1. Résumé / Abstract
L’Échelle de maturité de la foi (Faith Maturity Scale, FMS), initialement conceptualisée et validée par Peter L. Benson, Michael J. Donahue et Joseph A. Erickson (1993) au sein du Search Institute de Minneapolis, constitue un instrument psychométrique majeur conçu pour évaluer le degré auquel un individu incarne les priorités, les engagements éthiques et les perspectives caractéristiques d’une foi vivante, dynamique et transformatrice au quotidien. Développée dans le cadre de la vaste enquête nationale National Study of Protestant Congregations (NSPC) auprès de plus de 11 000 participants issus de six dénominations protestantes traditionnelles nord-américaines, cette échelle s’émancipe d’une simple adhésion intellectuelle ou dogmatique à des croyances doctrinales pour se focaliser délibérément sur les manifestations comportementales, attitudinales et relationnelles de la religiosité.
L’instrument original comporte 38 items évalués au moyen d’une échelle de réponse de type Likert en 7 points, s’étendant de 1 (« Jamais vrai » / never true) à 7 (« Toujours vrai » / always true). Cinq de ces items sont inversés. L’architecture conceptuelle de l’outil repose sur deux méta-dimensions orthogonales et complémentaires : la dimension verticale (l’intimité relationnelle subjective avec le transcendant ou Dieu, la dévotion personnelle, la prière et la confiance existentielle) et la dimension horizontale (l’engagement prosocial actif, la quête de justice sociale, la compassion envers les personnes vulnérables, la promotion de la paix mondiale et la responsabilité écologique). Le croisement de ces axes permet également d’établir une typologie quadripartite de la maturité religieuse (foi sous-développée, foi purement horizontale, foi purement verticale et foi intégrée).
Sur le plan psychométrique, l’échelle démontre une consistance interne exceptionnelle, attestée par des coefficients alpha de Cronbach globaux s’échelonnant systématiquement entre 0,84 et 0,90 à travers divers sous-groupes démographiques (âge, genre, rôles au sein de la congrégation). La validité de construit est étayée par la méthode des groupes connus (les pasteurs présentant des scores significativement supérieurs à ceux des laïcs), des corrélations positives robustes avec la religiosité intrinsèque de Gordon Allport, une absence d’association avec la religiosité extrinsèque, et une progression linéaire de la maturité de la foi au cours du développement adulte et de la sénescence.
2. Mots-clés / Keywords
Maturité de la foi, Faith Maturity Scale, psychométrie de la religion, religiosité intrinsèque, justice sociale, dimension verticale, dimension horizontale, psychologie de la religion, Search Institute, dévotion religieuse, comportement prosocial, typologie de la foi, adolescence et vieillissement, évaluation psychologique.
3. Auteurs / Authors
L’Échelle de maturité de la foi a été élaborée sous la direction scientifique de trois figures éminentes de la recherche en psychologie sociale, en psychologie du développement et en sociologie des religions, rattachées au Search Institute de Minneapolis (Minnesota, États-Unis) :
- Peter L. Benson, Ph.D. (1946–2011) : Ancien président et directeur scientifique du Search Institute. Psychologue social reconnu internationalement pour ses travaux pionniers sur le développement positif des jeunes (Positive Youth Development), les 40 atouts du développement (Developmental Assets) et la psychologie des valeurs prosociales et religieuses.
- Michael J. Donahue, Ph.D. : Psychologue spécialisé en psychométrie et psychologie de la religion, chercheur principal au Search Institute, auteur de méta-analyses influentes sur les orientations religieuses intrinsèques et extrinsèques au sein de revues de l’American Psychological Association.
- Joseph A. Erickson, Ph.D. : Chercheur associé au Search Institute et professeur de pédagogie et de psychologie à la Augsburg University (Minneapolis), spécialisé dans la formation morale, l’éducation chrétienne et l’engagement civique des adolescents.
Les auteurs ont travaillé en étroite collaboration avec des panels interdisciplinaires d’experts théologiques, d’universitaires issus de séminaires confessionnels et de ministres du culte représentant diverses origines ethniques et dénominations protestantes (Benson & Eklin, 1990 ; Benson et al., 1993).
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental qui a présidé à la conception de la Faith Maturity Scale est de surmonter les limites inhérentes aux mesures traditionnelles de la religiosité, qui se contentaient fréquemment de répertorier des indicateurs comportementaux superficiels (comme la fréquence d’assistance au culte ou le respect des rites institutionnels) ou une simple adhésion intellectuelle à des dogmes théologiques spécifiques (l’orthodoxie doctrinale). Les chercheurs du Search Institute ont cherché à opérationnaliser la maturité de la foi en tant que force psychodynamique intégratrice, façonnant la structure même de la personnalité, les priorités de vie, l’affectivité morale et les conduites effectives dans le monde séculier.
