Échelle de Lieu de Contrôle Religieux

L’Échelle de Lieu de Contrôle Religieux (RLCS) est une révision psychométrique de l’échelle de Rotter (1966) conçue par Gabbard, Howard et Tageson pour évaluer les attributions causales au sein des populations croyantes en intégrant la notion de contrôle divin.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 17, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 17, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Échelle de Lieu de Contrôle Religieux (Religious Locus of Control Scale, RLCS), développée par Clinton E. Gabbard, George S. Howard et C. W. Tageson en 1986, constitue une adaptation psychométrique majeure de l’échelle classique d’internalité-externalité conçue par Julian B. Rotter (1966). L’outil a été spécifiquement élaboré pour pallier un biais conceptuel et méthodologique récurrent dans l’évaluation du lieu de contrôle au sein des populations croyantes. Dans l’échelle originale de Rotter, la dimension d’externalité est formulée à travers les notions de chance, de hasard, de destin aveugle ou de fatalité fortuite. Or, les individus profondément religieux rejettent fréquemment cette vision impersonnelle du monde, non pas en raison d’une posture d’internalité absolue, mais parce qu’ils attribuent le cours de leur existence à une souveraineté divine ordonnée, bienveillante ou providentielle.

L’instrument conserve le format d’origine à choix forcé dyadique comprenant 29 paires d’énoncés (23 paires cotées et 6 distracteurs ou items neutres non comptabilisés). Huit items spécifiques ont fait l’objet d’une réécriture ciblée en substituant la terminologie aléatoire par des construits théologiques et spirituels tels que l’intervention divine, la providence, les forces spirituelles ou la prière. Le score global correspond à la somme des options externes sélectionnées, variant de 0 (internalité maximale) à 23 (externalité maximale). Les études comparatives menées par les auteurs auprès d’un échantillon fondamentaliste chrétien (N = 115) et d’un groupe universitaire généraliste (N = 184) ont mis en lumière une forte validité convergente avec les sous-échelles de Hanna Levenson (1974), ainsi qu’une fidélité empirique robuste, confirmant que l’externalité théologique ne doit pas être assimilée à une résignation passive mais à une modalité distinctive de régulation cognitive et existentielle.

2. Mots-clés / Keywords

Lieu de contrôle, locus de contrôle religieux, Julian Rotter, externalité théologique, psychologie de la religion, évaluation psychométrique, croyances spirituelles, choix forcé, providence, attribution causale.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été conçue et validée par une équipe de chercheurs rattachés au Département de Psychologie de l’Université de Notre Dame (Indiana, États-Unis) :

  • Clinton E. Gabbard, Ph.D. : Psychologue clinicien et chercheur en psychologie de la personnalité et des croyances religieuses, Department of Psychology, University of Notre Dame.
  • George S. Howard, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie, spécialiste des méthodes de recherche, de la construction théorique et de la psychométrie appliquée au comportement humain, University of Notre Dame.
  • C. W. Tageson, Ph.D. : Professeur agrégé de psychologie, spécialiste du counseling, du développement personnel et de l’intégration spirituelle en psychothérapie, University of Notre Dame.

4. Objectif / Purpose

La création de la Religious Locus of Control Scale répond à une impasse diagnostique et théorique documentée dès la fin des années 1970 dans l’étude des attributions causales. L’échelle standard de Rotter (1966) postule un continuum bipolaire strict opposant les croyances selon lesquelles un renforcement dépend de l’action personnelle (contrôle interne) à celles affirmant qu’il relève de forces extérieures imprévisibles telles que la chance, la malchance ou le hasard (contrôle externe). Dans ce paradigme, une forte religiosité pose une difficulté majeure : les croyants rejettent systématiquement les propositions décrivant la vie comme un jeu de dés ou une suite d’accidents fortuits. Par conséquent, sur l’échelle conventionnelle, ils sont artificiellement contraints de choisir les affirmations internes, conduisant à une surestimation erronée de leur locus de contrôle interne.

