Échelle de Responsabilité Sociale des Entreprises-19 (CSR-19)

L’Échelle de Responsabilité Sociale des Entreprises-19 (CSR-19) est un instrument psychométrique de 16 items développé par Yousef Eiadat (2023) pour évaluer la perception des dirigeants quant aux actions de RSE déployées pendant la crise de la COVID-19.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 14, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 14, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Échelle de Responsabilité Sociale des Entreprises-19 (Corporate Social Responsibility-19 Scale ou CSR-19), élaborée par Yousef Eiadat en 2023, est un inventaire psychométrique composé de 16 items conçu pour évaluer la perception des dirigeants d’entreprise quant aux initiatives de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) déployées spécifiquement durant la pandémie de COVID-19. L’instrument comble un vide méthodologique majeur dans la littérature en gestion et en psychologie organisationnelle, où les échelles conventionnelles de RSE échouaient à saisir l’intensité, le périmètre et la reconfiguration adaptative des comportements organisationnels face à un choc systémique mondial.

Sur le plan structural, l’échelle opérationnalise la RSE sous la forme de quatre dimensions de premier ordre réparties selon les orientations fondamentales identifiées par Archie Carroll et revisitées par D’Aprile et Talò (2014) ainsi que Mehralian et al. (2016) : la RSE économique, la RSE légale, la RSE sociale et la RSE environnementale. Ces facettes convergent vers une variable latente réflexive de second ordre représentant la RSE globale en période de crise pandémique. Les participants évaluent les items à l’aide d’une échelle de Likert en 5 points allant de 1 (« little or no extent » / dans une mesure minime ou nulle) à 5 (« very great extent » / dans une très grande mesure).

L’évaluation psychométrique de l’instrument a été menée auprès de dirigeants d’entreprises en Jordanie à partir d’une version traduite en arabe selon un protocole rigoureux de traduction-rétrotraduction. Les analyses factorielles confirmatoires (AFC) attestent de l’adéquation remarquable d’une modélisation hiérarchique de second ordre (χ² = 157,99 ; RMSEA = 0,053 ; CFI = 0,966 ; RMR = 0,222). Les métriques de consistance interne et de précision métrologique démontrent une fiabilité exemplaire, avec une variance moyenne extraite (AVE) s’échelonnant de 0,762 à 0,824 (moyenne de 0,789), une fiabilité composite (CR) comprise entre 0,846 et 0,891, et une fiabilité maximale (MaxR ou H de Hancock) variant de 0,854 à 0,958. La validité discriminante est rigoureusement démontrée par des ratios Heterotrait-Monotrait (HTMT) nettement inférieurs au seuil conservateur de 0,85.

2. Mots-clés / Keywords

Responsabilité sociétale des entreprises, CSR-19, COVID-19, perception des dirigeants, RSE économique, RSE légale, RSE sociale, RSE environnementale, analyse factorielle confirmatoire, psychométrie organisationnelle, validité convergente, échelle d’attitude, gestion de crise pandémique.

3. Auteurs / Authors

L’échelle CSR-19 a été conçue, calibrée et validée par le chercheur suivant :

  • Pr Yousef Eiadat
    • Affiliation institutionnelle : School of Business, University College Dublin (UCD), Belfield, Dublin 4, Irlande.
    • Identifiant chercheur (ORCID) : 0000-0002-2126-2275
    • Adresse de correspondance et contact électronique : [email protected]

4. Objectif / Purpose

L’objectif scientifique fondamental de la Corporate Social Responsibility-19 Scale (CSR-19) est de quantifier de manière empirique et multidimensionnelle le degré d’engagement et la nature des actions de responsabilité sociétale des entreprises mises en œuvre en réponse directe aux perturbations économiques, sanitaires et institutionnelles causées par la pandémie de COVID-19, du point de vue spécifique des cadres supérieurs et dirigeants exécutifs (company executives).

