1. Résumé / Abstract
L’Échelle de réponse à l’anxiété liée aux conflits (Conflict Anxiety Response Scale [CARS] ; Coleman & Chan, 2023) est un instrument psychométrique conçu pour évaluer le rôle critique et déterminant de l’anxiété conflictuelle sur les réponses comportementales, cognitives et affectives des individus face aux différends interpersonnels dans leur vie quotidienne et professionnelle. Fondée sur le cadre théorique pionnier proposé par Morton Deutsch (1993), cette échelle opérationnalise douze tendances comportementales spécifiques organisées au sein de six dimensions bipolaires fondamentales de réponse au conflit : l’évitement contre l’engagement (avoid-involve), la souplesse excessive contre la dureté (soft-hard), l’affectivité contre l’intellectualisation (emotional-intellectualize), l’escalade contre la minimisation (escalate-minimize), la dissimulation contre la divulgation (conceal-reveal), et la rigidité contre le relâchement (rigid-loose).
Le processus de développement et de validation psychométrique de la CARS s’est étendu sur une série itérative de sept études empiriques distinctes auprès d’échantillons d’adultes résidant aux États-Unis, recrutés via des plateformes d’échantillonnage en ligne reconnues telles que Amazon Mechanical Turk, Qualtrics et Prolific. Les auteurs ont abouti à une version abrégée optimale et parcimonieuse composée de 22 items, mesurés sur une échelle de Likert en 5 points. Les analyses factorielles confirmatoires ont mis en évidence la pertinence d’un modèle multidimensionnel où les facteurs latents opèrent sans corrélations parasites excessives, affichant des indices d’ajustement acceptables (RMSEA = 0,060, CFI = 0,83, TLI = 0,82, avec minimisation de l’AIC et du BIC). La cohérence interne des sous-échelles s’avère satisfaisante à robuste, avec des coefficients alpha de Cronbach s’échelonnant entre 0,67 et 0,895 selon les dimensions. De surcroît, la validité prédictive corrobore le postulat selon lequel l’adoption de réponses extrêmes face à l’anxiété conflictuelle s’associe à des dysfonctionnements sur les plans émotionnel, relationnel et du bien-être global.
2. Mots-clés / Keywords
Gestion des conflits, anxiété conflictuelle, résolution des conflits, échelle psychométrique, tendances comportementales, dérailleurs relationnels, Morton Deutsch, psychologie sociale, régulation émotionnelle, évaluation psychologique, dynamique interpersonnelle.
3. Auteurs / Authors
L’échelle a été développée et validée par une équipe de chercheurs spécialisés en psychologie sociale, négociation et résolution des différends :
- Peter T. Coleman : Morton Deutsch International Center for Cooperation and Conflict Resolution (MD-ICCCR), Teachers College, Université Columbia, New York, NY, États-Unis. Courriel : [email protected].
- Anthea Chan : Coqual, New York, NY, États-Unis. Identifiant ORCID : 0000-0002-2667-2927.
4. Objectif / Purpose
Le conflit interpersonnel est une composante inhérente et inévitable des dynamiques humaines au sein des organisations, des relations de couple, des contextes familiaux et des sphères sociétales. Toutefois, l’expérience psychologique d’un désaccord déclenche fréquemment une élévation substantielle de l’anxiété. L’objectif fondamental de la Conflict Anxiety Response Scale (CARS) est de mesurer systématiquement la façon dont les individus réagissent sous la pression de cette anxiété conflictuelle et d’identifier les mécanismes comportementaux mésadaptés qui « font dérailler » les processus de négociation constructive.
Bien que de nombreux instruments d’évaluation de la gestion des conflits existent — à l’instar du modèle classique de Thomas-Kilmann —, la plupart d’entre eux postulent des choix stratégiques délibérés, rationnels ou préférentiels (tels que la collaboration, le compromis ou l’évitement délibéré). En revanche, la CARS postule que lorsque l’anxiété atteint un seuil déstabilisant, les individus perdent une partie de leur flexibilité cognitive et adoptent des réactions réflexes extrêmes. L’instrument vise ainsi à capturer ces dérailleurs comportementaux induits par le stress, fournissant un profil diagnostique précis des réactions inadaptées d’un sujet lorsqu’il est confronté à des tensions vives.