Historiquement, l’instrument est issu du projet d’envergure Effective Christian Education: A National Study of Protestant Congregations (Benson & Eklin, 1990), dont le mandat consistait à identifier les facteurs éducatifs, familiaux et ecclésiaux catalysant l’éclosion d’une foi adulte mature et bienveillante. Le défi méthodologique consistait à concevoir un outil standardisé applicable aussi bien aux adolescents (dès 11-12 ans) qu’aux adultes, tout en neutralisant autant que possible les biais socioéconomiques, de genre, d’éducation, de spécificité ethnique ou de loyauté dénominationnelle excessive.
Dans le domaine de la recherche empirique, la FMS est utilisée pour étudier l’impact de la socialisation religieuse sur la santé mentale, la résilience psychologique face à l’adversité, le bien-être subjectif et l’altruisme. Elle permet d’étudier comment l’évolution spirituelle interagit avec le raisonnement moral et le développement psychosocial de l’adolescence à la vieillesse. Dans le cadre des applications cliniques et pastorales, l’échelle offre aux conseillers pastoraux, thérapeutes intégratifs et éducateurs religieux un diagnostic structuré sur l’équilibre intérieur de l’individu. Elle permet notamment d’identifier les profils de foi unilatéraux, tels qu’un fondamentalisme ritualiste dépourvu d’empathie sociale, ou à l’inverse, un militantisme militant déconnecté de tout ancrage spirituel ou réflexif intérieur.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit théorique au cœur de la FMS repose sur une définition exigeante de la maturité spirituelle, comprise comme l’incarnation vivante et dynamique des valeurs bibliques et chrétiennes historiques au sein des courants protestants traditionnels (mainline Protestantism). L’élaboration du construit a été guidée par huit postulats épistémologiques définis par Benson et ses collaborateurs (1993) : la maturité est un continuum développemental non statique ; elle est multidimensionnelle ; elle fusionne harmonieusement le rapport à Dieu et le rapport à autrui ; elle possède une utilité heuristique ; elle est accessible via un format d’auto-évaluation praticable ; elle transcende les barrières socioculturelles ; elle ne présuppose pas obligatoirement un assujettissement rigide aux structures ecclésiales ; et elle minimise le particularisme confessionnel étroit.
Au niveau dimensionnel, l’instrument s’articule autour de deux polarités fondamentales corrélées :
La dimension verticale (Rapport au Divin et vie intérieure)
Cette dimension capture l’expérience personnelle, affective et cognitive de la présence de Dieu dans l’existence. Elle englobe le sentiment de guidance divine, la pratique régulière de la prière et de la méditation contemplative, la recherche active de croissance spirituelle, l’étude des Écritures et la confiance fondamentale en la transcendance pour surmonter les épreuves de l’existence. Par exemple, l’item 34 (« I have a real sense that God is guiding me ») et l’item 3 (« My faith shapes how I think and act each and every day ») incarnent directement cette reliance transcendantale orientant le sens de la vie.
La dimension horizontale (Engagement prosocial et action morale)
Cette dimension traduit l’extériorisation éthique de la foi dans la sphère sociétale. Elle s’écarte d’un mysticisme purement individualiste pour valoriser les actes concrets d’amour du prochain, la compassion active pour les personnes marginalisées ou vulnérables, l’engagement bénévole, le soutien à l’égalité des minorités et des femmes, la défense des droits humains, la protection de l’environnement et l’action en faveur de la paix mondiale. Des items tels que le 12 (« I am active in efforts to promote social justice ») ou le 20 (« I give significant portions of my time and money to help other people ») illustrent l’opérationnalisation de cette responsabilité morale.
La typologie quadripartite de la maturité de la foi
En dichotomisant les scores moyens obtenus sur chacune de ces deux dimensions (par césure médiane ou selon la norme moyenne), les concepteurs de l’échelle proposent une typologie en quatre quadrants particulièrement féconde sur le plan clinique et diagnostique :
- Foi sous-développée ou latente (Faible verticale, Faible horizontale) : Les individus manifestent peu d’intérêt pour la vie spirituelle intérieure et n’expriment aucun engagement particulier guidé par des impératifs religieux envers la communauté ou la justice sociale.
- Foi purement horizontale (Faible verticale, Forte horizontale) : L’engagement social et humanitaire est marqué, mais il s’effectue sans référence substantielle à la transcendance, à la prière ou à une relation vivante avec Dieu. La foi s’apparente alors principalement à un militantisme moral séculier.
