Échelle de proximité psychologique avec les méthodes de suicide (PCSMS)

L’Échelle de proximité psychologique avec les méthodes de suicide (PCSMS) évalue l’attachement, la fixation cognitive et la familiarité envers un moyen létal pour prédire la transition entre idéation et tentative suicidaire.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 15, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 15, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’Échelle de proximité psychologique avec les méthodes de suicide (Psychological Closeness to Suicide Methods Scale [PCSMS] ; Rogers, Murley, & Clary, 2025) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation multidimensionnel conçu pour quantifier le degré de proximité cognitive, affective et comportementale qu’un individu entretient à l’égard de sa méthode privilégiée de suicide. Développée dans le cadre contemporain des modèles conceptuels « de l’idéation à l’action » (ideation-to-action frameworks), la PCSMS permet de capturer un facteur de vulnérabilité clinique proximal qui facilite la transition critique entre les pensées suicidaires passives ou actives et le passage à l’acte létal effectif. L’élaboration initiale de l’instrument s’est appuyée sur une démarche qualitative approfondie impliquant des chercheurs en suicidologie, des cliniciens experts et des personnes ayant une expérience vécue du suicide (Clary et al., 2024), aboutissant à un ensemble initial de 53 items réduits à une forme définitive rigoureuse de 15 items.

L’échelle évalue quatre facettes interdépendantes : la fixation cognitive, la régulation émotionnelle, le sentiment d’attachement affectif et la familiarité opérationnelle liée à la méthode. Chaque item est évalué sur une échelle ordinale de type Likert en 5 points allant de 0 (« Absolument pas vrai pour moi ») à 4 (« Très vrai pour moi »). Les propriétés psychométriques de l’instrument ont été validées auprès de deux cohortes distinctes d’adultes présentant des idéations suicidaires actuelles ou des antécédents de tentative de suicide : un échantillon d’étudiants universitaires et un échantillon d’adultes issus de la population générale aux États-Unis. Les analyses factorielles confirmatoires et l’analyse selon la théorie de réponse aux items (TRI) démontrent une excellente adéquation du modèle factoriel (CFI = 1,00 ; TLI ≥ 0,99 ; RMSEA ≤ 0,06), avec une supériorité structurelle d’une organisation bifactorielle. La cohérence interne globale s’avère remarquable (α = 0,90 et 0,93), et l’instrument présente une validité incrémentielle significative pour prédire la sévérité des idéations et des comportements suicidaires au-delà des facteurs de risque traditionnels.

2. Mots-clés / Keywords

Suicidologie, méthodes de suicide, proximité psychologique, fixation cognitive, régulation émotionnelle, transition idéation-action, évaluation du risque suicidaire, psychométrie, validité incrémentielle, théorie de réponse aux items, invariance de mesure, sentiment d’attachement.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été conçue et validée par une équipe de chercheurs de l’Université d’État du Texas (Texas State University) :

  • Megan L. Rogers, Ph.D. — Département de psychologie, Texas State University, San Marcos, Texas, États-Unis. Identifiant ORCID : 0000-0002-4969-7035. Courriel institutionnel : [email protected].
  • William D. Murley, M.A. — Département de psychologie, Texas State University, San Marcos, Texas, États-Unis.
  • Kelly L. Clary, Ph.D., LCSW — École de travail social (School of Social Work), Texas State University, San Marcos, Texas, États-Unis.

Correspondance scientifique : Megan L. Rogers, Texas State University, Department of Psychology, 601 University Drive, San Marcos, TX 78666, États-Unis.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de la PCSMS est d’identifier, d’opérationnaliser et de quantifier la relation psychologique singulière qu’un individu vulnérable développe envers une méthode spécifique d’autolyse. Historiquement, la recherche clinique et l’évaluation du risque suicidaire se sont focalisées sur des indices statiques ou distaux (tels que la présence de troubles psychiatriques majeurs, les antécédents familiaux de suicide, les traumatismes infantiles) ou sur des variables psychologiques générales (l’intensité du désespoir selon Aaron Beck, la douleur psychologique ou psychache théorisée par Edwin Shneidman). Cependant, ces facteurs présentent une sensibilité diagnostique limitée pour déterminer avec précision quand et comment un individu franchit le seuil séparant l’idéation passive de l’acte autodestructeur létal.