Sur le plan des applications cliniques et organisationnelles, la CARS a été spécifiquement conçue pour générer un rapport de rétroaction individualisé. Cet outil d’auto-évaluation permet aux participants d’accroître leur lucidité métacognitive et leur conscience de soi (self-awareness) quant à leurs propensions spontanées face à l’adversité. Dans le cadre du coaching de dirigeants, de la médiation civile ou commerciale, des thérapies de couple ou des programmes de formation en leadership, la CARS sert de levier pédagogique majeur : elle met en lumière les automatismes contre-productifs (par exemple, une tendance irrépressible à intellectualiser pour fuir l’affect, ou une compulsion à escalader pour reprendre le contrôle perçu) et guide l’élaboration de stratégies d’intervention ciblées sur la régulation de l’anxiété en situation de crise.
Dans le domaine de la recherche fondamentale et appliquée en psychologie sociale et organisationnelle, la CARS comble une lacune méthodologique importante. Elle permet d’étudier empiriquement les médiateurs et modérateurs reliant l’anxiété en tant qu’état psychologique aigu ou dispositionnel aux issues négatives des conflits, qu’il s’agisse de l’épuisement professionnel (burnout), de l’insatisfaction conjugale, de la détérioration du climat d’équipe ou de l’impasse dans les négociations bilatérales complexes.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit psychologique opérationnalisé par la CARS repose sur la conceptualisation des « dérailleurs » de réponse à l’anxiété conflictuelle. Contrairement aux approches unilatérales, la CARS modélise ces réactions sous forme de douze tendances réparties le long de six polarités bidirectionnelles. Selon les auteurs, l’anxiété pousse les individus vers les extrémités de ces continuums, transformant des comportements potentiellement adaptatifs en réponses rigides et destructrices :
1. Évitement vs Engagement (Avoid vs Involve)
Cette dimension évalue la propension à s’éloigner physiquement, verbalement ou psychologiquement de la situation conflictuelle par rapport à la tendance à s’y précipiter de façon intrusive. La tendance à l’évitement (Avoid) se manifeste par la fuite, le silence obstiné ou le report systématique de la discussion pour échapper à la détresse affective. À l’opposé, la tendance à l’engagement excessif (Involve) pousse l’individu à forcer la confrontation de manière incessante, ne laissant aucun répit à l’interlocuteur sous prétexte de vouloir immédiatement « régler le problème ».
2. Souplesse excessive vs Dureté (Soft vs Hard)
Ce continuum explore le degré de fermeté relationnelle face à l’angoisse du désaccord. La tendance « souple » (Soft) implique une complaisance excessive, une capitulation hâtive et une soumission aux exigences d’autrui pour apaiser la tension, souvent au détriment de ses propres besoins et droits légitimes. Inversement, la tendance « dure » (Hard) traduit une posture agressive, intransigeante et autoritaire, où le conflit est appréhendé comme une lutte de pouvoir à somme nulle qu’il faut remporter coûte que coûte.
3. Émotivité vs Intellectualisation (Emotional vs Intellectualize)
Cette polarité caractérise les modalités de traitement cognitivo-affectif de la menace. La dimension émotionnelle (Emotional) reflète une submersion par les affects (colère, panique, larmes), conduisant à des décharges émotionnelles non régulées qui obscurcissent la clarté du dialogue. En miroir, l’intellectualisation (Intellectualize) constitue un mécanisme de défense consistant à détacher froidement le différend de toute composante humaine et affective, en s’abritant derrière une logique formelle, aride et clinique qui invalide le ressenti émotionnel de l’autre.
4. Escalade vs Minimisation (Escalate vs Minimize)
Il s’agit de la gestion de l’amplitude perçue du problème. L’escalade (Escalate) se caractérise par l’amplification démesurée de l’enjeu, l’introduction de griefs passés sans rapport direct et la dramatisation de la divergence. À l’inverse, la minimisation (Minimize) dénie la gravité du différend, balayant d’un revers de main des enjeux majeurs sous des prétextes futiles (« ce n’est rien », « tout va bien »), ce qui empêche une résolution authentique et durable.
