Échelle de propension à la dépendance – Formulaire Un

L’Échelle de propension à la dépendance – Formulaire Un (DPS-Form One), créée en 1961 par Flanders, Anderson et Amidon, évalue en 45 items dichotomiques le besoin d’étayage, de conformité et de soutien des élèves face aux figures d’autorité et aux pairs.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 15, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 15, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’Échelle de propension à la dépendance – Formulaire Un (en anglais, Dependence Proneness Scale – Form One ou DPS-Form One) est un instrument psychométrique développé en 1961 par les chercheurs américains Ned A. Flanders, J. Paul Anderson et Edmund J. Amidon. Conçue initialement pour les élèves du secondaire inférieur (notamment les élèves de 8e année aux États-Unis, équivalent de la classe de 4e en France), cette échelle évalue la propension individuelle des enfants et des adolescents à rechercher l’approbation, la direction, la réassurance et le soutien continu de la part des figures d’autorité (enseignants, parents) et du groupe de pairs au sein du contexte scolaire.

Composée de 45 items auto-rapportés à format de réponse dichotomique (« D’accord » / « En désaccord »), l’échelle est issue d’un processus rigoureux de réduction psychométrique à partir d’un ensemble préliminaire de 150 items recouvrant des thématiques cardinales telles que la recherche d’aide, le besoin d’affection, la conformité sociale et l’obéissance passive. Sur le plan des propriétés psychométriques initiales, les auteurs rapportent un coefficient de fidélité par analyse de variance (ANOVA) de 0,68, associé à une erreur type de mesure estimée à 2,93 points pour un score individuel. La validité de construit a été documentée en démontrant que les élèves obtenant des scores élevés de propension à la dépendance manifestent une sensibilité accrue aux styles d’enseignement directifs (par opposition aux styles indirects favorisant l’autonomie) et requièrent un étayage pédagogique nettement supérieur pour maintenir leurs performances scolaires.

Cet instrument pionnier a constitué une pierre angulaire dans la recherche éducationnelle sur les interactions maîtres-élèves, en introduisant une variable dispositionnelle permettant d’expliquer pourquoi certains apprenants s’épanouissent sous une supervision directive étroite alors que d’autres nécessitent une liberté d’exploration cognitive pour maximiser leurs attitudes positives et leur apprentissage.

2. Mots-clés / Keywords

Propension à la dépendance, psychométrie éducative, interaction enseignant-élève, climat de classe, autonomie de l’apprenant, Ned Flanders, conformité sociale, recherche d’approbation, psychologie de l’adolescent, fidélité du test, validité de construit, évaluation scolaire, déférence, styles d’enseignement.

3. Auteurs / Authors

L’Échelle de propension à la dépendance a été conçue par un groupe de chercheurs éminents en sciences de l’éducation et en psychologie sociale appliquée à l’apprentissage :

  • Ned Allen Flanders (1918–1993) : Psychologue et pédagogue de renommée mondiale, professeur à l’Université du Minnesota puis à l’Université du Michigan. Flanders est internationalement célèbre pour avoir développé le système d’analyse des interactions de Flanders (Flanders Interaction Analysis Categories ou FIAC), un outil de codage systématique des comportements verbaux en classe qui a révolutionné la recherche sur l’efficacité de l’enseignement.
  • J. Paul Anderson : Chercheur en sciences de l’éducation rattaché au College of Education de l’Université du Minnesota lors de l’élaboration de l’instrument. Ses travaux portaient sur les caractéristiques individuelles des élèves, l’adaptation pédagogique et l’évaluation standardisée.
  • Edmund J. Amidon : Chercheur et professeur en psychologie de l’éducation, ayant exercé à l’Université Temple (Philadelphie). Collaborateur régulier de Ned Flanders, il a coécrit des ouvrages de référence sur le rôle de l’interaction verbale et la dynamique de groupe dans les processus d’enseignement et d’apprentissage (ex. The Role of the Teacher in the Classroom).

Les affiliations historiques des auteurs convergent vers l’Université du Minnesota (Minneapolis, MN, États-Unis), centre névralgique de la recherche empirique sur la dynamique des groupes de classe au tournant des années 1960. Aucune adresse électronique contemporaine n’est disponible compte tenu de l’ancienneté historique des travaux.

