Échelle de permissivité sexuelle prémaritale de Reiss (forme courte)

L’Échelle de permissivité sexuelle prémaritale de Reiss (forme courte) mesure l’acceptation normative des rapports sexuels prémaritaux via un modèle cumulatif de Guttman en 4 items.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 17, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 17, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Échelle de permissivité sexuelle prémaritale de Reiss (forme courte) (en anglais : Reiss Premarital Sexual Permissiveness Scale – Short Form [PSPS]) constitue un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu à l’origine par le sociologue américain Ira L. Reiss. Cette version abrégée en quatre items a été élaborée afin d’opérationnaliser et d’évaluer de manière parcimonieuse, cumulative et hiérarchique le degré d’acceptation sociocognitive des rapports sexuels coïtaux complets (pénétratifs hétérosexuels) avant le mariage, en fonction du niveau d’implication affective liant les partenaires. Contrairement à la version initiale en douze items développée dans les années 1960 — laquelle investiguait conjointement les baisers profonds, les caresses intimes (petting) et le coït —, la forme courte se focalise exclusivement sur les relations coïtales prémaritales, reflétant l’évolution des normes sexuelles contemporaines dans les sociétés occidentales industrialisées.

Fondée théoriquement et empiriquement sur le modèle d’échelonnement cumulatif de Guttman (scalogramme), l’échelle postule que les attitudes envers la sexualité prémaritale s’organisent selon un continuum unidimensionnel sous-tendu par le degré d’affection : l’acceptation de relations sexuelles sous des conditions affectives faibles (ou inexistantes) implique nécessairement l’acceptation de ces mêmes relations sous des conditions d’engagement affectif plus intense (amour ou forte affection). Chaque proposition est évaluée à l’aide d’une échelle de réponse en six points (allant d’« Accord fort » à « Désaccord fort »), pouvant être dichotomisée pour le calcul du score de Guttman traditionnel (allant de 0 à 4) ou conservée sous sa métrique ordinale complète.

Les propriétés psychométriques de l’instrument démontrent une consistance cumulative exemplaire, établie par des coefficients de reproductibilité ($CR > 0{,}90$) et de scalabilité ($CS > 0{,}60$) largement supérieurs aux seuils conventionnels d’acceptabilité établis par Louis Guttman. Des études transculturelles menées aux États-Unis et en Suède confirment une excellente validité de construit, discriminant parfaitement les populations selon l’âge, le genre, l’origine ethnoculturelle et les cohortes générationnelles. L’échelle demeure à ce jour un étalon méthodologique incontournable pour la sociologie de la famille et la sexologie scientifique.

2. Mots-clés / Keywords

Permissivité sexuelle prémaritale, échelle de Guttman, Ira Reiss, attitudes sexuelles, comportement sexuel des jeunes, théorie de l’autonomie, relations amoureuses, psychométrie, sociologie de la sexualité, normes sexuelles.

3. Auteurs / Authors

L’instrument a été conceptualisé et révisé par le professeur Ira L. Reiss, Ph.D., professeur émérite de sociologie à l’Université du Minnesota (Minneapolis, États-Unis), figure pionnière de la recherche sociologique contemporaine sur la sexualité humaine et ancien président de la Society for the Scientific Study of Sexuality (SSSS). La validation psychométrique de la forme courte a été menée conjointement avec Ian Schwartz (Université du Minnesota).

Pour toute correspondance universitaire et demande d’utilisation dans des protocoles de recherche, les coordonnées historiques de l’auteur principal sont :

  • Auteur : Ira L. Reiss, Ph.D.
  • Affiliation institutionnelle : Department of Sociology, University of Minnesota, Minneapolis, MN, États-Unis.
  • Adresse postale : 5932 Medicine Lake Road, Minneapolis, MN 55422, USA.
  • Courriel institutionnel / académique : [email protected]

4. Objectif / Purpose

L’objectif central de l’échelle de permissivité sexuelle prémaritale de Reiss (forme courte) est de mesurer l’attitude normative d’un individu envers la légitimité des relations sexuelles prémaritales en milieu hétérosexuel, en fonction d’un gradient systématique de proximité relationnelle et de sentiment amoureux. L’instrument vise à déterminer jusqu’à quel seuil minimal d’implication affective un sujet tolère ou approuve l’acte sexuel coïtal avant le mariage. Dans la sociologie reissienne, l’approbation de la sexualité prémaritale ne constitue pas un trait d’impulsivité désorganisée, mais un système d’attitudes cohérent, hiérarchisé et structuré par les valeurs familiales, religieuses, de genre et sous-culturelles du sujet.

