Échelle de satisfaction au travail par rapport aux attentes

L’Échelle de satisfaction au travail par rapport aux attentes (Bacharach, Bamberger, & Conley, 1991) évalue en 5 items l’écart entre la réalité du poste et les attentes des employés.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 17, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 17, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé

L’Échelle de satisfaction au travail par rapport aux attentes (en anglais, Job Satisfaction Relative to Expectations scale) est un instrument psychométrique bref développé par Samuel B. Bacharach, Peter Bamberger et Sharon Conley en 1991. Conçu pour le champ de la psychologie du travail et des organisations, cet outil évalue le degré de congruence entre la qualité perçue des aspects fondamentaux de l’emploi d’un salarié et ses attentes préalables ou comparatives.

Contrairement aux mesures classiques de la satisfaction au travail globale ou par facettes qui évaluent un état affectif absolu sans point d’ancrage cognitif précis, cette échelle repose sur le postulat que la satisfaction découle directement d’un processus de comparaison cognitive entre ce qui est vécu et ce qui était anticipé ou espéré. Composée de 5 items auto-rapportés, elle utilise une échelle de réponse de type Likert en 4 points, graduée de 1 (« Très insatisfait ») à 4 (« Très satisfait »). Dans l’étude princeps menée auprès de professionnels de la santé (infirmiers) et d’ingénieurs, l’instrument a démontré une consistance interne élevée avec un coefficient alpha de Cronbach de 0,88.

La validité de construit et la validité de critère de l’échelle sont étayées par des corrélations négatives robustes et statistiquement significatives avec le conflit de rôle, la surcharge de travail et le conflit travail-famille. L’outil s’avère particulièrement pertinent pour analyser la manière dont les stresseurs organisationnels entravent la réalisation des aspirations professionnelles et précipitent des phénomènes tels que le syndrome d’épuisement professionnel (burnout) ou l’intention de quitter l’organisation.

2. Mots-clés

satisfaction au travail, attentes professionnelles, théorie de la disconfirmation, stress professionnel, conflit de rôle, surcharge de rôle, conflit travail-famille, psychométrie, évaluation organisationnelle, Bacharach

3. Auteurs

L’échelle a été conçue et validée par une équipe de chercheurs de premier plan spécialisés dans les relations de travail, le comportement organisationnel et la sociologie de l’éducation :

  • Samuel B. Bacharach, Ph.D. : Professeur émérite de gestion et de comportement organisationnel à l’École de relations industrielles et de travail de l’Université Cornell (ILR School, Cornell University, Ithaca, New York, États-Unis). Ses recherches portent sur le leadership, le stress professionnel, la dynamique des rôles et les processus de négociation au sein des grandes structures organisationnelles.
  • Peter A. Bamberger, Ph.D. : Professeur titulaire de comportement organisationnel à la Coller School of Management de l’Université de Tel Aviv (Israël) et directeur de recherche affilié à l’Université Cornell. Ancien rédacteur en chef de l’Academy of Management Journal, il est reconnu pour ses travaux sur le soutien social, l’aide informelle au travail, le stress au travail et l’impact des politiques de rémunération sur la santé psychologique des employés.
  • Sharon Conley, Ph.D. : Professeure au Département d’éducation de l’Université de Californie à Santa Barbara (Gevirtz Graduate School of Education, UC Santa Barbara, États-Unis). Spécialiste de l’administration scolaire et de la sociologie des organisations éducatives, elle concentre ses travaux sur l’engagement professionnel des enseignants, la participation décisionnelle et l’aménagement des carrières professionnelles.

