Échelle de pardon

Présentation psychométrique complète de l’Échelle de pardon de Wade (WFS), un instrument de référence évaluant en 83 items les dimensions cognitives, affectives et comportementales du pardon interpersonnel.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 17, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 17, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé

L’Échelle de pardon de Wade (Wade’s Forgiveness Scale, WFS), élaborée par Shannon H. Wade en 1989 à la Fuller Graduate School of Psychology, constitue l’un des premiers instruments psychométriques multidimensionnels spécifiquement conçus pour évaluer le degré auquel une personne a pardonné à un offenseur précis au sein d’une relation interpersonnelle déterminée. Contrairement aux approches globales ou unidimensionnelles antérieures, la WFS conceptualise le pardon et le non-pardon comme des processus dynamiques intégrant simultanément des composantes cognitives, affectives et comportementales. L’instrument est constitué de 83 items distribués sur neuf sous-échelles intercorrélées : Vengeance (Revenge), Libération de l’obsession (Freedom from Obsession), Affirmation (Affirmation), Victimisation (Victimization), Sentiments positifs vs négatifs (Positive vs. Negative Feelings), Évitement (Avoidance), Envers Dieu (Toward God), Conciliation (Conciliation) et Rancune (Holding a Grudge).

Chaque énoncé est évalué à l’aide d’une échelle de Likert en cinq points allant de 1 (« Pas du tout d’accord ») à 5 (« Tout à fait d’accord »). Les scores de sous-échelles permettent d’obtenir un profil détaillé de la réponse individuelle consécutive à une blessure interpersonnelle grave. Les études initiales de Wade (1989), ainsi que les recherches appliquées menées notamment par Michael E. McCullough et Everett L. Worthington Jr. (1995), ont documenté des propriétés psychométriques robustes. La cohérence interne mesurée par le coefficient alpha de Cronbach s’avère satisfaisante sur l’ensemble des dimensions, et la validité concurrente a été établie par la méthode des groupes contrastés (personnes ayant pardonné vs personnes n’ayant pas pardonné). La WFS a également démontré sa sensibilité au changement lors d’essais contrôlés mesurant l’efficacité d’interventions psychoéducatives brèves visant la promotion du pardon.

2. Mots-clés

Pardon, non-pardon, Wade’s Forgiveness Scale, psychométrie, évaluation clinique, relations interpersonnelles, vengeance, réconciliation, psychologie de la santé, régulation émotionnelle, adaptation dyadique, intervention psychoéducative.

3. Auteurs

L’échelle a été développée par :

  • Shannon H. Wade, Ph.D. : Docteure en psychologie clinique, diplômée de la Graduate School of Psychology du Fuller Theological Seminary, Pasadena, Californie, États-Unis. Ses travaux doctoraux de 1989 ont jeté les bases conceptuelles de l’évaluation empirique du pardon interpersonnel.
  • Chercheurs associés et contributeurs majeurs aux validations subséquentes :
    • Michael E. McCullough, Ph.D. : Professeur de psychologie à l’Université de Miami, reconnu mondialement pour ses travaux empiriques sur l’évolution du pardon et de la gratitude.
    • Everett L. Worthington, Jr., Ph.D. : Professeur émérite à la Virginia Commonwealth University, pionnier des modèles thérapeutiques et psychoéducatifs fondés sur les preuves (modèle REACH) pour le développement du pardon.
    • Terry Woodman, Ph.D. : Chercheur à la Fuller Graduate School of Psychology, ayant examiné le rôle du pardon dans l’ajustement conjugal et la dynamique dyadique.

4. Objectif

L’objectif principal de l’Échelle de pardon de Wade est d’offrir une mesure quantitative, standardisée et opérationnelle des réactions cognitives, affectives et comportementales manifestées par une personne victime d’une offense interpersonnelle significative à l’égard de son agresseur. Avant l’introduction de cet instrument à la fin des années 1980, l’étude scientifique du pardon se heurtait à plusieurs écueils méthodologiques majeurs identifiés par Wade (1989) : premièrement, les échelles existantes négligeaient des facettes cruciales de l’expérience du pardon (telles que le désengagement obsessionnel ou l’implication spirituelle) ; deuxièmement, les items étaient souvent vagues, moralisateurs ou ambigus ; troisièmement, les instruments ne s’appuyaient pas sur une délimitation théorique claire entre le pardon effectif, la réconciliation comportementale et la simple négation du préjudice subi.