- Foi purement verticale (Forte verticale, Faible horizontale) : L’accent est mis de manière prédominante sur la dévotion privée, le salut individuel, la piété doctrinale et la conformité morale, sans retombée tangible sur les enjeux de pauvreté, d’injustice sociopolitique ou de compassion élargie vers les personnes marginalisées.
- Foi intégrée ou mature (Forte verticale, Forte horizontale) : Représente l’idéal de maturité théorisé par Benson et ses collègues. La vitalité de l’expérience intérieure nourrit organiquement un altruisme sacrificiel et une quête globale de justice et de réconciliation dans le monde social.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’architecture épistémologique de la Faith Maturity Scale s’enracine à la croisée de plusieurs courants majeurs de la psychologie du développement, de la psychologie de la personnalité et de la théologie sociale contemporaine :
La théorie des stades de la foi de James Fowler
L’influence de la théorie du développement de la foi formulée par James W. Fowler (1981) est centrale. Fowler conçoit la foi comme une manière universelle de donner un sens ultime à la réalité, transitant par plusieurs stades cognitifs et relationnels, depuis la foi intuitive-projective de l’enfance jusqu’à la foi universalisante (Stade 6). Dans la perspective fowlerienne, la foi mature se caractérise par une décentration de soi, une capacité d’ouverture dialectique envers la complexité et l’altérité religieuse, et une identification passionnée aux souffrances de l’humanité, des composantes manifestes dans l’item 16 (« I accept people whose religious beliefs are different from mine ») ou l’item 18 (« As I grow older, my understanding of God changes »).
Le modèle des orientations religieuses de Gordon Allport
La théorie de la personnalité de Gordon Allport (1950, 1967) relative aux orientations religieuses intrinsèques et extrinsèques forme une assise théorique déterminante de la FMS. Pour Allport, la religiosité extrinsèque est utilitaire, instrumentale et défensive (l’individu utilise la religion comme moyen pour acquérir un statut social ou un confort émotionnel), tandis que la religiosité intrinsèque est mature, intégratrice et vécue comme une fin en soi (l’individu ordonne l’ensemble de son existence autour de ses convictions ultimes). Les auteurs de la FMS postulent que la maturité de la foi représente l’expression la plus aboutie de la religiosité intrinsèque, débarrassée du conformisme conventionnel.
La synthèse théologique du « Social Gospel » et de la piété réformée
Sur le versant théologique, la FMS fait écho aux doctrines réformées et aux théologies libérales et de la libération valorisant le Social Gospel (Walter Rauschenbusch), affirmant que l’amour authentique du Dieu créateur est inséparable de la lutte contre les structures oppressives, la pauvreté et les conflits internationaux. Cette perspective s’oppose aux approches dualistes qui dissocient le salut eschatologique de l’engagement temporel, affirmant que la sanctification de l’individu implique intrinsèquement une orthopraxie (action juste) tout autant qu’une orthodoxie (foi juste).
7. Validité / Validity
La validation empirique de l’Échelle de maturité de la foi a bénéficié d’un dispositif méthodologique exceptionnellement robuste déployé sur un échantillon représentatif de plus de 11 000 sujets (Benson et al., 1993) :
Validité de contenu et validité apparente
La validité de contenu a été garantie par une démarche itérative en trois phases intégrant des panels de théologiens, de spécialistes en éducation religieuse et de pasteurs issus de diverses minorités raciales et ethniques. Ces experts ont généré et évalué une banque initiale d’items au regard des huit dimensions prioritaires postulées, s’assurant que chaque énoncé opérationnalisait sans ambiguïté des comportements ou attitudes observables, écartant les formulations purement dogmatiques.
Validité de construit et méthode des groupes connus
La validité de construit a été documentée par plusieurs protocoles empiriques complémentaires :
- Méthode des groupes connus (Known-groups technique) : Les chercheurs ont postulé que les individus professionnellement engagés dans la vocation pastorale et formés à la théologie manifesteraient une maturité de foi supérieure à celle des fidèles laïcs. Les analyses comparatives ont confirmé cette prédiction à un niveau hautement significatif : les pasteurs obtiennent systématiquement les scores les plus élevés sur l’échelle globale et ses sous-dimensions, suivis par les coordinateurs d’éducation chrétienne, les enseignants bénévoles, et enfin les adultes de la congrégation.
- Évaluations par des juges externes (Expert raters) : Des corrélations positives statistiquement significatives ont été établies entre les scores d’auto-évaluation obtenus à la FMS par les participants et les évaluations indépendantes de leur maturité spirituelle fournies par des pairs ou des observateurs avertis au sein de leurs paroisses respectives.
