Échelle de Promiscuité Émotionnelle

L’Échelle de Promiscuité Émotionnelle (EP Scale), développée par Daniel Nelson Jones, mesure la tendance à tomber amoureux rapidement, fréquemment et de manière non discriminante.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 18, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 18, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’Échelle de Promiscuité Émotionnelle (Emotional Promiscuity Scale, ou EP Scale) est un instrument psychométrique auto-rapporté développé par le psychologue Daniel Nelson Jones à l’Université de Colombie-Britannique (University of British Columbia). Conçue pour combler une lacune théorique et empirique majeure au sein de la psychologie des relations interpersonnelles, l’échelle opérationnalise la « promiscuité émotionnelle », définie formellement comme la propension individuelle à développer des sentiments amoureux et romantiques avec rapidité, fréquence et sans discrimination marquée envers les partenaires potentiels. Historiquement, la recherche sur la promiscuité s’est quasi exclusivement concentrée sur le domaine sexuel (notamment via l’inventaire de l’orientation sociosexuelle ; Sociosexual Orientation Inventory). L’EP Scale démontre que l’attachement amoureux rapide et non sélectif constitue une dimension différentielle distincte de la sexualité sans engagement et de l’idéalisme romantique traditionnel.

L’instrument se compose de 10 items évaluant les attitudes, les cognitions, les comportements auto-rapportés et l’identité affective liés au sentiment amoureux. Neuf items sont évalués à l’aide d’une échelle de type Likert en 5 points allant de 1 (« Pas du tout d’accord ») à 5 (« Tout à fait d’accord »), tandis que le dixième item quantifie le nombre historique de partenaires dont le sujet est tombé amoureux au cours de sa vie selon un format ordinal en cinq modalités (de 0 à 4 partenaires ou plus). Sur le plan psychométrique, l’instrument présente une structure unidimensionnelle robuste confirmée par des analyses factorielles exploratoires et confirmatoires sur plusieurs cohortes (un échantillon universitaire, N = 142, et deux échantillons tout-venant en ligne, N = 775). La cohérence interne est satisfaisante, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant entre .69 et .73 selon le genre et les populations. L’EP Scale possède une excellente validité discriminante vis-à-vis de la promiscuité sexuelle et des croyances romantiques, ainsi qu’une forte validité prédictive documentée par des études longitudinales sur l’infidélité émotionnelle, la dérégulation des comportements de santé sexuelle et les trajectoires relationnelles instables.

2. Mots-clés / Keywords

Promiscuité émotionnelle, théorie de l’attachement, attachement insécure anxieux, relations amoureuses, psychométrie, sociosexualité, infidélité émotionnelle, évaluation psychologique, choix de partenaire, prise de risque sexuel.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été conçue, formalisée et validée par :

  • Daniel Nelson Jones, Ph.D. : Département de psychologie, University of British Columbia (Vancouver, Colombie-Britannique, Canada). Spécialiste de la psychologie de la personnalité, de la théorie des traits sombres (la triade noire ou Dark Triad) et des dynamiques de séduction et d’accouplement humain. Adresse de correspondance institutionnelle initiale : 2136 West Mall, Department of Psychology, UBC, Vancouver, BC, Canada, V6T 1Z4. Courriel : [email protected].
  • Delroy L. Paulhus, Ph.D. (Collaborateur scientifique) : Département de psychologie, University of British Columbia. Connu mondialement pour ses travaux novateurs sur les biais de réponse, l’évaluation de la personnalité et les profils interpersonnels subcliniques.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’Échelle de Promiscuité Émotionnelle est d’isoler, de mesurer et d’analyser une facette de la vie affective humaine jusque-là négligée par les sciences du comportement : la disposition chronique à s’amouracher de façon précipitée et indiscriminée. Alors que la littérature académique a largement documenté la promiscuité sexuelle en mesurant le nombre de partenaires sexuels d’un soir et l’attitude favorable au sexe récréatif sans attachement, elle a ignoré le postulat selon lequel les individus peuvent manifester une hyper-disponibilité affective tout aussi prononcée, indépendamment de leurs pulsions purement physiques.

