Échelle de proreligiosité indiscriminée

L’Échelle de proreligiosité indiscriminée (IPRO) de Kenneth I. Pargament évalue l’idéalisation pieuse et l’approbation inconditionnelle de la religion sur les plans personnel et congrégationnel. Analyse psychométrique, validité, fidélité et items originaux.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 17, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 17, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

L’Échelle de proreligiosité indiscriminée (en anglais, Indiscriminate Proreligiousness Scale, ou IPRO), développée initialement par Kenneth I. Pargament et ses collaborateurs en 1987, est un instrument psychométrique conçu pour évaluer la propension systématique d’un individu à approuver des énoncés à teneur religieuse positive, indépendamment du caractère plausible ou réaliste de ces assertions. Fondée sur une réévaluation critique de la typologie quadripartite d’Allport et Ross (1967) — qui qualifiaient d’illogique l’adhésion simultanée aux orientations religieuses intrinsèque et extrinsèque —, l’IPRO opérationnalise cette tendance comme un biais d’évaluation cognitive et d’idéalisation religieuse plutôt que comme une simple incohérence logique. L’instrument est structuré en deux sous-échelles distinctes totalisant 28 items : l’échelle congrégationnelle (PRO-C, 16 items) et l’échelle personnelle (PRO-P, 12 items). Toutes deux utilisent un format de réponse dichotomique forcé (Vrai / Faux), opposant directement une formulation hautement idéalisée et invraisemblable à un jugement plus nuancé et discriminant.

Les études empiriques révèlent des propriétés psychométriques robustes. La cohérence interne (alpha de Cronbach) s’échelonne de 0,78 à 0,82 pour la dimension congrégationnelle (PRO-C), et de 0,59 à 0,75 pour la dimension personnelle (PRO-P). L’analyse factorielle confirmatoire et exploratoire avec rotation promax confirme une structure bidimensionnelle claire, où les items saturent significativement sur leur facteur respectif sans chevauchement transversal majeur. L’échelle démontre une validité convergente et discriminante établie : elle ne corrèle que modérément avec l’échelle de désirabilité sociale de Crowne et Marlowe (r = 0,29 à 0,52), prouvant qu’elle mesure un phénomène spécifique d’idéalisation religieuse et non un simple besoin général d’approbation sociale. Cet outil s’avère indispensable en psychologie de la religion, en psychologie sociale et en évaluation clinique des systèmes de croyance.

2. Mots-clés / Keywords

Proreligiosité indiscriminée, Kenneth I. Pargament, psychométrie, orientation religieuse, désirabilité sociale religieuse, échelle PRO-C, échelle PRO-P, biais de réponse, idéalisation religieuse, psychologie de la religion, Gordon Allport, évaluation congrégationnelle.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été conçue et validée par une équipe de chercheurs dirigée par Kenneth I. Pargament au sein du département de psychologie de la Bowling Green State University (Ohio, États-Unis) :

  • Kenneth I. Pargament, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie à la Bowling Green State University, sommité internationale dans le domaine de la psychologie de la religion, du coping religieux et de la spiritualité clinique.
  • Michael T. Brannick, Ph.D. : Spécialiste en psychologie industrielle, organisationnelle et méthodes quantitatives, professeur à l’University of South Florida.
  • Harry Adamakos, Ph.D. : Chercheur en psychologie clinique et évaluation psychologique.
  • David S. Ensing, Ph.D. : Chercheur associé en psychologie communautaire et soutien psychosocial religieux.
  • M. L. Kelemen, R. K. Warren, K. Falgout, P. Cook, et J. Myers : Collaborateurs de recherche et méthodologistes à la Bowling Green State University lors des travaux d’élaboration psychométrique de l’outil.