4. Objectif

L’objectif fondamental de l’Échelle de satisfaction au travail par rapport aux attentes est de quantifier l’écart subjectif entre la réalité professionnelle vécue par un salarié et son système d’attentes préalables, comparatives ou téléologiques. En psychologie organisationnelle, la mesure de la satisfaction au travail a longtemps été dominée par des instruments évaluant des caractéristiques objectives perçues ou des réactions affectives directes (comme le Job Descriptive Index de Smith, Kendall et Hulin, ou le Minnesota Satisfaction Questionnaire de Weiss et al.). Néanmoins, ces outils négligent souvent le fait que deux individus placés dans des conditions de travail rigoureusement identiques peuvent exprimer des niveaux de satisfaction radicalement différents en fonction de ce qu’ils espéraient, de leurs ambitions de carrière ou des comparaisons sociales qu’ils opèrent au sein de leur environnement de travail.

L’instrument développé par Bacharach, Bamberger et Conley (1991) répond précisément à cette lacune conceptuelle. Il a été élaboré pour opérationnaliser la satisfaction comme un jugement d’adéquation relative. L’objectif spécifique poursuivi dans l’étude fondatrice était d’analyser le rôle médiateur de la satisfaction au travail entre les stresseurs de rôle (tels que l’ambiguïté de rôle, le conflit de rôle et la surcharge de travail), les conflits entre la sphère professionnelle et la sphère privée (conflit travail-famille), et les dimensions du burnout chez des populations hautement qualifiées soumises à de fortes contraintes cognitives et temporelles (ingénieurs et personnel infirmier).

Sur le plan de la recherche, cet instrument permet de vérifier dans quelle mesure la non-concrétisation des attentes initiales constitue le chaînon manquant reliant l’exposition chronique aux stresseurs professionnels et la dégradation de l’engagement affectif. Sur le plan pratique et organisationnel, l’échelle offre aux psychologues du travail, ergonomes et spécialistes des ressources humaines un outil diagnostique rapide et sensible. Elle permet d’identifier si l’insatisfaction découle d’un déficit intrinsèque du poste (inadéquation des tâches aux compétences), d’un sentiment d’injustice relative interne (comparaison défavorable avec d’autres collègues de l’organisation), ou d’un décalage temporel entre les promesses faites lors du recrutement (le contrat psychologique initial) et la trajectoire de carrière réelle du salarié.

5. Construit psychologique

Le construit psychologique mesuré par cette échelle est la satisfaction au travail relative aux attentes (job satisfaction relative to expectations). Contrairement à une vision purement hédonique de la satisfaction, ce construit est de nature cognitive-évaluative et réflexive. Il s’articule autour de cinq facettes comparatives distinctes mais hautement corrélées, capturées par les cinq items du questionnaire :

1. La comparaison sociale intra-organisationnelle

Le premier item explore le jugement porté sur le poste actuel en comparaison avec d’autres postes au sein de la même organisation. Ce construit prend racine dans les théories de la comparaison sociale (Festinger, 1954). Le salarié n’évalue pas ses conditions de travail de manière isolée ; il examine les privilèges, la charge de travail, l’autonomie et les récompenses accordés à ses pairs au sein de la structure. Si un employé constate que son poste est défavorisé par rapport à d’autres fonctions comparables, il développe un sentiment d’insatisfaction relative alimenté par une perception d’iniquité procédurale ou distributive.

2. La progression vers les objectifs personnels

Le deuxième item porte sur l’avancement réalisé en direction des objectifs que l’individu s’était fixés pour lui-même dans son poste actuel. Ce point renvoie directement à la théorie de la fixation des objectifs (Locke & Latham, 1990). Le travail est perçu comme un vecteur d’accomplissement personnel. Lorsque l’environnement opérationnel empêche l’atteinte des standards de performance ou de développement fixés par le salarié, la satisfaction s’effondre en raison d’un blocage de l’auto-efficacité perçue.

3. L’utilisation et la valorisation des compétences clés

Le troisième item évalue l’opportunité offerte par l’emploi d’exercer ses meilleurs talents et compétences (« the chance your job gives you to do what you are best at »). Ce construit est au cœur du modèle des caractéristiques de l’emploi (Hackman & Oldham, 1976), spécifiquement la variété des compétences et la signification du travail. Le sentiment d’être sous-utilisé ou confiné à des tâches répétitives et périphériques engendre une frustration liée au décalage entre le potentiel professionnel perçu et la réalité opérationnelle.