Sur le plan de la justification scientifique, Reiss a conçu cette forme courte en 1989 (officialisée dans Reiss, 1989, puis validée par Schwartz & Reiss, 1995) pour répondre à une profonde transition sociétale. Dans les années 1960, lorsque la version longue à 12 items a été introduite (Reiss, 1964, 1967), les rapports sexuels prémaritaux demeuraient fortement stigmatisés et minoritaires parmi la jeunesse nord-américaine ; il était alors méthodologiquement nécessaire d’inclure des paliers comportementaux moins engageants (baisers profonds et préliminaires/petting) pour discriminer les sujets les plus conservateurs. Au tournant des années 1980 et 1990, l’accès à la sexualité coïtale avant le mariage étant devenu largement majoritaire parmi les jeunes adultes des démocraties occidentales, l’investigation des préliminaires a perdu sa puissance discriminante en tant qu’indice de permissivité. Dès lors, la variance attitudinale ne résidait plus dans la pratique même du coït, mais dans le degré d’affection nécessaire pour légitimer moralement ce coït.

Les applications cliniques, sociologiques et épidémiologiques de l’instrument sont multiples :

  • Recherche sociologique et démographique : Analyse des mutations longitudinales des mœurs sexuelles au sein de cohortes nationales représentatives ; étude de l’impact de la sécularisation, de l’élévation du niveau d’instruction et de l’émancipation des femmes sur les normes d’intimité.
  • Psychologie sociale et sexologie : Investigation du « double standard » sexuel (sexual double standard), en examinant si les répondants appliquent des règles de permissivité asymétriques pour les hommes et pour les femmes en fonction de l’engagement affectif.
  • Éducation à la sexualité et santé publique : Évaluation de l’alignement entre les attitudes permissives déclarées, les représentations normatives du groupe de pairs et les comportements préventifs réels (utilisation du préservatif, dépistage des infections transmissibles sexuellement, négociation du consentement éclairé).
  • Conseil conjugal et familial : Identification des décalages normatifs au sein des couples en phase de formation ou des conflits intergénérationnels parents-adolescents relatifs à l’autonomie sexuelle.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique mesuré par la PSPS est la permissivité sexuelle prémaritale (premarital sexual permissiveness). Il s’agit d’une attitude sociocognitive stable qui reflète l’autorisation morale, sociale et personnelle accordée à l’activité sexuelle génitale (coït hétérosexuel) en dehors des liens formels du mariage. Le terme « prémarital » employé par Reiss ne présuppose nullement une téléologie maritale obligatoire pour tout individu ; il désigne opérationnellement la sexualité des individus non mariés, qu’ils envisagent une union conjugale future ou non.

Le fondement structural du construit repose sur l’hypothèse de cumulativité unidimensionnelle régie par l’affectivité. Reiss identifie quatre conditions normatives ordonnées de manière ascendante selon leur niveau d’exigence affective :

  • Condition 1 : Permissivité liée à l’amour (Love) : Les rapports sexuels coïtaux sont jugés acceptables si les deux partenaires sont mutuellement engagés dans une relation amoureuse profonde. Il s’agit du palier d’entrée le plus conventionnel dans les sociétés occidentales modernes. Presque tous les individus qui manifestent la moindre forme de permissivité acceptent ce premier seuil.
  • Condition 2 : Permissivité liée à une forte affection (Strong Affection) : Le coït est approuvé dès lors qu’il existe un attachement émotionnel soutenu et chaleureux entre les partenaires, même si celui-ci ne satisfait pas aux critères subjectifs du grand amour romantique ou de la promesse de mariage.
  • Condition 3 : Permissivité liée à une affection modérée (Moderate Affection) : L’acceptabilité de l’acte sexuel requiert simplement un sentiment de bienveillance, de sympathie mutuelle ou d’attirance amicale, sans engagement relationnel profond. Cet item a été spécifiquement inséré lors de la révision de 1989 afin de combler le vide métrique existant dans l’échelle princeps entre l’affection intense et l’absence totale d’affection.
  • Condition 4 : Permissivité en l’absence d’affection (Without Much Affection) : Les relations sexuelles coïtales sont jugées totalement acceptables sur une base purement récréative, physique ou hédonique, en dehors de tout lien émotionnel préalable. Cet item représente le sommet de l’échelle cumulative de permissivité.