4. Objectif / Purpose

L’objectif central de l’Échelle de proreligiosité indiscriminée (IPRO) est de quantifier avec exactitude la propension des individus à manifester une attitude inconditionnellement positive et acritique envers la religion, ses représentants, sa doctrine et ses institutions. Historiquement, les chercheurs travaillant avec l’Échelle d’orientation religieuse (Religious Orientation Scale, ROS) d’Allport et Ross (1967) s’étaient heurtés à un paradoxe méthodologique : une proportion substantielle de répondants obtenait des scores élevés simultanément sur l’échelle d’orientation intrinsèque (« vivre » sa religion comme fin en soi) et sur l’échelle d’orientation extrinsèque (« utiliser » sa religion comme moyen utilitaire pour obtenir statut social ou réconfort). Allport et Ross qualifiaient ces individus d’« indifférenciés » ou de « proreligieux indiscriminés » (indiscriminately proreligious), postulant qu’ils souffraient d’un déficit logique, d’une pensée simpliste ou d’une propension aveugle à approuver toute déclaration favorable à la religion.

Pargament et ses collaborateurs (1987) ont réfuté l’hypothèse selon laquelle les dimensions intrinsèque et extrinsèque s’excluraient mutuellement sur le plan conceptuel. Selon leur modèle, un croyant mature peut tout à fait « vivre » et « utiliser » simultanément sa foi sans contradiction cognitive. Pour clarifier ce débat empirique, il devenait impératif de concevoir une mesure directe et autonome de la proreligiosité indiscriminée, indépendante des échelles intrinsèque-extrinsèque préexistantes. Pargament a opérationnalisé ce construit comme une disposition cognitive et attitudinale consistant à soutenir de manière systématique des affirmations religieuses superlatives dont le contenu objectif est factuellement invraisemblable (par exemple, déclarer que les membres d’une congrégation ne font jamais de commérages ou qu’une personne applique absolument tous les préceptes de sa foi à chaque seconde de sa vie).

Dans la recherche contemporaine et la pratique clinique, l’IPRO remplit des fonctions critiques :

  • Contrôle des biais méthodologiques et de validité : Elle permet d’isoler l’effet de l’idéalisation pieuse dans les enquêtes d’auto-évaluation spirituelle, évitant que des corrélations artificielles ne faussent les liens entre dévotion religieuse et santé mentale.
  • Évaluation du climat institutionnel et de la maturité congrégationnelle : L’outil mesure la capacité d’une communauté religieuse à tolérer la divergence, à reconnaître ses faiblesses internes et à développer un esprit critique bienveillant plutôt qu’un déni institutionnel.
  • Diagnostic clinique et pastoral : En psychothérapie sensible aux croyances, l’échelle permet de repérer les formes de coping religieux rigides, le perfectionnisme moral ou le déni des conflits interpersonnels sous couvert d’une façade pieuse.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit de proreligiosité indiscriminée renvoie à un style de réponse caractérisé par l’endossement systématique d’énoncés religieux hyperboliques, non nuancés et manifestement contraires à l’expérience humaine ordinaire. Ce construit ne mesure pas l’intensité de la spiritualité authentique, mais plutôt l’absence de discernement critique et le degré d’idéalisation défensive. Pargament et ses collègues ont démontré que ce phénomène s’articule autour de deux dimensions écologiquement et psychologiquement distinctes : la dimension congrégationnelle et la dimension personnelle.

1. La proreligiosité congrégationnelle (PRO-C)

La sous-échelle PRO-C (16 items) évalue la propension à percevoir sa congrégation religieuse, son clergé, ses programmes et ses membres à travers un prisme utopique exempt de toute imperfection. Les items explorent les sphères de la gouvernance ecclésiale, du leadership pastoral, de l’harmonie communautaire et des activités institutionnelles. L’individu présentant un score élevé sur cette dimension refuse de reconnaître l’existence de tensions interpersonnelles, de factions politiques au sein de la paroisse ou de lacunes chez les ministres du culte. Par exemple, l’adhésion à l’énoncé « Tensions do not exist among members of this church » dénote une méconnaissance ou un déni actif des dynamiques sociales universelles qui traversent toute collectivité humaine. Cette dimension constitue un indicateur précieux du climat organisationnel perçu et de la pression à la conformité institutionnelle.