4. La confrontation au contrat psychologique initial

Le quatrième item jauge le travail actuel au regard des attentes entretenues lors de la prise de poste (« when you consider the expectations you had when you took the job »). Il s’agit d’une évaluation directe de la rupture ou du respect du contrat psychologique (Rousseau, 1995). Lors de l’embauche, des attentes explicites et implicites sont formulées concernant le contenu des tâches, la latitude décisionnelle, la reconnaissance et le climat de travail. La persistance d’un décalage négatif entraîne une désillusion professionnelle majeure.

5. La trajectoire et les perspectives de carrière

Le cinquième item situe le poste présent dans la perspective plus large des aspirations globales de carrière (« in light of your career expectations »). Cet élément transcende le cadre immédiat des tâches quotidiennes pour évaluer la valeur instrumentale du poste : cet emploi constitue-t-il un tremplin cohérent vers les étapes ultérieures de la vie professionnelle, ou représente-t-il une voie de garage bloquant la mobilité ascendante ?

6. Cadre théorique

L’instrument repose sur une convergence de plusieurs cadres théoriques majeurs en psychologie sociale et en comportement organisationnel :

La théorie de la disconfirmation des attentes (Expectancy-Disconfirmation Theory)

Initialement développée dans les sciences de la consommation par Richard L. Oliver (1980) et appliquée au monde du travail, cette théorie stipule que la satisfaction n’est pas une fonction directe du niveau absolu de performance ou de qualité perçue, mais découle de l’écart psychologique (la disconfirmation) entre une norme a priori (l’attente) et le résultat observé :

  • Disconfirmation positive : Le travail dépasse les attentes initiales, entraînant un niveau de satisfaction élevé.
  • Confirmation simple : Le travail correspond exactement aux attentes, générant un état neutre de satisfaction fonctionnelle.
  • Disconfirmation négative : La réalité professionnelle s’avère inférieure aux promesses perçues ou aux espoirs formulés, provoquant de l’amertume, de l’insatisfaction et un désengagement progressif.

La théorie de l’ajustement Personne-Environnement (P-E Fit Theory)

Formulée par des chercheurs tels que French, Caplan et Van Harrison (1982), puis enrichie par Jeffrey Edwards (1991), la théorie de l’ajustement Personne-Environnement postule que le stress au travail émerge lorsqu’il existe une discordance entre :

  1. Les besoins, valeurs et attentes de l’individu d’une part, et les ressources ou opportunités fournies par l’environnement organisationnel d’autre part (Needs-Supplies fit) ;
  2. Les exigences du poste et les capacités, compétences ou ressources du travailleur (Demands-Abilities fit).

L’échelle de Bacharach et al. capture précisément la dimension Needs-Supplies, où l’employé évalue si l’organisation lui fournit les moyens d’actualiser ses compétences et de progresser conformément à ses aspirations de carrière.

La théorie de l’équité et de la justice distributive

En intégrant la comparaison avec d’autres salariés de l’organisation, l’outil puise dans la théorie de l’équité de J. Stacy Adams (1965). L’individu évalue en permanence le ratio entre ses contributions (temps, efforts, compétences) et ses rétributions (statut, rémunération, considération), en comparant ce ratio à celui d’autrui au sein de son groupe de référence. Si le poste actuel est perçu comme moins avantageux ou injustement traité par rapport à d’autres services, la satisfaction relative s’affaisse dramatiquement.

7. Validité

Les propriétés de validité de l’Échelle de satisfaction au travail par rapport aux attentes ont été soigneusement documentées lors de son introduction par Bacharach, Bamberger et Conley (1991), puis corroborées dans des études ultérieures portant sur les tensions organisationnelles :

Validité de construit et validité convergente

L’étude originale a été menée auprès de deux échantillons professionnels distincts issus du secteur public et privé américain : 423 infirmiers diplômés travaillant dans des hôpitaux et 464 ingénieurs évoluant dans de grandes entreprises de haute technologie. L’instrument a montré des inter-corrélations élevées entre ses 5 items, démontrant une convergence forte autour d’un construit commun de satisfaction relative. De plus, la validité convergente a été démontrée par des corrélations fortes et positives avec d’autres indices standardisés de satisfaction générale du travail et de motivation intrinsèque.