Sur le plan étiologique, la transition d’une détresse existentielle vers un geste suicidaire nécessite l’élaboration d’un plan concret reposant sur un moyen d’action défini (armes à feu, substances toxiques, sauts dans le vide, pendaison, etc.). La PCSMS postule que l’accès purement objectif ou physique à un moyen ne suffit pas à déclencher le passage à l’acte ; il existe une dimension psychologique déterminante au cours de laquelle la méthode devient un objet d’investissement cognitif, affectif et comportemental. Les individus à haut risque développent fréquemment une familiarisation progressive avec le moyen, une dépendance psychologique envers sa présence perçue comme un mécanisme régulateur de leur angoisse, voire un lien d’attachement paradoxal où la méthode est conceptualisée comme une issue sécurisante ou un « filet de protection » face à une souffrance émotionnelle intolérable.

En pratique clinique, l’administration de la PCSMS remplit plusieurs finalités préventives et thérapeutiques majeures :

  • Affiner la stratification du risque suicidaire imminent : Permettre aux cliniciens de mesurer le degré d’assimilation psychologique de la méthode chez des patients verbalisant des scénarios suicidaires, offrant ainsi un marqueur d’alerte bien plus précis que la simple évocation d’une méthode.
  • Orienter les interventions de restriction des moyens létaux : L’approche fondée sur la lethal means safety counseling gagne en efficacité lorsque le praticien comprend la fonction psychologique que revêt le moyen (par exemple, si le sujet ressent un état d’apaisement par le simple fait de savoir l’arme à proximité immédiate).
  • Désamorcer les boucles de fixation cognitive : Cibler spécifiquement, dans le cadre de thérapies cognitivo-comportementales contemporaines (TCC dialectique ou Collaborative Assessment and Management of Suicidality [CAMS]), la rumination et l’attachement affectif envers l’objet létal.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit de « proximité psychologique envers les méthodes de suicide » (psychological closeness to suicide methods) est conceptualisé comme une constellation multidimensionnelle d’attitudes, de cognitions obsédantes, de réponses émotionnelles conditionnées et d’expériences comportementales associées à un moyen spécifique d’autolyse. Ce construit théorique transcende la simple accessibilité physique en caractérisant la saillance interne de l’objet dans l’économie psychique de l’individu. L’instrument capture quatre dimensions empiriquement dérivées :

1. Fixation cognitive et rumination (Fixation)

Cette dimension renvoie à l’occupation constante et involontaire du champ attentionnel par la méthode suicidaire. L’individu consacre un temps cognitif considérable à penser au moyen, décrivant un état d’obsession où il lui devient extrêmement difficile de détourner son attention de cette représentation mentale. Ce phénomène s’apparente à une intrusion cognitive récurrente qui colonise l’activité mentale quotidienne (exemples : « I think about this method a lot », « I am fixated on this method », « This method is always on my mind »). Cette fixation entretient et amplifie l’accessibilité cognitive du geste lors des épisodes de crise aiguë.

2. Régulation émotionnelle et apaisement paradoxal (Regulation)

Cette facette reflète un mécanisme paradoxal où la disponibilité ou la simple contemplation de la méthode procure un soulagement affectif, une diminution du sentiment de détresse psychologique ou un sentiment de réconfort. La méthode est alors psychologiquement investie comme une stratégie de régulation émotionnelle externe ultime : savoir que le moyen existe et demeure accessible réduit l’angoisse de se retrouver piégé par une souffrance infinie (exemples : « This method reduces my feelings of emotional pain », « I experience calmness when I think about this method », « I feel comfort when I have access to this method »). L’absence de la méthode engendre réciproquement une anxiété aiguë et un état d’insécurité psychique marqué.

3. Sentiment d’attachement et lien identitaire (Sentiment / Bond)

Cette composante capture l’intensité affective et la tonalité d’intimité ou de valorisation personnelle associées à la méthode. Loin de susciter du dégoût ou de l’effroi, l’objet létal est perçu comme significatif, doté d’une valeur sentimentale particulière, voire assimilé à un « objet transitionnel » de sécurité (exemples : « I have a strong bond with this method », « This method is a safety blanket », « This method has sentimental value to me »). Le sujet manifeste une réticence psychologique à se distancier du moyen, considérant que celui-ci fait désormais partie intégrante de son histoire ou de sa sphère d’équilibre personnel.