5. Dissimulation vs Divulgation (Conceal vs Reveal)
Cette dimension mesure la transparence communicationnelle adoptée face au stress. La dissimulation (Conceal) se traduit par la rétention stratégique ou défensive d’informations, le masquage des intentions réelles et la dissimulation de ses ressentis par peur d’être vulnérable. La divulgation compulsive (Reveal), à l’inverse, pousse le sujet à une transparence inappropriée et non filtrée, déversant des informations intimes, brutes ou préjudiciables qui saturent et fragilisent l’interaction.
6. Rigidité vs Relâchement (Rigid vs Loose)
Cette dimension évalue la structure comportementale et normative appliquée au conflit. La rigidité (Rigid) s’exprime par une fixation obsessionnelle sur des règles de procédure formelles, des principes dogmatiques et un refus d’adapter sa posture aux nuances de la situation. Le relâchement excessif (Loose), à l’autre extrême, dénote un manque total de structure, d’engagement contractuel ou de rigueur, caractérisé par des promesses floues et une désorganisation qui empêche toute coordination efficace.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le fondement épistémologique de la CARS s’ancre directement dans les travaux monumentaux de Morton Deutsch, l’un des pères fondateurs de la psychologie sociale des conflits et de la justice distributive. Dans son ouvrage théorique de référence paru en 1993, Deutsch s’est interrogé sur les facteurs psychologiques fondamentaux qui conduisent des acteurs rationnels à adopter des schémas d’interaction profondément destructeurs lors de différends.
Deutsch a proposé que l’anxiété aiguë ressentie face au conflit altère le traitement de l’information et active des défenses archaïques. Selon sa formulation originelle, l’incapacité à tolérer l’ambiguïté et l’angoisse relationnelle pousse les individus vers des positions extrêmes le long de dimensions comportementales bipolaires. Deutsch postulait que la compétence en résolution de conflit réside dans un équilibre dynamique et flexible (une forme d’« entre-deux » adaptatif), tandis que la pathologie interactionnelle émerge de la radicalisation vers l’un ou l’autre pôle.
Coleman et Chan (2023) ont réactualisé et enrichi cette perspective en l’articulant avec les théories contemporaines de la régulation émotionnelle (notamment le modèle des processus de James Gross) et les paradigmes cognitivo-comportementaux du stress. Selon Coleman et Chan, l’anxiété de conflit ne constitue pas simplement un sous-produit secondaire de la dispute, mais agit comme un puissant catalyseur cognitif qui rétrécit l’attention de l’individu (tunnel vision), altère les fonctions exécutives et force l’activation de routines comportementales rigides appelées « dérailleurs ».
Cette approche théorique postule explicitement une relation curvilinéaire ou d’extrémisation : plus la réaction d’une personne se situe à une extrémité polarisée d’une sous-échelle (qu’elle soit ultra-dure ou ultra-souple, totalement fermée ou compulsivement expressive), plus l’issue du différend devient destructrice pour le climat social, la satisfaction des partenaires et le bien-être subjectif. La CARS représente ainsi la première opérationnalisation psychométrique rigoureuse et validée du modèle des orientations pathologiques de Deutsch.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique de la CARS a fait l’objet d’un programme d’investigation empirique rigoureux étalé sur sept études indépendantes conduites par Coleman et Chan (2023) :
Validité de construit
La validité de construit a été documentée à travers l’analyse systématique des intercorrélations entre les différentes tendances. Les résultats confirment que les douze tendances s’organisent conformément au cadre bipolaire théorisé par Deutsch. Les sous-échelles théoriquement opposées présentent des profils de corrélations négatives ou orthogonales compatibles avec l’architecture bipolaire décentralisée, validant la pertinence de mesurer distinctement chacune des douze tendances plutôt que de simples scores globaux unidimensionnels.
Validité prédictive et de critère
La validité prédictive de la CARS a été testée en mesurant l’impact des scores extrêmes sur divers critères psychologiques et relationnels externes. Conformément à l’hypothèse centrale de Morton Deutsch, les données empiriques ont fourni un soutien général mais qualifié :
- Les scores élevés sur les dérailleurs extrêmes prédisent une détresse émotionnelle accrue, une dérégulation affective subséquente et un épuisement psychologique plus prononcé à la suite des interactions conflictuelles.