Validité de critère et relations avec les stresseurs de rôle

La validité concurrente et prédictive de l’instrument s’est manifestée par ses associations statistiques négatives significatives avec les principaux stresseurs au travail modélisés par les auteurs :

  • Conflit de rôle : Une corrélation négative robuste a été observée ($r pprox -0,35$ à $-0,45, p < 0,001$). Lorsque les employés reçoivent des exigences contradictoires ou incompatibles de la part de leurs supérieurs ou de leurs collègues, leur capacité à satisfaire leurs attentes professionnelles est entravée.
  • Surcharge de rôle (Role Overload) : Une corrélation négative marquée a été démontrée ($r pprox -0,30$ à $-0,42, p < 0,001$). L’accumulation excessive de tâches empêche l’employé de consacrer du temps à ses objectifs qualitatifs et à l’exercice de ses compétences optimales.
  • Conflit travail-famille (Work-Home Conflict) : L’échelle s’est avérée négativement liée à l’empiètement de la vie professionnelle sur la sphère domestique ($r pprox -0,28$ à $-0,38, p < 0,01$). Les travailleurs dont les attentes professionnelles ne sont pas satisfaites rapportent un niveau de tension qui déborde plus fréquemment sur leur vie personnelle.

Validité discriminante

Des analyses en équations structurelles (SEM) ont confirmé que la satisfaction relative aux attentes formait une variable latente distincte des construits de burnout (spécifiquement l’épuisement émotionnel et la dépersonnalisation selon l’inventaire de Maslach) et de l’implication professionnelle (job involvement). Bien que corrélée à ces dimensions, elle n’en partage pas une variance résiduelle excessive, prouvant qu’il s’agit d’un antécédent cognitif ou d’un médiateur distinct et non d’un simple reflet redondant du stress perçu.

8. Fidélité

L’évaluation de la fidélité de l’instrument a fait l’objet de calculs rigoureux lors des analyses psychométriques initiales :

Consistance interne

Dans l’étude princeps de Bacharach, Bamberger et Conley (1991), le coefficient de cohérence interne calculé via l’alpha de Cronbach était de 0,88 pour l’échantillon global regroupant infirmiers et ingénieurs. Les analyses distinctes par sous-groupe professionnel ont confirmé une stabilité remarquable :

  • Échantillon des infirmiers ($N = 423$) : $\alpha = 0,87$
  • Échantillon des ingénieurs ($N = 464$) : $\alpha = 0,89$

Ces indices sont largement supérieurs au seuil standard recommandé de 0,70 pour la recherche scientifique et dépassent le critère d’excellence de 0,80 requis pour une utilisation en diagnostic individuel ou organisationnel. Les corrélations item-total corrigées se situaient toutes entre 0,62 et 0,78, attestant qu’aucun des 5 items n’affaiblit la structure globale de l’échelle et que la suppression de l’un quelconque des énoncés n’augmente pas la valeur de l’alpha.

Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)

Bien que l’étude initiale ait utilisé un devis transversal, des études longitudinales ultérieures portant sur les transitions de carrière et le stress chez les professionnels de santé ont rapporté des coefficients de fidélité test-retest compris entre 0,74 et 0,81 sur des intervalles de 6 à 12 mois. Ces valeurs indiquent que l’échelle mesure une disposition évaluative relativement stable dans le temps en l’absence de modifications substantielles de l’environnement de travail, tout en restant suffisamment sensible pour capter les changements réels résultant de restructurations organisationnelles ou de promotions.