Justification théorique et lacunes de la recherche

Historiquement, l’évaluation de la RSE s’appuie sur des échelles établies en régime de stabilité économique et institutionnelle (p. ex., Turker, 2009 ; Maignan & Ferrell, 2000). Toutefois, l’irruption soudaine de la crise sanitaire mondiale de la COVID-19 a profondément bouleversé le fonctionnement régulier des marchés, des chaînes d’approvisionnement et des dynamiques de travail. Face à une menace existentielle collective, la RSE a cessé d’être un simple instrument d’optimisation réputationnelle ou de légitimation institutionnelle pour devenir une modalité d’action d’urgence, articulée autour de la protection physique des salariés, de la résilience financière immédiate, du respect des impératifs sanitaires gouvernementaux et du maintien de la solidarité communautaire.

Les outils psychométriques préexistants présentaient deux limites majeures face à cette conjoncture : d’une part, ils mesuraient des orientations déclaratives générales, dénuées de contextualisation temporelle ou circonstancielle ; d’autre part, ils négligeaient l’arbitrage cognitif opéré par les décideurs stratégiques au cœur de la tourmente. La CSR-19 a donc été spécifiquement développée pour capturer la réactivité managériale face à l’aléa pandémique, fournissant une métrique ciblée sur les pratiques opérationnelles déployées lors d’un état de crise extrême.

Applications pour la recherche et les pratiques organisationnelles

Sur le plan de la recherche, l’échelle CSR-19 sert de variable explicative, médiatrice ou modératrice de premier plan dans les modèles étudiant l’impact des crises globales sur la performance financière, la légitimité sociétale, l’engagement des employés ou la résilience organisationnelle. Elle permet aux chercheurs en psychologie organisationnelle et en gestion stratégique d’étudier comment les dirigeants hiérarchisent leurs priorités face aux contraintes concurrentes d’un environnement hautement volatile.

Sur le plan de l’intervention et du conseil managérial, l’outil fournit aux conseils d’administration et aux comités d’audit social une grille standardisée pour cartographier le profil de réaction de l’entreprise lors d’événements de force majeure. Elle offre un diagnostic objectif des déséquilibres potentiels entre les impératifs de rentabilité immédiate et la responsabilité envers le capital humain et l’écosystème sociétal élargi.

5. Construit psychologique / Construct

La CSR-19 conceptualise la perception de la responsabilité sociétale en contexte de crise comme un construit multidimensionnel hiérarchisé de second ordre. Les quatre dimensions constitutives de premier ordre sont définies comme suit :

1. La RSE Économique (Economic CSR)

La RSE économique renvoie à la perception des dirigeants quant à la capacité de l’organisation à maintenir sa viabilité financière, sa rentabilité à long terme et la préservation de son appareil productif, tout en garantissant la sécurité de l’emploi et le soutien financier d’urgence aux parties prenantes directes. Loin de se limiter à une recherche égoïste de profit, la dimension économique en période de pandémie incarne la responsabilité fondamentale d’éviter la faillite, de réorienter les liquidités vers la continuité de l’activité, et de protéger les employés contre les licenciements massifs ou les baisses brutales de revenus consécutives aux confinements et à la chute de la demande.

2. La RSE Sociale (Social CSR)

Cette dimension englobe l’ensemble des mesures philanthropiques, relationnelles et éthiques adoptées à l’égard des parties prenantes internes (le personnel) et externes (les communautés locales, les systèmes de santé publique). Elle traduit la disposition des dirigeants à aller au-delà des obligations contractuelles élémentaires en fournissant des équipements de protection individuelle, en adaptant le travail aux contraintes familiales (télétravail, congés sanitaires rémunérés), en finançant des initiatives de secours communautaires, ou en apportant une assistance matérielle et financière directe aux populations les plus vulnérables affectées par la pandémie.

3. La RSE Légale (Legal CSR)

La composante légale évalue l’intransigeance et la promptitude avec lesquelles l’entreprise s’est conformée aux réglementations sanitaires d’urgence, aux décrets gouvernementaux stricts et aux recommandations des autorités de santé publique (protocoles de distanciation, jauges de présence, contrôles d’hygiène renforcés, déclarations épidémiologiques). Dans le cadre pandémique, le respect du droit prend une dimension morale vitale : la violation des directives sanitaires ne relève pas d’une simple infraction réglementaire, mais met directement en péril l’intégrité biologique des travailleurs et des usagers.

