1. Résumé / Abstract
L’Échelle de profondeur de l’implication sexuelle (Depth of Sexual Involvement Scale, DSIS), élaborée par Marita P. McCabe et John K. Collins au début des années 1980 à l’Université Macquarie, constitue un instrument psychométrique de référence pour la mesure cumulative des comportements et des désirs hétérosexuels au cours de différentes phases de la relation amoureuse (le premier rendez-vous, plusieurs rendez-vous et la relation exclusive dite « going steady »). Fondée sur le paradigme du modèle cumulatif de Louis Guttman, l’échelle se compose de 12 items comportementaux hiérarchisés, s’échelonnant d’interactions affectives préliminaires (telles que se tenir la main ou échanger un baiser léger) jusqu’aux pratiques intimes plus avancées (stimulations génitales manuelles, buccogénitales mutuelles et coït). L’outil utilise un format de réponse dichotomique (« Oui » / « Non »), permettant d’évaluer tant l’expérience vécue que le désir d’engagement pour un stade relationnel donné.
Les études de validation psychométrique menées auprès de larges cohortes d’adolescents et de jeunes adultes (incluant des échantillons de 259, 156 et plus de 2 001 participants âgés de 16 à 25 ans) démontrent des qualités métrologiques remarquables. La fidélité test-retest sur un intervalle de huit semaines s’établit entre 0,73 et 0,96 pour les comportements effectifs, et entre 0,78 et 0,85 pour les désirs rapportés. L’unidimensionnalité et la transitivité des comportements sont confirmées par un coefficient de reproductibilité systématiquement supérieur à 0,90 et un coefficient de scalabilité excédant 0,70, couplés à une consistance interne robuste illustrée par des coefficients alpha de Cronbach supérieurs à 0,87 dans toutes les conditions d’administration. La validité de construit et la validité critériée attestent de la pertinence de l’outil pour modéliser la progression du script sexuel normatif, l’asymétrie initiale des désirs selon le genre et la synchronisation dyadique au sein des couples stables.
2. Mots-clés / Keywords
Échelle de Guttman, implication sexuelle, comportements hétérosexuels, intimité amoureuse, psychométrie sexologique, désir sexuel, relations de couple, adolescence, script sexuel, fidélité test-retest, scalabilité, reproductibilité.
3. Auteurs / Authors
L’instrument a été conçu et validé par :
- Marita P. McCabe, Ph.D. : Professeure émérite de psychologie, initialement rattachée à la School of Behavioural Sciences de l’Université Macquarie (Sydney, Australie), puis directrice de recherche au sein de la School of Psychology de l’Université Deakin (Burwood, Victoria, Australie). Ses travaux pionniers portent sur la sexologie clinique, le fonctionnement sexuel, l’image corporelle et les relations interpersonnelles chez l’adolescent et l’adulte. Courriel institutionnel : [email protected].
- John K. Collins, Ph.D. : Professeur associé et chercheur en psychologie du développement à l’Université Macquarie (Nouvelle-Galles du Sud, Australie). Expert renommé des transitions développementales adolescentes, de l’intimité relationnelle et de la sociologie des normes de fréquentation amoureuse (dating behaviours).
4. Objectif / Purpose
La Depth of Sexual Involvement Scale (DSIS) a été conçue pour répondre à un défi méthodologique et théorique majeur de la sexologie empirique des années 1970 et 1980 : mesurer de façon objective, standardisée et cumulative le degré d’intimité physique et d’engagement érotique atteint ou convoité au sein des relations hétérosexuelles préconjugales. Avant l’émergence de cet outil, la littérature scientifique se heurtait à des mesures hétérogènes, souvent réduites au seul statut vierge/non-vierge ou composées de listes d’activités non hiérarchisées, incapables de refléter la progression graduelle des interactions affectives et corporelles.
L’objectif central de la DSIS est double :
- Évaluer les comportements sexuels réellement vécus (experienced behaviours) : déterminer avec précision jusqu’où les partenaires sont allés physiquement lors de différents jalons relationnels.
