1. Résumé / Abstract
L’Échelle de partisanerie négative (Negative Partisanship Scale ou Negative Party Identity Scale, NPS/NPI) développée par Sabrina J. Mayer et Luana Russo (2024) constitue un instrument psychométrique novateur conçu pour quantifier l’aversion, le rejet affectif et la désidentification active des citoyens à l’égard de partis politiques spécifiques. Alors que la recherche électorale classique s’est historiquement concentrée sur l’identification partisane positive — conceptualisée dans le modèle de Michigan comme un attachement psychologique durable envers une formation politique —, la montée des polarisations affectives et la fragmentation des démocraties parlementaires multipartites ont révélé la nécessité de mesurer ce que les électeurs refusent catégoriquement d’être. L’échelle a été rigoureusement élaborée et étalonnée dans des contextes multipartites complexes, notamment en Allemagne et en Italie, surmontant les limites inhérentes aux thermomètres de sentiments traditionnels (feeling thermometers) ou aux probabilités déclarées de vote (PTV).
Composée de cinq items centraux évalués sur une échelle de Likert en 7 points, l’instrument explore cinq facettes distinctes mais étroitement imbriquées du rejet politique : le rejet des visions du monde (rejection of worldviews), la composante identitaire du soi (sense of self), la résonance émotionnelle ou joie maligne (emotional significance / schadenfreude), la distanciation sociale vis-à-vis des adhérents du parti (rejection of other adherents), et le bilan prospectif/rétrospectif négatif fondé sur la performance historique (longstanding trend). D’un point de vue psychométrique, les auteurs démontrent une structure unidimensionnelle robuste et compensatoire, permettant le calcul d’un score moyen global de partisanerie négative envers chaque parti ciblé. L’instrument affiche une consistance interne exceptionnelle (alpha de Cronbach et oméga de McDonald excédant régulièrement 0,85), une invariance de mesure transnationale (configurale et métrique) et une validité prédictive supérieure pour expliquer le vote de barrage, le vote stratégique et la polarisation affective intergroupe.
2. Mots-clés / Keywords
Psychologie politique, partisanerie négative, identité partisane négative, polarisation affective, systèmes multipartites, comportement électoral, identité sociale, rejet politique, psychométrie, évaluation d’attitude.
3. Auteurs / Authors
L’Échelle de partisanerie négative a été conceptualisée et validée scientifiquement par :
- Sabrina J. Mayer : Professeure de science politique et de sociologie politique, affiliée à l’Université de Bamberg (Otto-Friedrich-Universität Bamberg) et précédemment chercheuse senior au Deutsches Zentrum für Integrations- und Migrationsforschung (DeZIM), Berlin, Allemagne. Spécialiste des attitudes politiques, des processus d’intégration civique et de la psychométrie appliquée aux sciences sociales. Courriel institutionnel :
[email protected]. - Luana Russo : Chercheuse et professeure adjointe en méthodes de recherche et comportement politique au Département de science politique de l’Université de Maastricht (Maastricht University), Pays-Bas. Ses travaux portent principalement sur la géographie électorale, la participation politique, les systèmes multipartites comparés et les méthodologies quantitatives d’enquête. Courriel institutionnel :
[email protected].
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de l’Échelle de partisanerie négative est de combler un vide méthodologique et conceptuel majeur dans l’analyse du comportement électoral contemporain. Pendant plus de six décennies, la tradition behavioriste issue de Campbell, Converse, Miller et Stokes (1960) a postulé que l’ancrage démocratique reposait prioritairement sur une « identification partisane positive » (Positive Party Identification), agissant comme un filtre perceptuel à travers lequel le citoyen décode la réalité socio-économique. Cependant, l’érosion des loyautés partisanes traditionnelles (désalignement électoral), couplée à la fragmentation des paysages partisans et à l’émergence de partis populistes, a transformé l’arène politique : chez de nombreux citoyens, l’identité politique ne se définit plus par l’adhésion chaleureuse à un programme, mais par l’aversion viscérale, la peur ou l’hostilité envers un adversaire perçu comme une menace existentielle.
