1. Résumé
L’Échelle de fondamentalisme religieux (Religious Fundamentalism Scale, RFS), développée à l’origine par les sociologues américains James G. Martin et Frank R. Westie en 1959, constitue un instrument psychométrique pionnier conçu pour opérationnaliser et quantifier l’adhésion aux doctrines religieuses traditionnelles, conservatrices et dogmatiques dans un cadre d’étude sur la personnalité intolérante et les préjugés intergroupes. Bien que baptisé sous le label de « fondamentalisme religieux », l’examen épistémologique et psychométrique approfondi de cet outil de 9 items révèle qu’il évalue préférentiellement l’orthodoxie chrétienne, le dogmatisme scripturaire et le surnaturalisme, plutôt que le fondamentalisme au sens sociologique moderne (qui engloberait l’intransigeance militante, le séparatisme communautaire et la réactivité militante contre la modernité). L’échelle s’appuie sur une structure unidimensionnelle où 8 des 9 items mesurent des croyances doctrinales directes (traduites du Credo des Apôtres) et un seul item évalue une attitude sociopolitique et morale.
Les répondants se positionnent au moyen d’un format de réponse de type Likert à 5 points, allant de Fortement d’accord (+2) à Fortement en désaccord (-2), avec inversion de la cotation pour quatre items rédigés sous une formulation sceptique ou séculière (items 2, 3, 5 et 7). Administrable en moins de cinq minutes sous format papier-crayon ou numérique, l’échelle génère un score composite continu oscillant entre -18 et +18, où les valeurs positives dénotent une forte orientation conservatrice et traditionaliste. Sur le plan des qualités métrologiques, l’instrument historique souffre d’un échantillonnage initial restreint et non représentatif (100 résidents caucasiens d’Indianapolis divisés selon leur niveau de tolérance raciale), d’une absence d’évaluation de la cohérence interne (alpha de Cronbach non consigné originellement) et d’une asymétrie distributionnelle marquée qui a conduit des méthodologistes ultérieurs tels que Robinson et Shaver (1973) ainsi que Hill (1995) à appeler à une révision conceptuelle. Néanmoins, l’échelle conserve une valeur historique inestimable en tant que jalon méthodologique reliant la tradition critique de La Personnalité autoritaire d’Adorno et ses collaborateurs (1950) aux recherches modernes en psychologie de la religion.
2. Mots-clés
Fondamentalisme religieux, orthodoxie chrétienne, conservatisme religieux, psychométrie, attitudes sociales, dogmatisme, échelle de Likert, personnalité autoritaire, préjugés, psychologie de la religion.
3. Auteurs
L’instrument a été conçu par deux sociologues de l’Université de l’Indiana :
- James G. Martin : Docteur en sociologie, chercheur spécialisé dans l’étude des attitudes interethniques, de la structure de classe et des systèmes de croyances confessionnels au sein du département de sociologie de l’Université de l’Indiana (Bloomington, Indiana, États-Unis).
- Frank R. Westie : Professeur émérite de sociologie à l’Université de l’Indiana (Bloomington), figure majeure de la sociologie américaine des relations raciales et de la psychométrie appliquée aux attitudes intergroupes, auteur notamment de la célèbre technique des échelles de différences sommées (Summated Differences Scales, 1953).
Les correspondances académiques et révisions historiques relatives à cet instrument ont ultérieurement été compilées et archivées par l’Institute for Social Research (ISR) de l’Université du Michigan sous la direction de John P. Robinson et Phillip R. Shaver (Ann Arbor, MI, États-Unis).
4. Objectif
L’objectif primordial ayant présidé à la conception de l’Échelle de fondamentalisme religieux par Martin et Westie (1959) s’inscrit dans un vaste projet de recherche sociopsychologique visant à disséquer l’anatomie de « la personnalité tolérante ». Les auteurs cherchaient à tester empiriquement l’hypothèse selon laquelle le fondamentalisme religieux, couplé à six autres caractéristiques personnelles et sociocognitives (notamment l’autoritarisme, les attitudes parentales rigides, le nationalisme, l’intolérance à l’ambiguïté et la réceptivité aux pseudosciences), entretiendrait une relation fonctionnelle et inverse avec la capacité d’ouverture et de tolérance intergroupale, singulièrement à l’égard des minorités ethniques et raciales.