- Mesurer les désirs ou aspirations érotiques (desired behaviours) : quantifier le niveau d’intimité physique qu’un individu souhaiterait expérimenter à ces mêmes étapes, indépendamment de la réalité de sa trajectoire comportementale.
L’échelle s’applique spécifiquement à trois étapes canoniques du cycle de fréquentation amoureuse (« dating ») :
- Le premier rendez-vous (First date) : défini opérationnellement comme la toute première sortie avec un nouveau partenaire envers lequel une attirance mutuelle est ressentie.
- Plusieurs rendez-vous (Several dates) : phase de fréquentation régulière et continue, caractérisée par une absence d’engagement exclusif, chaque individu demeurant libre de fréquenter des tiers.
- La relation engagée et exclusive (Going steady) : stade où les partenaires ont établi un accord mutuel, explicite ou implicite, d’exclusivité relationnelle et affective.
En recherche fondamentale, la DSIS permet d’investiguer l’impact des variables socioculturelles, religieuses, familiales et de genre sur l’initiation sexuelle. Elle sert également d’indicateur fin de l’écart désir-comportement (desire-behaviour discrepancy), source potentielle de conflits relationnels, de détresse psychologique ou de coercition au sein du couple. En clinique et en conseil conjugal, l’instrument fournit une grille de lecture diagnostique pour cartographier les discordances au sein de la dyade, repérer les inhibitions sexuelles spécifiques et évaluer les décalages de scripts relationnels entre partenaires.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit psychologique opérationnalisé par la DSIS est la profondeur de l’engagement sexuel (depth of sexual involvement), conceptualisée comme un continuum unidimensionnel, cumulatif et invariant d’activités hétérosexuelles s’étendant de la tendresse superficielle non génitale à l’intimité génitale orgasmique et coïtale. Ce construit s’appuie sur le constat sociologique et développemental selon lequel les interactions intimes suivent une trajectoire ordonnée d’accessibilité corporelle et de vulnérabilité émotionnelle croissante.
L’échelle opérationnalise cette dimension à travers 12 paliers comportementaux rigoureusement étalonnés :
- Affection corporelle publique et préliminaire (Items 1 à 3) : cette dimension regroupe les manifestations physiques d’attachement qui ne ciblent pas directement les zones érogènes primaires ou secondaires. Elle comprend la tenue de la main ou la marche bras dessus, bras dessous (Item 1), le baiser léger ou baiser de rupture/au revoir sur les lèvres (Item 2), et le baisécotage poussé (necking, Item 3) caractérisé par un contact corporel étroit, des étreintes appuyées et des baisers profonds et prolongés.
- Exploration mammaire et contacts érogènes secondaires (Items 4 et 5) : ce palier matérialise l’accès érotique au buste féminin. Il différencie les caresses exercées par-dessus les vêtements (light breast petting, Item 4) de l’exploration manuelle directe ou du baiser appliqué sur les seins sous les vêtements (heavy breast petting, Item 5), marquant le franchissement d’un seuil vestimentaire décisif.
- Exploration génitale unilatérale (Items 6 à 8) : cette étape franchit la frontière anatomique génitale. Elle distingue les attouchements superficiels de la région génitale féminine par-dessus les vêtements (Item 6), les attouchements génitaux directs sous les vêtements (Item 7), et la stimulation manuelle directe des organes génitaux masculins (Item 8). L’ordre d’apparition de ces items reflète les conventions traditionnelles de séduction où l’accès au corps féminin obéit à un gradient précis avant la réciprocité génitale masculine explicite.
- Intimité orogénitale et réciprocité avancée (Items 9 à 11) : ce niveau engage des pratiques sexuelles hautement intimes nécessitant une désinhibition et une confiance mutuelle substantielles. Il isole la stimulation orale des organes génitaux féminins (cunnilingus, Item 9), la stimulation orale des organes génitaux masculins (fellation, Item 10), et les stimulations génitales mutuelles conduisant à l’orgasme de l’un ou des deux partenaires (Item 11).
- Union coïtale complète (Item 12) : le coït hétérosexuel (pénétration vaginale) constitue l’apex théorique et statistique de l’échelle, représentant le stade ultime de l’engagement sexuel dans le modèle normatif étudié.