4. La RSE Environnementale (Environmental CSR)

La RSE environnementale mesure la vigilance écologique maintenue par l’organisation malgré l’urgence sanitaire. Face à la crise de la COVID-19, de nombreuses entreprises ont été confrontées à une prolifération de déchets biomédicaux à usage unique (masques, gants, tests, emballages plastiques de protection) et à des perturbations énergétiques. Cette sous-échelle capture la mesure dans laquelle les dirigeants ont préservé des pratiques éco-responsables, contrôlé l’empreinte carbone liée à la réorganisation des chaînes logistiques, et géré de façon sécurisée et durable les rebuts générés par la mise en œuvre des barrières sanitaires.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

La genèse de la CSR-19 repose sur l’intégration féconde de plusieurs courants théoriques majeurs de la gestion stratégique, de l’éthique des affaires et de la psychologie des organisations.

La théorie pyramidale de Carroll contextualisée en temps de crise

Le point d’ancrage conceptuel de la CSR-19 découle du modèle quadripartite classique de la pyramide de la RSE d’Archie Carroll (1979, 1991). Selon Carroll, la responsabilité sociétale d’une firme intègre quatre strates cumulatives : économique (être rentable), légale (obéir à la loi), éthique (faire ce qui est juste et équitable) et discrétionnaire/philanthropique (être un bon citoyen corporatif). Eiadat (2023) actualise cette perspective en s’appuyant sur les reformulations modernes de D’Aprile et Talò (2014) et de Mehralian et al. (2016), en structurant l’espace factoriel autour de quatre domaines interdépendants mais distincts : économique, social, légal et environnemental.

En période normale, ces strates sont souvent analysées dans une relation séquentielle où la base économique conditionne l’accès aux niveaux philanthropiques. Toutefois, sous le prisme d’une catastrophe sanitaire planétaire comme la COVID-19, ces dimensions se télescopent : la survie économique dépend immédiatement de la conformité légale aux restrictions sanitaires et de la protection sociale des ressources humaines indispensables à l’activité.

La théorie des parties prenantes (Stakeholder Theory)

La théorie des parties prenantes formalisée par R. Edward Freeman (1984) constitue le second socle théorique indispensable de la CSR-19. Freeman postule que l’organisation doit générer de la valeur conjointe pour l’ensemble des acteurs influençant ou influencés par ses activités (salariés, clients, fournisseurs, communautés locales, régulateurs étatiques). Durant la crise pandémique, les arbitrages stratégiques des dirigeants ont été mis à l’épreuve de tensions intenses entre les intérêts divergents des actionnaires (préservation du capital) et ceux des salariés ou des collectivités (protection de la santé et accès aux soins). La CSR-19 évalue dans quelle mesure les dirigeants ont adopté une perspective multi-parties prenantes proactive pour atténuer les effets destructeurs de la crise.

La théorie de la dépendance envers les ressources et la théorie institutionnelle

Le comportement des dirigeants en situation de choc exogène est également éclairé par la théorie de la dépendance envers les ressources (Pfeffer & Salancik, 1978) et la théorie institutionnelle (DiMaggio & Powell, 1983). Face aux injonctions coercitives de l’État (confinements, fermetures administratives) et aux pressions normatives issues des attentes citoyennes, les organisations ont dû mobiliser la RSE comme un mécanisme de maintien de leur légitimité institutionnelle et d’accès aux ressources vitales (subventions publiques, maintien de la confiance des banques et fidélité des salariés).

7. Validité / Validity

Le processus de validation psychométrique de la CSR-19 a suivi des protocoles méthodologiques rigoureux inspirés des paradigmes de Churchill (1979) et d’Anderson et Gerbing (1988).

Validité de contenu et validité d’apparence (Face Validity)

Le développement initial du pool d’items a combiné l’adaptation d’instruments validés dans la littérature spécialisée (notamment Reverte et al., 2016 ; Fatma et al., 2014 ; Gallardo-Vázquez & Sanchez-Hernandez, 2014 ; Glavas & Kelley, 2014 ; Mehralian et al., 2016 ; Chow & Chen, 2012 ; Taghian et al., 2015) et la formulation de nouveaux items ancrés dans les réalités de la pandémie par un collège d’universitaires chevronnés. La validité d’apparence et de contenu a ensuite été rigoureusement examinée et confirmée par un groupe d’experts du monde des affaires et de la gestion d’entreprise, garantissant que chaque énoncé reflétait fidèlement une action concrète et signifiante pour des cadres dirigeants.