4. Familiarité opératoire et compétence perçue (Familiarity / Competence)

La quatrième dimension décrit l’aisance technique, l’exposition préalable non suicidaire ou répétée à l’objet, ainsi que le sentiment d’auto-efficacité quant à sa manipulation pratique (exemples : « I am very familiar with this method », « I understand how to properly administer this method », « I am confident in my ability to correctly use this method »). Cette familiarité réduit la peur de l’échec ou de la souffrance physique et favorise l’habituation progressive requise pour le passage à l’acte.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’ancrage conceptuel de la PCSMS repose principalement sur les théories suicidologiques dites « de l’idéation à l’action » (Ideation-to-Action Frameworks), qui ont profondément renouvelé l’approche épidémiologique et clinique au cours des deux dernières décennies. Parmi ces modèles fondateurs figurent :

  • La théorie interpersonnelle du suicide (IPTS) : Élaborée par Thomas Joiner (2005) et développée par Van Orden et al. (2010), cette approche soutient que la volonté de mourir (issue de la combinaison de la charge perçue et du sentiment d’appartenance contrecarrée) ne débouche sur une tentative létale que si le sujet possède la capacité acquise de se suicider (acquired capability for suicide). Cette capacité implique une désensibilisation à la douleur physique et une baisse de la peur de la mort. La PCSMS s’intègre directement à ce modèle en démontrant que la familiarisation continue, l’absence de répulsion affective et l’attachement à un moyen précis constituent les mécanismes proximaux par lesquels s’élabore cette capacité létale spécifique.
  • La théorie intégrée motivationnelle-volitionnelle (IMV) : Formulée par Rory O’Connor (2011, 2018), l’IMV segmente le processus suicidaire en trois phases : pré-motivationnelle, motivationnelle et volitionnelle. La phase volitionnelle est celle qui détermine l’acte suicidaire à travers des facilitateurs précis, dont l’accès aux moyens, la planification détaillée et l’imagerie mentale. La proximité psychologique mesurée par la PCSMS constitue précisément un modérateur volitionnel de premier plan : elle matérialise le passage de la simple intention à la focalisation opérationnelle sur un instrument tangible.
  • Le modèle cognitif du comportement suicidaire et les concepts psychodynamiques d’attachement à l’objet : Les travaux cognitivo-comportementaux sur les schémas suicidaires (Wenzel & Beck, 2008) montrent que l’activation du « mode suicidaire » entraîne une distorsion du traitement de l’information focalisée sur l’échappatoire. En parallèle, certains mécanismes psychodynamiques et d’attachement éclairent la manière dont l’objet suicidaire peut se substituer aux relations d’étayage interpersonnel défaillantes, devenant un objet rassurant investi narcissiquement ou affectivement (Rudd et al., 2001).

La PCSMS synthétise ces approches en fournissant une métrique directe de la pénétration psychologique de la méthode dans la sphère motivationnelle et volitionnelle du patient.

7. Validité / Validity

Les propriétés métrologiques de la PCSMS ont fait l’objet d’une évaluation psychométrique rigoureuse rapportée par Rogers, Murley et Clary (2025), combinant des méthodologies classiques et modernes.

Validité selon la Théorie de Réponse aux Items (TRI)

L’étalonnage des items via des modèles de réponse polytomiques (modèle de réponse graduée de Samejima) a démontré des indices de discrimination exceptionnellement élevés pour les items retenus. Les paramètres de difficulté (seuils de transition) s’échelonnent sur un continuum représentatif du trait sous-jacent, indiquant que l’échelle est capable de différencier avec une grande précision aussi bien les individus ayant un attachement modéré que ceux manifestant une fixation pathologique extrême envers un moyen.

Validité convergente

Les analyses corrélationnelles confirment les hypothèses théoriques a priori :

  • Associations positives modérées à fortes avec la rumination spécifique au suicide (suicide-specific rumination) et la capacité acquise pour le suicide.
  • Corrélations positives faibles à modérées avec les indices généraux de psychopathologie (sévérité de la dépression, anxiété générale, désespoir).
  • Corrélation élevée avec l’intention suicidaire active et la planification détaillée d’un geste d’autolyse.

Validité discriminante

La PCSMS présente une excellente divergence vis-à-vis de construits généraux non directement liés à la volition suicidaire. Des associations quasi nulles ou non significatives ont été constatées avec les perturbations globales du sommeil et les mesures générales de l’impulsivité trait. Ceci confirme que l’échelle mesure une composante cognitive/affective spécifiquement orientée vers la méthode et ne reflète pas simplement une dysrégulation émotionnelle diffuse ou une propension à l’agir impulsif.