La puissance du construit réside dans sa structure ordinale : l’adhésion à un item donné postule l’acceptation ou l’expérimentation préalable de tous les items de rang inférieur, modélisant avec fidélité la trajectoire de socialisation amoureuse.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’élaboration de la DSIS s’inscrit au carrefour de trois courants théoriques majeurs de la psychologie et de la sociologie de la sexualité : la théorie des scripts sexuels de John Gagnon et William Simon, la théorie du développement psychosocial de l’adolescent d’Erik Erikson, et la méthodologie de l’analyse de scalogramme de Louis Guttman.
La théorie des scripts sexuels
Selon Gagnon et Simon (1973), la conduite sexuelle humaine n’est pas un simple déploiement d’instincts biologiques bruts, mais une pratique culturellement scénarisée à trois niveaux : les scripts culturels, les scripts interpersonnels et les scripts intrapsychiques. Dans le contexte de la fréquentation amoureuse occidentale, les scripts culturels dictent une progression séquentielle normative : deux partenaires ne s’engagent pas dans des conduites orogénitales ou coïtales sans avoir franchi au préalable les rituels de rapprochement affectif (baisers, étreintes, caresses progressives). McCabe et Collins ont mobilisé cette théorie pour postuler que les comportements sexuels lors des rendez-vous amoureux s’organisent selon un algorithme comportemental prévisible, où chaque étape débloque l’accès symbolique et émotionnel à la suivante.
Les théories du développement psychosocial et relationnel
Au plan développemental, la transition de l’adolescence vers l’âge adulte requiert la négociation de l’intimité contre l’isolement (sixième stade d’Erikson). Comme l’ont souligné Collins (1974) ainsi que Luckey et Nass (1969), l’apprentissage de l’intimité physique s’articule étroitement avec l’engagement émotionnel perçu. La DSIS traduit cette dynamique en articulant les 12 comportements avec le degré d’institutionnalisation de la relation (du statut d’inconnu attrayant lors du premier rendez-vous jusqu’au contrat tacite de fidélité de la relation exclusive). L’hypothèse sous-jacente est que la tolérance et le désir de franchir des paliers corporels élevés dépendent du filet de sécurité émotionnel garanti par le stade relationnel.
Le modèle de mesure cumulatif de Guttman
Sur le plan psychométrique, les auteurs ont rejeté les formats de type Likert classiques au profit du modèle de scalogramme unidimensionnel de Guttman (1944). Dans une échelle de Guttman idéale, les items sont ordonnés par ordre croissant de difficulté ou d’intensité. Le profil de réponse d’un participant est déterministe : une réponse positive à l’item $k$ implique nécessairement une réponse positive à tous les items $1, 2, dots, k-1$. Ce cadre théorique s’avère particulièrement approprié pour modéliser des conduites hiérarchisées où l’accès à un niveau d’intimité supérieur présuppose la validation des paliers inférieurs.
7. Validité / Validity
La validité métrologique de la DSIS a fait l’objet d’évaluations rigoureuses publiées notamment par McCabe et Collins (1984), consolidant la robustesse du construit et sa pertinence transculturelle.
Validité de construit (Construct Validity)
La validité de construit a été démontrée à travers plusieurs protocoles expérimentaux et corrélationnels :
- Dans une étude menée auprès de 156 participants âgés de 18 à 48 ans, McCabe et Collins ont mis en évidence un effet principal très significatif du stade relationnel sur le niveau d’intimité sexuelle : tant pour les hommes que pour les femmes, le score d’activités sexuelles désirées et vécues augmentait de façon linéaire et monotone à mesure que la relation progressait du premier rendez-vous vers la relation exclusive ($p < 0,001$).
- Une cohorte de 259 lycéens et étudiants a permis de confirmer des prédictions théoriques classiques relatives aux rôles de genre : les hommes rapportaient un désir d’expérience sexuelle significativement supérieur à celui des femmes lors des premiers stades relationnels (premier rendez-vous et rendez-vous multiples). En revanche, cet écart s’estompait dès l’établissement d’une relation exclusive et engagée (going steady), validant l’hypothèse selon laquelle les scripts sexuels masculins traditionnels valorisent l’activité physique précoce tandis que les scripts féminins conditionnent l’intimité avancée à la sécurité relationnelle.