4. Objectif / Purpose

Contexte et genèse du développement

Au début des années 1960, les recherches en psychologie de l’éducation menées par Ned Flanders visaient à modéliser l’impact direct du comportement de l’enseignant sur le rendement et les attitudes des élèves. Toutefois, Flanders et ses collaborateurs ont rapidement constaté une importante variance résiduelle non expliquée par les seuls comportements magistraux. Confrontés à des styles d’enseignement « directs » (caractérisés par des cours magistraux, des directives formelles, des critiques et une autorité centralisée) ou « indirects » (marqués par l’acceptation des sentiments des élèves, le renforcement positif, le questionnement ouvert et l’encouragement de l’initiative), les élèves ne réagissaient pas de manière homogène.

L’objectif central de la Dependence Proneness Scale – Form One était d’isoler une variable différentielle stable chez l’élève : sa « propension à la dépendance » (dependence proneness). Il s’agissait de doter la communauté scientifique d’une échelle standardisée capable d’identifier les apprenants intrinsèquement prédisposés à rechercher une guidance externe continue, par contraste avec ceux capables de réguler leurs apprentissages de manière autonome.

Applications en recherche et en milieu scolaire

La DPS-Form One a été spécifiquement instrumentée pour répondre à plusieurs objectifs théoriques et appliqués :

  • L’étude des interactions aptitude-traitement (ATI) : Tester l’hypothèse selon laquelle les élèves à forte propension à la dépendance ont un besoin impérieux de consignes claires et d’un contrôle direct de la part de l’enseignant pour atténuer leur anxiété face à la tâche, alors que les élèves indépendants peuvent percevoir ce contrôle comme étouffant et contre-productif.
  • L’analyse des dynamiques d’approbation sociale : Évaluer dans quelle mesure la recherche de conformité envers les pairs et la déférence envers les parents interagissent avec l’engagement cognitif dans la classe.
  • Le diagnostic pédagogique informel : Aider les praticiens et les conseillers scolaires à comprendre les mécanismes sous-jacents aux blocages académiques chez des adolescents dépendants des indices fournis par autrui pour valider leur propre réflexion.

D’un point de vue clinique et éducatif, l’outil ne visait pas à pathologiser la dépendance, mais à cartographier un trait développemental situé à la frontière entre le besoin normal d’étayage et une vulnérabilité accrue à la manipulation, à l’inhibition de la pensée critique et à la dépendance émotionnelle envers l’autorité.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit de propension à la dépendance (dependence proneness) est conceptualisé par Flanders, Anderson et Amidon (1961) non pas comme un trouble de la personnalité, mais comme une disposition comportementale et motivationnelle généralisée chez l’enfant et l’adolescent. Ce construit reflète la tendance récurrente d’un individu à s’en remettre aux figures d’autorité ou au groupe de référence pour prendre des décisions, formuler des jugements de valeur, persévérer dans une tâche et maintenir une sécurité psycho-émotionnelle.

Dimensions sous-jacentes du construit

Bien que l’échelle fournisse un score global unidimensionnel dans sa formulation originale, l’analyse thématique du pool initial de 150 items et de la version finale de 45 items met en exergue quatre dimensions conceptuelles majeures :

1. La recherche d’aide et de soutien émotionnel (Help-seeking & Reassurance)

Cette dimension évalue l’incapacité de l’élève à fonctionner de façon isolée face à l’incertitude ou à l’échec. L’individu à forte propension à la dépendance présente une intolérance marquée à l’ambiguïté cognitive et affective. Par exemple, l’item 6 (« I don’t need my friends’ encouragement when I meet with failure », codé en sens inverse) explore la dépendance affective face à l’adversité, tandis que l’item 1 (« I hesitate to ask for help from others ») cible la propension ou la réticence à solliciter l’étayage d’autrui.

2. La conformité sociale et l’influence des pairs (Peer Conformity)

La dépendance ne s’exerce pas uniquement verticalement (vers l’enseignant ou les parents), mais aussi horizontalement (vers les camarades de classe). Les adolescents dépendants subordonnent souvent leurs propres convictions au consensus de la majorité afin d’éviter le rejet social ou la dissonance. Cette composante est illustrée par des énoncés tels que l’item 42 (« In class it is best to go along with the majority even when you disagree ») et l’item 20 (« I am apt to pass up something I want to do when others think that it isn’t worth doing »).