Dans les systèmes bipartites (tels que les États-Unis), la partisanerie négative a souvent été mesurée comme le simple miroir de la partisanerie positive : détester le Parti Républicain équivalait structurellement à voter pour le Parti Démocrate. En revanche, dans les démocraties parlementaires multipartites (comme l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas, l’Espagne ou la France), cette équivalence s’effondre. Un électeur peut rejeter simultanément plusieurs partis situés aux extrêmes ou au centre, tout en hésitant entre trois formations idéologiquement proches. L’échelle de Mayer et Russo a été spécifiquement conçue pour opérationnaliser ce construit dans toute sa complexité polyédrique, sans réduire l’attitude négative à un simple score thermique bas (par exemple, 0 sur un thermomètre de 0 à 100) ou à une « propension à voter » nulle (PTV = 0).
Sur le plan des applications scientifiques et pratiques, l’échelle remplit plusieurs fonctions cruciales :
- Recherche fondamentale en psychologie politique : Elle permet de distinguer l’hostilité cognitive (désaccord sur les politiques publiques) de l’hostilité affective et identitaire (déshumanisation, évitement social, rejet des membres du parti adverse).
- Modélisation électorale prédictive : L’outil améliore la précision des modèles de prévision du scrutin, notamment pour quantifier le « vote sanction », le vote de barrage républicain et la formation des coalitions gouvernementales viables aux yeux de l’opinion publique.
- Diagnostic de la santé démocratique et de la polarisation toxique : Elle sert d’indicateur avancé pour évaluer l’intensité de la polarisation affective au sein du corps civique, un phénomène corrélé à l’intolérance politique, à la délégitimation des institutions judiciaires et électorales, et à la ségrégation relationnelle dans la sphère privée.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit mesuré par l’instrument est l’Identité partisane négative (Negative Party Identity – NPI), définie comme un état psychologique stable caractérisé par une désidentification affective, cognitive et conative à l’égard d’un parti politique cible. Loin d’être une simple absence de préférence, il s’agit d’une répulsion active qui mobilise le schéma du soi du sujet. Les créateurs de l’échelle, s’appuyant sur des entretiens d’experts et une revue systématique de la littérature, ont dégagé cinq dimensions conceptuelles fondamentales qui convergent vers un construit global de nature compensatoire :
1. Le rejet catégorique des visions du monde (Rejection of Worldviews)
Cette composante cognitive et idéologique capture l’incompatibilité absolue perçue entre les valeurs fondamentales de l’individu et l’ontologie politique incarnée par le parti rejeté. L’électeur ne considère pas seulement que le parti propose de mauvaises solutions économiques, mais qu’il véhicule une vision sociétale moralement inacceptable, rendant tout compromis épistémologique ou électoral impossible (exprimé par l’item : « Because of their worldviews, I could never vote for this party »).
2. La définition de soi par opposition (Sense of Self)
Ancrée dans la psychologie de l’identité, cette facette mesure à quel point la démarcation vis-à-vis du parti constitue un pilier de l’auto-concept de l’individu. L’individu se définit négativement : « savoir qui je suis, c’est avant tout affirmer ce que je refuse d’être ». Cette frontière identitaire protège l’estime de soi civique en dressant une barrière infranchissable entre le groupe propre (in-group) et le parti stigmatisé (out-group) (capturé par l’item : « It is important to me that I am not one of those that vote for this party »).
3. La signification émotionnelle et la Schadenfreude (Emotional Significance)
Cette dimension affective traduit la charge émotionnelle attachée aux revers électoraux de l’adversaire. La défaite du parti honni n’est pas reçue avec indifférence, mais engendre une véritable satisfaction psychologique, voire un sentiment de soulagement ou d’allégresse vindicative (Schadenfreude politique). La présence de cet affect positif suscité par le malheur de l’autre confirme l’existence d’une hostilité viscérale (mesurée par l’item : « I am glad when this party loses an election »).
4. La distanciation sociale vis-à-vis de l’électorat adverse (Rejection of Other Adherents)
Cette dimension relationnelle renvoie à la polarisation sociale et au phénomène de tri idéologique. Elle sonde l’absence d’affinité, l’incompréhension mutuelle et le refus de proximité avec les personnes physiques qui votent pour la formation incriminée. L’adversaire politique n’est plus perçu comme un concitoyen ayant des opinions divergentes, mais comme un étranger moral avec lequel aucun terrain d’entente n’existe (opérationnalisée par l’item : « I have nothing in common with people voting for this party »).
5. L’aversion historique durable fondée sur la performance (Longstanding Trend / Political Performance)
Cette sous-dimension intègre l’évaluation rétrospective accumulée au fil du temps. Le rejet ne procède pas d’un simple mouvement d’humeur conjoncturel ou d’un scandale éphémère impliquant un candidat particulier ; il repose sur un jugement consolidé quant à l’incapacité systémique, l’incompétence ou la nocivité historique du parti lors de ses mandatures passées (item : « I would never vote for this party based on their political performance in the past »).
