Échelle de résolution de problèmes religieux

Découvrez l’Échelle de résolution de problèmes religieux (Religious Problem-Solving Scale, RPS) de Kenneth Pargament : dimensions (collaboratif, autodirigé, déférence), validation psychométrique et items complets.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 17, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 17, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Échelle de résolution de problèmes religieux (Religious Problem-Solving Scale, RPS), développée initialement par Kenneth I. Pargament et ses collaborateurs en 1988, constitue un outil psychométrique pionnier conçu pour évaluer la manière dont les individus intègrent leurs croyances et leurs pratiques religieuses face aux événements stressants et aux défis existentiels de la vie courante. Cet instrument multidimensionnel a été élaboré pour vérifier empiriquement l’hypothèse selon laquelle le style d’adaptation religieuse adopté par un individu influence significativement sa santé mentale, son sentiment d’auto-efficacité et sa compétence psychosociale générale. L’échelle opérationnalise le processus de résolution de problèmes à travers trois styles ou orientations distincts, répartis en trois sous-échelles : le style collaboratif (Collaborative), le style autodirigé (Self-Directing) et le style de déférence ou de délégation passive (Deferring).

Dans sa version intégrale, l’échelle comprend 36 items (soit 12 items par sous-échelle), présentés dans un ordre aléatoire, et utilise une échelle d’évaluation de type Likert en 5 points allant de « Jamais » (Never) à « Toujours » (Always). Une version abrégée validée de 18 items (6 items par sous-échelle) est également disponible pour les contextes de recherche où le temps de passation est limité. Les scores de chaque sous-échelle sont calculés indépendamment par sommation des points, offrant un profil nuancé du positionnement de l’individu par rapport à l’agentivité humaine et au contrôle divin. Les propriétés psychométriques de l’instrument sont remarquablement robustes. Les analyses de cohérence interne révèlent des coefficients alpha de Cronbach élevés pour les trois dimensions : .91 pour le style autodirigé, .93 pour le style collaboratif et .89 pour le style de déférence, avec une stabilité temporelle confirmée par des coefficients test-retest sur une semaine compris entre .87 et .94. Les analyses factorielles exploratoires et confirmatoires appuient fermement la structure triadique de l’instrument, faisant de la RPS une référence internationale dans le domaine de la psychologie de la religion et du coping.

2. Mots-clés / Keywords

Résolution de problèmes religieux, coping religieux, adaptation psychologique, Kenneth Pargament, santé mentale, style collaboratif, style autodirigé, style de déférence, psychométrie, psychologie de la religion, contrôle perçu, estime de soi, compétence psychosociale, évaluation psychologique.

3. Auteurs / Authors

L’Échelle de résolution de problèmes religieux a été conçue et validée par une équipe de chercheurs de l’Université d’État de Bowling Green (Bowling Green State University, Ohio, États-Unis), sous la direction du Professeur Kenneth I. Pargament :

  • Kenneth I. Pargament, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie au Département de psychologie de la Bowling Green State University (Bowling Green, OH 43403, États-Unis). Figure de proue mondiale de la recherche sur la spiritualité, la religion et le coping clinique. Courriel institutionnel : [email protected].
  • Joseph Kennell, M.A. : Chercheur associé au Département de psychologie, Bowling Green State University.
  • William Hathaway, Ph.D. : Chercheur diplômé de la Bowling Green State University, ultérieurement Doyen et Professeur de psychologie clinique à la School of Psychology & Counseling de la Regent University (Virginia Beach, VA, États-Unis).
  • Nancy Grevengoed, M.A. : Spécialiste de la recherche clinique et méthodologique, Bowling Green State University.
  • Jon Newman, Ph.D. : Psychologue clinicien et chercheur en psychométrie appliquée, Bowling Green State University.
  • Wendy Jones, M.A. : Analyste statistique et collaboratrice de recherche, Bowling Green State University.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de la Religious Problem-Solving Scale est de quantifier et de caractériser la dynamique fonctionnelle liant l’individu à la transcendance divine lors des différentes étapes de résolution de difficultés personnelles, médicales ou existentielles. Historiquement, la recherche en sciences sociales et en psychiatrie abordait la religion sous un angle global, souvent unidimensionnel, en mesurant la simple affiliation confessionnelle ou la fréquence de fréquentation des lieux de culte. Ces métriques simplistes échouaient à saisir la complexité des transactions cognitives et comportementales opérées par les croyants. Kenneth Pargament et ses collègues ont postulé que ce n’est pas tant le degré d’adhésion religieuse qui détermine l’adaptation psychologique, mais plutôt la manière dont la religion est mobilisée comme ressource de résolution de problèmes.