Dans le domaine de la recherche en psychologie sociale et de la personnalité, l’EP Scale a pour but de dissocier empiriquement le « désir sexuel » (lust) de l’« attachement amoureux » (love-proneness). Les travaux de Lisa M. Diamond (2004) ont montré que les systèmes neurobiologiques et psychologiques sous-tendant le désir et l’amour romantique sont évolutivement et fonctionnellement découplés. L’outil de Daniel Nelson Jones offre un cadre standardisé permettant d’évaluer dans quelle mesure cette propension à tomber amoureux influence le choix des partenaires, la fidélité conjugale et la stabilité des unions à long terme. L’instrument permet également d’expliquer pourquoi certains individus rejettent activement des partenaires émotionnellement promiscus : les hommes orientés vers les relations de longue durée et les femmes en général perçoivent la promiscuité affective passée comme un signal d’alarme indicateur d’un risque élevé d’abandon ou d’infidélité.

Sur le plan des applications en santé publique et en psychologie clinique, l’instrument remplit une fonction diagnostique et préventive déterminante. Les individus caractérisés par des scores élevés sur l’EP Scale sont exposés à une vulnérabilité accrue face aux infections transmissibles sexuellement (ITS/VIH). En effet, les recherches en santé comportementale (notamment Manuel, 2005 ; Rosenthal et al., 1998) attestent que le fait de ressentir un attachement amoureux sincère ou perçu comme tel engendre une illusion d’invulnérabilité : les partenaires amoureux renoncent prématurément au préservatif sous prétexte que « l’amour protège » ou que l’intimité émotionnelle équivaut à une garantie sanitaire. Mesurer la promiscuité émotionnelle permet donc de modéliser les trajectoires de risque chez les adolescents et les adultes qui confondent intensité émotionnelle fulgurante et sécurité relationnelle.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit de promiscuité émotionnelle (emotional promiscuity) est défini comme une configuration dispositionnelle stable associant trois composantes comportementales et cognitives centrales, articulées autour d’une fascination marquée pour l’état amoureux :

  • La vélocité de l’attachement (tomber amoureux rapidement) : Les individus à forte promiscuité émotionnelle signalent une apparition quasi instantanée des sentiments amoureux. Contrairement au modèle développemental normatif où l’intimité et la passion s’établissent de manière progressive par la découverte mutuelle, les personnes à score élevé ressentent une connexion affective majeure dès les premières interactions (ex. item 3 : « I feel romantic connections right away »).
  • La fréquence de survenue (tomber amoureux souvent) : Cette composante reflète la récurrence cumulative des épisodes amoureux au fil du cycle de vie ou au cours d’une période donnée. L’individu s’investit dans de multiples passions successives ou simultanées (ex. item 8 : « I fall in love frequently »).
  • L’indiscrimination affective (tomber amoureux sans sélectivité rigoureuse) : Il s’agit de la propension à développer une passion amoureuse envers des cibles variées, sans appliquer de filtres de sélection approfondis basés sur la compatibilité, la réciprocité ou les critères adaptatifs de long terme. Cette indiscrimination peut se traduire par le fait d’éprouver simultanément de l’amour romantique pour plusieurs personnes distinctes (ex. item 6 : « I often feel romantic connections to more than one person at a time »).
  • L’addiction à la limérence ou fascination romantique : Le construit intègre une valorisation hédonique démesurée de l’expérience même de tomber amoureux. L’état d’émoi amoureux initial est recherché pour lui-même, parfois au détriment de l’engagement mature et pérenne (ex. item 4 : « I love the feeling of falling in love »).