2. La proreligiosité personnelle (PRO-P)

La sous-échelle PRO-P (12 items) appréhende l’idéalisation de sa propre trajectoire religieuse individuelle, incluant les facettes dévotionnelles, rituelles, idéologiques et comportementales. Le sujet indiscriminé affirme adhérer sans aucune faille aux préceptes moraux, ne jamais éprouver d’ennui lors des liturgies, ne jamais douter de Dieu et être constamment guidé dans chacune de ses micro-actions quotidiennes par sa foi. L’endossement d’items tels que « I always live by my religious beliefs » ou « I never disobey the teachings of my faith » illustre une auto-présentation perfectionniste et une absence d’autocritique. Contrairement à la croyance sincère mais réflexive, la proreligiosité personnelle relève d’une forme de rigidité psychologique où la vulnérabilité humaine et l’ambivalence sont refoulées.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’ancrage théorique de l’IPRO se situe au confluent de la psychologie de la personnalité de Gordon Allport, de la psychologie cognitive du jugement et des travaux de Kenneth Pargament sur le coping religieux.

La remise en question de la typologie d’Allport et Ross (1967)

Dans leur étude classique reliant orientation religieuse et préjugés raciaux, Allport et Ross (1967) ont proposé de scinder les croyants en quatre catégories à partir des médianes d’orientation intrinsèque (I) et extrinsèque (E) :

  • Les Intrinsèques purs (I élevé, E faible) : croyants intériorisant leur foi comme valeur ultime et manifestant moins de préjugés.
  • Les Extrinsèques purs (I faible, E élevé) : croyants utilitaristes se servant de la religion pour leur statut ou leur sociabilité.
  • Les Non-religieux (I faible, E faible) : individus indifférents à l’égard de la sphère religieuse.
  • Les Proreligieux indiscriminés (I élevé, E élevé) : individus approuvant indistinctement tous les énoncés religieux.

Allport postulait que les membres de ce quatrième groupe présentaient une distorsion cognitive majeure, incapable de faire le départ entre la religion vécue et la religion instrumentalisée. Pargament (1987) a formulé une critique théorique fondamentale à l’égard de cette interprétation : sur le plan de la logique comportementale, il n’est en rien contradictoire de trouver dans la foi à la fois un réconfort émotionnel pragmatique (fonction extrinsèque) et un sens ultime d’existence (fonction intrinsèque). Pour Pargament, qualifier d’illogique l’association I-E relevait d’une confusion conceptuelle. L’IPRO a donc été spécifiquement conçue pour détacher l’étude du biais d’idéalisation religieuse de la matrice théorique des orientations d’Allport, fournissant un instrument calibré sur l’invraisemblance des items plutôt que sur une déduction statistique secondaire.

Psychologie cognitive et théories de la désirabilité sociale

Sur le plan métathéorique, l’IPRO puise dans les travaux de Douglas Crowne et David Marlowe (1964) relatifs au besoin d’approbation et aux styles de réponse défensifs. Pargament postule l’existence d’une sous-catégorie spécifique de désirabilité sociale : la désirabilité sociale religieuse. Les individus fortement polarisés vers ce trait ne cherchent pas simplement à plaire à autrui dans un cadre séculier général, mais sont mus par une norme intériorisée d’excellence spirituelle absolue, les incitant à nier toute imperfection personnelle ou ecclésiale pour préserver une identité religieuse immaculée.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de l’Échelle de proreligiosité indiscriminée a fait l’objet d’évaluations empiriques approfondies lors de sa validation princeps menée auprès de deux cohortes distinctes : un échantillon paroissial d’adultes (N = 261, moyenne d’âge = 43 ans, issu de communautés luthériennes et presbytériennes du Michigan) et un échantillon d’étudiants universitaires pratiquants (N = 305, moyenne d’âge = 19 ans, comprenant 53 % de catholiques et 43 % de protestants).