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le développement de l’Échelle de partisanerie négative s’articule autour de trois grands paradigmes théoriques de la psychologie contemporaine et de la science politique :
La Théorie de l’Identité Sociale (SIT) et l’Auto-catégorisation
Le socle théorique principal repose sur les travaux séminaux d’Henri Tajfel et John Turner (1979, 1986). Selon la théorie de l’identité sociale, l’appartenance à un groupe procure une valeur positive à l’estime de soi via la comparaison sociale avantageuse avec les hors-groupes (out-groups). Cependant, Mayer et Russo mobilisent les extensions théoriques montrant que l’identité sociale ne s’établit pas exclusivement par attraction vers un endogroupe (in-group love), mais peut être puissamment structurée par la répulsion active envers un exogroupe menaçant (out-group derogation / out-group hate). L’identité partisane négative devient ainsi un mécanisme d’auto-catégorisation par exclusion contrastive.
Le modèle de Michigan revisité
Dans The American Voter (Campbell et al., 1960), l’identification partisane était théorisée comme un attachement affectif précoce et persistant, transmis socialement. Des politologues contemporains comme Abramowitz et Webster (2016, 2018) ont démontré qu’aux États-Unis, la partisanerie négative est devenue le moteur premier du vote. Mayer et Russo transposent cette révolution paradigmatique aux contextes multipolaires : ils démontrent que si le modèle de Michigan envisageait le parti comme un « objet positif d’identification », la politique moderne fonctionne selon une logique de répudiation où les partis agissent comme des repoussoirs symboliques orientant les choix électoraux par élimination séquentielle.
La psychologie des attitudes et les modèles de rejet sociocognitif
L’échelle s’inspire également de la théorie de la balance cognitive de Fritz Heider et de la psychologie des attitudes négatives (Rozin & Royzman, 2001 sur le negativity bias). L’asymétrie positive-négative établit que les stimuli négatifs possèdent une saillance cognitive, une force mnésique et un potentiel de mobilisation comportementale bien supérieurs aux stimuli positifs. Rejeter un parti politique mobilise des schémas d’alerte, de dégoût moral et de vigilance cognitive, rendant la partisanerie négative plus stable dans le temps et moins sensible aux fluctuations économiques que l’adhésion positive.
7. Validité / Validity
La validation psychométrique menée par Mayer et Russo (2024) dans le cadre de vastes enquêtes par panel représentatives en Allemagne (GLES) et en Italie a suivi des standards méthodologiques rigoureux :
Validité de construit et structure factorielle
La validité de construit a été démontrée par des analyses factorielles confirmatoires (AFC). Le modèle unidimensionnel à 5 items présente des indices d’ajustement excellents, conformes aux recommandations de Hu et Bentler (1999) : le RMSEA est inférieur à 0,05, le CFI (Comparative Fit Index) et le TLI (Tucker-Lewis Index) dépassent le seuil de 0,96, et le SRMR est inférieur à 0,03. Les saturations factorielles de tous les items oscillent entre 0,72 et 0,91, confirmant que chaque énoncé reflète avec une grande pureté le construit latent sous-jacent.
Validité convergente
La validité convergente a été confirmée en corrélant les scores de l’échelle avec les outils traditionnels de mesure de l’hostilité politique :
- Les thermomètres de sentiments (feeling thermometers de 0 à 100) : des corrélations négatives très fortes et significatives ont été observées (valeurs de r comprises entre -0,68 et -0,82, p < 0,001), attestant que les scores élevés sur la NPS correspondent systématiquement à une froideur émotionnelle extrême.
- Les propensions à voter (Propensity to Vote – PTV) : des corrélations négatives robustes (r variant de -0,65 à -0,79) confirment que le rejet mesuré par l’échelle coïncide avec un refus absolu d’envisager un vote pour la formation visée.
Validité discriminante
Contrairement aux PTV qui amalgament indifférence, méconnaissance et rejet hostile sous une même note de « 0 », l’échelle NPS discrimine avec succès les électeurs neutres (ceux qui ne votent pas pour un petit parti par méconnaissance) des électeurs activement hostiles. De plus, les corrélations de la NPS avec l’identification partisane positive envers d’autres partis ne sont que modérées (rarement au-delà de 0,35), démontrant que la partisanerie négative n’est pas un simple décalque inversé de la fidélité électorale.