Sur le versant théorique et appliqué, l’instrument visait à opérationnaliser le « point de vue fondamentaliste, doctrinaire et conservateur » en isolant une mesure standardisée susceptible de discriminer les individus réfractaires au changement doctrinal de ceux adoptant une vision du monde sécularisée ou moderniste. Dans le contexte de l’après-guerre et des luttes pour les droits civiques aux États-Unis, il apparaissait crucial pour les chercheurs d’identifier si les engagements religieux traditionnels constituaient un terreau psychologique favorisant le conformisme de groupe, l’ethnocentrisme et la stigmatisation de l’altérité.
Dans la recherche contemporaine, l’objectif de l’échelle a été substantiellement recadré. Comme l’ont souligné Robinson et Shaver (1973) puis Hill (1995), l’échelle ne capture pas les dimensions comportementales dynamiques, les orientations mystiques, les pratiques rituelles communautaires, ni la mobilisation sociale contre les institutions séculières. Son utilité réside préférentiellement dans :
- L’évaluation du niveau d’adhésion cognitive aux propositions surnaturelles et dogmatiques de la théologie chrétienne historique.
- L’utilisation en tant que covariable de contrôle dans les modèles épidémiologiques et psychosociaux étudiant l’impact des croyances eschatologiques sur le bien-être, l’optimisme (Sethi & Seligman, 1993) ou la gestion du stress face aux minorités sexuelles (Leitner & Cado, 1982).
- La recherche fondamentale sur les liens entre littéralisme biblique, inflexibilité cognitive et idéologie conservatrice au sens large.
5. Construit psychologique
Le construit ciblé par l’échelle nécessite une clarification conceptuelle rigoureuse. Quoique dénommée Religious Fundamentalism Scale, la variable mesurée ne correspond pas exactement au fondamentalisme religieux tel que défini par les théologiens et sociologues des religions contemporains (par exemple Bob Altemeyer, Bruce Hunsberger ou Nancy Ammerman). Le fondamentalisme contemporain implique la conviction absolue que sa propre tradition religieuse détient une vérité fondamentale et exclusive sur Dieu et l’humanité, devant être vigoureusement défendue contre les forces du mal et la modernité séculière. Or, les items développés par Martin et Westie opérationnalisent essentiellement l’orthodoxie théologique chrétienne et le surnaturalisme dogmatique.
L’analyse détaillée des 9 items révèle l’existence sous-jacente de trois facettes cognitives et d’une composante attitudinale :
- Inerrance et inspiration scripturaire : Cette composante postule l’autorité absolue et divine des textes sacrés. L’item 1 (« The Bible is the inspired word of God ») capture cette adhésion inconditionnelle à l’origine transcendante des Écritures.
- Christologie divine et miracles surnaturels : Cette facette, issue directement des formulations dogmatiques du Symbole des Apôtres (Apostles’ Creed), sonde la croyance en la divinité incarnée du Christ et la réalité historique des manifestations miraculeuses violant les lois naturelles. Elle regroupe l’item 3 (reversé, contestant la nature divine du Christ), l’item 4 (affirmation de la divinité et filiation divine), l’item 5 (reversé, réduisant les guérisons thaumaturgiques au mythe) et l’item 9 (affirmation de la résurrection des morts et de la promesse de vie éternelle par la foi).
- Eschatologie et immortalité de l’âme : Cette dimension concerne l’acceptation littérale de l’au-delà, du paradis et de la parousie. Elle s’incarne dans l’item 2 (reversé, réduisant le paradis à une superstition), l’item 6 (affirmation du retour glorieux du Christ sur Terre) et l’item 7 (reversé, traitant la survie après la mort d’illusion mythologique).