Sur le plan théorique, l’échelle vise à tester l’hypothèse de l’agentivité : l’attribution de la responsabilité et le degré d’initiative pris par l’individu dans l’affrontement de l’adversité sont-ils prédictifs de son niveau de fonctionnement mental ? Les applications de l’instrument s’étendent à de multiples domaines :

  • Recherche fondamentale et appliquée : Modélisation des prédicteurs de la résilience, compréhension des transitions de vie (deuils, ruptures professionnelles, traumatismes) et analyse des médiateurs entre croyances existentielles et bien-être subjectif.
  • Psychologie clinique et santé : Évaluation des patients confrontés à des maladies chroniques ou terminales (comme le cancer ou les pathologies cardiovasculaires). L’échelle permet d’identifier les patients à risque d’impuissance acquise ou de détresse spirituelle liés à une passivité excessive face à leur traitement.
  • Conseil pastoral et psychothérapie d’orientation intégrative : Identification des impasses thérapeutiques chez des sujets croyants, clarification de la relation subjective à l’égard de Dieu et encouragement vers une posture de collaboration active favorable à l’autonomie et à la conformité thérapeutique.

En distinguant explicitement l’autonomie pure, l’abandon passif et la coopération interactive, la RPS permet de dépasser les visions dichotomiques qui opposaient traditionnellement la maturité psychologique humaniste à la dévotion spirituelle.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique de la RPS est ancré dans une vision séquentielle et multidimensionnelle du coping. Pargament et al. (1988) ont conceptualisé la résolution de problèmes non pas comme un événement ponctuel, mais comme un processus cognitif et comportemental déployé en quatre phases interconnectées :

  1. La définition du problème : Attribution du sens, identification des causes et cadrage émotionnel de la situation.
  2. La génération de solutions : Élaboration cognitive des options possibles et évaluation des ressources disponibles.
  3. La sélection et l’implémentation de la décision : Passage à l’acte, engagement comportemental et exécution du plan d’action.
  4. La redéfinition post-résolution : Intégration de l’expérience, réévaluation du résultat et apprentissage à la suite de l’épreuve.

Les 36 items de l’échelle ont été rédigés pour échantillonner systématiquement ces quatre étapes à travers trois orientations fondamentales quant à la répartition de la responsabilité et de l’initiative entre le soi et Dieu :

1. Le style collaboratif (Collaborative Style)

Dans ce style, l’individu perçoit Dieu comme un partenaire actif avec lequel il coopère étroitement tout au long du processus. La responsabilité de la résolution n’est ni confisquée par l’individu ni abandonnée à la divinité ; elle est partagée. Le croyant mobilise pleinement ses facultés cognitives, émotionnelles et physiques tout en recherchant activement le soutien, l’éclairage et la force divine. Par exemple, l’item 6 (« When it comes to deciding how to solve a problem, God and I work together as partners ») illustre cette alliance où le sujet s’engage activement dans l’action tout en s’appuyant sur une présence transcendante intériorisée.

2. Le style autodirigé (Self-Directing Style)

Cette orientation reflète une position d’autonomie personnelle radicale dans laquelle l’individu estime que Dieu lui a donné la liberté, les capacités intellectuelles et les ressources nécessaires pour faire face seul aux aléas de l’existence. L’individu ne sollicite pas d’intervention divine directe et assume l’entière responsabilité du diagnostic de la difficulté, du choix de la stratégie et de son exécution. L’item 7 (« I act to solve my problems without God’s help ») et l’item 14 (« When deciding on a solution, I make a choice independent of God’s input ») incarnent ce modèle d’auto-suffisance où la transcendance ne vient pas altérer l’exercice exclusif de l’agentivité humaine.