Validité prédictive et critériée
Les régressions logistiques et multinomiales menées par les auteurs démontrent que l’échelle prédit de manière statistiquement significative :
- Le vote stratégique et le vote de barrage lors des élections à deux tours ou des scrutins de coalition ;
- L’acceptabilité psychologique des coalitions gouvernementales (les citoyens rejetant catégoriquement les alliances incluant leur parti repoussoir) ;
- La participation à des actions de protestation politique ou de cybermilitantisme d’opposition.
8. Fidélité / Reliability
Les propriétés de fidélité et de précision métrologique de l’Échelle de partisanerie négative ont été établies sur des échantillons probabilistes et stratifiés de grande taille (N > 2 000 par pays) :
- Consistance interne : Le coefficient alpha de Cronbach (α) calculé pour l’échelle globale varie entre 0,86 et 0,93 selon le parti politique évalué et le pays analysé, attestant d’une homogénéité remarquable des items.
- Fiabilité composite (Oméga de McDonald) : L’indice ω de McDonald, moins sensible aux violations des postulats de tau-équivalence, affiche des valeurs comprises entre 0,88 et 0,94, confirmant que la variance commune expliquée par le trait latent est exceptionnellement élevée.
- Fidélité test-retest : Évaluée sur des sous-échantillons interrogés à plusieurs mois d’intervalle au cours d’une campagne électorale, la corrélation test-retest (stabilité temporelle) oscille entre r = 0,76 et r = 0,84. Cette stabilité démontre que l’instrument capture une disposition attitudinale durable plutôt qu’une réaction affective transitoire face à l’actualité immédiate.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Les démarches d’analyse factorielle exploratoire (AFE) et confirmatoire (AFC) publiées par Mayer et Russo (2024) valident empiriquement l’architecture de l’instrument :
Analyse Factorielle Exploratoire (AFE)
Lors des phases initiales de calibration sur des jeux de données pilotes, les analyses en composantes principales et factorielles exploratoires (avec rotation oblique Promax et Geomin) ont systématiquement extrait un facteur dominant unique expliquant entre 62 % et 74 % de la variance totale des réponses. L’examen du graphique d’éboulis (scree plot de Cattell) ainsi que l’analyse parallèle de Horn ont formellement corroboré l’existence d’une structure unidimensionnelle prépondérante.
Analyse Factorielle Confirmatoire (AFC) et saturations des items
Les modèles d’équations structurelles ont testé l’adéquation de la solution unifactorielle compensatoire. Les saturations factorielles standardisées (λ) rapportées dans les modèles finaux sont résumées ci-dessous :
- Item 1 (Rejet des visions du monde) : λ = 0,84 à 0,89 (p < 0,001)
- Item 2 (Sens de soi / identité personnelle) : λ = 0,78 à 0,85 (p < 0,001)
- Item 3 (Signification émotionnelle / joie de la défaite) : λ = 0,72 à 0,79 (p < 0,001)
- Item 4 (Distanciation sociale vis-à-vis des adhérents) : λ = 0,76 à 0,83 (p < 0,001)
- Item 5 (Bilan de performance historique) : λ = 0,74 à 0,81 (p < 0,001)
Toutes les saturations factorielles dépassent largement le seuil conventionnel de 0,50, et les variances résiduelles (erreurs de mesure univariées) demeurent faibles et non corrélées de manière substantielle, confirmant la parsimonie et la puissance explicative de l’instrument.
Invariance de mesure (Équivalence transculturelle)
Un apport majeur des travaux de Mayer et Russo réside dans l’analyse de l’invariance de mesure multi-groupes (MGCFA). Les tests ont vérifié :
- L’invariance configurale : la même structure factorielle unidimensionnelle tient dans tous les pays analysés et pour tous les partis examinés (gauche, droite, écologistes, droite radicale populiste).
- L’invariance métrique (faible) : les charges factorielles sont équivalentes à travers les contextes nationaux (ΔCFI < 0,01), autorisant la comparaison directe des relations structurelles et des covariances entre pays.
- L’invariance scalaire (forte) : atteinte pour la grande majorité des comparaisons, permettant la comparaison absolue des moyennes latentes de partisanerie négative d’une nation à l’autre.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Nom complet de l’instrument : Échelle de partisanerie négative / Échelle d’identité partisane négative (Negative Partisanship Scale – NPS / Negative Party Identity Scale).
- Auteurs : Sabrina J. Mayer et Luana Russo (2024).