La WFS s’adresse aussi bien au contexte de la recherche empirique qu’au champ clinique. Dans le domaine de la psychologie clinique et de la psychothérapie conjugale ou familiale, l’échelle permet au praticien d’établir un état des lieux multidimensionnel de l’état psychologique du patient. Elle permet d’identifier précisément les verrous qui entravent la résolution d’une rupture relationnelle : un patient peut, par exemple, avoir totalement abandonné ses pulsions de vengeance physique ou verbale (score faible sur la sous-échelle Vengeance) tout en demeurant prisonnier d’une rumination mentale envahissante (score bas sur la Libération de l’obsession) ou d’une rancœur amère tenace (score élevé sur Rancune). Ce diagnostic différentiel oriente directement les stratégies d’intervention cognitive et comportementale.

En recherche fondamentale et appliquée, la WFS est utilisée pour évaluer l’efficacité de protocoles d’intervention, tester des modèles structuraux de santé mentale et étudier les corrélats de la personnalité (tels que le narcissisme, l’amabilité ou l’attachement). Elle sert également d’indicateur de changement dans des contextes psychoéducatifs de groupe, comme l’ont démontré McCullough et Worthington (1995), en captant la transformation des représentations de l’offenseur et la diminution progressive des affects dysphoriques.

5. Construit psychologique

Le construit mesuré par l’Échelle de Wade repose sur une modélisation du pardon en tant que phénomène transactionnel et multidimensionnel. Loin d’être un état binaire unitaire (« pardonné » versus « non-pardonné »), le pardon implique un ensemble de réorganisations intrapsychiques et interpersonnelles. Wade articule l’instrument autour de neuf sous-échelles interdépendantes :

  • 1. Vengeance (Revenge) : Évalue le désir actif de représailles, le souhait de voir l’offenseur souffrir ou payer pour ses actes, ainsi que les jugements d’incompétence ou de malveillance morale formulés à son encontre (ex. item 3 : « I’ll make them pay » ; item 26 : « I want to see them hurt and miserable »). L’absence de pulsions vindicatives représente un prérequis indispensable au processus de pardon.
  • 2. Libération de l’obsession (Freedom from Obsession) : Mesure la cessation des ruminations mentales centrées sur l’offense, la capacité à ne plus rejouer continuellement la scène traumatique et la pacification de la pensée vis-à-vis de l’offenseur (ex. item 6 : « It no longer has a hold on me » ; item 8 : « I don’t replay the offense in my mind, dwelling on it »).
  • 3. Affirmation (Affirmation) : Concerne la reconnaissance des aspects positifs de la relation et de la valeur intrinsèque de l’offenseur, l’adoption de sa perspective et la reconnaissance d’une coresponsabilité relationnelle (ex. item 1 : « Our relationship is more important than this offense » ; item 20 : « I can understand where they’re coming from »).
  • 4. Victimisation (Victimization) : Rend compte de la perception subjective de préjudice, du sentiment d’avoir subi une injustice intolérable et de l’attribution unilatérale du blâme à autrui (ex. item 7 : « I was victimized » ; item 19 : « It’s not fair »).
  • 5. Sentiments positifs vs négatifs (Positive vs. Negative Feelings) : Cette vaste sous-échelle de 26 items évalue la texture affective directe ressentie à l’égard de l’offenseur. Elle juxtapose des affects hostiles et douloureux (trahison, haine, rage, ressentiment — qui sont inversés lors de la cotation) à des états émotionnels réparateurs (paix, joie, bienveillance, compassion, soulagement, acceptation).
  • 6. Évitement (Avoidance) : Capture les motivations et comportements visant à fuir l’offenseur, à couper tout contact relationnel ou à nier son existence dans l’environnement social immédiat (ex. item 59 : « I keep as much distance between us as possible » ; item 72 : « I avoid them »).
  • 7. Envers Dieu (Toward God) : Examine le recours aux ressources spirituelles ou religieuses pour décharger l’amertume, intercéder en faveur de l’offenseur ou solliciter une aide transcendante pour parvenir au pardon (ex. item 56 : « I told God I forgave them » ; item 69 : « I prayed for them, asking God to bless them »).
  • 8. Conciliation (Conciliation) : Mesure les démarches explicites visant à rétablir le dialogue, faire preuve de bienveillance active, corriger les causes de la discorde et offrir un nouveau départ à la relation (ex. item 62 : « I took steps toward reconciliation: Wrote them, called them, expressed love, showed concern, etc. »).
  • 9. Rancune (Holding a Grudge) : Évalue la persistance d’une méfiance rigide, le refus explicite d’abandonner le grief et le maintien volontaire de la colère passée (ex. item 55 : « I’m not letting go of the offense » ; item 81 : « I harbor a grudge against them »).