Pour clarifier ce construit au sein du réseau nomologique de la personnalité, Jones le distingue explicitement de deux notions voisines mais conceptuellement divergentes :

  1. La promiscuité sexuelle : Telle qu’évaluée par le Sociosexual Orientation Inventory (SOI) de Simpson et Gangestad (1991), elle mesure la propension aux rapports sexuels sans composante affective. La promiscuité émotionnelle se focalise uniquement sur les liens affectifs et amoureux, indépendamment de l’activité génitale.
  2. L’idéalisme romantique : Évalué notamment par l’échelle des croyances romantiques de Sprecher et Metts (1989), le romantisme reflète des idéaux conceptuels abstraits (croire au coup de foudre universel, à l’âme sœur ou au triomphe de l’amour sur tous les obstacles). La promiscuité émotionnelle mesure une disposition comportementale et expérientielle concrète, et non une simple adhésion à une idéologie romantique.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le cadre théorique de l’Échelle de Promiscuité Émotionnelle s’enracine à l’intersection de la psychologie évolutionniste de l’accouplement humain et de la théorie de l’attachement chez l’adulte.

L’approche évolutionniste et le découplage des systèmes motivationnels

Selon les modèles théoriques de l’accouplement (David Buss, David Schmitt), les êtres humains possèdent des stratégies d’accouplement mixtes, alternant ou combinant des orientations à court terme et à long terme. La littérature classique a longtemps postulé que la recherche de partenaires multiples relevait uniquement d’une stratégie sexuelle à court terme, principalement masculine. Or, la modélisation proposée par Daniel N. Jones s’appuie sur les perspectives neurophysiologiques et psychologiques introduites par Helen Fisher et Lisa Diamond. Ces chercheuses ont mis en évidence l’existence de trois circuits neurobiologiques distincts régissant la reproduction humaine : l’appétit sexuel (piloté par les androgènes), l’attraction romantique/la passion amoureuse (pilotée par la dopamine et la noradrénaline) et l’attachement affectif de long terme (médié par l’ocytocine et la vasopressine).

Le modèle théorique de Jones postule que l’orientation sociosexuelle non restreinte ne concerne que le premier système (désir sexuel), tandis que la promiscuité émotionnelle reflète une dérégulation ou une hyper-activation sélective du second système (attraction amoureuse). Ce fondement permet de comprendre pourquoi, contrairement aux hommes sociosexuellement non restreints qui privilégient les rencontres d’un soir sans lendemain, les individus émotionnellement promiscus — particulièrement les femmes — peuvent manifester une orientation vers l’accouplement de long terme tout en multipliant les cibles amoureuses.

La perspective de l’attachement adulte

Sur le plan développemental, la promiscuité émotionnelle s’articule étroitement avec les travaux de John Bowlby, Mary Ainsworth, ainsi que les modèles bidimensionnels de l’attachement adulte formalisés par Brennan, Clark et Shaver (1998). Ce cadre postule que l’anxiété d’abandon pousse certains individus à mobiliser des stratégies dites d’« hyper-activation » du système d’attachement. Les sujets caractérisés par un attachement insécure de type anxieux/préoccupé développent un besoin compulsif de réassurance affective, une vigilance permanente quant à la disponibilité d’autrui et une tendance à idéaliser précocement tout partenaire perçu comme protecteur potentiel. La promiscuité émotionnelle s’interprète alors comme un comportement adaptatif dysfonctionnel : multiplier rapidement les liens amoureux permet d’ériger des remparts contre la solitude et d’atténuer l’angoisse sous-jacente du rejet.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de l’Échelle de Promiscuité Émotionnelle a été établie à travers plusieurs études rigoureuses combinant protocoles transversaux, modèles corrélatifs et suivis longitudinaux comportementaux.

