positivement liée à la dépression sexuelle. Snell et Papini suggèrent que, sous l’influence des normes de genre traditionnelles imposant une performance masculine irréprochable (le mythe de la disponibilité érectile permanente), une focalisation mentale excessive sur la sexualité découle fréquemment d’une anxiété de performance, d’un sentiment d’inadéquation ou d’une frustration sexuelle persistante.
7. Validité / Validity
Validité de construit et corrélations internes
La validité de construit de l’Échelle de Sexualité a été rigoureusement démontrée dans l’étude princeps de Snell et Papini (1989) ainsi que dans les travaux de Snell, Fisher et Schuh (1992). Les analyses corrélationnelles révèlent que, chez les hommes comme chez les femmes, l’estime sexuelle entretient une association négative substantielle avec la dépression sexuelle. Plus un individu s’estime compétent et valorisé au sein de sa vie érotique, moins il éprouve de détresse ou de tristesse relative à son intimité. Cette corrélation inverse s’avère particulièrement prononcée dans les cohortes masculines.
Validité convergente et discriminante
Snell, Fisher et Schuh (1992) ont administré l’Échelle de Sexualité conjointement à une batterie d’instruments psychométriques standardisés afin d’établir la validité nomologique des construits :
- Validité convergente : L’estime sexuelle présente des associations positives statistiquement significatives avec des mesures d’assertivité sexuelle, d’expérience sexuelle épanouie, de satisfaction conjugale et d’affect positif. À l’opposé, la sous-échelle de dépression sexuelle présente de fortes corrélations positives avec l’anxiété sexuelle, la culpabilité liée au sexe et les échelles de dépression générale (telle que l’inventaire de dépression de Beck).
- Validité discriminante : Les trois dimensions ont démontré leur indépendance vis-à-vis des échelles de désirabilité sociale (ex. échelle de Marlowe-Crowne), confirmant que les répondants n’adaptent pas artificiellement leurs réponses pour projeter une image socialement irréprochable de leur sexualité. De plus, Snell et al. (1992) ont montré que bien que la dépression sexuelle soit liée à la dépression globale, elle partage une part importante de variance non expliquée par l’humeur générale, attestant qu’elle capture une réalité clinique distincte.
Validité différentielle et réplication empirique
Wiederman et Allgeier (1993) ont investigué les propriétés de l’instrument sur des échantillons indépendants. Leurs résultats ont corroboré la solidité des construits tout en mettant en lumière des disparités de scores selon le sexe : dans leur étude, les hommes ont rapporté des scores moyens significativement plus élevés que les femmes tant sur l’estime sexuelle que sur la préoccupation sexuelle, enrichissant la compréhension des profils sexo-normatifs universitaires.
8. Fidélité / Reliability
Consistance interne
La consistance interne de l’Échelle de Sexualité a été évaluée par le calcul du coefficient alpha de Cronbach auprès de l’échantillon normatif initial de 296 étudiants universitaires (209 femmes et 87 hommes âgés en moyenne de 23,5 et 23,7 ans respectivement ; Snell & Papini, 1989) :
- Sous-échelle d’estime sexuelle (10 items) :
- Femmes : α = 0,92
- Hommes : α = 0,93
- Échantillon combiné : α = 0,92
- Sous-échelle de dépression sexuelle (8 items) :
- Femmes : α = 0,88
- Hommes : α = 0,94
- Échantillon combiné : α = 0,90
- Sous-échelle de préoccupation sexuelle (10 items) :
- Femmes : α = 0,88
- Hommes : α = 0,79
- Échantillon combiné : α = 0,88
Dans l’étude longitudinale et corrélationnelle de Snell, Fisher et Schuh (1992), les indices d’alpha ont été répliqués avec une stabilité exemplaire : l’estime sexuelle oscillait jusqu’à 0,92, la dépression sexuelle s’échelonnait de 0,85 à 0,93, et la préoccupation sexuelle variait entre 0,87 et 0,91.