3. Le style de déférence (Deferring Style)

Le style de déférence se caractérise par une posture d’attente passive et de soumission totale dans laquelle le sujet délègue l’intégralité du processus de résolution à une divinité toute-puissante. L’individu s’abstient de formuler des hypothèses d’action ou de prendre des initiatives concrètes, préférant s’en remettre entièrement à l’intervention surnaturelle pour éliminer l’angoisse ou redresser la situation. L’item 2 (« Rather than trying to come up with the right solution to a problem myself, I let God decide how to deal with it ») et l’item 21 (« God solves problems for me without my doing anything ») témoignent de ce renoncement à l’agentivité personnelle au profit d’un fatalisme externalisé.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

La conception de l’Échelle de résolution de problèmes religieux repose sur une convergence théorique majeure entre la psychanalyse humaniste, les théologies contemporaines de la grâce et les modèles transactionnels du stress et du coping :

L’influence d’Erich Fromm : Religion humaniste vs autoritaire

L’armature conceptuelle de la RPS s’inspire directement de la distinction établie par Erich Fromm dans son ouvrage séminal Psychoanalysis and Religion (1960). Fromm y opposait deux formes archétypales d’expérience religieuse :

  • La religion humaniste : Centrée sur l’épanouissement de l’homme, le développement de ses potentialités de raison et d’amour. Dieu y est envisagé comme un symbole des idéaux humains suprêmes plutôt que comme un souverain oppresseur. Cette conception a servi de fondement direct au style autodirigé (où l’homme assume son autonomie) et préfigure l’ouverture au style collaboratif.
  • La religion autoritaire : Caractérisée par la soumission servile à une puissance extérieure omnipotente, la dévalorisation du soi et la négation des capacités critiques de l’individu. L’être humain y est projeté comme impuissant et pécheur, incapable d’agir sans dictat supérieur. C’est exactement cette dynamique d’aliénation de la volonté qui sous-tend le style de déférence.

La théologie du partenariat et de l’immanence

Pour dépasser l’alternative binaire de Fromm qui assimilait souvent la dévotion à l’aliénation, Pargament a intégré les apports théologiques d’auteurs comme Abelson (1969) sur l’immanence divine dans la tradition rabbinique et Hart (1984) sur la gestion de l’épuisement professionnel dans les ministères pastoraux. Ces travaux mettent en lumière la notion de copartenariat (covenantal partnership) : l’être humain n’est ni un démiurge solitaire ni une marionnette passive, mais un cocréateur agissant de concert avec la divinité. Ce cadre confère au style collaboratif sa cohérence théologique et psychologique.

Le modèle transactionnel du coping (Lazarus & Folkman)

Sur le plan de la psychologie cognitive, la RPS opérationnalise les concepts d’évaluation primaire (évaluation de la menace) et d’évaluation secondaire (inventaire des ressources d’adaptation) théorisés par Richard Lazarus et Susan Folkman (1984). Dans ce prisme, les croyances religieuses ne sont pas de simples dogmes statiques, mais des schémas cognitifs dynamiques qui orientent directement l’attribution causale, la sélection des stratégies comportementales et le locus de contrôle face au stress.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de l’Échelle de résolution de problèmes religieux a été établie par de multiples méthodologies rigoureuses lors de l’étude princeps de Pargament et al. (1988) et confirmée par des investigations ultérieures (Hathaway & Pargament, 1990 ; Schaefer & Gorsuch, 1991, 1993) :

Validité de construit et associations différentielles

Les trois styles présentent des patterns d’associations théoriquement cohérents et mutuellement divergents avec diverses dimensions de la religiosité et de la personnalité :

  • Le style de déférence est corrélé positivement avec une forte assiduité religieuse traditionnelle, un respect rigide de règles extérieures, un locus de contrôle externe et un fort besoin d’autorité dogmatique. Sur le plan de la compétence psychosociale, il est significativement et négativement corrélé avec le contrôle personnel perçu, le niveau d’estime de soi et la tolérance à l’ambiguïté.
  • Le style autodirigé n’est pas corrélé avec l’engagement religieux traditionnel institutionnel, mais manifeste des liens positifs avec une orientation de type « quête » (quest orientation), un locus de contrôle interne élevé, une forte autonomie décisionnelle et une estime de soi solide.
  • Le style collaboratif est fortement lié à une religiosité intrinsèque mature (au sens d’Allport), caractérisée par une relation intime, personnalisée et interactive avec Dieu. Alors qu’une analyse de corrélation brute montrait parfois des résultats neutres en raison du chevauchement de variance avec la déférence, l’extraction statistique (par corrélations partielles) des effets conjoints du style autodirigé et du style de déférence a révélé que le style collaboratif est très significativement et positivement associé à l’estime de soi, au sentiment de contrôle personnel et à une compétence psychosociale accrue.