6. Cadre théorique

Le développement de la WFS par Shannon H. Wade (1989) s’inscrit au carrefour de la psychologie sociale, de la psychologie clinique et des théories du coping (stratégies d’ajustement face au stress). Historiquement, le concept de pardon avait été largement confiné au discours philosophique et théologique. Dans les années 1980, l’émergence des modèles cognitivo-comportementaux et des théories de l’attribution causale a incité les chercheurs à examiner empiriquement comment les individus traitent les transgressions interpersonnelles.

Pour construire une taxonomie rigoureuse, Wade a mené une vaste analyse de contenu à partir d’entretiens qualitatifs approfondis réalisés auprès de 20 experts multidisciplinaires (pasteurs, professeurs d’université et psychologues cliniciens). Cette étape inductive a mis en lumière qu’une transgression brise l’équilibre homéostatique relationnel et suscite une constellation complexe de réponses immédiates qualifiées de non-pardon (ressentiment, rumination, vindicte, repli défensif). Le processus de pardon consiste alors en une transformation graduelle de ces motivations négatives en motivations neutres, voire prosociales.

Cette approche théorique anticipe directement les formulations ultérieures de McCullough et al. (1997, 1998) qui définissent le pardon comme un ensemble de changements motivationnels par lesquels la victime devient moins motivée par les représailles ou l’éloignement et plus réceptive à la bienveillance. Par ailleurs, en intégrant des dimensions spirituelles (la dimension Toward God), Wade intègre la perspective du soutien social perçu et de la transcendance dans la régulation émotionnelle, reconnaissant que pour une part substantielle de la population, la refonte cognitive du préjudice s’opère par le truchement de cadres de croyances religieuses et de prières de délivrance de l’amertume.

7. Validité

La validité psychométrique de l’Échelle de pardon de Wade a été examinée à travers plusieurs méthodologies rigoureuses :