L’objectif fondamental de Gabbard, Howard et Tageson (1986) était de dissocier l’externalité impersonnelle/aléatoire (chance/luck) de l’externalité déiste ou providentielle (God control/spiritual guidance). En intégrant des formulations qui reconnaissent la souveraineté divine dans les issues de vie, l’instrument permet d’évaluer la véritable structure d’attribution des individus fortement croyants sans biaiser leurs réponses. Sur le plan de la recherche, cet instrument permet d’analyser comment l’adhésion à une puissance transcendante interagit avec l’auto-efficacité, le coping religieux, la gestion du deuil, la résilience face à la maladie chronique et les comportements de santé. En clinique, l’échelle offre aux psychologues et conseillers pastoraux un moyen d’investiguer si la remise à Dieu des événements de vie soutient l’action du sujet (coping collaboratif) ou induit un fatalisme inhibiteur susceptible de compliquer la prise en charge thérapeutique.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par l’échelle repose sur la notion d’expectative généralisée de contrôle, spécifiée dans un contexte où les forces transcendantes sont perçues comme des agents déterminants des renforcements personnels et environnementaux. Bien que l’outil produise un score unidimensionnel d’externalité, son architecture psychologique opère une distinction critique entre deux polarités :

L’Internalité Personnelle (Agency)

L’internalité désigne la conviction que les événements majeurs de l’existence, les réussites académiques, professionnelles et relationnelles résultent de l’effort individuel, des compétences, de l’exercice du libre arbitre et de la responsabilité personnelle. Dans l’échelle révisée, les items internes postulent que l’individu est l’architecte direct de son destin moral et temporel (ex. : les erreurs humaines expliquent les malheurs, le travail acharné garantit le succès, l’engagement politique modifie les institutions).

L’Externalité Théologique et Providentielle (Divine Control)

À l’opposé de l’internalité, l’externalité mesurée ici ne se confond pas avec l’anomie ou le chaos du hasard. Elle englobe les attributions causales orientées vers des entités surnaturelles bienveillantes, directrices ou omnipotentes :

  • La guidance spirituelle : Perception que l’orientation de sa vie nécessite un discernement ou un appui céleste (ex. : item 6 : « Without God’s help, one cannot be an effective leader »).
  • La providence ontologique : Croyance que les accidents et souffrances humaines s’inscrivent dans une trame transcendante qui dépasse la simple contingence matérielle (ex. : item 2 : « Many of the unhappy things in people’s lives are partly due to forces of spiritual powers »).
  • La reconnaissance de limites humaines intrinsèques : Prise de conscience que certaines issues de vie échappent à la volonté individuelle parce qu’elles relèvent d’un plan supérieur ordonné.

Cette distinction permet de différencier les individus qui adoptent une position de « déférence religieuse passive » de ceux qui combinent un sentiment d’auto-efficacité élevé avec un cadre d’interprétation spirituel global de leur environnement.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le fondement épistémologique de l’instrument s’enracine dans la théorie de l’apprentissage social élaborée par Julian B. Rotter (1954, 1966). Selon ce modèle, le potentiel de comportement (Behavior Potential) est déterminé conjointement par l’espérance qu’un comportement donné mènera à un renforcement spécifique (Expectancy) et la valeur accordée à ce renforcement (Reinforcement Value). Lorsque les situations sont nouvelles ou ambiguës, les individus mobilisent des « expectatives généralisées », dont le lieu de contrôle interne versus externe est le prototype central.

Toutefois, le modèle rotérien originel traitait l’externalité comme une entité monolithique. Dans les années 1970 et 1980, plusieurs psychologues de la personnalité ont critiqué cette simplification. Notamment, Hanna Levenson (1974) a décomposé l’externalité en deux facteurs indépendants : le contrôle par des « autrui puissants » (Powerful Others) et le contrôle par la « chance » (Chance). Gabbard et ses collègues ont étendu cette reformulation théorique au domaine religieux en s’appuyant sur les travaux de Kenneth Pargament sur les styles de coping religieux (auto-dirigé, déférent et collaboratif). Pour un croyant fondamentaliste ou dévot, Dieu n’est pas un concept abstrait assimilable à la roulette d’un casino, mais un « autrui suprême » avec lequel s’établit une relation de confiance et de causalité. L’échelle s’inscrit donc dans ce courant néo-rotérien multidimensionnel, où la spiritualité modifie l’interprétation de la causalité de l’action humaine.