3. La déférence parentale et l’obéissance aux règles (Parental Deference & Rule Compliance)

Un aspect central du construit repose sur l’inclination à obéir scrupuleusement aux figures tutélaires familiales et scolaires, au détriment de l’affirmation de soi. Les élèves dépendants éprouvent un impératif de conformité aux attentes parentales et professorales, craignant le conflit ouvert. Des items comme l’item 7 (« I never argue with my parents »), l’item 13 (« I never do anything at home until I find out if it’s okay ») et l’item 39 (« I like to follow instructions and to do what is expected of me ») traduisent cette déférence normative.

4. L’autonomie de jugement contre l’orientation vers autrui (Autonomy vs. Other-directedness)

À l’opposé du continuum, les sujets faiblement dépendants valorisent la prise de décision indépendante, le non-conformisme et la tolérance à l’originalité. Cette polarité est captée par des énoncés valorisant l’indépendance critique, comme l’item 3 (« It’s fun to try out ideas that others think are crazy ») ou l’item 23 (« I like to make my own decisions »).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’héritage de la théorie du champ de Kurt Lewin

L’ancrage théorique fondamental de l’échelle s’inscrit dans la continuité de la théorie du champ formalisée par Kurt Lewin, et plus particulièrement dans les études historiques menées par Lewin, Lippitt et White (1939) sur les climats sociaux autoritaire, démocratique et du laisser-faire. Lewin postulait que le comportement ($B$) est une fonction conjointe de la personne ($P$) et de son environnement ($E$), selon la célèbre équation $B = f(P, E)$.

Ned Flanders, fortement influencé par la dynamique des groupes issue du modèle lewinien, a transposé ce paradigme à l’écologie de la classe. Dans cette perspective, la « propension à la dépendance » représente la composante $P$ (la structure de personnalité et les schémas comportementaux intériorisés par l’élève), tandis que le comportement de l’enseignant représente la composante $E$. L’interaction entre ces deux variables détermine l’état de tension psychologique, le niveau d’anxiété de l’élève et sa capacité à s’engager dans un travail intellectuel autonome.

La théorie de la dépendance interpersonnelle de Beller et Sears

Le développement de la DPS-Form One s’appuie également sur les théories de l’apprentissage social de l’attachement et de la dépendance développées dans les années 1950 par des auteurs tels que Robert Sears et E. Kuno Beller. Pour Beller (1955), la dépendance chez l’enfant se manifeste par une constellation d’habitudes apprises visant à obtenir des réponses de proximité, de contact physique, d’attention et d’aide de la part des adultes. Au cours de la socialisation scolaire, cette dépendance physique primaire se transforme en dépendance instrumentale et affective secondaire : recherche d’éloges, demande récurrente de validation des réponses scolaires et peur panique de l’autonomie procédurale.

Le modèle d’influence directe vs. indirecte de Flanders

L’axe structural qui justifie l’existence de la DPS-Form One est la théorie de l’influence professorale élaborée par Flanders :

  • L’influence directe : L’enseignant restreint le champ d’action de l’élève en monopolisant la parole, en donnant des consignes strictes et en recourant à la critique ou à la justification de l’autorité. Flanders a théorisé que ce style engendre une dépendance accrue chez l’élève, qui se focalise sur ce que l’enseignant attend plutôt que sur la structure intrinsèque de la matière.
  • L’influence indirecte : L’enseignant élargit la liberté d’action de l’élève en acceptant ses émotions, en sollicitant ses idées et en formulant des questions ouvertes.

Flanders et ses collègues ont émis l’hypothèse centrale que la « propension à la dépendance » agit comme un modérateur fondamental : les élèves ayant une haute propension à la dépendance sont particulièrement vulnérables aux variations de directivité de l’enseignant. Privés d’une structure externe rigide, ils peuvent manifester une perte de repères, alors que soumis à une influence trop directive, leur dépendance se cristallise, empêchant le développement d’un esprit critique mature.

7. Validité / Validity

Validité de contenu et analyse d’items initiale

La validité de contenu de la DPS-Form One a été établie à travers un processus systématique de sélection. Les auteurs ont d’abord généré une banque initiale de 150 énoncés, provenant en partie de la littérature existante sur la dépendance infantile (notamment les échelles de Murray, Beller, et des inventaires d’attitudes parentales et sociales) et en partie rédigés spécifiquement pour le contexte de la vie scolaire en 8e année. Ces items couvraient les domaines de la soumission à l’autorité, de la sensibilité aux critiques, de l’indépendance de jugement et de la conformité aux camarades.

