Échelle de rêverie sexuelle de l’inventaire des processus imaginaux

L’Échelle de rêverie sexuelle (Sexual Daydreaming Scale, SDS) de l’Imaginal Processes Inventory (IPI), développée par Jerome L. Singer et Leonard M. Giambra, mesure la fréquence, l’intensité et l’impact attentionnel des fantasmes érotiques diurnes chez l’adulte. Découvrez ses propriétés psychométriques, sa structure factorielle et sa cotation.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 18, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 18, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé

L’Échelle de rêverie sexuelle (Sexual Daydreaming Scale, SDS) constitue l’une des vingt-huit sous-échelles intégrées au sein de l’Imaginal Processes Inventory (IPI), un instrument psychométrique développé par Jerome L. Singer et John S. Antrobus (1963, 1972) puis approfondi par Leonard M. Giambra (1977, 1980). Conçue spécifiquement pour opérationnaliser et quantifier la propension individuelle aux productions imaginatives à contenu érotique et romantique dans le cours de la vie quotidienne, la SDS évalue à la fois l’intensité, la vivacité sensorielle, l’intrusivité cognitive et la fréquence d’apparition de ces pensées spontanées chez des populations issues du fonctionnement psychologique normal.

Composée de 12 items unidimensionnels cotés selon une échelle de Likert en cinq points (variant de « Définitivement faux pour moi » à « Très vrai pour moi »), l’échelle fournit un score continu oscillant entre 0 et 48 (ou de 12 à 60 selon le codage adopté : 0-4 ou 1-5). Les propriétés psychométriques de la SDS mettent en évidence une consistance interne remarquable, avec des coefficients alpha de Cronbach régulièrement situés entre 0,87 et 0,93 au sein d’échantillons diversifiés d’adultes. La fidélité test-retest sur des intervalles variant de 1 à 3 ans atteste d’une stabilité temporelle modérée à élevée (r = 0,58), confirmant son statut de mesure de trait cognitivo-affectif plutôt que de simple état émotionnel transitoire.

Sur le plan de la validité de construit et de la validité critériée, l’échelle a démontré des corrélations négatives robustes avec l’avancement en âge, persistant même après contrôle statistique de la fréquence générale des rêveries. De plus, elle entretient des relations directes significatives avec des indices comportementaux manifestes tels que le nombre de partenaires intimes, la fréquence du coït, l’activité masturbatoire et l’élaboration narrative des fantasmes. Sur le plan factoriel de second ordre, la SDS présente une structure bipolaire singulière au sein de l’IPI, saturant simultanément sur le facteur de « Rêverie positive-constructive » et sur celui d’« Altération du contrôle attentionnel ».

2. Mots-clés

Rêverie sexuelle, fantasmes érotiques, Imaginal Processes Inventory, Jerome L. Singer, Leonard M. Giambra, flux de conscience, imagination érotique, psychométrie cognitive, distraction attentionnelle, fonctionnement sexuel.

3. Auteurs

L’Échelle de rêverie sexuelle découle des travaux pionniers sur l’architecture de la vie intérieure et de l’activité imaginaire menés par :

  • Leonard M. Giambra, Ph.D. : Chercheur émérite en psychologie cognitive et neurogérontologie au National Institute on Aging (National Institutes of Health, Baltimore, MD, États-Unis), ultérieurement affilié à la United States Coast Guard Academy (New London, CT). Courriel institutionnel historique : [email protected].
  • Jerome L. Singer, Ph.D. (1924–2019) : Professeur émérite de psychologie à l’Université Yale (New Haven, CT, États-Unis), codirecteur du Yale University Family Television Research and Consultation Center, et figure fondatrice de l’étude scientifique du vagabondage de l’esprit (mind-wandering) et de la rêverie diurne.
  • John S. Antrobus, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie au City College of New York (CUNY), collaborateur originel de Jerome L. Singer dans la modélisation psychophysique et factorielle des processus imaginaux.