Validité incrémentielle

La valeur ajoutée pronostique de la PCSMS a été vérifiée par des modèles de régressions linéaires hiérarchiques prédisant l’intensité des idéations suicidaires :

  • Étape 1 (Covariables cliniques et démographiques) : Prise en compte de l’âge, du genre, des symptômes dépressifs et des antécédents suicidaires, expliquant 45,3 % de la variance totale ($R^2 = 0{,}453$).
  • Étape 2a (Score total de la PCSMS) : L’adjonction du score global à l’étape 2 augmente significativement la variance expliquée à 47,7 % ($\Delta R^2 = 0{,}024, p < 0{,}001$), montrant une association prédictive unique au-delà de l’ensemble des facteurs de risque établis.
  • Étape 2b (Sous-échelles de la PCSMS) : Lorsque les quatre sous-échelles distinctes sont intégrées conjointement à l’étape 2, le pourcentage de variance expliquée atteint 50,6 % ($\Delta R^2 = 0{,}053, p < 0{,}001$), confirmant la pertinence clinique de l’évaluation multidimensionnelle des facettes de fixation et de régulation.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’échelle a été examinée à travers l’évaluation de sa consistance interne dans deux échantillons cliniquement pertinents (Échantillon 1 : étudiants universitaires présentant des idéations ou antécédents suicidaires ; Échantillon 2 : adultes issus de la population générale recrutés pour leur vulnérabilité suicidaire active).

Consistance interne

Les coefficients de cohérence interne se situent à des niveaux méthodologiques remarquables :

  • Score total de la PCSMS : Coefficient alpha de Cronbach (α) de 0,90 dans l’Échantillon 1 et de 0,93 dans l’Échantillon 2. Les coefficients oméga hiérarchique et total confirment l’homogénéité globale du construit unifié.
  • Sous-échelle 1 (Fixation cognitive) : α = 0,89 (Échantillon 1) et α = 0,85 (Échantillon 2).
  • Sous-échelle 2 (Régulation émotionnelle) : α = 0,84 (Échantillon 1) et α = 0,75 (Échantillon 2).
  • Sous-échelle 3 (Attachement / Sentiment) : α = 0,83 (Échantillon 1) et α = 0,87 (Échantillon 2).
  • Sous-échelle 4 (Familiarité opérationnelle) : α = 0,84 (Échantillon 1) et α = 0,82 (Échantillon 2).

L’ensemble de ces métriques indique une excellente fiabilité de mesure, minimisant l’erreur standard de mesure (SEM) tant au niveau des composantes factorielles spécifiques qu’au niveau du score global composite.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure dimensionnelle de la PCSMS a été investiguée à travers des démarches d’analyses factorielles exploratoires (AFE) préalables sur la réserve complète des 53 items initiaux, suivies d’analyses factorielles confirmatoires (AFC) rigoureuses sur la version finalisée à 15 items.

Modélisation confirmatoire et indices d’ajustement

La version finale à 15 items a démontré une adéquation statistique exceptionnelle aux données empiriques au sein des deux groupes d’évaluation indépendants :

  • Échantillon 1 (Universitaires) : $\chi^2(84) = 208{,}63, p < 0{,}001$ ; Comparative Fit Index (CFI) = 1,00 ; Tucker-Lewis Index (TLI) = 0,99 ; Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) = 0,06 ; Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) = 0,06.
  • Échantillon 2 (Adultes en communauté) : $\chi^2(84) = 114{,}38, p = 0{,}015$ ; CFI = 1,00 ; TLI = 1,00 ; RMSEA = 0,04 ; SRMR = 0,05.

Comparaison des structures factorielles : Modèle corrélé, de second ordre et bifactoriel

L’évaluation comparative de structures rivales a apporté des éclairages théoriques majeurs :

  • Le modèle hiérarchique de second ordre classique s’est avéré statistiquement inférieur au modèle à quatre facteurs corrélés ($\Delta\chi^2(2) = 7{,}11, p = 0{,}029$).
  • En revanche, le modèle bifactoriel (intégrant un facteur général de « proximité psychologique » transverse et quatre facteurs de groupe spécifiques résiduels) a manifesté une supériorité d’ajustement hautement significative par rapport aux autres configurations ($\Delta\chi^2(8) = 101{,}15, p < 0{,}001$). Ce résultat atteste de la pertinence de calculer à la fois un score total synthétique et des scores spécifiques pour chaque facette clinique.