7. Validité / Validity

Les propriétés de validité de l’échelle ont été minutieusement investiguées lors de l’étude princeps de Gabbard et collaborateurs (1986), comparant la version religieuse, la version originale de Rotter et une version neutre (débarrassée à la fois des termes de chance et des termes théologiques) :

Validité de Construit et Effet d’Échantillon

Dans l’échantillon religieux (N = 115 membres de deux congrégations fondamentalistes du Midwest américain), le score moyen sur l’échelle de Rotter originale était de 7,23 (SD = 3,39), suggérant une forte internalité apparente. En revanche, sur la révision religieuse, le score moyen est monté à 11,09 (SD = 3,05), et à 9,80 (SD = 3,63) sur la version neutre. Cette variation statistiquement significative (p < .001) démontre la validité de construit de l’instrument : les croyants ne rejetaient pas l’externalité en soi, mais l’assimilation insultante pour leur foi de leurs convictions à une pure croyance au hasard.

Dans l’échantillon général d’étudiants universitaires (N = 184), les moyennes étaient stables et comparables entre les versions : 10,40 (SD = 4,32) pour l’originale, 11,26 (SD = 4,08) pour la version religieuse, et 10,93 (SD = 4,17) pour la version neutre. Ceci confirme que la modification des items cible avec précision la sensibilité théologique sans distordre la variance chez les sujets non fondamentalistes.

Validité Convergente et Discriminante

Les intercorrélations entre les trois instruments ont démontré une forte proximité structurelle :

  • Corrélation moyenne entre l’échelle originale et la révision religieuse : r = .84.
  • Corrélation moyenne entre l’échelle originale et la révision neutre : r = .90.
  • Corrélation entre les deux révisions (religieuse et neutre) : r = .91.

Concernant la validité convergente avec d’autres mesures réputées, les scores sur la révision religieuse présentent des corrélations modérées et théoriquement cohérentes avec les échelles de Levenson (1974), notamment avec les dimensions Powerful Others et Chance. Par ailleurs, des corrélations faibles ou nulles ont été relevées avec la mesure projective de Dies (1968) et l’échelle de Nowicki et Duke (1974), reflétant des divergences méthodologiques et confirmant la validité discriminante du format à choix forcé appliqué aux représentations spirituelles.

8. Fidélité / Reliability

Dans la publication originale de Gabbard, Howard et Tageson (1986), aucun coefficient formel de fidélité test-retest ni coefficient alpha de Cronbach global n’a été spécifiquement rapporté pour l’échantillon total. Cette omission constitue une réserve méthodologique classique signalée dans la littérature psychométrique de l’époque.

Néanmoins, la fidélité de l’échelle est indirectement établie par la cohérence interne des items partagés avec la matrice originale de Rotter (qui bénéficie traditionnellement de coefficients de fidélité par bipartition [split-half] compris entre .65 et .79 et de coefficients test-retest stables autour de .70 à un mois). En outre, la corrélation extrêmement élevée (r = .84 à .91) observée entre la révision religieuse, la révision neutre et l’échelle de Rotter atteste d’une stabilité de mesure remarquable à travers les versions. Les écarts-types resserrés observés dans le groupe religieux (SD = 3,05) par rapport au groupe général (SD = 4,08) traduisent également une consistance de réponse élevée au sein du groupe cible.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Les auteurs ont soumis leurs données à une analyse factorielle confirmatoire (AFC) afin d’examiner la structure dimensionnelle comparative des 23 items modifiés et originaux. Cependant, cette tentative a mis en évidence des limites techniques majeures :

  • Redondance des items : Les échelles partageant 15 items strictement identiques sur les 23 comptabilisés, les corrélations artificielles induites par le recouvrement de contenu ont biaisé les estimations de saturation factorielle et les indices d’ajustement du modèle.
  • Format à choix forcé : Comme pour l’outil de Rotter originel, la méthode de réponse par dyade forcée génère une distribution ipsative partielle des variances, ce qui complique l’extraction de facteurs indépendants propres par les méthodes factorielles linéaires conventionnelles.