- Différenciation développementale par l’âge : Conformément aux thèses développementales d’Allport et de Fowler, les scores moyens de maturité de la foi augmentent de façon linéaire et significative entre l’adolescence, l’âge adulte émergent, l’âge mûr et la vieillesse, démontrant que l’échelle est sensible aux gains d’intégration psychosociale associés à la maturation au fil du cours de la vie.
Validité convergente et discriminante
La validité convergente et discriminante a été rigoureusement attestée par l’analyse des patrons corrélationnels avec d’autres échelles standardisées. Les scores globaux à la FMS corrèlent fortement et positivement avec l’échelle d’orientation religieuse intrinsèque d’Allport et Ross (r variant de 0,60 à 0,72 selon les sous-échantillons). À l’inverse, la FMS présente des corrélations proches de zéro, voire légèrement négatives, avec l’orientation religieuse extrinsèque, démontrant que la maturité mesurée par l’instrument ne se confond nullement avec une instrumentalisation opportuniste ou sociale des appartenances religieuses.
8. Fidélité / Reliability
Les indices de précision métrique de l’Échelle de maturité de la foi atteignent des standards remarquablement élevés dans l’ensemble des études menées par le Search Institute (Benson & Donahue, 1990 ; Benson et al., 1993) :
Consistance interne (Alpha de Cronbach)
Les estimations de la consistance interne de l’échelle complète à 38 items ont été calculées sur des strates diversifiées de la population confessionnelle :
- Selon le genre et l’âge : Les coefficients alpha de Cronbach oscillent de 0,84 (chez les femmes de plus de 69 ans) à 0,90 (chez les hommes âgés de 60 à 69 ans). Au sein des cohortes adolescentes (11–18 ans), l’alpha s’établit de manière très satisfaisante autour de 0,86 à 0,88.
- Selon les dénominations : L’analyse factorielle et la vérification des alphas au sein des cinq grandes dénominations incluses dans l’analyse finale (CC, ELCA, PCUSA, UCC, UMC) révèlent une homogénéité très stable, comprise systématiquement entre 0,87 et 0,89.
- Sous-échelles Verticale et Horizontale : Les analyses factorielles révèlent que la sous-échelle verticale (reliant l’intimité avec le divin) présente une consistance interne variant de 0,87 à 0,91, tandis que la sous-échelle horizontale (axée sur la justice sociale et le service altruiste) oscille entre 0,81 et 0,86.
Stabilité temporelle (Test-Retest)
Les évaluations longitudinales de la fidélité test-retest conduites sur des sous-échantillons à des intervalles de 4 à 8 semaines révèlent des coefficients de stabilité temporelle supérieurs à r = 0,82, démontrant que l’instrument capte des dispositions attitudinales et comportementales durables de la personnalité plutôt que des fluctuations émotionnelles passagères ou des états affectifs circonstanciels.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure dimensionnelle de la FMS a fait l’objet de nombreuses vérifications au moyen d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) :
Analyses factorielles exploratoires (AFE)
Lors de la validation initiale menée par Benson, Donahue et Erickson (1993), des extractions factorielles par composantes principales suivies de rotations obliques et orthogonales (Varimax) ont été appliquées aux 38 items. Les résultats ont confirmé l’émergence claire de deux facteurs primaires robustes expliquant une part prépondérante de la variance totale :
- Facteur 1 : Foi horizontale / Responsabilité compassionnelle et sociale : Ce facteur agrège des items fortement saturés (> 0,45 à 0,72) se rapportant à l’aide aux démunis, à l’action pour la paix mondiale, à l’égalité raciale et de genre, à la préservation de l’environnement et au don financier/matériel.
- Facteur 2 : Foi verticale / Intimité avec Dieu et centralité de la croyance : Ce facteur rassemble les items affichant des saturations élevées (> 0,50 à 0,78) relatifs à la vie de prière quotidienne, à l’expérience vivante de la présence divine, à la guidance spirituelle dans les décisions et à l’attachement à Jésus-Christ.
Analyses factorielles confirmatoires (AFC) et versions courtes
Des travaux ultérieurs (Donahue, 1993 ; Dudley & Hsu, 1998) ont mis à l’épreuve différents modèles structuraux en comparant un modèle unidimensionnel (où l’ensemble des 38 items s’ordonne sous un facteur général de maturité) à un modèle bifactoriel corrélé (vertical vs horizontal). Si le modèle unidimensionnel est adéquat pour dériver un score composite global de maturité de la foi, le modèle bifactoriel corrélé offre les meilleurs indices d’ajustement statistique (RMSEA < 0,06, CFI > 0,92), soulignant la pertinence théorique de la distinction entre piété personnelle et projection éthique sociétale.