Validité de contenu

La validité de contenu a été garantie par une analyse d’experts lors de la phase de rédaction des énoncés. Chaque item a été formulé de sorte que la position proreligieuse contienne un caractère d’absoluité statistiquement et empiriquement invraisemblable (mots-clés : « toujours », « jamais », « tous », « aucun »). L’équilibre interne a été assuré par l’intégration d’items inversés (8 pour PRO-C, 5 pour PRO-P), neutralisant ainsi le simple biais d’acquiescement passif (yea-saying).

Validité convergente et discriminante

Les corrélations observées confirment l’indépendance du construit par rapport aux variables connexes :

  • Désirabilité sociale générale : Les corrélations entre l’IPRO et l’échelle de Crowne-Marlowe (1964) sont modérées (r = 0,29 pour PRO-C et r = 0,52 pour PRO-P dans l’échantillon paroissial ; r = 0,31 pour PRO-C et r = 0,49 pour PRO-P dans l’échantillon étudiant). Ces valeurs démontrent que l’IPRO n’est pas un simple duplicat de la désirabilité sociale globale, mais capte une dimension spécifique liée au domaine spirituel.
  • Différenciation interne : La corrélation entre les deux sous-échelles PRO-C et PRO-P est modérée (r = 0,40 chez les paroissiens ; r = 0,44 chez les étudiants), prouvant qu’elles mesurent deux facettes complémentaires mais distinctes de la proreligiosité indiscriminée.
  • Climat congrégationnel : Les corrélations médianes avec les mesures de climat paroissial et de satisfaction ecclésiale sont significativement plus fortes avec PRO-C (r = 0,43) qu’avec PRO-P (r = 0,22) et Crowne-Marlowe (r = 0,14).
  • Variables de dévotion personnelle : Les corrélations médianes avec les mesures de religiosité conventionnelle (échelle intrinsèque de Hoge, assiduité aux offices, fréquence de la prière, centralité religieuse) sont nettement plus élevées avec PRO-P (r = 0,30) qu’avec PRO-C (r = 0,10) et Crowne-Marlowe (r = 0,09).
  • Lien avec la typologie d’Allport : Une relation modeste a été confirmée entre PRO-P et la catégorie proreligieuse indiscriminée issue de la typologie 2×2 d’Allport et Ross, attestant d’une convergence partielle tout en validant la supériorité métrologique de la mesure directe de Pargament.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’IPRO a été documentée à travers l’évaluation de la cohérence interne dans divers contextes d’échantillonnage.

Cohérence interne (Alpha de Cronbach)

Les coefficients de cohérence interne rapportés dans l’étude princeps de Pargament et al. (1987) révèlent les caractéristiques suivantes :

  • Échantillon paroissial adulte (N = 261) :
    • Sous-échelle congrégationnelle (PRO-C, 16 items) : α = 0,78
    • Sous-échelle personnelle (PRO-P, 12 items) : α = 0,75
  • Échantillon étudiant (N = 305) :
    • Sous-échelle congrégationnelle (PRO-C, 16 items) : α = 0,82
    • Sous-échelle personnelle (PRO-P, 12 items) : α = 0,59

Analyse des variations de fidélité

La valeur d’alpha plus faible constatée pour l’échelle PRO-P au sein de la cohorte étudiante (0,59) a fait l’objet d’une analyse psychométrique précise de la part des auteurs. Cette diminution s’explique principalement par le taux d’approbation très asymétrique de certains items dichotomiques dans cette population jeune. En théorie de la mesure, la corrélation d’un item dichotomique est contrainte lorsque la proportion d’endossement s’écarte significativement de 50 %. De surcroît, le niveau d’intégration et d’engagement religieux des étudiants était substantiellement plus bas que celui des adultes paroissiaux — attesté par des scores significativement inférieurs sur l’échelle de motivation intrinsèque de Hoge (1972) —, générant des réponses moins consolidées sur le plan de la dévotion personnelle.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure dimensionnelle de l’IPRO a été examinée par le biais d’une analyse factorielle exploratoire sur l’ensemble des 28 items, complétée par une rotation oblique de type promax, permettant une corrélation naturelle entre les dimensions latentes sous-jacentes.