Bien que l’analyse confirmatoire se soit avérée peu informative sur le plan mathématique pur, les analyses en composantes principales exploratoires menées dans le champ néo-rotérien suggèrent généralement que les 8 items révisés s’agrègent sur un facteur secondaire net d’« externalité providentielle / autrui transcendant », tout en conservant une contribution forte au facteur général d’attente d’externalité de renforcement.

10. Instrument de mesure / Instrument

La Religious Locus of Control Scale est un auto-questionnaire papier-crayon ou administrable numériquement présentant les caractéristiques structurelles suivantes :

  • Type de test : Échelle d’évaluation psychométrique de la personnalité et des expectatives de contrôle.
  • Format de réponse : Choix forcé dyadique (le participant doit impérativement choisir entre l’énoncé a et l’énoncé b, celui qui reflète le plus fidèlement sa propre croyance).
  • Composition : 29 paires d’énoncés au total.
  • Items évalués : 23 paires d’items scolarisés (items 2, 3, 4, 5, 6, 7, 9, 10, 11, 12, 13, 15, 16, 17, 18, 20, 21, 22, 23, 25, 26, 28, 29).
  • Items distracteurs : 6 paires d’items neutres non comptabilisées (items 1, 8, 14, 19, 24, 27) visant à dissimuler l’intention directe du test et à neutraliser les biais de désirabilité sociale.
  • Items révisés spécifiquement : 8 items (identifiés par un astérisque dans la littérature : 2, 6, 9, 11, 15, 16, 18, 25).
  • Positionnement : L’option d’externalité apparaît en première position (a) dans 12 paires, et en seconde position (b) dans 11 paires afin d’éviter tout biais d’ancrage séquentiel.
  • Cotation : Chaque sélection de l’option « externe » attribue 1 point. Le score total s’échelonne de 0 à 23. Un score bas (0 à 8) indique une forte internalité ; un score modéré (9 à 14) indique un profil intermédiaire ou mixte ; un score élevé (15 à 23) indique une forte externalité (orientée vers l’autorité divine et les facteurs extérieurs).

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication : 1986.
  • Publication princeps : Journal of Research in Personality, Elsevier.
  • Statut du copyright et accès : L’article fondateur et les items ont été publiés à des fins de recherche scientifique. Les énoncés intégraux sont reproductibles à des fins académiques, pédagogiques ou de recherche non commerciale en citant la source originale selon les normes de l’American Psychological Association.
  • Tarification : L’utilisation dans le cadre de recherches non subventionnées ou cliniques universitaires est libre de droits d’auteur directs sous réserve de mention des auteurs originaux. Toute utilisation commerciale ou intégration logicielle propriétaire nécessite une autorisation préalable auprès des détenteurs des droits de reproduction d’Elsevier.

12. Références / References

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Instructions: Select the one statement in each pair with which you more strongly agree. There are no right or wrong answers.