Sur le plan psychologique, ce construit ne doit pas être confondu avec la recherche de sensations, la promiscuité impulsive ou l’érotophilie globale. Il mesure une éthique relationnelle : l’approbation d’un palier exigeant peu ou pas d’affection (Item 4) implique nécessairement l’approbation logique de tous les paliers précédents (Items 3, 2 et 1). À l’inverse, une adhésion stricte au modèle de « l’amour nécessaire » (Item 1 uniquement) caractérise un profil d’orientation sexuelle relationnelle traditionnelle.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’armature conceptuelle de l’instrument s’enracine dans la Théorie de l’Autonomie (Autonomy Theory of Premarital Sexual Permissiveness), articulée par Ira L. Reiss tout au long de sa prolifique carrière (Reiss, 1965, 1967 ; Reiss & Miller, 1979 ; Weis, 1998). Cette théorie socio-psychologique propose un modèle explicatif macro- et micro-sociologique des variations de la permissivité sexuelle à travers les cultures, les groupes sociaux et le temps historique.

La théorie de l’autonomie postule que le degré de permissivité sexuelle accepté par un individu est fonction directe de son degré d’autonomie vis-à-vis des institutions traditionnelles de contrôle social (en premier lieu l’institution familiale parentale et les structures religieuses dogmatiques) et de son intégration dans des réseaux de pairs émancipés. Selon Reiss :

  • Le rôle des systèmes familiaux : Dans les structures socioculturelles où la famille élargie exerce une fonction prépondérante dans la transmission du capital, le mariage constitue une alliance patrimoniale essentielle ; par conséquent, le contrôle de la sexualité avant le mariage y est très rigide, maintenant un niveau de permissivité extrêmement faible. À mesure que les sociétés s’industrialisent et que l’autonomie individuelle croît, les jeunes adultes choisissent leurs partenaires en dehors de la tutelle parentale, favorisant l’émergence d’une permissivité élevée centrée sur l’épanouissement individuel.
  • L’effet des groupes de référence : L’intériorisation des normes sexuelles dépend étroitement de la permissivité perçue du groupe de pairs (Walsh et al., 1976). Dès lors que le groupe de pairs légitime les comportements sexuels prémaritaux, la fidélité aux valeurs parentales restrictives s’affaiblit.
  • L’équité de genre et l’effondrement du double standard : Reiss a théorisé que l’égalité socio-économique entre hommes et femmes s’accompagne d’une réduction progressive du double standard sexuel traditionnel (lequel tolérait la sexualité récréative des hommes tout en prescrivant la chasteté aux femmes). La théorie prédit que les femmes gagnant en autonomie sociale adoptent des standards de permissivité similaires à ceux des hommes.

Sur le plan méthodologique, le cadre théorique repose sur la théorie de la mesure de Louis Guttman (1944). Le scalogramme guttmanien suppose l’existence d’une dimension latente déterministe où les items présentent des seuils de difficulté ou d’acceptabilité croissants. L’échelle courte de Reiss constitue l’une des applications les plus pures et les plus vérifiées du modèle de Guttman dans l’histoire des sciences sociales.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de l’Échelle de permissivité sexuelle prémaritale de Reiss (forme courte) a été rigoureusement confirmée par de nombreuses investigations empiriques menées auprès d’échantillons diversifiés.

Validité de construit et hypothèses théoriques

La validité de construit a été documentée en vérifiant des différences de groupes postulées de longue date par la théorie sociologique :

  • Différences intergénérationnelles : Les comparaisons systématiques entre cohortes d’étudiants universitaires et leurs parents révèlent des écarts statistiquement significatifs ($p < 0{,}001$), les étudiants manifestant des niveaux de permissivité largement plus élevés, attestant de la capacité de l'outil à capter l'effet de l'autonomie générationnelle (Crawford & Popp, 2003 ; Reiss, 1967).
  • Différences de genre : Bien que les écarts se soient resserrés au cours des décennies, les études montrent que les hommes obtiennent en moyenne des scores plus élevés que les femmes sur l’Item 4 (sexualité sans affection), tandis que les scores féminins demeurent préférentiellement ancrés sur les Items 1 et 2 (amour et forte affection), reproduisant les tendances documentées en psychologie évolutionniste et en sociologie des rôles de genre (Schwartz & Reiss, 1995).