Validité prédictive et clinique

Dans l’étude des crises professionnelles et du milieu hospitalier (Friedel & Pargament, 1995 ; Schaefer & Gorsuch, 1991), le style collaboratif a démontré sa supériorité pour prédire une baisse des affects dépressifs et de l’anxiété état, tandis que le style de déférence s’est révélé prédictif d’une résignation accrue, de sentiments d’abandon et d’un ralentissement de la récupération fonctionnelle face à la maladie.

8. Fidélité / Reliability

Les indices de fidélité rapportés pour l’échelle démontrent une très grande précision de mesure, tant au niveau de l’homogénéité interne que de la stabilité temporelle des scores :

Cohérence interne (Alpha de Cronbach)

L’évaluation initiale menée sur un échantillon communautaire de 197 membres d’églises du Midwest américain a produit des coefficients de consistance interne remarquablement élevés pour la version intégrale de 36 items :

  • Sous-échelle Collaboratif : α = .93
  • Sous-échelle Autodirigé : α = .91
  • Sous-échelle Déférence : α = .89

La forme abrégée de 18 items (6 items par sous-échelle) présente des niveaux de consistance interne quasiment identiques, confirmant l’absence de perte d’homogénéité liée à la réduction du nombre d’items : α = .93 pour le style collaboratif, α = .91 pour le style autodirigé, et α = .89 pour le style de déférence. Les corrélations entre les versions courtes et les versions longues sont exceptionnelles : r = .97 (Collaboratif), r = .98 (Autodirigé), et r = .97 (Déférence).

Stabilité test-retest

La stabilité temporelle a été documentée auprès d’un échantillon indépendant de 97 étudiants universitaires testés à un intervalle d’une semaine. Les coefficients de corrélation test-retest obtenus sont :

  • Sous-échelle Collaboratif : r = .93
  • Sous-échelle Autodirigé : r = .94
  • Sous-échelle Déférence : r = .87

Ces valeurs dépassent largement les standards psychométriques conventionnels (seuil critique fixé à .70), attestant que les scores ne fluctuent pas au gré des humeurs passagères mais captent de véritables dispositions d’adaptation stables.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure dimensionnelle de l’Échelle de résolution de problèmes religieux a été éprouvée empiriquement par analyse factorielle exploratoire (AFE) sur l’ensemble des 36 items lors de l’étude princeps :

Structure à trois facteurs

L’analyse factorielle a mis en évidence une solution nette et robuste à trois facteurs indépendants, correspondant exactement aux trois sous-échelles postulées théoriquement :

  • Facteur 1 (Collaboratif) : Regroupe l’intégralité des 12 items décrivant l’action conjointe, la communication interactive et le partage de responsabilité entre l’individu et Dieu (ex. items 1, 5, 6, 10, 13, 18, 19, 23, 25, 30, 31, 36). Les saturations factorielles de ces items sont uniformément élevées, sans saturation croisée notable sur les autres axes.
  • Facteur 2 (Autodirigé) : Isole les 12 items traduisant l’auto-suffisance, l’initiative individuelle exclusive et la prise de décision indépendante de l’intervention divine (ex. items 3, 7, 8, 12, 14, 17, 20, 24, 26, 27, 29, 35).
  • Facteur 3 (Déférence) : Rassemble les 12 items décrivant l’abandon passif des opérations de résolution de problèmes et la remise intégrale de l’issue entre les mains d’un Dieu providentiel (ex. items 2, 4, 9, 11, 15, 16, 21, 22, 28, 32, 33, 34).