  1. a. Children get into trouble because their parents punish them too much.
    b. The trouble with most children nowadays is that their parents are too easy with them.
  2. a.* Many of the unhappy things in people’s lives are partly due to forces of spiritual powers.
    b. People’s misfortunes result from the mistakes they make.
  3. A. One of the major reasons why we have wars is because people don’t take enough interest in politics.
    b. There will always be wars, no matter how hard people try to prevent them.
  4. A. In the long run people get the respect they deserve in this world.
    b. Unfortunately, an individual’s worth often passes unrecognized no matter how hard he tries.
  5. A. The idea that teachers are unfair to students is nonsense.
    b. Most students don’t realize the extent to which their grades are influenced by accidental happenings.
  6. a.* Without God’s help, one cannot be an effective leader.
    b. Capable people who fail to become leaders have not taken advantage of their opportunities.
  7. A. No matter how hard you try, some people just don’t like you.
    b. People who can’t get others to like them don’t understand how to get along with others.
  8. A. Heredity plays the major role in determining one’s personality.
    B. It is one’s experiences in life which determine what one is like.
  9. A. I have often found that what is going to happen will happen.
    b.* Trusting to spiritual assistance has never turned out as well for me as making a decision to take a definite course of action.
  10. A. In the case of the well-prepared student there is rarely if ever such a thing as an un fair test.
    b. Many times exam questions tend to be so unrelated to course work that studying is really useless.
  11. a.* Becoming a success is a matter of hard work; no other powerful forces are at work.
    b. Getting a good job depends mainly on being in the right place at the right time.
  12. The average citizen can have an influence in government decisions.
    This world is run by the few people in power, and there is not much the little guy can do about it.
  13. A. When I make plans, I am almost certain that I can make them work.
    b. It is not always wise to plan too far ahead because many things tum out to be a mat ter of good or bad fortune anyhow.
  14. A. There are certain people who are just no good.
    b. There is some good in everybody.
  15. a.* In my case getting what I want has little or nothing to do with spiritual guidance.
    b.* Many times we might just as well decide what to do by relying on powerful others.
  16. a.* Who gets to be the boss often depends on who was fortunate enough or was chosen to be in the right place first.
    b.* Getting people to do the right thing depends on ability; powerful spiritual forces have little or nothing to do with it.
  17. As far as world affairs are concerned, most of us are the victims of forces we can neither understand nor control.
    By taking an active part in political and social affairs, people can control world events.
  18. a.* Most people can’t realize the extent to which their lives are controlled by supernatural happenings which man can’t understand.
    b.* There really is no such thing as providence or fortune.
  19. A. One should always be willing to admit mistakes.
    b. It is usually best to cover up one’s mistakes.
  20. A. It is hard to know whether or not a person really likes you.
    b. How many friends you have depends on how nice a person you are.
  21. A. In the long run the bad things that happen to us are balanced by the good ones.
    b. Most misfortunes are the result of lack of ability, ignorance, laziness, or all three.
  22. A. With enough effort we can wipe out political corruption.
    b. It is difficult for people to have much control over the things politicians do in office.
  23. A. Sometimes I can’t understand how teachers arrive at the grades they give.
    b. There is a direct connection between how hard I study and the grades I get.
  24. A. A good leader expects people to decide for themselves what they should do.
    b. A good leader makes it clear to everybody what their jobs are.
  25. Many times, I feel that I have little influence over the things that happen to me.
    b.* It is impossible for me to believe that supernatural or spiritual forces play an important role in my life.
  26. A. People are lonely because they don’t try to be friendly.
    b. There’s not much use in trying too hard to please people; if they like you, they like you.
  27. A. There is too much emphasis on athletics in high school.
    b. Team sports are an excellent way to build character.
  28. A. What happens to me is my own doing.
    B. Sometimes I feel that I don’t have enough control over the direction my life is taking.
  29. A. Most of the time I can’t understand why politicians behave the way they do.
    b. In the long run the people are responsible for bad government on a national as well as on a local level.
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Looti, M. (2026, octobre 17). Échelle de Lieu de Contrôle Religieux. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-lieu-de-controle-religieux
Looti, Mohammed. “Échelle de Lieu de Contrôle Religieux.” Base de données de psychologie en français, 17 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-lieu-de-controle-religieux.
Looti, Mohammed. “Échelle de Lieu de Contrôle Religieux.” Base de données de psychologie en français. octobre 17, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-lieu-de-controle-religieux.