Stabilité temporelle test-retest
La fidélité temporelle évaluée à plusieurs semaines d’intervalle par Snell et al. (1992) témoigne d’une constance remarquable des scores chez les mêmes répondants :
- Estime sexuelle : coefficients de corrélation test-retest compris entre r = 0,69 et r = 0,74 ;
- Dépression sexuelle : coefficients compris entre r = 0,67 et r = 0,76 ;
- Préoccupation sexuelle : coefficients compris entre r = 0,70 et r = 0,76.
Ces coefficients démontrent que l’instrument capture des traits psychologiques stables et des schémas d’attitudes durables plutôt que de simples fluctuations d’humeur transitoires.
Consistance interne de la forme abrégée
La version courte à 15 items développée par Wiederman et Allgeier (1993) présente également des niveaux de fidélité exceptionnels. Les alphas pour les hommes et les femmes sont respectivement de 0,92 et 0,94 pour l’estime sexuelle, de 0,89 et 0,89 pour la dépression sexuelle, et de 0,96 et 0,92 pour la préoccupation sexuelle, confirmant la robustesse du protocole abrégé.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Méthodologie factorielle princeps
Pour éprouver la validité de la structure tridimensionnelle théorisée, Snell et Papini (1989) ont soumis l’ensemble des 30 items initiaux à une analyse factorielle en composantes principales (Principal Components Analysis, PCA). Une solution à trois facteurs a été postulée a priori et soumise à une rotation orthogonale selon la procédure Varimax pour obtenir une structure simple.
Propriétés des composantes extraites
Les résultats statistiques de l’extraction factorielle se déclinent comme suit :
- Facteur 1 : Estime sexuelle
- Valeur propre (eigenvalue) : 8,39
- Variance commune expliquée : 56 %
- Saturations factorielles : Les 10 items composant la sous-échelle saturent massivement sur ce facteur, avec des coefficients de saturation s’étalant de 0,52 à 0,82 (coefficient moyen de 0,69).
- Facteur 2 : Préoccupation sexuelle
- Valeur propre (eigenvalue) : 4,75
- Variance commune expliquée : 32 %
- Saturations factorielles : L’ensemble des 10 items de préoccupation sature fortement au-dessus du seuil critique de 0,40, avec des saturations variant de 0,41 à 0,86 (coefficient moyen de 0,65).
- Facteur 3 : Dépression sexuelle
- Valeur propre (eigenvalue) : 1,88
- Variance commune expliquée : 13 %
- Saturations factorielles : 8 des 10 items assignés à cette dimension présentent des saturations très robustes, comprises entre 0,48 et 0,84 (coefficient moyen de 0,67). Deux énoncés présentaient une saturation résiduelle inférieure à 0,20 et ont été déclassés en items neutres de remplissage.
Statut des items de remplissage (Filler Items)
En raison de leur absence de saturation statistique sur le facteur de dépression (coefficient < 0,20), les items 11 (« Thinking about sex makes me happy ») et 14 (« I derive pleasure and enjoyment from sex ») ne sont pas intégrés dans le comput du score de dépression ni d’aucune autre sous-échelle. Ils demeurent néanmoins insérés dans la passation globale afin de préserver l’équilibre psychologique du test et d’éviter un biais d’ancrage négatif chez le sujet.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Type d’instrument : Questionnaire psychométrique d’auto-évaluation (self-report questionnaire).
- Nombre total d’items : 30 items dans la version intégrale standard (28 items scolarisés + 2 items neutres/remplissage). Une version courte de 15 items existe également (Wiederman & Allgeier, 1993).
- Temps de passation : Environ 15 à 20 minutes (environ 5 à 7 minutes pour la version courte).
- Format des réponses : Échelle de Likert bipolaire en 5 points avec codage numérique de -2 à +2 :
- (A) Agree (+2) : D’accord
- (B) Slightly agree (+1) : Légèrement d’accord
- (C) Neither agree nor disagree (0) : Ni en accord ni en désaccord
- (D) Slightly disagree (-1) : Légèrement en désaccord
- (E) Disagree (-2) : En désaccord
- Procédure de cotation et inversion :
Avant d’effectuer la sommation des scores, les items inversés (notés avec la lettre « R ») doivent être recodés selon la règle de symétrie : une réponse cotée originellement +2 devient -2, +1 devient -1, 0 reste 0, -1 devient +1, et -2 devient +2 (autrement dit : A = -2, B = -1, C = 0, D = +1, E = +2 pour les items inversés).