Ces modélisations ont également permis l’élaboration de formes abrégées de l’instrument, notamment une version à 12 items (6 items verticaux et 6 items horizontaux) démontrant des saturations factorielles très élevées et une excellente réplication de la structure bidimensionnelle, particulièrement utile pour les études épidémiologiques d’envergure nécessitant des questionnaires concis.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Nom du test : Échelle de maturité de la foi (Faith Maturity Scale, FMS).
- Concepteurs : Peter L. Benson, Michael J. Donahue et Joseph A. Erickson (Search Institute, Minneapolis).
- Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique sur support papier-crayon ou administrable numériquement.
- Population cible : Adolescents (dès 11-12 ans), jeunes adultes, adultes et personnes âgées.
- Nombre d’items : 38 items.
- Format des réponses : Échelle de type Likert en 7 points :
1 = Jamais vrai (never true)
2 = Rarement vrai (rarely true)
3 = Vrai de temps en temps (true once in a while)
4 = Parfois vrai (sometimes true)
5 = Souvent vrai (often true)
6 = Presque toujours vrai (almost always true)
7 = Toujours vrai (always true) - Items inversés : 5 items nécessitent une inversion préalable des scores (1 devient 7, 2 devient 6, etc.) : Item 5, Item 10, Item 25, Item 26 et Item 35.
- Cotation et calcul des scores :
- Score global : Moyenne arithmétique de l’ensemble des 38 items (après inversion des 5 items inversés), comprise entre 1,00 et 7,00. Un score plus élevé reflète une maturité de foi globale plus prononcée.
- Sous-score Vertical : Moyenne des items spécifiques mesurant le lien à Dieu et la dévotion personnelle.
- Sous-score Horizontal : Moyenne des items spécifiques mesurant la justice sociale, l’altruisme et la protection de la création.
- Typologie : Classement des participants dans l’un des 4 quadrants par croisement des médianes verticale et horizontale.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de développement et de publication initiale : Conçue en 1990 dans le cadre du rapport Effective Christian Education (Benson & Eklin, 1990) et publiée officiellement dans la littérature scientifique en 1993 (Benson, Donahue & Erickson).
- Propriété intellectuelle et copyright : Détenu originellement par le Search Institute (Minneapolis, MN).
- Statut d’utilisation et permissions : L’utilisation de la Faith Maturity Scale dans le cadre de la recherche universitaire non commerciale, de thèses doctorales ou d’études d’évaluation paroissiale est généralement autorisée gratuitement sous réserve de citer rigoureusement les publications originales des auteurs. Toute exploitation commerciale, adaptation numérique à grande échelle ou republication dans des manuels requiert une autorisation écrite préalable auprès du Search Institute.
- Tarification : Accès libre pour les chercheurs académiques et étudiants dans un but de recherche fondamentale ; des frais administratifs peuvent s’appliquer auprès du Search Institute en cas de commande de livrets de test pré-imprimés ou de services d’analyse de données congrégationnelles sur mesure.
12. Références / References
- Allport, G. W. (1950). The individual and his religion: A psychological interpretation. Macmillan.
- Allport, G. W., & Ross, J. M. (1967). Personal religious orientation and prejudice. Journal of Personality and Social Psychology, 5(4), 432–443. https://doi.org/10.1037/h0021212
- Benson, P. L., & Donahue, M. J. (1990). Valuegenesis: Report 1. A study of the influence of family, church, and school on the faith, values and commitment of Adventist youth. Search Institute / North American Division of Seventh-day Adventists.
- Benson, P. L., Donahue, M. J., & Erickson, J. A. (1993). The Faith Maturity Scale: Conceptualization, measurement, and empirical validation. In M. L. Lynn & D. O. Moberg (Eds.), Research in the social scientific study of religion (Vol. 5, pp. 1–26). JAI Press.
- Benson, P. L., & Eklin, C. E. (1990). Effective Christian education: A national study of Protestant congregations: A summary report on faith, loyalty, and congregation life. Search Institute.
- Donahue, M. J. (1993). Validation of a short form of the Faith Maturity Scale. Review of Religious Research, 35(1), 89–90.
- Dudley, R. L., & Hsu, H.-P. (1998). Measuring faith maturity: Reassessing the Benson, Donahue, and Erickson Faith Maturity Scale. Review of Religious Research, 39(4), 329–344. https://doi.org/10.2307/3512534
- Fowler, J. W. (1981). Stages of faith: The psychology of human development and the quest for meaning. Harper & Row.