  • Validité par les groupes contrastés (validité concurrente) : Dans son étude princeps, Wade (1989) a administré la batterie d’items à un échantillon de 282 étudiants universitaires répartis expérimentalement en deux groupes distincts. La moitié des participants devait compléter le questionnaire en pensant à un offenseur auquel ils estimaient avoir réellement pardonné, tandis que l’autre moitié ciblait un offenseur auquel ils n’avaient pas pardonné. Sur les 11 facteurs initiaux dégagés, 9 sous-échelles ont démontré une capacité statistiquement robuste à discriminer les participants ayant pardonné de ceux en situation de non-pardon (deux dimensions ayant échoué à différencier les groupes ont été définitivement écartées).
  • Validité convergente et corrélations dyadiques : Dans les travaux doctoraux de Woodman (1991), l’échelle a été administrée à un échantillon d’individus mariés conjointement avec la Dyadic Adjustment Scale (DAS) de Spanier (1976). Toutes les sous-échelles de la WFS, à l’exception de la dimension Toward God, ont présenté des corrélations modérées et significatives avec les quatre sous-dimensions de l’ajustement conjugal (consensus dyadique, satisfaction, cohésion et expression affective), soulignant que le pardon interpersonnel effectif est intimement lié à la stabilité et à la santé du lien de couple.
  • Corrélations avec la personnalité et la maturité religieuse : Dreelin (1992) a mis en évidence des corrélations modestes mais significatives entre les dimensions de la WFS et la maturité religieuse chrétienne mesurée par le Religious Status Inventory de Massey (1989). De surcroît, Davidson et Jurkovic (1992) ont mis en relation les sous-échelles de Wade avec le Narcissistic Personality Inventory (NPI), confirmant que les traits de narcissisme grandiose et de vulnérabilité sont associés de façon attendue à des scores plus élevés de désir de vengeance, d’accusation d’autrui et de rancune persistante.
  • Sensibilité à l’intervention (validité de construit longitudinale) : McCullough et Worthington (1995) ont exploité la WFS pour tester l’impact de deux ateliers psychoéducatifs brefs (interventions d’une heure fondées sur le pardon) comparativement à un groupe contrôle sur liste d’attente. Les résultats ont révélé des gains statistiquement significatifs post-intervention dans le sens d’un pardon accru sur les sous-échelles Revenge, Affirmation, Feelings et Conciliation, validant l’aptitude de l’instrument à capter les dynamiques de changement thérapeutique.

8. Fidélité

La fidélité de l’Échelle de Wade a fait l’objet de plusieurs évaluations quantitatives de cohérence interne au moyen du coefficient alpha de Cronbach. Wade (1989) a constaté une homogénéité remarquable au sein de chaque dimension : l’ensemble des 83 items présentait une corrélation item-total avec sa propre sous-échelle d’au moins r = 0,50, témoignant d’une excellente redondance fonctionnelle et de l’absence d’items parasites.

Les investigations ultérieures de Woodman (1991) et de McCullough et Worthington (1995) ont confirmé cette excellente consistance interne. Les sous-échelles comportant le plus grand nombre d’items, en particulier la sous-échelle Sentiments (Feelings, 26 items), affichent des coefficients alpha fréquemment supérieurs à 0,90. Les dimensions plus courtes, telles que Libération de l’obsession (4 items) et Rancune (4 items), conservent des coefficients de cohérence interne satisfaisants pour des échelles brèves (généralement compris entre 0,70 et 0,85). En revanche, aucune étude publiée à ce jour n’a documenté de manière approfondie la fidélité test-retest à moyen ou long terme, le pardon étant théoriquement appréhendé comme un état dynamique sensible aux événements de vie et au travail d’élaboration psychologique individuel.

9. Analyse factorielle

La dérivation structurale de la WFS repose sur une démarche psychométrique rigoureuse en plusieurs phases. À partir des 23 dimensions qualitatives dégagées lors de ses entretiens préliminaires (14 dimensions associées au pardon et 9 associées au non-pardon), Shannon Wade a initialement généré un vivier étendu de 600 items potentiels. Ce réservoir a été soumis à un tri logique et lexical pour éliminer les ambiguïtés sémantiques, aboutissant à une version expérimentale soumise à une analyse factorielle exploratoire (AFE) sur l’échantillon des 282 étudiants universitaires.

L’analyse factorielle a extrait 11 facteurs intercorrélés présentant une valeur propre (eigenvalue) supérieure au seuil standard et rendant compte de la majeure partie de la variance commune. Deux facteurs mineurs ont été abandonnés au cours du processus d’épuration factorielle, en raison de saturations croisées indésirables et de leur incapacité à différencier le groupe ayant pardonné du groupe n’ayant pas pardonné. Les 9 facteurs retenus ont constitué les sous-échelles définitives totalisant 83 items. Les saturations factorielles individuelles des items sur leurs facteurs cibles respectifs se sont révélées robustes, consolidant la structure multifactorielle oblique de l’instrument.