- Chez les femmes, les analyses ont révélé une corrélation positive significative entre l’âge chronologique et l’intensité du désir d’engagement sexuel, reflétant l’autonomisation érotique et l’atténuation des inhibitions sociales avec la maturité.
Validité de critère et synchronisation dyadique (Criterion Validity)
La validité critériée a été évaluée à partir de données recueillies auprès de 29 couples formellement engagés dans une relation exclusive (going steady). Les chercheurs ont analysé le degré de concordance intradyadique concernant le niveau de désir sexuel attendu à ce stade. Les résultats ont montré que :
- 62 % des couples ont produit un score total strictement identique quant au nombre de « Oui » déclarés pour le stade exclusif.
- 77 % des couples présentaient un écart maximal d’un seul item par rapport à leur partenaire.
Cette congruence dyadique élevée confirme que la DSIS saisit une réalité interpersonnelle partagée au sein des couples établis, fournissant une preuve solide de validité concurrente et critériée.
8. Fidélité / Reliability
Les qualités de fidélité de la DSIS ont été testées de manière extensive à travers des mesures de stabilité temporelle et d’homogénéité interne.
Fidélité temporelle (Test-Retest)
McCabe et Collins (1984) ont examiné la stabilité test-retest de l’instrument sur un intervalle de huit semaines auprès d’un sous-échantillon de 61 étudiants volontaires. Les coefficients de corrélation obtenus attestent d’une remarquable constance des scores dans le temps :
- Comportements réellement vécus (Behaviors) :
- Premier rendez-vous : $r = 0,83$
- Après plusieurs rendez-vous : $r = 0,73$
- En relation exclusive (going steady) : $r = 0,96$
- Désirs déclarés (Desires) :
- Premier rendez-vous : $r = 0,85$
- Après plusieurs rendez-vous : $r = 0,80$
- En relation exclusive (going steady) : $r = 0,78$
Ces indices démontrent que la mesure des comportements réels se stabilise quasi parfaitement lorsque le cadre relationnel est bien délimité (comme dans le cas de l’engagement exclusif avec un score de 0,96), tandis que l’évaluation des désirs présente une constance robuste quel que soit le contexte relationnel considéré.
Consistance interne
Sur une cohorte de 2 001 jeunes adultes âgés de 16 à 25 ans, les auteurs ont évalué la cohérence interne des items pour chacune des six modalités d’utilisation de l’échelle (2 conditions [Désir vs Comportement] $\times$ 3 stades relationnels). Pour l’ensemble de ces administrations, le coefficient alpha de Cronbach a systématiquement dépassé 0,87, atteignant des valeurs comprises entre 0,88 et 0,94. Ces valeurs confirment que, bien que construite comme une échelle ordinale de Guttman, la DSIS possède une homogénéité interne exceptionnelle selon les critères de la théorie classique des tests.
9. Analyse factorielle et scalabilité / Factor Analysis & Scalability
La logique de mesure de la DSIS repose principalement sur l’analyse de scalogramme de Guttman plutôt que sur l’analyse factorielle exploratoire ou confirmatoire linéaire standard, ces dernières étant souvent inadaptées aux distributions cumulatives déterministes présentant de fortes asymétries de fréquences marginales.
Indices de scalabilité de Guttman
L’administration de la DSIS à l’échantillon normatif de 2 001 sujets a permis d’examiner les critères stricts de transitivité et d’unidimensionnalité préconisés par Guttman :
- Coefficient de Reproductibilité (CR) : cet indice évalue la proportion de réponses réelles pouvant être exactement prédites à partir du score total obtenu par le participant. Pour chacune des six versions de l’échelle, le CR a systématiquement dépassé 0,90 (atteignant fréquemment 0,92 à 0,95), franchissant ainsi sans ambiguïté le seuil standard de 0,90 établi par Guttman pour valider l’existence d’une échelle cumulative unidimensionnelle exempte d’erreurs aléatoires excessives.