- Sur le plan relationnel, les scores extrêmes s’associent significativement à une détérioration de la qualité des relations interpersonnelles, à une diminution de la confiance mutuelle et à un taux d’échec plus élevé dans la conclusion d’accords intégrateurs.
- Cependant, ce soutien s’est révélé « qualifié » car certaines polarités présentent un pouvoir de nuisance asymétrique : par exemple, les tendances à l’escalade et à la dureté manifestent un pouvoir prédictif de dysfonctionnement relationnel immédiat plus abrupt et toxique que la tendance au relâchement ou à l’intellectualisation, bien que ces dernières érodent les relations de manière plus diffuse sur le long terme.
Validité convergente et discriminante
Les corrélations établies avec des mesures validées d’anxiété-trait, d’évitement de l’attachement, d’anxiété de l’attachement et de styles de gestion des conflits traditionnels ont confirmé que la CARS n’est pas une simple mesure redondante de l’anxiété générale, mais qu’elle capte spécifiquement l’expression comportementale de l’anxiété mobilisée dans l’arène interactive du conflit.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité de l’instrument a été rigoureusement analysée tout au long des étapes de raffinement méthodologique de la CARS :
Cohérence interne
Dans la version finale abrégée à 22 items, la cohérence interne a été calculée séparément pour chacune des sous-échelles. Malgré le nombre restreint d’items alloués à chaque facette (visant à maximiser la brièveté pour des applications pratiques), les coefficients alpha de Cronbach obtenus démontrent une précision de mesure satisfaisante à excellente :
- Les coefficients de cohérence interne des sous-échelles finales s’échelonnent entre 0,67 et 0,895.
- Certaines sous-échelles particulièrement stables, comme l’escalade (Escalate) et l’évitement (Avoid), atteignent des valeurs supérieures à 0,85, reflétant une grande homogénéité des items sélectionnés.
- Les sous-échelles ayant des coefficients plus proches du seuil de 0,67 correspondent aux facettes ayant fait l’objet d’un élagage drastique lors des études factorielles afin d’éliminer les items redondants ou induisant des saturations croisées indésirables.
Stabilité temporelle
Les indices de fidélité test-retest évalués lors des phases longitudinales de l’étude soutiennent la stabilité temporelle des tendances comportementales en tant que caractéristiques habituelles face au stress, tout en conservant une sensibilité aux contextes interactionnels spécifiques.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
L’architecture dimensionnelle de la CARS a été éprouvée par une méthodologie factorielle rigoureuse combinant approches exploratoires et confirmatoires sur de multiples cohortes d’adultes américains :
Analyse factorielle exploratoire (AFE)
Sur le premier jeu de données empiriques, les auteurs ont conduit des analyses factorielles exploratoires exhaustives à l’aide de la méthode d’extraction par factorisation de l’axe principal (principal axis factoring) associée à une rotation oblique Promax. Les auteurs ont testé toutes les combinaisons possibles parmi les 12 facteurs théorisés, générant un total impressionnant de 66 AFE distinctes. Cette exploration approfondie a permis de déceler les items présentant des saturations croisées ou une faible communalité. Toutefois, les auteurs ont noté qu’une démarche initiale d’élagage particulièrement agressive avait temporairement réduit certaines sous-échelles à un volume critique trop faible (moins de trois items par facteur), nécessitant des réajustements structurels lors des études subséquentes.
Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
Dans les phases ultérieures de modélisation structurelle (notamment dans l’évaluation du « Modèle 3 »), les chercheurs ont testé différentes spécifications factorielles. L’élimination des corrélations artificiellement spécifiées entre certains facteurs latents a conduit à une amélioration sensible des indices d’ajustement structurel global :
- RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : 0,060, ce qui se situe pleinement dans la zone reconnue d’un ajustement acceptable à bon (≤ 0,06 – 0,08).
- CFI (Comparative Fit Index) : 0,83.
- TLI (Tucker-Lewis Index) : 0,82.
Bien que les indices incrémentaux (CFI et TLI) se situent légèrement en deçà du seuil conservateur traditionnel de 0,90 — phénomène classique dans les instruments comportant un nombre élevé de facteurs distincts (12 facteurs) avec peu d’indicateurs par dimension —, la comparaison des modèles d’information a formellement validé la structure finale. L’AIC (Akaike Information Criterion) et le BIC (Bayesian Information Criterion) ont atteint leurs valeurs les plus basses dans le modèle final sans corrélations résiduelles superflues et après suppression de deux items problématiques, confirmant sa supériorité statistique, sa robustesse et sa parcimonie.