10. Instrument de mesure

  • Type d’instrument : Échelle d’auto-évaluation psychométrique (auto-questionnaire sur papier-crayon ou format informatisé).
  • Format : 83 énoncés et descripteurs affectifs évaluant la réaction face à un offenseur spécifique.
  • Échelle de réponse : Échelle de type Likert en 5 points :
    • 1 = Strongly disagree (Pas du tout d’accord)
    • 2 = Disagree (Pas d’accord)
    • 3 = Neutral (Neutre)
    • 4 = Agree (D’accord)
    • 5 = Strongly agree (Tout à fait d’accord)
  • Administration : Le participant doit penser à une personne précise qui l’a blessé ou offensé dans le passé et répondre à l’ensemble des énoncés en fonction de ce qu’il ressent et pense actuellement vis-à-vis de cette personne. Aucune compétence d’administration particulière n’est requise.
  • Cotation et calcul des scores :
    • Chaque sous-échelle fait l’objet d’un calcul de score séparé par sommation brute de ses items.
    • Règle d’inversion pour la sous-échelle Sentiments (Feelings) : Les items reflétant des sentiments négatifs (notés avec le suffixe -R : items 29, 30, 34, 36, 37, 38, 39, 40, 44, 46) doivent impérativement faire l’objet d’une inversion de score avant d’être additionnés aux items positifs (le score 1 devient 5, le score 2 devient 4, le score 3 reste 3, le score 4 devient 2 et le score 5 devient 1).
    • Interprétation générale : Des scores plus élevés sur les sous-échelles Vengeance (Revenge), Victimisation (Victimization), Évitement (Avoidance), Libération de l’obsession (Freedom from Obsession), Affirmation (Affirmation), Sentiments positifs vs négatifs (Feelings), Envers Dieu (Toward God) et Conciliation (Conciliation) traduisent un niveau plus avancé de pardon ou d’apaisement adaptatif selon la manière dont les items sont formulés dans la clé d’interprétation originale de Wade.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

  • Année de développement : 1989 (dissertation doctorale non publiée).
  • Statut des droits d’auteur : Propriété intellectuelle de l’auteure (Shannon H. Wade, 1989). Reproduction et utilisation autorisées à des fins de recherche scientifique non commerciale et d’enseignement académique.
  • Coût d’utilisation : Gratuit pour les chercheurs et praticiens dans le cadre académique et d’évaluation clinique standard, sous réserve de citer convenablement les travaux originaux de l’auteure.

12. Références

  • Davidson, M., & Jurkovic, G. J. (1992). Forgiveness, narcissism, and interpersonal relationships. Unpublished raw data, Georgia State University, Atlanta, GA.
  • Dreelin, E. (1992). The relationship between forgiveness and Christian religious maturity. Unpublished master’s thesis, Fuller Graduate School of Psychology, Pasadena, CA.
  • Massey, D. E. (1989). The construction and initial factor analysis of the Religious Status Inventory (Doctoral dissertation, Fuller Graduate School of Psychology). Dissertation Abstracts International, 50, 2631B.
  • McCullough, M. E., & Worthington, E. L., Jr. (1995). Promoting forgiveness: A comparison of two brief psychoeducational interventions with a waiting-list control. Counseling and Values, 40(1), 55–68. https://doi.org/10.1002/j.2161-007X.1995.tb00469.x
  • McCullough, M. E., Worthington, E. L., Jr., & Rachal, K. C. (1997). Interpersonal forgiving in close relationships. Journal of Personality and Social Psychology, 73(2), 321–336. https://doi.org/10.1037/0022-3514.73.2.321
  • Spanier, G. B. (1976). Measuring dyadic adjustment: New scales for assessing the quality of marriage and similar dyads. Journal of Marriage and the Family, 38(1), 15–28. https://doi.org/10.2307/350547
  • Wade, S. H. (1989). The development of a scale to measure forgiveness (Unpublished doctoral dissertation). Fuller Graduate School of Psychology, Pasadena, CA.
  • Woodman, T. (1991). The role of forgiveness in marital adjustment (Unpublished doctoral dissertation). Fuller Graduate School of Psychology, Pasadena, CA.