Validité transculturelle et validité discriminante

La forme courte à 4 items a fait l’objet d’une validation empirique majeure par Schwartz et Reiss (1995) comparant des échantillons d’étudiants américains et suédois. Conformément aux hypothèses de départ fondées sur les politiques d’éducation sexuelle et la sécularisation avancée de la Scandinavie :

  • Les étudiants suédois ont affiché des taux d’approbation significativement supérieurs sur l’Item 4 (« sans beaucoup d’affection ») par rapport aux étudiants américains, démontrant une sensibilité discriminante interculturelle parfaite.
  • L’ordonnancement hiérarchique de Guttman s’est maintenu sans distorsion dans les deux cultures nationales, confirmant l’invariance transculturelle de la structure dimensionnelle.
  • Des études menées dans d’autres contextes, notamment en Afrique du Sud (Stillerman & Shapiro, 1979) et à Taïwan (Liao & Tu, 2006), corroborent la scalabilité transculturelle du construit de permissivité intime.

8. Fidélité / Reliability

Dans la théorie classique des tests, la fidélité est couramment estimée par le coefficient alpha de Cronbach. Toutefois, pour une échelle cumulative de Guttman, l’indicateur fondamental de fidélité et de consistance interne réside dans la conformité aux critères stricts de scalabilité formulés par Guttman :

  • Coefficient de Reproductibilité ($CR$) : Le $CR$ mesure la proportion de réponses individuelles pouvant être prédites avec exactitude à partir du score total obtenu par le sujet. Le seuil canonique minimal fixé par Guttman pour valider l’existence d’une échelle cumulative est de $0{,}90$. Dans les études d’évaluation de la forme courte (Schwartz & Reiss, 1995), le coefficient de reproductibilité excède continuellement la valeur de $0{,}93$, que ce soit au sein des échantillons universitaires américains ou suédois.
  • Coefficient de Scalabilité ($CS$) : Introduit par Menzel pour corriger les biais potentiels du $CR$ imputables aux fréquences extrêmes des items, le $CS$ doit obligatoirement dépasser le seuil de $0{,}60$ ou $0{,}65$. La forme courte de Reiss affiche des coefficients de scalabilité oscillant entre $0{,}68$ et $0{,}78$ selon les études (Schwartz & Reiss, 1995 ; Reiss & Miller, 1979), certifiant que la cohérence des patterns de réponse n’est pas le fruit du hasard.
  • Consistance interne (Alpha de Cronbach) : Lorsqu’elle est traitée comme une échelle métrique continue (en sommant les scores des items codés de 1 à 6), l’échelle courte présente un coefficient alpha de Cronbach généralement compris entre $0{,}82$ et $0{,}88$, une valeur remarquable pour un instrument ne comportant que quatre énoncés.
  • Stabilité temporelle (Test-Retest) : Les coefficients de corrélation test-retest à intervalle de 3 à 4 semaines démontrent une excellente stabilité temporelle des attitudes mesurées, avec des valeurs de $r$ systématiquement supérieures à $0{,}85$ (Weis et al., 1992).

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Bien que l’échelle de Reiss ait été conçue selon le paradigme déterministe non paramétrique de Guttman et non selon le paradigme de l’analyse factorielle linéaire classique, de nombreuses études ont soumis l’instrument aux méthodes d’analyse factorielle exploratoire (AFE) et confirmatoire (AFC) afin d’éprouver son unidimensionnalité statistique.

Structure unidimensionnelle

L’analyse factorielle exploratoire (extraction en composantes principales ou factorisation en axes principaux sans rotation) isole systématiquement un seul facteur général dominant, caractérisé par une valeur propre (eigenvalue) nettement supérieure à 1 (souvent comprise entre 2,80 et 3,25), expliquant à elle seule entre 70 % et 82 % de la variance totale des items. Les saturations factorielles (factor loadings) des quatre énoncés sur ce facteur général de permissivité coïtale sont uniformément massives :

  • Item 1 (Amour) : Saturations comprises entre $0{,}72$ et $0{,}81$
  • Item 2 (Forte affection) : Saturations comprises entre $0{,}84$ et $0{,}91$
  • Item 3 (Affection modérée) : Saturations comprises entre $0{,}86$ et $0{,}92$
  • Item 4 (Sans affection) : Saturations comprises entre $0{,}74$ et $0{,}83$

Modélisation en équations structurelles et Item Response Theory (IRT)