4. Objectif

L’objectif fondamental de la Sexual Daydreaming Scale est de mesurer de manière standardisée, fiable et empiriquement reproductible l’amplitude, la vivacité phénoménologique et la fréquence des pensées, images mentales et scénarios diurnes à caractère sexuel, érotique et affectif chez les individus présentant un fonctionnement psychologique non pathologique. Historiquement, l’étude de l’activité imaginaire a longtemps été cantonnée aux paradigmes psychanalytiques ou cliniques, où les fantasmes sexuels étaient fréquemment interprétés comme des dérivés symptomatiques de pulsions refoulées, de frustrations inconscientes ou d’altérations névrotiques. L’approche initiée par Singer et Giambra opère une rupture épistémologique majeure en réinscrivant l’activité fantasmatique dans le cadre de la psychologie cognitive normale et du flux continu de la conscience (stream of consciousness).

Dans le domaine de la recherche fondamentale, la SDS permet d’examiner comment l’activité cognitive auto-générée interagit avec le traitement des stimuli de l’environnement externe. Elle explore précisément comment les représentations érotiques émergent spontanément lors de moments d’inoccupation, de baisse de vigilance attentionnelle, ou en interférence directe avec des tâches dirigées vers un but (comme la lecture ou l’exercice professionnel). L’échelle vise à cartographier les variations interindividuelles de la vie imaginaire selon des variables fondamentales telles que le genre, l’âge chronologique, le statut relationnel et les modifications endocriniennes liées au développement tout au long du cycle de vie (life-span development).

Sur le plan des applications cliniques et sexologiques, bien que l’instrument ait été originellement conçu pour mesurer l’éventail du fonctionnement normal, il offre une grille de lecture diagnostique inestimable. Il permet d’évaluer la richesse du répertoire fantasmatique chez des consultants présentant des troubles du désir hypoactif, des inhibitions sexuelles ou des dysfonctions érectiles psychogènes. À l’inverse, l’outil offre la possibilité de quantifier le caractère envahissant ou intrusif des pensées sexuelles diurnes, contribuant à l’évaluation différentielle des conduites sexuelles compulsives ou de la dépendance à l’imagerie érotique. Enfin, la SDS sert de mesure standardisée de l’efficacité d’interventions thérapeutiques cognitivo-comportementales visant la réhabilitation de l’imagerie mentale érotique et la réduction de l’anxiété de performance.

5. Construit psychologique

Le construit psychologique appréhendé par la SDS est l’imagerie mentale diurne érotique, définie comme une modalité spécifique de pensée autogène et indépendante du stimulus (stimulus-independent thought) dont le contenu thématique gravite autour de l’attirance physique, des interactions romantiques, du désir mutuel et de l’activité sexuelle explicite. Ce construit multidimensionnel dans son expression, bien que métriquement condensé en un score unitaire, s’articule autour de quatre composantes phénoménologiques distinctes :

Vivacité sensorielle et réalisme expérientiel

Cette dimension renvoie à la netteté perceptuelle des représentations internes et au degré de fusion cognitive éprouvé par le sujet. Certains items explorent directement la clarté quasi hallucinatoire ou viscérale des représentations érotiques, où le sujet a la sensation physique que la scène imaginée se déroule concrètement dans l’instant présent. Cette composante active des voies neurophysiologiques et somatosensorielles proches de la stimulation réelle, se traduisant souvent par une excitation corporelle manifeste.

Intrusivité cognitive et concurrence attentionnelle

La rêverie sexuelle ne se manifeste pas uniquement durant les périodes d’inactivité ; elle survient fréquemment en tant que distracteur interne rompant la focalisation sur une tâche en cours. Les items investiguent cette tendance qu’a l’esprit de dériver vers des thèmes amoureux ou sexuels pendant l’exécution d’un travail exigeant, la lecture d’un texte ou les trajets quotidiens. Elle reflète la perméabilité de l’appareil attentionnel aux préoccupations thématiques saillantes.

Affirmation de soi, désirabilité perçue et narcissisme érotique

Le contenu des rêveries n’implique pas seulement l’acte sexuel physique, mais engage profondément l’image de soi et l’estime corporelle. Les représentations portent sur la perception d’être physiquement attractif pour des partenaires potentiels et sur la capacité d’éveiller un désir intense chez une personne admirée. Cette facette souligne le rôle régulateur du fantasme dans la valorisation de soi et la projection de compétences séductrices.