Structure bipolaire émergente

L’analyse factorielle a mis en évidence deux composantes majeures correspondant parfaitement aux deux niveaux d’analyse théorisés :

  • Facteur 1 : Idéalisation de la communauté religieuse (PRO-C). Tous les items dédiés au climat paroissial, à l’absence de conflit, au comportement du clergé et à la perfection de l’assemblée saturent sur ce premier axe.
  • Facteur 2 : Idéalisation de la vie dévotionnelle personnelle (PRO-P). Les énoncés portant sur l’obéissance totale, l’absence de doutes, l’inspiration inconditionnelle lors des offices et la prière infaillible se regroupent distinctement sur ce second axe.

Saturations factorielles et pureté métrologique

Les critères d’admissibilité des items ont respecté des normes psychométriques rigoureuses :

  • Chaque item présente une saturation factorielle supérieure ou égale à 0,20 sur son facteur principal (la grande majorité dépassant 0,35).
  • À l’exception de seulement deux items issus de l’échelle PRO-C qui présentaient de faibles saturations croisées secondaires, l’ensemble des items n’a présenté aucune saturation substantielle sur le facteur opposé, confirmant une ségrégation factorielle nette.
  • L’alternance systématique d’items libellés positivement et négativement a permis d’éliminer le biais d’acquiescement non spécifique sur la structure factorielle.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’Échelle de proreligiosité indiscriminée (IPRO) se compose de 28 items répartis en deux formulaires autonomes ou administrables conjointement : le formulaire congrégationnel (PRO-C, 16 items) et le formulaire personnel (PRO-P, 12 items).

  • Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation psychologique et socioreligieuse (papier-crayon ou informatisé).
  • Format des réponses : Format dichotomique forcé à deux modalités : Vrai (True) ou Faux (False). Ce format binaire oblige le répondant à trancher nettement entre une vision idéale et une posture discriminante.
  • Cotation des items :
    • Pour chaque item, la réponse traduisant une attitude proreligieuse indiscriminée est cotée 1.
    • La réponse traduisant une attitude discriminante / critique est cotée 0.
  • Items inversés :
    • Sous-échelle PRO-C (8 items inversés) : items 4, 6, 7, 8, 9, 11, 14, 16. Pour ces items, la réponse « Faux » vaut 1 point et « Vrai » vaut 0 point.
    • Sous-échelle PRO-P (5 items inversés) : items 3, 5, 8, 10, 12. Pour ces items, la réponse « Faux » vaut 1 point et « Vrai » vaut 0 point.
  • Calcul des scores : Le score total d’une sous-échelle est calculé par la somme arithmétique simple des items orientés vers la proreligiosité (étendue : 0 à 16 pour PRO-C ; 0 à 12 pour PRO-P).
  • Classification catégorielle recommandée : En cas d’utilisation de l’IPRO comme variable indépendante catégorielle, Pargament et al. préconisent d’utiliser le milieu théorique de l’échelle plutôt qu’une scission par la médiane empirique (median split), afin d’éviter les classifications arbitraires instables d’un échantillon à l’autre :
    • Seuil théorique PRO-C : score > 8 = Proreligieux congrégationnel indiscriminé.
    • Seuil théorique PRO-P : score > 6 = Proreligieux personnel indiscriminé.
  • Normes descriptives (moyennes et écarts-types de référence) :
    • Échantillon paroissial adulte (N = 261) : PRO-C : M = 4,51 (ET = 3,19) ; PRO-P : M = 4,01 (ET = 2,68).
    • Échantillon étudiant (N = 305) : PRO-C : M = 6,08 (ET = 3,75) ; PRO-P : M = 4,23 (ET = 2,16).