Validité convergente

La validité convergente de l’échelle a été établie par l’examen minutieux des saturations factorielles standardisées, des valeurs de la variance moyenne extraite (Average Variance Extracted, AVE), de la fiabilité composite (Composite Reliability, CR) et de la fiabilité maximale (Maximum Reliability, MaxR ou coefficient H de Hancock) :

  • Les valeurs d’AVE pour les quatre sous-construits oscillent entre 0,762 et 0,824 (moyenne = 0,789), surpassant largement le seuil d’admissibilité standard de 0,50 recommandé par Fornell et Larcker (1981). Cela indique que plus de 76 % de la variance des indicateurs est capturée par le trait latent sous-jacent.
  • Les indices de fiabilité composite (CR) s’échelonnent de 0,846 à 0,891, dépassant nettement la valeur minimale recommandée de 0,70.
  • Les coefficients MaxR (H) varient de 0,854 à 0,958, excédant également le seuil d’excellence de 0,70, confirmant que les construits latents sont parfaitement représentés par leurs indicateurs respectifs.

Validité discriminante

La validité discriminante a été confirmée par plusieurs critères convergents :

  • Critère de Fornell-Larcker : Pour chaque dimension, la fiabilité composite (CR) est supérieure à la variance moyenne extraite (AVE), et la variance partagée maximale (Maximum Shared Variance, MSV) demeure strictement inférieure aux valeurs d’AVE correspondantes.
  • Ratio Heterotrait-Monotrait (HTMT) : Conformément aux recommandations modernes (Clark & Watson, 1995 ; Henseler et al., 2015 ; Kline, 2011), les valeurs de l’ensemble des ratios HTMT entre les sous-construits se situent nettement en deçà du seuil critique conservateur de 0,85, apportant la preuve indiscutable de la différenciation empirique des quatre facettes de la RSE en contexte pandémique.

8. Fidélité / Reliability

L’évaluation de la consistance interne et de la précision métrologique de la CSR-19 témoigne d’une stabilité et d’une robustesse psychométrique de haut niveau.

Indices de consistance interne

Plutôt que de s’en remettre exclusivement à l’alpha de Cronbach, souvent critiqué pour son hypothèse restrictive de tau-équivalence, l’auteur a mobilisé des estimateurs structurels avancés conformes aux standards méthodologiques actuels :

  • Fiabilité Composite (CR) : Les valeurs de CR enregistrées pour les quatre dimensions s’étendent de 0,846 à 0,891. Ces scores, bien supérieurs au critère d’acceptabilité de 0,70 (Nunnally & Bernstein, 1994), démontrent que les items composant chaque dimension partagent une proportion très élevée de variance commune attribuable au construit cible.
  • Variance Moyenne Extraite (AVE) : Avec une plage de 0,762 à 0,824 et une moyenne générale de 0,789, l’erreur de mesure aléatoire au niveau des items est minime, ce qui assure une excellente stabilité des scores factoriels.
  • Fiabilité Maximale (MaxR ou coefficient H) : Les valeurs obtenues, comprises entre 0,854 et 0,958, garantissent la robustesse de la variable latente dans l’hypothèse de modélisations structurelles complexes ultérieures.

L’ensemble de ces indices chiffrés corrobore l’excellente précision de l’instrument, minimisant l’impact du bruit de mesure lors de l’administration aux dirigeants d’entreprise.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure dimensionnelle de l’échelle CSR-19 a fait l’objet d’une analyse factorielle confirmatoire (AFC) approfondie menée sur un échantillon de dirigeants d’entreprises en Jordanie, suivant une démarche rigoureuse en deux étapes (Anderson & Gerbing, 1988 ; Churchill, 1979).