Cette batterie de 150 items a été administrée à un échantillon normatif d’élèves de 8e année. Une analyse rigoureuse d’items a ensuite été effectuée en comparant les réponses des sujets situés dans les quartiles supérieur et inférieur de distribution des scores totaux. Les 45 items présentant les indices de discrimination les plus élevés et les corrélations bisériales de point les plus robustes avec le score global ont été conservés pour constituer la version définitive du « Formulaire Un ».

Validité de construit et prédictive en situation de classe

La validité de construit a été documentée au moyen d’expérimentations contrôlées et d’études corrélationnelles en milieu écologique scolaire (Flanders et al., 1961) :

  • Sensibilité différentielle au style d’enseignement : Les expérimentations ont démontré que les élèves classés comme « hautement dépendants » sur la DPS présentaient des variations significatives d’anxiété et d’efficacité dans l’apprentissage selon qu’ils étaient placés sous la direction d’un enseignant au style direct ou indirect. Sous un style direct, ces élèves se montraient extrêmement réceptifs aux directives, mais s’effondraient sur les épreuves de transfert conceptuel non guidé.
  • Comportements d’interaction verbale : En reliant les scores à la DPS-Form One avec les grilles d’observation de Flanders (FIAC), les chercheurs ont constaté que les élèves à haut score initiaient significativement moins d’interventions spontanées non sollicitées par l’enseignant et exprimaient plus fréquemment des demandes de réassurance procédurale (« Est-ce que c’est comme ça qu’il faut faire ? »).
  • Résistance à la pression de conformité : À l’inverse, les élèves obtenant des scores faibles d’orientation vers la dépendance (qualifiés d’autonomes) maintenaient des opinions divergentes face au groupe classe et exprimaient une plus grande tolérance à l’ambiguïté dans les tâches de résolution de problèmes scientifiques et mathématiques.

8. Fidélité / Reliability

Cohérence interne

Dans l’étude princeps de Ned Flanders, J. Paul Anderson et Edmund J. Amidon (1961), la cohérence interne de l’échelle a été estimée au moyen d’une procédure d’analyse de variance (analogue à la formule 20 de Kuder-Richardson adaptée aux items dichotomiques). Le coefficient de fidélité rapporté pour l’échantillon de référence d’élèves de 8e année est de :

$$\alpha_{\text{ANOVA}} = 0{,}68$$

Pour un instrument comprenant 45 items dichotomiques mesurant un trait de personnalité chez de jeunes adolescents, un coefficient de 0,68 était jugé acceptable à l’époque pour des applications de recherche de groupe, bien que modeste selon les standards psychométriques contemporains les plus stricts ($> 0{,}80$).

Erreur type de mesure

Les auteurs ont calculé l’erreur type de mesure (Standard Error of Measurement, SEM) associée à un score individuel sur la DPS-Form One. La valeur établie est de :

$$\text{SEM} = 2{,}93 \text{ points}$$

Cette estimation indique que pour un score brut donné sur l’échelle de 45 points, l’intervalle de confiance à 68 % pour le score vrai du sujet se situe à environ $\pm 2{,}93$ points, et à environ $\pm 5{,}74$ points pour un intervalle de confiance à 95 %. Cette marge d’incertitude rappelle que l’échelle est principalement destinée à des catégorisations par groupes (ex. tiers supérieur vs tiers inférieur) dans des protocoles de recherche plutôt qu’à des diagnostics individuels fins à visée pronostique.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Dans la monographie originale de 1961, aucune analyse factorielle exploratoire formelle (de type factorisation en axes principaux ou analyse en composantes principales avec rotation varimax) n’a été publiée. Le développement du test s’inscrivait dans le paradigme classique de la théorie classique des tests, privilégiant la purification d’échelle par analyse discriminative d’items (calcul des indices de validité d’item et élimination des items non corrélés au score total).

Structure factorielle postulée et réexamens ultérieurs

Bien que Flanders et ses collaborateurs aient traité l’échelle comme un score unitaire de propension à la dépendance, l’examen sémantique et les recherches factorielles postérieures appliquées aux instruments de dépendance interpersonnelle ont mis en évidence la multi-dimensionnalité intrinsèque de ce type d’inventaire :

  • Facteur 1 : Déférence à l’autorité parentale et scolaire. Regroupe les items où l’élève accorde une légitimité absolue aux ordres de l’adulte et évite toute confrontation directe (ex. items 7, 13, 37, 39).
  • Facteur 2 : Sensibilité à l’approbation des pairs et conformisme groupal. Sature sur les items traduisant une peur du rejet social et un alignement passif sur la majorité de la classe (ex. items 14, 20, 42).
  • Facteur 3 : Autonomie émotionnelle et tolérance à la déviance. Facteur bipolaire opposant le besoin compulsif de soutien lors d’un échec à la capacité d’assumer des conduites jugées originales ou insolites (ex. items 3, 6, 23).
  • Facteur 4 : Désengagement relationnel défensif vs. Recherche de réconfort. Révèle des attitudes de retrait lorsque l’individu est confronté à des tensions ou des conflits (ex. items 11, 26).