10. Instrument de mesure / Instrument
Les caractéristiques formelles de passation de l’instrument sont les suivantes :
- Nom complet de l’instrument : Conflict Anxiety Response Scale (CARS)
- Nom en français : Échelle de réponse à l’anxiété liée aux conflits
- Type de test : Questionnaire d’auto-évaluation / Inventaire psychologique standardisé
- Format des items : Items évalués sur des échelles de Likert en 5 points (Items are rated on 5-point Likert scales).
- Nombre total d’items : 22 items dans la version brève recommandée finale (sélectionnés pour leurs saturations factorielles les plus élevées parmi le modèle complet).
- Structure des sous-échelles (12 facettes organisées en 6 polarités) :
- Avoid (Évitement)
- Involve (Engagement)
- Soft (Souplesse / Complaisance)
- Hard (Dureté / Dominance)
- Emotional (Émotivité / Réactivité)
- Intellectualize (Intellectualisation / Froideur logique)
- Escalate (Escalade / Amplification)
- Minimize (Minimisation / Déni)
- Conceal (Dissimulation / Masquage)
- Reveal (Divulgation / Transparence compulsive)
- Rigid (Rigidité procédurale / Normative)
- Loose (Relâchement / Désorganisation)
- Modalités de passation : Auto-administration en ligne ou sur support papier (durée approximative : 5 à 8 minutes).
- Cotation : Calcul de scores moyens ou composites par tendance comportementale ; confrontation des scores opposés au sein de chaque polarité bipolaire pour identifier les déséquilibres réactionnels prédominants.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication officielle : 2023
- Utilisation commerciale : Non autorisée sans accord écrit explicite des titulaires des droits.
- Frais d’utilisation (Fee) : Gratuit pour la recherche scientifique et académique à but non lucratif.
- Permissions et autorisations : Contacter directement l’auteur correspondant pour obtenir les protocoles complets et les autorisations de reproduction : Peter T. Coleman, Teachers College, Columbia University ([email protected]).
12. Références / References
Les sources académiques fondant cet instrument sont les suivantes :
- Coleman, P. T., & Chan, A. (2023). Conflict + anxiety = turmoil! Introducing a measure of conflict response derailers. Negotiation Journal, 39(2), 137–173. https://doi.org/10.1111/nejo.12427
- Deutsch, M. (1993). Educating for a peaceful world. American Psychologist, 48(5), 510–517. https://doi.org/10.1037/0003-066X.48.5.510
- Deutsch, M. (1973). The resolution of conflict: Constructive and destructive processes. Yale University Press. https://yalebooks.yale.edu/
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Les énoncés intégraux de la Conflict Anxiety Response Scale (CARS) constituent une œuvre originale protégée par le droit d’auteur (Coleman & Chan, 2023, Negotiation Journal / John Wiley & Sons, Inc.) et ne sont pas reproduits dans le domaine public ouvert sans autorisation. L’inventaire officiel de 22 items doit être obtenu auprès des auteurs ou de la revue d’origine.
Response Scale (Format officiel) :
Items are rated on 5-point Likert scales.
Subscales and Dimensional Structure :
- Avoid (Tendency to evade, withdraw, or postpone conflict engagement)
- Involve (Tendency to excessively force confrontation and over-engage)
- Soft (Tendency to capitulate, yield excessively, and appease)
- Hard (Tendency to dominate, posture aggressively, and enforce demands)
- Emotional (Tendency to become overwhelmed by feelings and react emotionally)
- Intellectualize (Tendency to detach emotionally and over-rationalize cold logic)
- Escalate (Tendency to magnify stakes, dramatize, and expand the conflict)
- Minimize (Tendency to deny, downplay, and gloss over significant issues)
- Conceal (Tendency to hide thoughts, mask intentions, and withhold information)
- Reveal (Tendency to overshare compulsively and disclose unfiltered information)
- Rigid (Tendency to inflexibly adhere to strict procedural rules and dogmas)
- Loose (Tendency to abandon structure, evade commitments, and remain chaotic)