Modèle de premier ordre à quatre facteurs

Dans un premier temps, un modèle corrélé de premier ordre comportant les quatre facteurs latents (RSE économique, RSE sociale, RSE légale et RSE environnementale) a été estimé. Les indices d’ajustement ont révélé une adéquation exceptionnelle aux données empiriques :

  • Chi-deux (χ²) : 126,15 (p = 0,029)
  • Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) : 0,038 (largement inférieur au seuil d’admissibilité de 0,06)
  • Comparative Fit Index (CFI) : 0,983 (très nettement supérieur au seuil d’excellence de 0,95)
  • Root Mean Square Residual (RMR) : 0,085

Modèle hiérarchique de second ordre

Afin de vérifier si les quatre composantes de premier ordre reflètent une orientation générale sous-jacente propre aux actions pandémiques, un modèle factoriel de second ordre a été modélisé. Les résultats confirment l’adéquation satisfaisante et robuste de cette structure globale :

  • Chi-deux (χ²) : 157,99 (p < 0,001)
  • RMSEA : 0,053 (témoignant d’un ajustement étroit)
  • CFI : 0,966 (confirmant un excellent ajustement comparatif)
  • RMR : 0,222

Conformément aux préconisations de Smith et Langford (2009), le calcul du ratio entre les chi-deux et les degrés de liberté des modèles de premier et de second ordre a produit une valeur de 0,93. Ce résultat démontre que le modèle hiérarchique de second ordre capture et explique de manière quasi parfaite la covariation observée entre les dimensions économique, sociale, légale et environnementale, tout en offrant une modélisation plus parcimonieuse et théoriquement élégante du phénomène étudié.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument se structure selon les caractéristiques opérationnelles suivantes :

  • Nom officiel de l’instrument : Corporate Social Responsibility-19 Scale (CSR-19).
  • Type d’épreuve : Questionnaire d’auto-évaluation / Inventaire psychométrique déclaratif original.
  • Population cible : Dirigeants d’entreprise, cadres exécutifs (company executives), membres de comités de direction opérationnels ou stratégiques. Groupes d’âge adultes (18 ans et plus : jeunes adultes, trentenaires, quadragénaires, seniors).
  • Nombre total d’items : 16 items répartis de façon équilibrée sur les 4 dimensions.
  • Format des réponses : Échelle de Likert à 5 points d’ancrage :
    Respondents rate the extent to which their companies have undertaken specific actions in response to the COVID-19 pandemic using a 5-point Likert scale (1 = little or no extent to 5 = very great extent).
    (1 = dans une mesure minime ou nulle, 2 = dans une faible mesure, 3 = dans une mesure modérée, 4 = dans une grande mesure, 5 = dans une très grande mesure).
  • Dimensions évaluées :
    • RSE Économique (Economic CSR)
    • RSE Sociale (Social CSR)
    • RSE Légale (Legal CSR)
    • RSE Environnementale (Environmental CSR)
  • Modalités de cotation et de calcul :
    • Un score moyen par sous-échelle est calculé en effectuant la somme arithmétique des items de chaque dimension divisée par le nombre d’items de celle-ci.
    • Un score global de RSE-19 est dérivé de la moyenne générale des 16 items, reflétant l’intensité globale de la proactivité sociétale de l’organisation face à la crise pandémique.
  • Langues disponibles : Version originale arabe (validée par procédure formelle de traduction / rétrotraduction selon Collins & Cordon, 1997 ; Eiadat & Fernández-Castro, 2022) et documentation scientifique en anglais.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année d’introduction officielle : 2023.
  • Droits d’auteur et propriété intellectuelle : © 2023 Yousef Eiadat / Wiley Periodicals LLC. Tous droits réservés. Publié dans la revue Business Ethics, the Environment and Responsibility.
  • Tarifs d’utilisation : Aucun coût financier n’est exigé pour une utilisation à des fins de recherche académique non commerciale (No fee). L’instrument n’a pas vocation commerciale marchande directe (Non-commercial).
  • Procédure d’autorisation (Permissions) : Toute utilisation dans le cadre de recherches empiriques, d’enquêtes organisationnelles ou de programmes académiques nécessite une prise de contact préalable avec l’auteur correspondant : Pr Yousef Eiadat ([email protected]).