Rêverie préparatoire et transitionnelle

L’imagerie érotique remplit une fonction d’anticipation ou d’auto-apaisement lors des états de transition psychophysiologique, notamment avant l’endormissement ou lors de situations d’ennui prolongé. Les pensées amoureuses et érotiques servent alors de mécanisme d’auto-stimulation face à un environnement monotone ou de transition douce vers le sommeil onirique.

6. Cadre théorique

Le cadre conceptuel de la SDS s’ancre directement dans la théorie des processus imaginaux et de l’écologie cognitive de la vie intérieure développée par Jerome L. Singer. Singer postulait que l’être humain traite simultanément deux flux d’informations parallèles : le flux perceptuel externe provenant des organes sensoriels et le flux interne auto-généré issu de la mémoire à long terme, des affects et des intentions personnelles. L’esprit humain opère des arbitrages continuels entre ces deux sources en fonction de la complexité de l’environnement et des motivations endogènes.

Dans ce modèle, la rêverie diurne n’est nullement une manifestation de paresse intellectuelle ou de dérive déficitaire, mais une capacité cognitive hautement évoluée favorisant la résolution de problèmes, la simulation d’actions futures, l’autorégulation émotionnelle et la créativité. Singer, Antrobus et ultérieurement Giambra ont démontré que la rêverie s’organise selon trois méta-facteurs de second ordre stables à travers les populations :

  • Le style de rêverie positive-constructive (Positive-Constructive Daydreaming) : Caractérisé par des images visuelles riches, une acceptation joyeuse de l’imaginaire, des scénarios tournés vers l’avenir, l’optimisme et la créativité.
  • Le style de rêverie coupable-dysphorique (Guilty-Dysphoric Daydreaming) : Dominé par des scénarios de revanche, de honte, de culpabilité morale, de peur de l’échec et d’agressivité réprimée.
  • L’altération du contrôle attentionnel (Poor Attentional Control) : Caractérisé par la distractibilité chronique, la difficulté à soutenir l’attention sur une tâche, l’ennui facile et le passage désordonné d’une pensée à une autre (correspondant étroitement aux conceptualisations modernes du vagabondage de l’esprit non intentionnel ou du TDAH).

La singularité théorique de l’Échelle de rêverie sexuelle réside dans son positionnement transversal. Alors que la plupart des 28 échelles de l’IPI s’affilient clairement à l’un de ces trois styles dominants, la SDS présente des saturations significatives sur deux facteurs à la fois. D’un côté, elle participe pleinement du style positif-constructif, car la fantaisie sexuelle implique souvent le plaisir esthétique, l’exploration sensorielle et l’optimisme affectif. De l’autre, elle relève de l’altération du contrôle attentionnel, car ses incursions mentales s’effectuent fréquemment au détriment des exigences cognitives de l’environnement externe.

7. Validité

Les propriétés métriques de la SDS ont fait l’objet de vérifications empiriques approfondies au sein de cohortes cliniques et normatives totalisant plusieurs milliers de sujets.

Validité développementale et sensibilité à l’âge

Dans une recherche d’envergure portant sur un échantillon stratifié de 565 hommes et 745 femmes âgés de 17 à 92 ans, Giambra (1979-1980) a mis en évidence une corrélation linéaire négative majeure entre le score à la SDS et l’âge chronologique : r = -0,56 chez les hommes et r = -0,52 chez les femmes. Cette diminution de la fréquence et de l’intensité des rêveries érotiques avec l’avancement en âge ne constitue pas un simple artefact du déclin global de l’activité imaginaire. Lorsque la fréquence globale des rêveries diurnes est maintenue constante par analyse de corrélation partielle, la corrélation négative spécifique reste hautement significative : r = -0,41 pour les hommes et r = -0,40 pour les femmes. Cette constatation démontre la spécificité thématique de l’érosion fantasmatique liée à la sénescence.

Validité critériée et corrélats comportementaux chez l’homme

Giambra et Martin (1977) ont examiné les liens entre les scores de l’échelle et des paramètres quantitatifs de l’histoire sexuelle sur un échantillon masculin tout au long de la vie d’adulte. Les résultats indiquent que les hommes obtenant des scores élevés à la SDS rapportent de façon significative :

  • Un nombre global plus élevé de partenaires sexuels féminins au cours de leur vie ;
  • Une fréquence coïtale supérieure durant les deux premières années de mariage ;
  • Un taux significativement plus élevé d’événements sexuels hebdomadaires entre 20 et 40 ans.