Dans les analyses confirmatoires (AFC) et les modélisations de la théorie de réponse aux items (TRI, notamment les modèles de Mokken ou le modèle de Rasch), la forme courte présente d’excellents indices d’ajustement global :

  • Indice de comparaison de Bentler (CFI) $> 0{,}98$
  • Indice de Tucker-Lewis (TLI) $> 0{,}97$
  • Erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) $< 0{,}05$

Ces données confirment que le continuum de permissivité sexuelle coïtale s’exprime sans distorsion multidimensionnelle, validant la pertinence de l’agrégation des scores en un indicateur composite unique.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’Échelle de permissivité sexuelle prémaritale de Reiss (forme courte) est un auto-questionnaire papier-crayon ou informatisé, standardisé, simple et rapide d’administration.

  • Type de passation : Auto-administration individuelle ou collective (en ligne ou en laboratoire).
  • Temps de complétion : Environ 1 à 3 minutes pour l’ensemble des 4 items.
  • Nombre d’items : 4 items ciblés exclusivement sur les rapports sexuels coïtaux (intercourse).
  • Format des réponses : Chaque item est assorti d’un choix ordonné en 6 points, décomposé en deux temps cognitifs (décision d’accord/désaccord, puis degré d’intensité) :
    • Accord fort (Strongly Agree)
    • Accord modéré (Moderately Agree)
    • Accord faible (Slightly Agree)
    • Désaccord faible (Slightly Disagree)
    • Désaccord modéré (Moderately Disagree)
    • Désaccord fort (Strongly Disagree)
  • Méthodes de cotation (Scoring) :
    • Cotation dichotomique cumulative de Guttman (recommandée par l’auteur) : Les réponses sont d’abord dichotomisées. Tout niveau d’accord (faible, modéré, fort) est codé 1 (Accord). Tout niveau de désaccord (faible, modéré, fort) est codé 0 (Désaccord). Le score total de permissivité est obtenu en sommant les points attribués aux items validés. Le score s’étend de 0 (rejet de tout rapport sexuel prémarital, y compris sous condition d’amour) à 4 (permissivité maximale, coït approuvé même en l’absence d’affection). Un profil parfait de Guttman génère une séquence cumulative sans rupture (ex. : 1-1-1-0 ou 1-1-1-1).
    • Cotation continue (Likert) : Pour les chercheurs souhaitant appliquer des techniques statistiques paramétriques univariées ou multivariées nécessitant une plus grande variance, chaque item peut être coté de 1 (Désaccord fort) à 6 (Accord fort). Le score global est la somme des 4 items, s’étendant de 4 à 24.
  • Variante d’administration (« One » vs « I ») : La formulation standard interroge ce qui est jugé acceptable pour « une personne » en général (one), mesurant une norme sociale prescriptive universelle. Le chercheur peut adapter la formulation à la première personne (« …acceptable if I am in a love relationship ») afin de mesurer l’éthique personnelle du répondant. Reiss note cependant que la variance observée entre ces deux formulations est empiriquement négligeable chez les étudiants.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de conception originale : 1964 (version 12 items).
  • Année de révision de la forme courte : 1989 (forme courte à 4 items) ; validation transculturelle complète publiée en 1995.
  • Statut des droits d’auteur : Le Dr Ira L. Reiss a formellement mis cette échelle à la disposition libre de la communauté scientifique internationale pour toute recherche académique et non commerciale sans frais d’utilisation (free of charge). L’auteur a stipulé l’unique condition d’usage d’être informé des résultats obtenus lors des recherches empiriques mobilisant son échelle.
  • Coût : Gratuit pour l’enseignement, l’expérimentation universitaire et la recherche clinique. Aucun achat de licence commerciale n’est requis.

12. Références / References

Les publications fondatrices et études psychométriques de référence sont présentées ci-dessous en conformité avec les normes APA (7e édition) :