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication princeps : 1987.
  • Propriété intellectuelle et droits d’auteur : Les droits d’auteur initiaux appartiennent à la Society for the Scientific Study of Religion (éditrice du Journal for the Scientific Study of Religion) et aux auteurs (Kenneth I. Pargament et al.).
  • Conditions d’accès et tarification : L’échelle est du domaine public pour les besoins de la recherche universitaire, de l’enseignement académique et des applications cliniques non commerciales. Aucune redevance financière n’est exigée pour son utilisation dans des projets scientifiques indépendants.
  • Protocole d’utilisation : Les chercheurs souhaitant employer l’instrument sont tenus de citer rigoureusement l’article original de validation (Pargament et al., 1987). La modification du format des réponses (par exemple, passage à une échelle de Likert) nécessite une justification méthodologique préalable car elle modifie les seuils théoriques standardisés.

12. Références / References

Les travaux fondateurs et les études méthodologiques relatives à l’IPRO comprennent :

  • Allport, G. W., & Ross, J. M. (1967). Personal religious orientation and prejudice. Journal of Personality and Social Psychology, 5(4), 432–443. https://doi.org/10.1037/h0021212
  • Crowne, D. P., & Marlowe, D. (1964). The approval motive: Studies in evaluative dependence. John Wiley & Sons.
  • Hathaway, W. L., & Pargament, K. I. (1990). Intrinsic religiousness, religious coping, and psychosocial competence: A covariance structure analysis. Journal for the Scientific Study of Religion, 29(4), 423–441. https://doi.org/10.2307/1387310
  • Hoge, D. R. (1972). A validated intrinsic religious motivation scale. Journal for the Scientific Study of Religion, 11(4), 369–376. https://doi.org/10.2307/1384677
  • Pargament, K. I., Brannick, M. T., Adamakos, H., Ensing, D. S., Kelemen, M. L., Warren, R. K., Falgout, K., Cook, P., & Myers, J. (1987). Indiscriminate proreligiousness: Conceptualization and measurement. Journal for the Scientific Study of Religion, 26(2), 182–200. https://doi.org/10.2307/1385792
  • Pargament, K. I., Ensing, D. S., Falgout, K., Olsen, H., Reilly, B., Van Haitsma, K., & Warren, R. (1990). God help me (I): Religious coping efforts as predictors of the outcomes to significant life events. American Journal of Community Psychology, 18(6), 793–824. https://doi.org/10.1007/BF00938065
  • Pargament, K. I., Olsen, H., Reilly, B., Falgout, K., Ensing, D. S., & Van Haitsma, K. (1992). God help me (II): The relationship of religious orientations to religious coping with negative life events. Journal for the Scientific Study of Religion, 31(4), 504–513. https://doi.org/10.2307/1386859

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

Tensions do not exist among members of this church.
2

Differences of opinion are always welcome in this church.
3

Members of the church share all of their joys and sorrows with each other.
4

Some members complain about aspects of the church. (R)
5

Church members never gossip about one another.
6

Sometimes there is a problem about getting volunteers for activities in this church. (R)
7

Sometimes church leaders don't know members' opinions on important issues. (R)
8

Church leaders are sometimes insensitive to members' needs. (R)
9

Some church activities are boring. (R)
10

Members always know about all church activities.
11

It is sometimes hard for members to get involved in church activities. (R)
12

This church has programs to meet the needs of all the members.
13

There are no cliques in this church.
14

The ministers are sometimes unable to help solve members' problems. (R)
15

The members know all the church policies and rules.
16

Our ministers do not give their full attention to some of the members. (R)
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Looti, M. (2026, octobre 17). Échelle de proreligiosité indiscriminée. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-proreligiosite-indiscriminee-ipro
Looti, Mohammed. “Échelle de proreligiosité indiscriminée.” Base de données de psychologie en français, 17 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-proreligiosite-indiscriminee-ipro.
Looti, Mohammed. “Échelle de proreligiosité indiscriminée.” Base de données de psychologie en français. octobre 17, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-proreligiosite-indiscriminee-ipro.