Une fois les inversions appliquées, les items sont additionnés au sein de leur dimension respective :
- Sous-échelle d’Estime sexuelle (10 items) : Items 1, 4, 7, 10(R), 13(R), 16, 19(R), 22, 25(R), 28(R). Plage de score possible : -20 à +20. Un score positif élevé indique une estime sexuelle marquée ; un score très négatif signale un doute aigu sur sa valeur érotique.
- Sous-échelle de Dépression sexuelle (8 items) : Items 2, 5(R), 8, 17, 20, 23(R), 26, 29(R). Plage de score possible : -16 à +16. Un score positif élevé reflète un sentiment profond de détresse et d’abattement sexuel. (Items 11 et 14 exclus du calcul).
- Sous-échelle de Préoccupation sexuelle (10 items) : Items 3, 6, 9(R), 12, 15, 18, 21(R), 24(R), 27(R), 30(R). Plage de score possible : -20 à +20. Un score positif élevé traduit une focalisation mentale continue et envahissante sur les thématiques érotiques.
- Composition de la version courte (15 items) :
- Estime sexuelle : Items 1, 4, 16, 19(R), 22.
- Dépression sexuelle : Items 2, 5(R), 8, 17, 23(R).
- Préoccupation sexuelle : Items 3, 6, 12, 15, 18.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication initiale : 1989 (revue The Journal of Sex Research).
- Statut des droits d’auteur et accessibilité : L’Échelle de Sexualité est protégée par le droit d’auteur académique. Toutefois, William E. Snell, Jr. autorise l’utilisation libre, sans frais ni redevance financière (free of charge), de son instrument pour les travaux de recherche scientifique, les mémoires universitaires, les thèses doctorales et les évaluations cliniques à but non lucratif.
- Usage commercial : Toute intégration au sein d’une plateforme numérique payante, d’une batterie commerciale de tests psychologiques ou d’essais cliniques sponsorisés par l’industrie pharmaceutique nécessite l’accord explicite préalable de l’auteur ou des détenteurs des droits d’édition.
- Coordonnées institutionnelles de contact :
William E. Snell, Jr., Ph.D.
Department of Psychology
Southeast Missouri State University
One University Plaza, Cape Girardeau, MO 63701, USA
Courriel : [email protected]
12. Références / References
Les sources scientifiques fondatrices décrivant le développement, la validation et les applications psychométriques de l’échelle sont répertoriées ci-dessous :
- Hurlbert, D. F., White, L. C., Powell, R. D., & Apt, C. (1993). Orgasm consistency training in the treatment of women reporting hypoactive sexual desire: An outcome comparison of women-only groups and couples-only groups. Journal of Behavior Therapy and Experimental Psychiatry, 24(1), 3–13. https://doi.org/10.1016/0005-7916(93)90003-7
- Snell, W. E., Jr., & Papini, D. R. (1989). The Sexuality Scale: An instrument to measure sexual-esteem, sexual-depression, and sexual-preoccupation. The Journal of Sex Research, 26(2), 256–263. https://doi.org/10.1080/00224498909551510
- Snell, W. E., Jr., Fisher, T. D., & Schuh, T. (1992). Reliability and validity of the Sexuality Scale: A measure of sexual-esteem, sexual-depression, and sexual-preoccupation. The Journal of Sex Research, 29(2), 261–273. https://doi.org/10.1080/00224499209551646
- Wiederman, M. W., & Allgeier, E. R. (1993). The measurement of sexual-esteem: Investigation of Snell and Papini’s (1989) Sexuality Scale. Journal of Research in Personality, 27(1), 88–102. https://doi.org/10.1006/jrpe.1993.1006