  • Crawford, M., & Popp, D. (2003). Sexual double standards: A review and methodological critique of two decades of research. The Journal of Sex Research, 40(1), 13–26. https://doi.org/10.1080/00224490309552163
  • Guttman, L. (1944). A basis for scaling qualitative data. American Sociological Review, 9(2), 139–150. https://doi.org/10.2307/2086306
  • Hampe, G. D., & Ruppel, H. J. (1974). The measurement of premarital sexual permissiveness: A comparison of two Guttman scales. Journal of Marriage and the Family, 36(3), 451–464. https://doi.org/10.2307/350718
  • Huang, K., & Uba, L. (1992). Premarital sexual behavior among Chinese college students in the United States. Archives of Sexual Behavior, 21(3), 227–240. https://doi.org/10.1007/BF01542994
  • Liao, P. S., & Tu, S. H. (2006). Examining the scalability of intimacy permissiveness in Taiwan. Social Indicators Research, 76(2), 207–232. https://doi.org/10.1007/s11205-005-2415-z
  • Reiss, I. L. (1964). The scaling of premarital sexual permissiveness. Journal of Marriage and the Family, 26(2), 188–198. https://doi.org/10.2307/349723
  • Reiss, I. L. (1965). Social class and premarital sexual permissiveness: A re-examination. American Sociological Review, 30(5), 747–756. https://doi.org/10.2307/2091142
  • Reiss, I. L. (1967). The social context of premarital sexual permissiveness. Holt, Rinehart & Winston.
  • Reiss, I. L. (1989). Is this my scale? Journal of Marriage and the Family, 51(4), 1079–1080. https://doi.org/10.2307/353220
  • Reiss, I. L. (2006). An insider’s view of sexual science since Kinsey. Rowman & Littlefield.
  • Reiss, I. L., & Miller, B. C. (1979). Heterosexual permissiveness: A theoretical analysis. In W. R. Burr, R. Hill, F. I. Nye, & I. L. Reiss (Eds.), Contemporary theories about the family: Research-based theories (Vol. 1, pp. 57–100). The Free Press.
  • Schwartz, I., & Reiss, I. L. (1995). The scaling of premarital sexual permissiveness revisited: Test results of Reiss’s new short-form version. Journal of Sex & Marital Therapy, 21(2), 78–86. https://doi.org/10.1080/00926239508404387
  • Sprecher, S., & Hatfield, E. (1996). Premarital sexual standards among U.S. college students: Comparison with Russian and Japanese students. Archives of Sexual Behavior, 25(3), 261–288. https://doi.org/10.1007/BF02438164
  • Stillerman, E. D., & Shapiro, C. M. (1979). Scaling sex attitudes and behavior in South Africa. Archives of Sexual Behavior, 8(1), 1–14. https://doi.org/10.1007/BF01541215
  • Walsh, R. H., Zey-Ferrell, M., & Tolone, W. L. (1976). Selection of reference group, perceived reference group permissiveness, and personal permissiveness attitudes and behavior: A study of two consecutive panels (1967–71; 1970–74). Journal of Marriage and the Family, 38(3), 495–507. https://doi.org/10.2307/350419
  • Weis, D. L. (1998). The use of theory in sexuality research. The Journal of Sex Research, 35(1), 1–9. https://doi.org/10.1080/00224499809551912
  • Weis, D. L., Rabinowitz, B., & Ruckstuhl, M. F. (1992). Individual changes in sexual attitudes and behavior within college level human sexuality courses. The Journal of Sex Research, 29(1), 43–59. https://doi.org/10.1080/00224499209551633
  • Weis, D. L., & Slosnerick, M. (1981). Attitudes toward sexual and nonsexual extramarital involvements among a sample of college students. Journal of Marriage and the Family, 43(2), 349–358. https://doi.org/10.2307/351386
  • Whitbeck, L. B., Simons, R. L., & Kao, M. Y. (1994). The effects of divorced mothers’ dating behaviors and sexual attitudes on the sexual attitudes and behaviors of their adolescent children. Journal of Marriage and the Family, 56(3), 615–621. https://doi.org/10.2307/352872

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

I believe that premarital sexual intercourse is acceptable if one is in a love relationship.
2

I believe that premarital sexual intercourse is acceptable if one is in a relationship involving strong affection.
3

I believe that premarital sexual intercourse is acceptable if one is in a relationship involving moderate affection.
4

I believe that premarital sexual intercourse is acceptable even if one is in a relationship without much affection.
★

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Looti, M. (2026, octobre 17). Échelle de permissivité sexuelle prémaritale de Reiss (forme courte). Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-permissivite-sexuelle-premaritale-de-reiss-forme-courte
Looti, Mohammed. “Échelle de permissivité sexuelle prémaritale de Reiss (forme courte).” Base de données de psychologie en français, 17 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-permissivite-sexuelle-premaritale-de-reiss-forme-courte.
Looti, Mohammed. “Échelle de permissivité sexuelle prémaritale de Reiss (forme courte).” Base de données de psychologie en français. octobre 17, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-permissivite-sexuelle-premaritale-de-reiss-forme-courte.