- Domaine d’application : Psychologie politique, sociologie électorale, sciences comportementales, sondages d’opinion publique.
- Type de passation : Auto-questionnaire individuel (administrable en ligne via CAWI, en face-à-face CAPI ou sur support papier).
- Nombre d’items : 5 énoncés standardisés. Des versions abrégées (par exemple à 3 ou 4 items) sont également discutées par les auteurs pour les baromètres électoraux contraints par le temps.
- Format et échelle de réponse : Échelle de Likert graduée en 7 points (allant typiquement de 1 = « Pas du tout d’accord » à 7 = « Tout à fait d’accord »).
- Procédure de cotation et de calcul des scores : En l’absence de fondements théoriques justifiant l’existence de sous-dimensions autonomes séparables, l’identité partisane négative est traitée comme une mesure compensatoire. Le score global pour un parti donné est calculé en effectuant la moyenne arithmétique simple des 5 items (somme des scores divisée par 5), générant un indice continu s’étendant de 1,00 (absence totale de partisanerie négative) à 7,00 (partisanerie négative absolue et maximale).
- Protocole d’administration : L’échelle peut être administrée pour un parti unique (par exemple, le parti au pouvoir) ou répétée en batterie pour l’ensemble des formations politiques majeures en lice lors d’un scrutin donné.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication princeps : 2024.
- Statut des droits d’auteur et licence : L’article de recherche original publié dans la revue internationale Quality & Quantity est diffusé sous licence internationale Creative Commons Attribution 4.0 (CC BY 4.0).
- Tarifs d’utilisation : Accès entièrement gratuit (libre de droits) pour les chercheurs académiques, les institutions universitaires, les étudiants et les praticiens de la recherche à des fins d’enseignement ou d’investigation scientifique.
- Conditions de citation : Toute utilisation, adaptation ou inclusion dans un protocole d’enquête doit obligatoirement citer la publication princeps de Mayer et Russo (2024). Pour des applications commerciales lucratives de grande ampleur, il convient de se référer aux mentions légales de l’éditeur Springer Nature.
12. Références / References
Les publications scientifiques de référence sur l’Échelle de partisanerie négative et les cadres théoriques associés incluent :
- Abramowitz, A. I., & Webster, S. (2016). The rise of negative partisanship and the nationalization of US elections in the 21st century. Electoral Studies, 41, 12-22. https://doi.org/10.1016/j.electstud.2015.11.001
- Abramowitz, A. I., & Webster, S. W. (2018). ‘Negative partisanship: Why Americans dislike parties but still vote for them’. Advances in Political Psychology, 39(S1), 119-135. https://doi.org/10.1111/pops.12479
- Campbell, A., Converse, P. E., Miller, W. E., & Stokes, D. E. (1960). The American Voter. John Wiley & Sons.
- Hu, L. t., & Bentler, P. M. (1999). Cutoff criteria for fit indexes in covariance structure analysis: Conventional criteria versus new alternatives. Structural Equation Modeling: A Multidisciplinary Journal, 6(1), 1-55. https://doi.org/10.1080/10705511909540118
- Iyengar, S., Lelkes, Y., Levendusky, M., Malhotra, N., & Westwood, S. J. (2019). The origins and consequences of affective polarization in the United States. Annual Review of Political Science, 22, 129-146. https://doi.org/10.1146/annurev-polisci-051117-073034
- Mayer, S. J., & Russo, L. (2024). What one is not: A new scale to measure Negative Party Identity in multiparty systems. Quality & Quantity: International Journal of Methodology, 58(3), 2887-2906. https://doi.org/10.1007/s11135-023-01793-7
- Rozin, P., & Royzman, E. B. (2001). Negativity bias, negativity dominance, and contagion. Personality and Social Psychology Review, 5(4), 296-320. https://doi.org/10.1207/S15327957PSPR0504_2
- Tajfel, H., & Turner, J. C. (1979). An integrative theory of intergroup conflict. In W. G. Austin & S. Worchel (Eds.), The social psychology of intergroup relations (pp. 33-47). Brooks/Cole.
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response scale: 7-point scale (e.g., 1 = Strongly disagree to 7 = Strongly agree)
- Because of their worldviews, I could never vote for this party (rejection of worldviews).
- It is important to me that I am not one of those that vote for this party (sense of self).
- I am glad when this party loses an election (emotional significance).
- I have nothing in common with people voting for this party (rejection of other adherents).
- I would never vote for this party based on their political performance in the past (longstanding trend).