Les modélisations ultérieures en équations structurelles et analyses factorielles confirmatoires (AFC) menées notamment par Hathaway et Pargament (1990) ont validé l’adéquation de ce modèle structural triadique en démontrant de bons indices d’ajustement comparatif face à des modèles alternatifs unidimensionnels ou bidimensionnels.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type de test : Auto-questionnaire psychométrique standardisé sur papier-crayon ou format informatisé.
  • Format d’administration : Auto-évaluation individuelle ou collective. Ne requiert aucune compétence spécifique d’administration ; les consignes écrites sont simples et directement accessibles aux répondants.
  • Nombre d’items :
    • Forme longue intégrale : 36 items (12 items Collaboratif, 12 items Autodirigé, 12 items Déférence).
    • Forme abrégée : 18 items (les 18 premiers items de la forme longue, soit 6 items par sous-échelle).
  • Format de réponse : Échelle de Likert à 5 points de fréquence :
    • 1 = Never (Jamais)
    • 2 = Seldom / Rarely (Rarement)
    • 3 = Sometimes (Parfois)
    • 4 = Often (Souvent)
    • 5 = Always (Toujours)
  • Temps de passation : Environ 15 à 20 minutes pour la forme complète (36 items) ; 8 à 10 minutes pour la forme abrégée (18 items).
  • Procédure de cotation :
    • Aucun item inversé. Chaque item est coté de 1 à 5 points.
    • Un score brut distinct est calculé pour chacune des trois sous-échelles en sommant les points des items affiliés :
    • Score Collaboratif [C] : Somme des 12 items collaboratifs (étendue théorique de 12 à 60 pour la forme longue, ou 6 à 30 pour la forme courte).
    • Score Autodirigé [S] : Somme des 12 items autodirigés (étendue théorique de 12 à 60 pour la forme longue, ou 6 à 30 pour la forme courte).
    • Score de Déférence [D] : Somme des 12 items de déférence (étendue théorique de 12 à 60 pour la forme longue, ou 6 à 30 pour la forme courte).
    • Note normative : L’échantillon d’étalonnage original (N = 197) a mis en évidence les moyennes et écarts-types suivants pour la version longue : Collaboratif (M = 36.02 ; ET = 10.67), Autodirigé (M = 29.70 ; ET = 10.71), et Déférence (M = 25.81 ; ET = 9.19).

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication initiale : 1988 (par Kenneth I. Pargament et ses collaborateurs dans le Journal for the Scientific Study of Religion).
  • Statut des droits d’auteur et accessibilité : L’Échelle de résolution de problèmes religieux relève du domaine de la recherche académique ouverte. Les auteurs ont placé l’échelle à la disposition des chercheurs et cliniciens pour un usage scientifique et d’évaluation clinique non commercial sans frais de licence préalables, sous réserve de citer scrupuleusement la publication princeps de 1988.
  • Tarifs d’utilisation : Gratuit pour une utilisation dans le cadre de la recherche scientifique, universitaire, thèses doctorales et bilans cliniques sans but lucratif. L’intégration dans des plateformes logicielles commerciales nécessite l’accord explicite des détenteurs des droits.

12. Références / References

Les sources scientifiques fondatrices et les études psychométriques de validation sont répertoriées ci-dessous selon les normes méthodologiques en vigueur (APA 7e édition) :

  • Abelson, J. (1969). The immanence of God in rabbinical literature. Hermon Press.
  • Friedel, L. A., & Pargament, K. I. (1995, August). Religion and coping with crises in the work environment [Communication orale]. 103rd Annual Convention of the American Psychological Association, New York, NY, United States.
  • Fromm, E. (1960). Psychoanalysis and religion. Holt, Rinehart, & Winston.
  • Hart, A. D. (1984). Coping with depression in the ministry and other helping professions. Word Books.
  • Hathaway, W., & Pargament, K. I. (1990). Intrinsic religiousness, religious coping, and psychosocial competence: A covariance structure analysis. Journal for the Scientific Study of Religion, 29(4), 448–461. https://doi.org/10.2307/1387311
  • Lazarus, R. S., & Folkman, S. (1984). Stress, appraisal, and coping. Springer Publishing Company.
  • Pargament, K. I., Kennell, J., Hathaway, W., Grevengoed, N., Newman, J., & Jones, W. (1988). Religion and the problem-solving process: Three styles of coping. Journal for the Scientific Study of Religion, 27(1), 90–104. https://doi.org/10.2307/1387404
  • Schaefer, C. A., & Gorsuch, R. L. (1991). Psychological adjustment and religiousness: The multivariate belief-motivation theory of religiousness. Journal for the Scientific Study of Religion, 30(4), 448–461. https://doi.org/10.2307/1387279
  • Schaefer, C. A., & Gorsuch, R. L. (1993). Situational and personal variations in religious coping. Journal for the Scientific Study of Religion, 32(2), 136–147. https://doi.org/10.2307/1386795
  • Stiehler, N. (1991). Attitude and personality characteristics of conservative and mainline/liberal church congregations (Publication n° 9128521) [Thèse de doctorat non publiée, Central Michigan University]. ProQuest Dissertations & Theses Global.