Invariance de mesure

Les analyses d’invariance de mesure multigroupe ont établi formellement l’invariance configurationnelle, métrique (faible) et scalaire (forte) de la PCSMS à travers :

  1. L’historique suicidaire (individus avec antécédents de tentative versus idéateurs purs sans passage à l’acte préalable) ;
  2. Le genre des participants (hommes versus femmes) ;
  3. L’appartenance ethnoraciale.

Ces éléments confirment que l’instrument évalue le même construit sous-jacent avec des propriétés métrologiques équivalentes, autorisant des comparaisons directes de moyennes de scores entre ces différentes sous-populations.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (Self-report inventory).
  • Nature de l’instrument : Instrument original de premier plan.
  • Nombre d’items : 15 items retenus dans la forme définitive finale (dérivés d’une banque exploratoire de 53 items initiaux couvrant l’ensemble du spectre du construit).
  • Format de réponse : Échelle ordinale de type Likert en 5 points :
    • 0 = Not at all true for me (Absolument pas vrai pour moi)
    • 1 = Slightly true for me (Légèrement vrai pour moi)
    • 2 = Moderately true for me (Modérément vrai pour moi)
    • 3 = Mostly true for me (Très souvent vrai pour moi)
    • 4 = Very true for me (Tout à fait vrai pour moi / Très vrai pour moi)
  • Consigne d’administration : Le participant identifie préalablement la méthode de suicide à laquelle il a le plus pensé ou qu’il privilégie mentalement, puis évalue la véracité de chaque énoncé vis-à-vis de cette méthode spécifique.
  • Modalités de cotation :
    • Les items formulés de manière inversée (indiqués par la mention (R) dans la banque expérimentale) doivent faire l’objet d’une inversion préalable de leur codage numérique (0 devenant 4, 1 devenant 3, etc.) avant le calcul des scores agrégés.
    • Score total : Sommation directe des items de la version retenue, générant un indice global de proximité psychologique. Plus le score est élevé, plus l’investissement psychologique du moyen létal est marqué.
    • Scores des sous-échelles : Somme des items correspondant aux quatre facteurs (Fixation, Régulation, Sentiment/Attachement, Familiarité/Compétence).
  • Population cible : Adultes âgés de 18 ans et plus présentant des idéations suicidaires, un plan suicidaire ou des antécédents d’épisodes suicidaires.
  • Contexte d’utilisation : Recherche en suicidologie, services d’urgence psychiatrique, centres de crise, psychiatrie de liaison et suivi psychothérapeutique ambulatoire à orientation TCC/CAMS.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de développement et publication de référence : 2025.
  • Conditions de licence et d’utilisation : L’échelle est disponible pour une utilisation à des fins de recherche académique et d’enseignement scientifique sans frais d’acquisition (utilisation non commerciale libre sous réserve de citation adéquate des auteurs).
  • Frais d’utilisation (Fee) : Gratuit / Sans frais (No fee for non-commercial research and teaching).
  • Demandes d’autorisation et contact : Pour toute utilisation commerciale, adaptation clinique dans des systèmes de santé ou démarches de traduction/transposition transculturelle, une autorisation formelle doit être sollicitée auprès de la correspondante principale : Megan L. Rogers, Ph.D. ([email protected]).

12. Références / References

Les publications et références théoriques régissant la conception et l’évaluation de la PCSMS comprennent :