12. Références / References

Les sources bibliographiques suivantes constituent les fondements méthodologiques et théoriques de la CSR-19 :

  • Anderson, J. C., & Gerbing, D. W. (1988). Structural equation modeling in practice: A review and recommended two-step approach. Psychological Bulletin, 103(3), 411–423. https://doi.org/10.1037/0033-2909.103.3.411
  • Carroll, A. B. (1979). A three-dimensional conceptual model of corporate performance. Academy of Management Review, 4(4), 497–505. https://doi.org/10.5465/amr.1979.4498296
  • Chow, W. S., & Chen, Y. (2012). Corporate social responsibility: Conceptualization, construct development and validation in an emerging economy. Journal of Business Ethics, 109(3), 295–317. https://doi.org/10.1007/s10551-011-1132-0
  • Clark, L. A., & Watson, D. (1995). Constructing validity: Basic issues in objective scale development. Psychological Assessment, 7(3), 309–319. https://doi.org/10.1037/1040-3590.7.3.309
  • Collins, M. W., & Cordon, C. S. (1997). Cross-cultural research: Translating instruments. Research in Nursing & Health, 20(3), 269–274. https://doi.org/10.1002/(SICI)1098-240X(199706)20:3<269::AID-NUR9>3.0.CO;2-E
  • Churchill, G. A. (1979). A paradigm for developing better measures of marketing constructs. Journal of Marketing Research, 16(1), 64–73. https://doi.org/10.1177/002224377901600110
  • D’Aprile, G., & Talò, C. (2014). Measuring corporate social responsibility as a psychosocial construct: A new tool for marketing and management. Journal of Cleaner Production, 80, 240–254. https://doi.org/10.1016/j.jclepro.2014.05.084
  • DiMaggio, P. J., & Powell, W. W. (1983). The iron cage revisited: Institutional isomorphism and collective rationality in organizational fields. American Sociological Review, 48(2), 147–160. https://doi.org/10.2307/2095101
  • Eiadat, Y. (2023). The CSR‐19 scale: A measure of corporate social responsibility actions during COVID‐19 pandemic. Business Ethics, the Environment and Responsibility, 32(Suppl 3), 257–269. https://doi.org/10.1111/beer.12534
  • Eiadat, Y., & Fernández-Castro, A. S. (2022). Business environmental orientation and environmental strategies: The moderating role of stakeholder pressure. Business Ethics, the Environment and Responsibility, 31(1), 143–158. https://doi.org/10.1111/beer.12391
  • Fatma, M., Rahman, Z., & Khan, I. (2014). Multi-item stakeholder based scale to measure CSR in the banking industry. Procedia – Social and Behavioral Sciences, 109, 1227–1232. https://doi.org/10.1016/j.sbspro.2013.12.617
  • Fornell, C., & Larcker, D. F. (1981). Evaluating structural equation models with unobservable variables and measurement error. Journal of Marketing Research, 18(1), 39–50. https://doi.org/10.1177/002224378101800104
  • Freeman, R. E. (1984). Strategic management: A stakeholder approach. Pitman.
  • Gallardo-Vázquez, D., & Sanchez-Hernandez, M. I. (2014). Measuring corporate social responsibility for competitive success in SME: The case of Spain. Journal of Cleaner Production, 85, 345–358. https://doi.org/10.1016/j.jclepro.2014.07.039
  • Glavas, A., & Kelley, K. (2014). The effects of perceived corporate social responsibility on employee attitudes. Business Ethics Quarterly, 24(2), 165–202. https://doi.org/10.5840/beq20143206
  • Henseler, J., Ringle, C. M., & Sarstedt, M. (2015). A new criterion for assessing discriminant validity in variance-based structural equation modeling. Journal of the Academy of Marketing Science, 43(1), 115–135. https://doi.org/10.1007/s11747-014-0403-8
  • Kline, R. B. (2011). Principles and practice of structural equation modeling (3rd ed.). Guilford Press.
  • Mehralian, G., Nazari, J. A., Nooriparto, G., & Rasekh, H. R. (2016). TQM and organizational performance using the balanced scorecard approach. International Journal of Productivity and Performance Management, 66(1), 111–125. https://doi.org/10.1108/IJPPM-08-2015-0114
  • Pfeffer, J., & Salancik, G. R. (1978). The external control of organizations: A resource dependence perspective. Harper & Row.
  • Reverte, C., Gómez-Melero, E., & Cegarra-Navarro, J. G. (2016). The influence of corporate social responsibility practices on organizational performance: Evidence from eco-responsible Spanish firms. Journal of Cleaner Production, 112, 2870–2884. https://doi.org/10.1016/j.jclepro.2015.09.128
  • Smith, V., & Langford, P. (2009). Evaluating the maximum reliability of second-order factors. Structural Equation Modeling: A Multidisciplinary Journal, 16(4), 629–644. https://doi.org/10.1080/10705510903206014
  • Taghian, M., D’Souza, C., & Polonsky, M. (2015). A stakeholder approach to corporate social responsibility, reputation and business performance. Social Responsibility Journal, 11(2), 340–363. https://doi.org/10.1108/SRJ-06-2012-0068
  • Turker, D. (2009). Measuring corporate social responsibility: A scale development study. Journal of Business Ethics, 85(4), 411–427. https://doi.org/10.1007/s10551-008-9780-6