Validité convergente et divergente

Les études empiriques menées auprès d’étudiants universitaires (N = 142) et d’échantillons communautaires recrutés en ligne (N = 775) fournissent des preuves éclatantes de validité divergente vis-à-vis de la promiscuité sexuelle (mesurée par le SOI) et des croyances romantiques :

  • Corrélation avec l’âge : Très faible et non significative (r = .10 dans l’échantillon étudiant et r = −.03 dans l’échantillon web), démontrant que la promiscuité émotionnelle est un trait dispositionnel stable présent tout au long de la vie adulte.
  • Divergence avec la promiscuité sexuelle (SOI) : Dans l’échantillon universitaire, la corrélation entre l’EP Scale et le SOI est quasi nulle chez les hommes (r = −.01) et modérée chez les femmes (r = .27). Dans l’échantillon web élargi, ces corrélations demeurent minimes (r = .13 pour les hommes et r = .09 pour les femmes). Ces résultats confirment l’indépendance structurelle des construits : être enclin à tomber amoureux fréquemment ne signifie pas rechercher le sexe sans engagement.
  • Convergence avec les croyances romantiques : Des corrélations positives modérées ont été relevées avec l’échelle de Sprecher et Metts (r = .24 chez les hommes, r = .34 chez les femmes), confirmant que si la promiscuité émotionnelle partage un arrière-plan affectif avec le romantisme, elle ne s’y confond pas.
  • Relations avec la personnalité (Big Five) : L’analyse des corrélations avec le Big Five Inventory (BFI ; John & Srivastava, 1999) montre que l’EP Scale n’est significativement corrélée qu’avec l’Ouverture à l’expérience chez les hommes (r = .38, p < .01), demeurant orthogonale aux autres grands facteurs de personnalité.
  • Style d’attachement et cognition : L’EP Scale corrèle positivement et systématiquement avec le style d’attachement anxieux et négativement avec l’attachement évitant. Par ailleurs, des travaux complémentaires (Jones & Paulhus, 2009) ont mis en évidence une association négative avec le quotient intellectuel (QI) chez les deux sexes.

Validité prédictive et critères comportementaux

La validité de critère de l’échelle a été attestée par un protocole longitudinal hautement novateur mis en place par Jones et Paulhus (2009). Les participants ont été suivis de façon hebdomadaire via des carnets de bord en ligne dans lesquels ils consentaient à enregistrer les initiales de leur partenaire relationnel officiel, ainsi que les initiales des individus envers lesquels ils éprouvaient de l’attirance romantique ou sexuelle chaque semaine.

L’infidélité émotionnelle a été opérationnalisée de façon objective par la divergence constatée d’une semaine à l’autre entre les initiales du partenaire établi et celles de la personne objet d’attirance romantique. Les analyses de régression ont révélé que les scores à l’EP Scale prédisent de manière significative le nombre total d’intérêts romantiques déclarés. De façon remarquable, le score d’EP s’est avéré être l’unique prédicteur significatif de l’infidélité émotionnelle, surpassant les mesures traditionnelles d’orientation sociosexuelle. Dans l’échantillon web, l’EP était également corrélée de manière significative avec les antécédents d’infidélité générale chez les hommes, et légèrement chez les femmes.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’Échelle de Promiscuité Émotionnelle a été examinée sous l’angle de la cohérence interne dans différentes sous-populations :

  • Échantillon universitaire (N = 142) : Les scores moyens d’items s’élevaient à 2,99 (ET non communiqué) pour les hommes et 2,81 pour les femmes, une différence marginalement proche du seuil sans l’atteindre, t(141) = 1,88, p = .07. L’indice de cohérence interne calculé par le coefficient alpha de Cronbach a atteint .69 pour les hommes comme pour les femmes. Ce niveau de fidélité est considéré comme acceptable en psychométrie pour une échelle brève de 10 items explorant un construit nouveau.
  • Échantillons communautaires en ligne (N = 775) : Couvrant un spectre démographique étendu avec des âges variant de 16 à 71 ans, la moyenne d’items s’établissait à 3,45 pour les hommes et 3,36 pour les femmes (différence non significative, t(695) = 1,38, p = .17). Dans cette vaste cohorte diversifiée, le coefficient alpha de Cronbach s’est élevé à .73 pour les répondantes féminines (démontrant une fidélité accrue dans les échantillons hétérogènes) et s’est maintenu à un niveau similaire pour les hommes.