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Instructions: Respondents are asked to state how often each of the statements applies to them on a 5-point continuum from Never to Always.
Subscale key: [C] = Collaborative, [S] = Self-Directing, [D] = Deferring. (The short form consists of items 1 through 18).

  1. [C] When I have a problem, I talk to God about it and together we decide what it means.
  2. [D] Rather than trying to come up with the right solution to a problem myself, I let God decide how to deal with it.
  3. [S] When faced with trouble, I deal with my feelings without God’s help.
  4. [D] When a situation makes me anxious, I wait for God to take those feelings away.
  5. [C] Together, God and I put my plans into action.
  6. [C] When it comes to deciding how to solve a problem, God and I work together as partners.
  7. [S] I act to solve my problems without God’s help.
  8. [S] When I have difficulty, I decide what it means by myself without help from God.
  9. [D] I don’t spend much time thinking about troubles I’ve had; God makes sense of them for me.
  10. [C] When considering a difficult situation, God and I work together to think of possible solutions.
  11. [D] When a troublesome issue arises, I leave it up to God to decide what it means for me.
  12. [S] When thinking about a difficulty, I try to come up with possible solutions without God’s help.
  13. [C] After solving a problem, I work with God to make sense of it.
  14. [S] When deciding on a solution, I make a choice independent of God’s input.
  15. [D] In carrying out the solutions to my problems, I wait for God to take control and know somehow He’ll work it out.
  16. [D] I do not think about different solutions to my problems because God provides them for me.
  17. [S] After I’ve gone through a rough time, I try to make sense of it without relying on God.
  18. [C] When I feel nervous or anxious about a problem, I work together with God to find a way to relieve my worries.
  19. [C] When I’m upset, I try to soothe myself, and also share the unpleasantness with God so He can comfort me.
  20. [S] When faced with a decision, I make the best choice I can without God’s involvement.
  21. [D] God solves problems for me without my doing anything.
  22. [D] When I have a problem, I try not to think about it and wait for God to tell me what it means.
  23. [C] In carrying out solutions, I work hard at them knowing God is working right along with me.
  24. [S] When a difficult period is over, I make sense of what happened on my own without involvement from God.
  25. [C] When faced with a question, I work together with God to figure it out.
  26. [S] When I feel nervous or anxious, I calm myself without relying on God.
  27. [S] God doesn’t put solutions to my problems into action; I carry them out myself.
  28. [D] I don’t worry too much about learning from difficult situations, since God will make me grow in the right direction.
  29. [S] When I am trying to come up with different solutions to troubles I am facing, I do not get them from God but think of them myself.
  30. [C] When a hard time has passed, God works with me to help me learn from it.
  31. [C] God and I talk together and decide upon the best answer to my question.
  32. [D] When faced with a decision, I wait for God to make the best choice for me.
  33. [D] I do not become upset or nervous because God solves my problems for me.
  34. [D] When I run into trouble, I simply trust in God knowing that He will show me the possible solutions.
  35. [S] When I run into a difficult situation, I make sense out of it on my own without divine assistance.
  36. [C] The Lord works with me to help me see a number of different ways that a problem can be solved.
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Looti, M. (2026, octobre 17). Échelle de résolution de problèmes religieux. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-resolution-de-problemes-religieux
Looti, Mohammed. “Échelle de résolution de problèmes religieux.” Base de données de psychologie en français, 17 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-resolution-de-problemes-religieux.
Looti, Mohammed. “Échelle de résolution de problèmes religieux.” Base de données de psychologie en français. octobre 17, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-resolution-de-problemes-religieux.