Ces données confirment que l’imagerie érotique diurne n’agit pas prioritairement comme un substitut compensatoire à une vie sexuelle inexistante, mais fonctionne comme un amplificateur cognitif synergique à l’activité sexuelle réelle.

Validité chez la femme et marqueurs biologiques

Dans des études ciblant 477 femmes âgées de 40 à 60 ans (Giambra, 1983a, 1983b), le score à la SDS s’est révélé corrélé de façon statistiquement significative avec le statut ménopausique, l’intensité des symptômes climactériques, la fréquence des pratiques masturbatoires, le degré d’intérêt sexuel relatif à celui du partenaire et l’intensité des variations d’humeur en phase prémenstruelle. Ces interactions complexes entre âge, statut hormonal et rêverie confirment la haute sensibilité de l’instrument aux modulations biologiques et affectives.

Validité convergente et analyse de la fantaisie masturbatoire

L’étude menée par Campagna (1975) auprès d’étudiants masculins a démontré, par analyse factorielle, que la SDS s’intègre au sein d’un facteur général d’acceptation constructive de la sexualité. Des scores élevés étaient associés à une fréquence et une variabilité accrues des conduites sexuelles conventionnelles, ainsi qu’à la production de récits imaginaires masturbatoires hautement scénarisés et élaborés (« story-like »).

8. Fidélité

La fidélité de l’Échelle de rêverie sexuelle a été quantifiée sous l’angle de la cohérence interne et de la stabilité temporelle à long terme.

Consistance interne

Les estimations de l’homogénéité interne via le coefficient alpha de Cronbach ont invariablement mis en lumière une excellente cohésion des 12 items composant l’échelle :

  • Singer et Antrobus (1972) : α = 0,87 lors de l’étalonnage normatif initial de l’IPI.
  • Giambra (1977-1978) : α = 0,93 au sein d’un échantillon représentatif d’hommes adultes évalués transversalement.
  • Giambra (1979-1980) : α = 0,93 confirmé sur une vaste cohorte mixte de 1 310 participants couvrant l’arc de vie adulte de 17 à 92 ans.

Ces coefficients remarquablement élevés (≥ 0,87) attestent que l’ensemble des items puise dans un même noyau latent de variance, justifiant l’addition directe des scores d’items en un score global.

Stabilité temporelle (Test-Retest)

La fidélité test-retest a été investiguée par Giambra sur un sous-échantillon de 45 hommes suivis longitudinalement sur une période exceptionnellement étendue variant de 1 à 3 ans. Le coefficient de stabilité obtenu s’élève à r = 0,58 (p < 0,001). Aucune différence statistiquement significative n’a été constatée entre les moyennes de la première et de la seconde passation (test t de Student apparié : t < 1, non significatif). Compte tenu de la longueur extrême de l’intervalle temporel (jusqu’à 36 mois) et de la nature intime et fluctuante des expériences de vie amoureuse durant cette période, ce coefficient dénote une stabilité de trait psychologique très substantielle.

9. Analyse factorielle

Le développement initial de l’IPI s’est appuyé sur la collecte d’un vaste corpus de descriptions de rêveries spontanées auprès d’un échantillon de sujets tout-venant. Les items relatifs à la thématique sexuelle présentant des intercorrélations modérées à fortes et une distribution de réponse normale ont été retenus pour former l’échelle de 12 items (Singer & Antrobus, 1963, 1972).