La cohérence des corrélations item-total et l’absence de redondance excessive entre les items confirment que l’instrument capture un domaine conceptuel homogène tout en préservant une bonne variabilité individuelle.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Le développement de la forme finale à 10 items de l’EP Scale découle d’un processus rigoureux de réduction de données à partir d’un ensemble initial d’items considérablement plus large. Daniel N. Jones s’est inspiré de l’architecture méthodologique du Sociosexual Orientation Inventory (SOI) pour concevoir des items couvrant à la fois les comportements déclarés, les attitudes subjectives et le sentiment d’identité romantique.

Une série d’analyses factorielles exploratoires (AFE) couplées à des analyses de corrélations partie-tout (part-whole correlations) a été conduite sur quatre banques de données indépendantes. Le critère de sélection et de rétention des items était particulièrement strict : un item n’était conservé dans la version définitive que s’il saturait de manière robuste et exclusive sur le premier facteur non tourné à travers l’ensemble des quatre jeux de données empiriques. Cette extraction factorielle a systématiquement mis en évidence un facteur dominant rendant compte de la majeure partie de la variance commune, corroborant ainsi l’unidimensionnalité du construit de promiscuité émotionnelle.

Les saturations factorielles les plus élevées sont portées par les énoncés décrivant la vélocité de l’attachement (item 1 : « I fall in love easily » et item 3 : « I feel romantic connections right away ») ainsi que la fréquence des épisodes amoureux (item 8 : « I fall in love frequently »). Les items inversés (item 2 et item 5) saturent négativement sur ce même axe, démontrant l’absence de biais d’acquiescement systématique. L’item 10, bien que calibré sur un format de quantification comportementale sur la vie entière, converge harmonieusement vers ce facteur central en mesurant la récurrence cumulative des événements amoureux.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’Échelle de Promiscuité Émotionnelle est un auto-questionnaire standardisé comportant 10 items. Elle est administrable individuellement ou en passation collective, sur support papier-crayon ou par interface informatique sécurisée. L’administration requiert un cadre confidentiel et intime en raison de la nature privée des déclarations d’attachement et d’infidélité.

  • Durée de passation : Extrêmement brève, moins d’une minute (généralement entre 45 et 90 secondes).
  • Format des réponses :
    • Items 1 à 9 : Échelle de Likert à 5 points d’accord :
      1 = Strongly Disagree (Pas du tout d’accord)
      2 = Disagree (Pas d’accord)
      3 = Neither Agree nor Disagree (Ni en désaccord ni d’accord)
      4 = Agree (D’accord)
      5 = Strongly Agree (Tout à fait d’accord)
    • Item 10 : Échelle ordinale à choix forcé évaluant l’historique sur la vie entière :
      A = None (Aucun / 0)
      B = 1 (1 personne)
      C = 2 (2 personnes)
      D = 3 (3 personnes)
      E = 4 or More (4 personnes ou plus)
  • Procédure de cotation (Scoring) :
    • Inversion préalable : Les items 2 (« For me, romantic feelings take a long time to develop ») et 5 (« I am not the type of person who falls in love ») sont formulés dans le sens opposé au construit. Ils doivent faire l’objet d’un recodage inversé préalable : 1 devient 5, 2 devient 4, 3 reste 3, 4 devient 2 et 5 devient 1.
    • Cotation de l’item 10 : Les options alphabétiques de l’item 10 sont converties sur une échelle métrique standard de 1 à 5 : A = 1, B = 2, C = 3, D = 4, E = 5.
    • Calcul du score global : Après inversion et harmonisation, la note globale de promiscuité émotionnelle est obtenue en calculant soit la somme brute (allant de 10 à 50), soit la moyenne générale des 10 items (allant de 1 à 5). Plus le score moyen est élevé, plus le participant manifeste une tendance marquée à l’attachement amoureux rapide, fréquent et non discriminant.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

L’Échelle de Promiscuité Émotionnelle a été initialement diffusée et formalisée en 2009 à travers les manuscrits et travaux conduits par Daniel Nelson Jones et Delroy L. Paulhus à l’University of British Columbia. L’instrument est du domaine public pour les besoins de la recherche scientifique académique et de l’enseignement universitaire. Il est libre de droits d’utilisation (fee-free) pour les chercheurs non commerciaux, sous réserve d’attribuer la paternité intellectuelle de l’outil à l’auteur par la citation adéquate des articles sources.