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

Our relationship is more important than this offense. (AFFI)
2

I like them. (AFF2)
3

I'll make them pay. (REV})
4

I wish that something bad would happen to them. (REV2)
5

There's something wrong with them. (REV3)
6

It (the offense) no longer has a hold on me. (FREI)
7

I was victimized. (VICI)
8

I don't replay the offense in my mind, dwelling on it. (FRE2)
9

I love them. (AFF3)
10

I blame them. (VIC2)
11

I recognize it was very painful for the offender. (AFF4)
12

They wronged me. (VIC3)
13

I have a responsibility for this relationship too. (AFF5)
14

I have stopped blaming. (FRE3)
15

I want them to get what they deserve. (REV4)
16

I have a clearer ability to see their good points. (AFF6)
17

They're guilty. (VIC4)
18

I'm going to get even. (REVS)
19

It's not fair. (VIC5)
20

I can understand where they're coming from. (AFF7)
21

I think about the good they've done. (AFF8)
22

I'm glad to be around them. (AFF9)
23

They can't do anything right. (REV6)
24

I think about them without anger. (FRE4)
25

They're scum. (REV7)
26

I want to see them hurt and miserable. (REVS)
27

I continue to think about how much I hate them. (REV9)
28

They're bad. (REVlO)
29

betrayed (FEEl-R)
30

wronged (FEE2-R)
31

peace (FEE3)
32

joy (FEE4)
33

hate is dropped (FEE5)
34

anger (FEE6-R)
35

hurt rushes away, is accepted or assuaged (FEE7)
36

hurt/pain (FEE8-R)
37

victimized (FEE9-R)
38

holding a grudge (FEElO-R)
39

hatred (FEEl 1-R)
40

rage (FEE12-R)
41

release (FEE13)
42

respect (FEE14)
43

care (FEE15)
44

violated (FEE16-R)
45

good feeling (FEE17)
46

resentment (FEE18-R)
47

vengeance is dropped, no pleasure in it (FEE19)
48

cooperation (FEE20)
49

anger is released, gone (FEE21)
50

compassion (FEE22)
51

resentment is gone, or less (FEE23)
52

relief (FEE24)
53

acceptance (FEE25)
54

comfortable with them (FEE26)
55

I'm not letting go of the offense. (GRUl)
56

I told God I forgave them. (TOWl)
57

I asked God for forgiveness for them. (TOW2)
58

I wished them well. (CONl)
59

I keep as much distance between us as possible. (AVOl)
60

I'm holding on to the hurt and anger. (GRU2)
61

I looked for the source of the problem and tried to correct it. (CON2)
62

I took steps toward reconciliation: Wrote them, called them, expressed love, showed concern, etc. (CON3)
63

I gave my feelings to God. (TOW3)
64

I gave them back a new start, a renewed relationship. (CON4)
65

I asked God to help me forgive them, to love them. (TOW4)
66

I accept my part of the situation. (CON5)
67

I see no good in them. (AVO2)
68

I live as if they don't exist, aren't around. (AVO3)
69

I prayed for them, asking God to bless them. (TOW5)
70

I don't trust them. (AVO4)
71

I find it difficult to act warmly toward them. (AOV5)
72

I avoid them. (AVO6)
73

I accept their humanness, flaws, failures. (CON6)
74

I cut off the relationship with them. (AVO7)
75

I'm suspicious of them. (GRU3)
76

I accept them. (CON7)
77

I made an effort to be more friendly and concerned. (CONS)
78

I did my best to put aside the mistrust. (CON9)
79

I was willing to forget the past and concentrate on the present. (CONlO)
80

I tried to make amends. (CONll)
81

I harbor a grudge against them. (GRU4)
82

I don't blame them. (CONl2)
83

I withdraw from them. (AV08)
★

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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 17). Échelle de pardon. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-pardon-2
Looti, Mohammed. “Échelle de pardon.” Base de données de psychologie en français, 17 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-pardon-2.
Looti, Mohammed. “Échelle de pardon.” Base de données de psychologie en français. octobre 17, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-pardon-2.