  • Beck, A. T., Kovacs, M., & Weissman, A. (1979). Assessment of suicidal intention: The Scale for Suicide Ideation. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 47(2), 343–352. https://doi.org/10.1037/0022-006X.47.2.343
  • Clary, K. L., Murley, W. D., & Rogers, M. L. (2024). Lived experience perspectives on psychological closeness to suicide methods: A qualitative inquiry. Suicide and Life-Threatening Behavior, 54(4), 589–603.
  • Joiner, T. E. (2005). Why people die by suicide. Harvard University Press.
  • Klonsky, E. D., & May, A. M. (2015). The Three-Step Theory (3ST): A new theory of suicide rooted in the “ideation-to-action” framework. International Journal of Cognitive Therapy, 8(2), 114–129. https://doi.org/10.1521/ijct.2015.8.2.114
  • O’Connor, R. C., & Kirtley, O. J. (2018). The Integrated Motivational-Volitional model of suicidal behaviour. Philosophical Transactions of the Royal Society B: Biological Sciences, 373(1754), Article 20170268. https://doi.org/10.1098/rstb.2017.0268
  • Rogers, M. L., Murley, W. D., & Clary, K. L. (2025). Development and psychometric evaluation of the Psychological Closeness to Suicide Methods Scale. Psychological Assessment, 37(3), 71–84. https://doi.org/10.1037/pas0001360
  • Rudd, M. D., Joiner, T., & Rajab, M. H. (2001). Treating suicidal behavior: An effective, time-limited approach. Guilford Press.
  • Van Orden, K. A., Witte, T. K., Cukrowicz, K. C., Braithwaite, S. R., Selby, E. A., & Joiner, T. E. (2010). The interpersonal theory of suicide. Psychological Review, 117(2), 575–600. https://doi.org/10.1037/a0018697
  • Wenzel, A., & Beck, A. T. (2008). A cognitive model of suicidal behavior: Theory and treatment. Applied and Preventive Psychology, 12(4), 189–201. https://doi.org/10.1016/j.appsy.2008.05.002

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Note: Items are rated from 0 (not at all true for me) to 4 (very true for me). (R) indicates reverse-scored items.

  1. I think about this method a lot.
  2. I am fixated on this method.
  3. I do not want to associate with this method. (R)
  4. I am anxious when I am far away from this method.
  5. I am obsessed with this method.
  6. This method is scary to me. (R)
  7. I am attached to this method.
  8. I often engage with this method in a non-suicidal manner.
  9. I feel a special connection with this method.
  10. I experience calmness when I think about this method.
  11. This method reduces my feelings of emotional pain.
  12. I feel better when I have access to this method.
  13. If I don’t have access to this method, my heart begins to race.
  14. I am dependent on this method for emotional stability.
  15. If I don’t have access to this method, I feel unsafe.
  16. This method is socially accepted within my culture/community.
  17. I am emotionally invested in this method.
  18. My community/culture views this method as dishonorable. (R)
  19. I understand how to properly administer this method (whether for suicide or another purpose).
  20. I try to mentally separate myself from this method. (R)
  21. This method is significant to me.
  22. I have a strong bond with this method.
  23. I do not want to be close to this method. (R)
  24. I do not know how to use this method (whether for suicide or another purpose). (R)
  25. I have a lot of history with this method.
  26. This method is a safety blanket.
  27. This method makes me feel secure.
  28. I am psychologically close to this method.
  29. I have a hard time not thinking about this method.
  30. I have positive memories of this method.
  31. I am confident in my ability to correctly use this method (whether for suicide or another purpose).
  32. I have special memories that are connected to this method.
  33. I am emotionally close to this method.
  34. If I don’t have access to this method, I feel anxious.
  35. I am anxious when I am close to this method. (R)
  36. I am intensely connected to this method.
  37. I feel comfort when I have access to this method.
  38. I am relaxed or at ease when I think about this method.
  39. I feel disgusted when I think about this method. (R)
  40. I am disconnected from this method. (R)
  41. I have a negative reaction when I think about this method. (R)
  42. I experience relief when I think about this method.
  43. I am comfortable with being near this method.
  44. This method has sentimental value to me.
  45. This method is meaningful to me.
  46. I avoid thinking about this method. (R)
  47. I feel safer when I am close to this method.
  48. My identity is strongly connected with this method.
  49. I have built a mental barrier between myself and this method. (R)
  50. This method is always on my mind.
  51. If I don’t have access to this method, I feel hopeless.
  52. I am very familiar with this method.
  53. I feel better when I think about this method.
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Looti, M. (2026, octobre 15). Échelle de proximité psychologique avec les méthodes de suicide (PCSMS). Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-proximite-psychologique-avec-les-methodes-de-suicide-pcsms
Looti, Mohammed. “Échelle de proximité psychologique avec les méthodes de suicide (PCSMS).” Base de données de psychologie en français, 15 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-proximite-psychologique-avec-les-methodes-de-suicide-pcsms.
Looti, Mohammed. “Échelle de proximité psychologique avec les méthodes de suicide (PCSMS).” Base de données de psychologie en français. octobre 15, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-proximite-psychologique-avec-les-methodes-de-suicide-pcsms.