Toute utilisation dans le cadre d’applications commerciales, de plateformes de rencontres lucratives ou d’éditions d’évaluation psychologique commerciale requiert une autorisation écrite préalable accordée par Daniel Nelson Jones (e-mail : [email protected]).

12. Références / References

Les travaux scientifiques fondateurs et articles empiriques soutenant la modélisation et l’utilisation de l’Échelle de Promiscuité Émotionnelle incluent :

  • Brennan, K. A., Clark, C. L., & Shaver, P. R. (1998). Self-report measurement of adult attachment: An integrative overview. In J. A. Simpson & W. S. Rholes (Eds.), Attachment theory and close relationships (pp. 46–76). Guilford Press.
  • Diamond, L. M. (2004). Emerging perspectives on distinctions between romantic love and sexual desire. Current Directions in Psychological Science, 13(3), 116–119. https://doi.org/10.1111/j.0963-7214.2004.00287.x
  • Harms, P. D., Williams, K. M., & Paulhus, D. L. (2001, August). Predictors of love-proneness vs. lust-proneness. Poster présenté à la 109e convention annuelle de l’American Psychological Association, San Francisco, CA.
  • John, O. P., & Srivastava, S. (1999). The Big Five trait taxonomy: History, measurement, and theoretical perspectives. In L. A. Pervin & O. P. John (Eds.), Handbook of personality: Theory and research (Vol. 2, pp. 102–138). Guilford Press.
  • Jones, D. N. (2009). The potential consequences of past sexual and emotional promiscuity: Preliminary findings. Manuscrit soumis pour publication, University of British Columbia.
  • Jones, D. N., & Paulhus, D. L. (2009). Emotional promiscuity and its consequences for romantic relationships and infidelity. Manuscrit en préparation, University of British Columbia.
  • Manuel, S. (2005). Obstacles to condom use among secondary school students in Maputo City, Mozambique. Culture, Health & Sexuality, 7(3), 293–302. https://doi.org/10.1080/13691050412331305141
  • Rosenthal, D., Gifford, S., & Moore, S. (1998). Safe sex or safe love: Competing discourses? AIDS Care, 10(1), 35–45. https://doi.org/10.1080/09540129850124570
  • Simpson, J. A., & Gangestad, S. W. (1991). Individual differences in sociosexuality: Evidence for convergent and discriminant validity. Journal of Personality and Social Psychology, 60(6), 870–883. https://doi.org/10.1037/0022-3514.60.6.870
  • Sprecher, S., & Metts, S. (1989). Development of the ‘Romantic Beliefs Scale’ and examination of the effects of gender and gender-role orientation. Journal of Social and Personal Relationships, 6(4), 387–411. https://doi.org/10.1177/0265407589064001

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Scoring Formula: Scoring and Reliability
1

I fall in love easily.
2

For me, romantic feelings take a long time to develop.
3

I feel romantic connections right away.
4

I love the feeling of falling in love.
5

I am not the type of person who falls in love.
6

I often feel romantic connections to more than one person at a time.
7

I have been in love with more than one person at the same time.
8

I fall in love frequently.
9

I tend to jump into relationships.
10

During your entire life, how many people have you fallen in love with? A = None B = 1 C = 2 D = 3 E = 4 or More
★

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Looti, M. (2026, octobre 18). Échelle de Promiscuité Émotionnelle. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-promiscuite-emotionnelle
Looti, Mohammed. “Échelle de Promiscuité Émotionnelle.” Base de données de psychologie en français, 18 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-promiscuite-emotionnelle.
Looti, Mohammed. “Échelle de Promiscuité Émotionnelle.” Base de données de psychologie en français. octobre 18, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-promiscuite-emotionnelle.