Dans l’analyse factorielle confirmatoire et exploratoire des items de l’IPI réalisée par Giambra (1980), l’échelle SDS a démontré des saturations primaires robustes (généralement comprises entre 0,45 et 0,78) sur un facteur spécifique de rêverie érotique, confirmant son unidimensionnalité de premier ordre. Néanmoins, lors des analyses factorielles d’ordre supérieur portant sur les 28 échelles de l’IPI complet, la SDS présente une complexité structurale singulière :

  • Facteur de Rêverie Positive-Constructive : La SDS présente des saturations positives significatives sur ce facteur (aux côtés d’échelles telles que l’imagerie visuelle, la curiosité interpersonnelle ou l’orientation vers le futur). Elle s’y intègre comme une manifestation de l’expression hédonique saine et de la projection relationnelle.
  • Facteur d’Altération du Contrôle Attentionnel (Poor Attentional Control) : Simultanément, la SDS charge de façon positive sur le facteur mesurant la distractibilité et l’incapacité à maintenir une attention focalisée. Cela traduit le potentiel disruptif des pensées érotiques sur la mémoire de travail et la vigilance lors des tâches courantes.

Dans la version abrégée standardisée de l’inventaire, le Short Imaginal Processes Inventory (SIPI ; Huba, Aneshensel, & Singer, 1981), l’architecture a été condensée en 45 items mesurant directement ces trois méta-facteurs. Les recherches ultérieures utilisant ces axes de second ordre (ex. Rosenberg, 1983) ont révélé que les patterns de rêverie sexuelle atypique ou conflictuelle (fantasmes d’assujettissement, de domination ou conflits d’orientation) étaient positivement associés au facteur de Rêverie Coupable-Dysphorique (r = 0,34), confirmant la pertinence de l’articulation factorielle élaborée par l’équipe de Yale.

10. Instrument de mesure

  • Nom de l’instrument : Sexual Daydreaming Scale of the Imaginal Processes Inventory (SDS-IPI).
  • Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (self-report inventory).
  • Nombre total d’items : 12 items affirmatifs directs.
  • Format de réponse : Échelle de type Likert à 5 points de certitude/véracité :
    • Définitivement faux pour moi (Definitely Not True For Me)
    • Habituellement faux pour moi (Usually Not True For Me)
    • Habituellement vrai pour moi (Usually True For Me)
    • Vrai pour moi (True For Me)
    • Très vrai pour moi (Very True For Me)
  • Systèmes de cotation numérique : Deux systèmes d’assignation numérique ont été validés dans la littérature :
    • Codage 0 à 4 : 0 = Definitely Not True For Me ; 1 = Usually Not True For Me ; 2 = Usually True For Me ; 3 = True For Me ; 4 = Very True For Me. L’étendue du score total varie de 0 à 48.
    • Codage 1 à 5 : 1 = Definitely Not True For Me ; 2 = Usually Not True For Me ; 3 = Usually True For Me ; 4 = True For Me ; 5 = Very True For Me. L’étendue du score total varie de 12 à 60.
  • Sens des items : Tous les 12 items sont formulés dans le sens direct du construit. Il n’y a aucun item inversé.
  • Calcul du score : Sommation arithmétique simple des valeurs attribuées aux 12 items. Un score élevé reflète une fréquence plus soutenue, une plus grande vivacité sensorielle et une intrusion plus marquée de la rêverie sexuelle dans la vie quotidienne.
  • Temps d’administration : Environ 3 à 5 minutes pour l’échelle isolée (environ 30 à 45 minutes pour l’IPI complet dans sa version intégrale de 28 échelles et 336 items).

11. Permissions, Tarifs et Année du test

  • Année de publication initiale : 1963 (première formalisation factorielle par Singer & Antrobus) ; révisions et normes publiées en 1970, 1972 et approfondissements majeurs par Giambra (1977, 1980).
  • Détenteurs des droits d’auteur (Copyright) : Jerome L. Singer et John S. Antrobus. Droits psychométriques et distribution gérés historiquement en collaboration avec The Measurement Group.
  • Accès pour la recherche et conditions d’utilisation : L’instrument est disponible à des fins de recherche scientifique non commerciale. Les chercheurs souhaitant administrer l’échelle ou l’inventaire IPI/SIPI doivent obligatoirement citer les travaux originaux de Singer, Antrobus et Giambra.
  • Tarifs d’utilisation : L’accès aux items dans le cadre de recherches académiques est généralement libre de redevances sous réserve de citation adéquate. La version complète de l’IPI et les guides de cotation ont été diffusés via la plateforme numérique de The Measurement Group (www.themeasurementgroup.com).