Ces éléments soulignent que, si le score total offre une estimation globale de la soumission psychosociale de l’élève, des analyses factorielles confirmatoires contemporaines justifieraient vraisemblablement une modélisation bifactorielle ou hiérarchique, avec un facteur général de dépendance et plusieurs facteurs spécifiques contextuels (famille, pairs, enseignants).

10. Instrument de mesure / Instrument

Caractéristiques formelles de l’instrument

  • Nom complet de l’outil : Dependence Proneness Scale – Form One (DPS-Form One).
  • Nom alternatif : Dependence Proneness Test.
  • Type d’instrument : Questionnaire d’auto-évaluation psychologique (auto-rapporté).
  • Mode d’administration : Papier-crayon collectif ou individuel (adaptable sous format numérique contemporain).
  • Population cible : Enfants et adolescents scolarisés, initialement étalonné pour le secondaire inférieur (8e année / collégiens d’environ 13-14 ans).
  • Nombre d’items : 45 items rédigés à la première personne sous forme d’énoncés affirmatifs.
  • Format de réponse : Choix forcé dichotomique à deux modalités : D’accord (Agree) ou En désaccord (Disagree).
  • Durée approximative de passation : 15 à 25 minutes.

Procédure de cotation et calcul des scores

Chaque item est coté de manière à refléter le degré de dépendance. Dans le protocole original de Flanders, Anderson et Amidon :

  • Les items sont indexés selon deux polarités : A (Autonomie / Autonomy) et D (Déférence / Deference).
  • Pour les items de Déférence (marqués D), la réponse « D’accord » accorde un point de dépendance (ou selon la grille inversée d’autonomie, l’accord avec un énoncé dépendant signale une forte déférence).
  • Pour les items d’Autonomie (marqués A), la réponse en accord indique une orientation vers l’indépendance de jugement ou, à l’inverse, l’adhésion à des normes de conformité selon la formulation exacte de la clef.
  • Le score total brut correspond à la somme des points de dépendance obtenus sur les 45 items, s’échelonnant théoriquement de 0 à 45.
  • Interprétation des scores :
    • Score élevé : Forte propension à la dépendance. L’élève requiert une réassurance constante, structure son travail autour des injonctions professorales et se conforme fortement à ses pairs.
    • Score faible : Élevé en autonomie. L’élève fait preuve d’une indépendance de jugement marquée, tolère la divergence et prend des initiatives pédagogiques de façon autodéterminée.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

Année de publication et historique légal

L’instrument a été officiellement publié en 1961 dans la revue universitaire à comité de lecture Educational and Psychological Measurement (Flanders, Anderson, & Amidon, 1961).

Statut des droits d’auteur et accessibilité

  • Usage académique et recherche : Dans le cadre d’études universitaires ou de recherches scientifiques non commerciales, les 45 items de l’échelle tels que publiés dans l’article de 1961 sont généralement considérés comme relevant de l’utilisation équitable (fair use) à visée de recherche éducative, sous réserve d’une citation bibliographique appropriée des auteurs originaux.
  • Propriété éditoriale : La publication originale est la propriété de l’éditeur universitaire d’Educational and Psychological Measurement (actuellement géré par SAGE Publications). Tout usage commercial, distribution dans des logiciels d’évaluation propriétaires ou intégration à des batteries de tests commerciales nécessite l’accord formel des ayants droit ou de l’éditeur de la revue.
  • Tarification : L’échelle elle-même n’est pas commercialisée sous forme de kit de test payant (aucun éditeur de tests privés comme Pearson ou MHS ne détient de monopole marchand sur cette version de 1961). L’accès aux items se fait par la consultation de l’article scientifique princeps ou de thèses spécialisées dans la dynamique de classe.