- Coefficient de Scalabilité (CS) : calculé en référence au coefficient d’erreur marginale minimale (MMER) pour s’assurer que la reproductibilité observée n’est pas un artefact de la distribution des réponses extrêmes, le CS a été mesuré à un niveau supérieur à 0,70 pour toutes les administrations, surpassant largement le plancher critique de 0,60 requis par Menzel.
Réduction d’items et unidimensionnalité
À l’origine, une version expérimentale de 16 items issue des travaux de Collins (1974) et de Luckey et Nass (1969) avait été testée auprès de 259 sujets. L’analyse détaillée des patrons de réponse a révélé des redondances et des inversions locales chez les hommes et les femmes. McCabe et Collins ont ainsi fusionné les items contigus manifestant des profils empiriques indifférenciés :
- Les items originaux « hand holding » et « light embrace » ont été combinés pour former le nouvel item 1.
- Les items « necking », « deep kissing » et « general body contact » ont été agrégés dans l’item 3 sous une formulation unifiée.
Cette optimisation a permis de ramener la DSIS à 12 items parfaitement hiérarchisés. Les analyses factorielles complémentaires (menées sur des matrices de corrélations tétrachoriques pour tenir compte du format binaire) confirment l’extraction d’un facteur général prédominant expliquant plus de 65 % de la variance totale, attestant de l’unidimensionnalité foncière du construit d’implication sexuelle.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Nom complet de l’outil : Depth of Sexual Involvement Scale (DSIS) / Échelle de profondeur de l’implication sexuelle.
- Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé mesurant des comportements autorapportés et des préférences idéales.
- Domaines évalués : Niveau d’intimité corporelle, désir sexuel circonstanciel, progression des pratiques sexuelles hétérosexuelles.
- Nombre d’items : 12 items comportementaux hiérarchisés selon une structure de Guttman.
- Modalités d’administration : L’outil est administré selon deux conditions de consigne : Désir (ce que la personne souhaiterait) versus Comportement réel (ce que la personne a déjà vécu), appliquées à trois stades relationnels distincts : premier rendez-vous, plusieurs rendez-vous réguliers sans exclusivité, et relation de fréquentation exclusive. L’instrument peut ainsi générer jusqu’à 6 protocoles distincts selon les besoins de recherche.
- Format de réponse : Choix forcé dichotomique : « Oui » / « Non » pour chaque item.
- Temps de passation : Environ 3 minutes par protocole spécifique (soit 10 à 15 minutes pour l’ensemble des six conditions complètes).
- Méthodes de cotation et calcul des scores :
- Méthode cumulative par palier (recommandée pour l’analyse de Guttman) : Le score attribué correspond au rang de l’item le plus élevé auquel le participant a répondu par l’affirmative (« Oui »), à condition qu’aucun item antérieur n’ait reçu de réponse négative.
- Méthode additive simple : Somme arithmétique de toutes les réponses affirmatives (« Oui » = 1, « Non » = 0). Le score total varie de 0 (aucune implication sexuelle) à 12 (implication sexuelle totale incluant le coït). Cette méthode offre une grande robustesse analytique pour les modélisations statistiques paramétriques classiques (ANOVA, régressions multiples).
- Interprétation clinique des scores : Un score élevé traduit une aspiration ou une expérience approfondie de l’intimité physique à l’étape relationnelle considérée. L’écart arithmétique entre le score de Désir et le score de Comportement réel quantifie la frustration sexuelle ou le décalage subjectif d’opportunité chez un individu.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication princeps : 1984 (dans The Journal of Sex Research).
- Statut du droit d’auteur (Copyright) : © 1984 Society for the Scientific Study of Sexuality (SSSS). Publié par Routledge / Taylor & Francis Group. Les formulations originales et la structure de l’instrument ont été publiées dans le domaine académique à des fins scientifiques.
- Tarification : L’utilisation de l’instrument est entièrement gratuite pour la recherche universitaire, l’enseignement supérieur et les applications cliniques sans but lucratif.