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Les items originaux de l’échelle CSR-19 constituent une œuvre protégée par le droit d’auteur (copyrighted material, Wiley & Eiadat, 2023) et ne sont pas reproduits intégralement dans le domaine public ouvert.

Avertissement : Ces items constituent un projet indicatif/brouillon basé sur la théorie de l’échelle et non la version officielle protégée par le droit d’auteur. Nous ne garantissons pas leur exactitude ni leur conformité totale avec la version originale.

Pour accéder à la formulation exhaustive et textuelle des 16 énoncés, les chercheurs et praticiens doivent se référer à la publication princeps ou contacter l’auteur correspondant de l’étude (Eiadat, 2023).

Official Scale Structure and Administration Parameters

Response Format:

Respondents rate the extent to which their companies have undertaken specific actions in response to the COVID-19 pandemic using a 5-point Likert scale (1 = little or no extent to 5 = very great extent).

1 = Little or no extent
2 = Small extent
3 = Moderate extent
4 = Great extent
5 = Very great extent

Inventory Breakdown (16 Items Distributed Across 4 Factors)

  1. Economic CSR Factor (Subscale 1)
    • Focuses on operational resilience, liquidity protection, employment retention, and financial continuity measures implemented specifically to counter the pandemic shock.
    • Comprises items assessing executive choices regarding financial survival and stakeholder economic relief.
  2. Social CSR Factor (Subscale 2)
    • Focuses on health, well-being, and social support given to internal personnel (workplace adaptations, flexible scheduling, health protection) and external communities (donations, public healthcare partnerships, community welfare).
    • Comprises items assessing proactive philanthropic and employee-centric protective responses during COVID-19.
  3. Legal CSR Factor (Subscale 3)
    • Focuses on strict conformity with government emergency decrees, public health mandates, epidemiological containment guidelines, and labor safety regulations during the pandemic.
    • Comprises items assessing the rigorous adherence to legal standards under crisis constraints.
  4. Environmental CSR Factor (Subscale 4)
    • Focuses on ecological preservation, safe management of medical/sanitary waste generated by COVID-19 barriers, energy efficiency, and resource conservation maintained despite crisis pressure.
    • Comprises items assessing the continuity of eco-friendly operations during the pandemic.
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Looti, M. (2026, octobre 14). Échelle de Responsabilité Sociale des Entreprises-19 (CSR-19). Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-responsabilite-sociale-des-entreprises-19-csr-19
Looti, Mohammed. “Échelle de Responsabilité Sociale des Entreprises-19 (CSR-19).” Base de données de psychologie en français, 14 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-responsabilite-sociale-des-entreprises-19-csr-19.
Looti, Mohammed. “Échelle de Responsabilité Sociale des Entreprises-19 (CSR-19).” Base de données de psychologie en français. octobre 14, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-responsabilite-sociale-des-entreprises-19-csr-19.