12. Références / References

Les sources bibliographiques suivantes constituent les fondements théoriques et psychométriques de la Dependence Proneness Scale :

  • Beller, E. K. (1955). Dependency and independence in young children. The Journal of Genetic Psychology, 87(1), 25–35. https://doi.org/10.1080/00221325.1955.10532918
  • Flanders, N. A. (1960). Teacher influence, pupil attitudes, and achievement (Cooperative Research Project No. 397). University of Minnesota.
  • Flanders, N. A. (1970). Analyzing teaching behavior. Addison-Wesley Publishing Company.
  • Flanders, N. A., Anderson, J. P., & Amidon, E. J. (1961). Measuring dependence proneness in the classroom. Educational and Psychological Measurement, 21(3), 575–587. https://doi.org/10.1177/001316446102100305
  • Lewin, K., Lippitt, R., & White, R. K. (1939). Patterns of aggressive behavior in experimentally created « social climates ». The Journal of Social Psychology, 10(2), 271–299. https://doi.org/10.1080/08853134.1939.9880780
  • Sears, R. R., Whiting, J. W., Nowlis, V., & Sears, P. S. (1953). Some child-rearing antecedents of aggression and dependency in young children. Genetic Psychology Monographs, 47(2), 135–234.

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici la liste intégrale et authentique des 45 items de l’Échelle de propension à la dépendance – Formulaire Un, tels que présentés dans la publication de référence de Flanders, Anderson et Amidon (1961). Les lettres en préfixe indiquent la clé de codage originale : A = Autonomie (Autonomy) et D = Déférence (Deference). Les participants répondent à chaque énoncé par « D’accord » ou « En désaccord ».

  1. [D] I hesitate to ask for help from others.
  2. [A] I like to do things with my family.
  3. [D] It’s fun to try out ideas that others think are crazy.
  4. [A] I enjoy working with students who get good marks.
  5. [A] Students ought to be allowed to help one another with their school work.
  6. [D] I don’t need my friends’ encouragement when I meet with failure.
  7. [A] I never argue with my parents.
  8. [D] My folks usually have to ask me twice to do something.
  9. [D] I don’t like my friends to make a fuss over me when I’m sick.
  10. [D] I seldom do ‘little extra things” at home just to please my parents.
  11. [D] I want my friends to leave me alone when I am sad.
  12. [D] I often disagree with my parents.
  13. [A] I never do anything at home until I find out if it’s okay.
  14. [D] What others think of me does not bother me.
  15. [D] Committee work is a waste of time.
  16. [D] I often disagree with what the class decides to do.
  17. [A] You should always check to see if your parents approve of your friends.
  18. [A] A good friend will never disagree with you.
  19. [D] I enjoy studying about things that my parents don’t like.
  20. [A] I am apt to pass up something I want to do when others think that it isn’t worth doing.
  21. [D] I owe my greatest obligation to my family.
  22. [D] I don’t lie to show my friends how much I like them.
  23. [D] I like to make my own decisions.
  24. [D] My parents make unreasonable rules.
  25. [D] Rules are made to be broken.
  26. [D] I would rather be left alone when I am in trouble.
  27. [D] I would never tell on a student who has done something wrong.
  28. [D] It annoys me when my friends tell me their troubles.
  29. [D] I dislike lending things to my friends.
  30. [D] I like people who ignore the feelings of others.
  31. [D] I don’t care whether or not I take home a good report card.
  32. [D] I often seem to do things my parents don’t like.
  33. [D] My parents treat me more like a child than a teen-ager.
  34. [D] I don’t care if other students say nice things about me.
  35. [D] I sometimes break rules if it makes my friends like me.
  36. [D] I like to criticize people who are in charge.
  37. [A] I try never to disobey my parents.
  38. [A] I feel better avoiding a fight than trying to have my own way.
  39. [A] I like to follow instructions and to do what is expected of me.
  40. [D] My family does not like what I intend to choose for my life work.
  41. [D] I often disagree with what the teacher says.
  42. [A] In class it is best to go along with the majority even when you disagree.
  43. [D] I don’t care if others are interested in the same things I am.
  44. [D] It is not always best to have the majority make the decision.
  45. [D] The playground is a poor place to really get to know your friends.
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Looti, M. (2026, octobre 15). Échelle de propension à la dépendance – Formulaire Un. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-propension-a-la-dependance-formulaire-un
Looti, Mohammed. “Échelle de propension à la dépendance – Formulaire Un.” Base de données de psychologie en français, 15 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-propension-a-la-dependance-formulaire-un.
Looti, Mohammed. “Échelle de propension à la dépendance – Formulaire Un.” Base de données de psychologie en français. octobre 15, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-propension-a-la-dependance-formulaire-un.