- Demandes d’autorisation et correspondances : Les chercheurs souhaitant intégrer l’échelle ou adapter ses consignes peuvent adresser leurs demandes formelles à la première auteure :
Pr Marita P. McCabe
School of Psychology, Deakin University
221 Burwood Highway, Burwood, Victoria 3125, Australie
Courriel : [email protected]
12. Références / References
Les sources bibliographiques suivantes constituent les publications académiques de référence ayant présidé au développement, à l’étalonnage et à l’exploitation empirique de la DSIS :
- Collins, J. K. (1974). Adolescent data intimacy: Norms and peer expectations. Journal of Youth and Adolescence, 3(4), 317–328. https://doi.org/10.1007/BF02214747
- Collins, J. K., & McCabe, M. P. (1980). The influence of sex roles on psychobiological and psychoaffectional orientations to dating. In C. A. Rigg & L. B. Sherin (Eds.), Adolescent medicine: Present and future concepts (pp. 181–195). Chicago: Year Book Medical Publishers.
- Guttman, L. (1944). A basis for scaling qualitative ideas. American Sociological Review, 9(2), 139–150. https://doi.org/10.2307/2086306
- Luckey, E. B., & Nass, G. A. (1969). A comparison of sexual attitudes and behavior in an international sample. Journal of Marriage and the Family, 31(2), 364–379. https://doi.org/10.2307/349947
- McCabe, M. P. (1982). The influence of sex and sex role on the dating attitudes and behavior of Australian youth. Journal of Adolescent Health Care, 3(1), 54–62. https://doi.org/10.1016/S0197-0070(82)80028-2
- McCabe, M. P., & Collins, J. K. (1981). Dating desires and experiences: A new approach to an old question. Australian Journal of Sex, Marriage and the Family, 2(4), 165–173. https://doi.org/10.1080/01591487.1981.11004245
- McCabe, M. P., & Collins, J. K. (1983). The sexual and affectional attitudes and experiences of Australian adolescents during dating: The effects of age, church attendance, type of school and socioeconomic class. Archives of Sexual Behavior, 12(6), 525–539. https://doi.org/10.1007/BF01542217
- McCabe, M. P., & Collins, J. K. (1984). Measurement of depth of desired and experienced sexual involvement at different stages of dating. The Journal of Sex Research, 20(4), 377–390. https://doi.org/10.1080/00224498409551234
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Instructions by Condition:
1. Desire on First Date:
This task is to determine what you would like at different stages in the dating relationship. Indicate which of the following you would like on the FIRST DATE (i.e., the first time you go out with a new dating partner to whom you are attracted). Circle the response which is applicable (Yes / No).
2. Behavior on First Date:
Instructions as above, but « would like » is replaced by « have experienced » (or « have never experienced » depending on the scoring sheet).
3. Desires After Several Dates:
Instructions as for Desires on First Date, but « FIRST DATE » is replaced by « SEVERAL DATES » (defined as: « when going out with a partner consistently, but both partners feeling free to go out with others »).
4. Behavior After Several Dates:
Instructions as for Behavior on First Date, but « FIRST DATE » is replaced by « SEVERAL DATES » (definition as above).
5. Desires When Going Steady:
Instructions as for Desires on First Date, but « FIRST DATE » is replaced by « when GOING STEADY » (defined as: « when both partners come to a mutual and implicit understanding that dating will exclude others »).
6. Behavior When Going Steady:
Instructions as for Behavior on First Date, but « FIRST DATE » is replaced by « when GOING STEADY » (definition as above).
Response scale for each item: [ Yes ] / [ No ]
Scale of Sexual Activities:
- Hand holding: holding hands or locking arms, generally while walking.
- Light kissing: casual goodnight kiss on the lips.
- Necking: close body contact, with hugging and prolonged kissing.
- Light breast petting: caress of the girl’s breasts outside the clothing.
- Heavy breast petting: fondling or kissing of the girl’s breasts under the clothing.
- Light genital petting of the female: touching genital area of the girl, outside the clothing.
- Heavy genital petting of female: touching genital area of the girl, under the clothing.
- Manual stimulation of male genitals.
- Oral stimulation of female genitals.
- Oral stimulation of male genitals.
- Petting of each other’s genitals resulting in orgasm for one or both partners.
- Intercourse.