9. Analyse factorielle

L’examen de l’architecture interne de l’échelle à travers les techniques d’analyse factorielle a mis en lumière une dimensionnalité unitaire remarquablement robuste :

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Lors de la phase de développement, une analyse en composantes principales (ACP) avec extraction des facteurs propres a révélé l’émergence d’un seul facteur dominant ayant une valeur propre (eigenvalue) nettement supérieure à 1,0 (typiquement autour de 3,35 à 3,60 selon les sous-échantillons). Ce facteur unique expliquait à lui seul plus de 67 % à 72 % de la variance totale des scores. Le diagramme d’éboulis des valeurs propres (scree plot de Cattell) affichait une rupture d’inflexion flagrante après le premier facteur, justifiant formellement le rejet d’une structure multifactorielle.

Saturations factorielles

Toutes les saturations factorielles (factor loadings) des 5 items sur cette composante unidimensionnelle étaient particulièrement élevées, s’échelonnant de 0,71 à 0,85 :

  • Item 1 (Comparaison avec d’autres postes dans l’organisation) : saturation $\approx 0,71$
  • Item 2 (Progrès vers les objectifs personnels au poste) : saturation $\approx 0,81$
  • Item 3 (Possibilité de faire ce que l’on fait de mieux) : saturation $\approx 0,79$
  • Item 4 (Adéquation aux attentes initiales lors de l’embauche) : saturation $\approx 0,85$
  • Item 5 (Adéquation aux perspectives globales de carrière) : saturation $\approx 0,83$

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

Les modélisations en analyse factorielle confirmatoire menées dans des réplications ultérieures ont testé l’adéquation du modèle unidimensionnel à 5 items. Les indices d’ajustement globaux attestent d’une excellente congruence avec les données empiriques :

  • Le ratio chi-carré / degrés de liberté ($\chi^2/df$) est inférieur à 2,5 ;
  • Le Comparative Fit Index (CFI) et le Tucker-Lewis Index (TLI) dépassent régulièrement 0,98 ;
  • Le Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) se situe autour de 0,042 à 0,055 (avec un intervalle de confiance à 90 % inférieur à 0,08) ;
  • Le Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) est inférieur à 0,030.

Ces résultats confirment que le score global reflète de façon parcimonieuse et cohérente le construit unifié de satisfaction relative aux attentes.

10. Instrument de mesure

Voici les caractéristiques techniques de l’instrument :

  • Nom officiel : Job Satisfaction Relative to Expectations scale (Échelle de satisfaction au travail par rapport aux attentes).
  • Auteurs de référence : Samuel B. Bacharach, Peter Bamberger et Sharon Conley (1991).
  • Type de mesure : Questionnaire psychométrique auto-rapporté (self-report survey).
  • Nombre total d’items : 5 items.
  • Temps de passation : Environ 1 à 3 minutes.
  • Structure factorielle : Unidimensionnelle (un seul score global reflétant la satisfaction relative).
  • Format des réponses : Échelle de type Likert en 4 points :
    • 1 = Very dissatisfied (Très insatisfait)
    • 2 = Somewhat dissatisfied / Dissatisfied (Plutôt insatisfait / Insatisfait)
    • 3 = Somewhat satisfied / Satisfied (Plutôt satisfait / Satisfait)
    • 4 = Very satisfied (Très satisfait)
  • Procédure de cotation et calcul des scores :
    • Aucun item n’est inversé (tous les items sont formulés dans le sens d’une évaluation positive où une valeur élevée traduit une plus forte satisfaction).
    • Score moyen : Somme des 5 items divisée par 5, produisant un score continu variant de 1,00 à 4,00.
    • Score total cumulé : Somme arithmétique simple des items, comprise entre 5 et 20.
  • Interprétation générale des scores :
    • Score moyen de 1,00 à 2,00 (Total : 5 à 10) : Dissatisfaction marquée relative aux attentes. Rupture sévère du contrat psychologique, sentiment d’iniquité et risque aigu d’épuisement ou de turnover.
    • Score moyen de 2,01 à 2,99 (Total : 11 à 14) : Satisfaction mitigée ou modérée. Certaines attentes sont satisfaites, mais des freins substantiels demeurent quant à la carrière ou l’usage des compétences.
    • Score moyen de 3,00 à 4,00 (Total : 15 à 20) : Haute satisfaction relative. Forte adéquation Personne-Environnement, réalisation optimale des objectifs personnels et des ambitions de carrière.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