12. Références

  • Campagna, A. F. (1975). The function of men’s erotic fantasies during masturbation (Doctoral dissertation, Yale University). Dissertation Abstracts International, 36(06B), 3026.
  • Giambra, L. M. (1977-1978). Adult male daydreaming across the lifespan: A replication, further analyses, and tentative norms based upon retrospective reports. International Journal of Aging and Human Development, 8(3), 197–228. https://doi.org/10.2190/7317-5674-J38Q-7X76
  • Giambra, L. M. (1979-1980). Sex differences in daydreaming and related mental activity from the late teens to the early nineties. International Journal of Aging and Human Development, 10(1), 1–34. https://doi.org/10.2190/DJ12-R28X-051B-W5T9
  • Giambra, L. M. (1980). A factor analysis of the items for the Imaginal Processes Inventory. Journal of Clinical Psychology, 36(2), 383–409. 3.0.CO;2-Y » target= »_blank » rel= »noopener noreferrer »>https://doi.org/10.1002/1097-4679(198301)39:1<11::AID-JCLP2270390103>3.0.CO;2-Y
  • Giambra, L. M. (1983b). Sexual daydreams in 40- to 60-year old women: The influence of menopause, sexual activity, and health. Dans J. E. Shorr, G. Gobel-Whittington, P. Robin, & J. Connella (Éds.), Imagery: Theoretical and clinical applications (Vol. 3, pp. 297–302). Plenum Press. https://doi.org/10.1007/978-1-4684-4448-3_33
  • Giambra, L. M., & Martin, C. E. (1977). Sexual daydreams and quantitative aspects of sexual activity: Some relations for males across adulthood. Archives of Sexual Behavior, 6(6), 497–505. https://doi.org/10.1007/BF01541154
  • Huba, G. J., Aneshensel, C. S., & Singer, J. L. (1981). Development of scales for three second-order factors of inner experience. Multivariate Behavioral Research, 16(3), 181–206. https://doi.org/10.1207/s15327906mbr1602_3
  • Rosenberg, L. G. (1983). Sex-role identification, erotic fantasy and sexual behavior: A study of heterosexual, bisexual and homosexual males (Unpublished predissertation research). Yale University, New Haven, CT.
  • Singer, J. L., & Antrobus, J. S. (1963). A factor analytic study of daydreaming and conceptually related cognitive and personality variables. Perceptual and Motor Skills, 17(Suppl. 3-V17), 187–209. https://doi.org/10.2466/pms.1963.17.3.187
  • Singer, J. L., & Antrobus, J. S. (1972). Daydreaming, imaginal processes, and personality: A normative study. Dans P. W. Sheehan (Éd.), The function and nature of imagery (pp. 175–202). Academic Press. https://doi.org/10.1016/B978-0-12-638950-0.50013-1

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

My daydreams about love are so vivid, I actually feel they are occurring.
2

I imagine myself to be physically attractive to people of the opposite sex.
3

While working intently at a job, my mind will wander to thoughts about sex.
4

Sometimes on my way to work, I imagine myself making love to an attractive person of the opposite sex.
5

My sexual daydreams are very vivid and clear in my mind.
6

While reading, I often slip into daydreams about sex or making love to someone.
7

While traveling on a train or bus [or airplane], my idle thoughts turn to love.
8

Whenever I am bored, I daydream about the opposite sex.
9

Sometimes in the middle of the day, I will daydream of having sexual relations with someone I am fond of.
10

In my fantasies, I arouse great desire in someone I admire.
11

Before going to sleep, my idle thoughts turn to love-making.
12

My daydreams tend to arouse me physically.
★

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Looti, M. (2026, octobre 18). Échelle de rêverie sexuelle de l’inventaire des processus imaginaux. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-reverie-sexuelle-de-linventaire-des-processus-imaginaux
Looti, Mohammed. “Échelle de rêverie sexuelle de l’inventaire des processus imaginaux.” Base de données de psychologie en français, 18 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-reverie-sexuelle-de-linventaire-des-processus-imaginaux.
Looti, Mohammed. “Échelle de rêverie sexuelle de l’inventaire des processus imaginaux.” Base de données de psychologie en français. octobre 18, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-reverie-sexuelle-de-linventaire-des-processus-imaginaux.