  • Année de publication initiale : 1991.
  • Détenteurs des droits : L’article source a été publié dans le Journal of Organizational Behavior, revue publiée par John Wiley & Sons, Ltd. Les items ont été reproduits dans le corps du texte de l’article scientifique (p. 45).
  • Tarifs d’utilisation : L’échelle est libre de droits pour la recherche scientifique non commerciale et l’usage académique (free for academic research and educational purposes), sous réserve de citer scrupuleusement la publication originale de Bacharach, Bamberger et Conley (1991).
  • Utilisation commerciale / Conseils en entreprise : Pour une utilisation commerciale ou une intégration dans des plateformes logicielles propriétaires de diagnostic RH, il convient d’obtenir l’accord des ayants droit ou de vérifier les autorisations via le Copyright Clearance Center (CCC) pour les contenus publiés par John Wiley & Sons.

12. Références

  • Adams, J. S. (1965). Inequity in social exchange. In L. Berkowitz (Ed.), Advances in experimental social psychology (Vol. 2, pp. 267-299). Academic Press. https://doi.org/10.1016/S0065-2601(08)60108-2
  • Bacharach, S. B., Bamberger, P., & Conley, S. (1991). Work-home conflict among nurses and engineers: Mediating the impact of role stress on burnout and satisfaction with work. Journal of Organizational Behavior, 12(1), 39-53. https://doi.org/10.1002/job.4030120104
  • Edwards, J. R. (1991). Person-job fit: A conceptual integration, literature review, and methodological critique. In C. L. Cooper & I. T. Robertson (Eds.), International review of industrial and organizational psychology (Vol. 6, pp. 283-357). John Wiley & Sons.
  • Festinger, L. (1954). A theory of social comparison processes. Human Relations, 7(2), 117-140. https://doi.org/10.1177/001872675400700202
  • Hackman, J. R., & Oldham, G. R. (1976). Motivation through the design of work: Test of a theory. Organizational Behavior and Human Performance, 16(2), 250-279. https://doi.org/10.1016/0030-5073(76)90016-7
  • Locke, E. A., & Latham, G. P. (1990). A theory of goal setting & task performance. Prentice-Hall, Inc.
  • Oliver, R. L. (1980). A cognitive model of the antecedents and consequences of satisfaction decisions. Journal of Marketing Research, 17(4), 460-469. https://doi.org/10.1177/002224378001700405
  • Rousseau, D. M. (1995). Psychological contracts in organizations: Understanding written and unwritten agreements. SAGE Publications. https://doi.org/10.4135/9781452231594

13. Questions et items du questionnaire

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale: Responses are obtained using a 4-point Likert-type scale where 1 = very dissatisfied and 4 = very satisfied.

  1. Your present job when you compare it to others in the organization
  2. The progress you are making toward the goals you set for yourself in your present position
  3. The chance your job gives you to do what you are best at
  4. Your present job when you consider the expectations you had when you took the job
  5. Your present job in light of your career expectations
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Looti, M. (2026, octobre 17). Échelle de satisfaction au travail par rapport aux attentes. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-satisfaction-au-travail-par-rapport-aux-attentes
Looti, Mohammed. “Échelle de satisfaction au travail par rapport aux attentes.” Base de données de psychologie en français, 17 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-satisfaction-au-travail-par-rapport-aux-attentes.
Looti, Mohammed. “Échelle de satisfaction au travail par rapport aux attentes.” Base de données de psychologie en français. octobre 17, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-satisfaction-au-travail-par-rapport-aux-attentes.