- Idéologie moralisatrice et attitudinalité sociale : L’item 8 (« If more of the people in this country would turn to Christ we would have a lot less crime and corruption ») constitue une anomalie au sein de l’outil car il délaisse la pure croyance métaphysique pour évaluer une attitude moralisatrice et sociopolitique relative à la régulation sociétale par l’évangélisation.
En conséquence de cette configuration, des croyants chrétiens modérés, des catholiques romains traditionnels, des chrétiens orthodoxes d’Orient ou des protestants évangéliques non fondamentalistes obtiennent fréquemment des scores plafonds sur cet instrument, sans pour autant adhérer à l’ethos sociologique intransigeant du fondamentalisme militant.
6. Cadre théorique
Le socle théorique de l’instrument s’enracine directement dans l’héritage intellectuel de la théorie critique de l’École de Francfort et de la psychologie sociale des préjugés développée aux États-Unis après la Seconde Guerre mondiale. Les travaux fondateurs de Theodor W. Adorno, Else Frenkel-Brunswik, Daniel Levinson et R. Nevitt Sanford consignés dans The Authoritarian Personality (1950) constituent la matrice épistémologique explicite dont se sont inspirés Martin et Westie (1959).
Selon l’approche adornienne, les préjugés raciaux, l’ethnocentrisme et l’intolérance ne sont point des jugements isolés ou purement idiosyncrasiques, mais l’expression superficielle d’une structure sous-jacente de la personnalité : la personnalité autoritaire. Cette dernière est caractérisée par un conformisme conventionnel exacerbé, une soumission aveugle aux figures d’autorité légitimes, une agressivité déplacée envers les déviants, une pensée par stéréotypes rigides et un recours marqué à la superstition et au fatalisme. Dans cette optique, l’adhésion religieuse dogmatique et rigide est conceptualisée non pas comme une quête spirituelle authentique ou réflexive, mais comme un mécanisme de défense psychique comblant des besoins de certitude cognitive et de réassurance face aux angoisses existentielles.
Martin et Westie (1959) ont étendu ce postulat en formulant l’hypothèse d’un continuum psychologique opposant la « personnalité tolérante » (caractérisée par la flexibilité cognitive, la tolérance à l’ambiguïté, une vision égalitaire des rapports humains et une pensée critique) à la « personnalité prévenue » ou intolérante. Pour ces auteurs, le conservatisme théologique strict sert d’ancrage normatif fournissant des réponses univoques et binaires au monde social (le bien contre le mal, les sauvés contre les damnés). La religion, lorsqu’elle est investie sous sa forme fondamentaliste et doctrinaire, consolide l’inhibition des pulsions, légitime les hiérarchies de pouvoir établies et renforce l’exclusion symbolique de l’altérité.
7. Validité
L’évaluation des propriétés de validité de l’Échelle de fondamentalisme religieux soulève d’importantes controverses méthodologiques et psychométriques qui imposent la plus grande prudence dans l’exploitation de l’outil.
Validité de construit et validité discriminante originelle
Dans l’investigation princeps de Martin et Westie (1959), les auteurs n’ont pas conduit d’étude formelle de validation de construit indépendante. Ils ont postulé la validité de l’échelle sur sa capacité à discriminer statistiquement deux groupes contrastés de participants caucasiens : un groupe de 41 individus jugés « tolérants » et un groupe de 59 individus jugés « intolérants/prévenus » sur la base des Summated Differences Scales de Westie (1953). Les résultats initiaux indiquaient une différence de moyenne significative au seuil de p < 0,001 entre les deux sous-échantillons, les sujets prévenus affichant des niveaux substantiellement plus élevés de fondamentalisme.
Réanalyse critique des données et artefacts distributionnels
Une réanalyse minutieuse des distributions publiée ultérieurement (notamment documentée par Robinson & Shaver, 1973) a sévèrement remis en question la robustesse de cette validité discriminante. Les tests d’homogénéité de variance ont démontré des profils distributionnels asymétriques :
- Au sein du groupe tolérant (n = 41), la distribution des scores de fondamentalisme présente une asymétrie négative prononcée. La moyenne plus faible de ce groupe est artificiellement générée par les scores extrêmement bas d’une minorité de participants (moins de 10 personnes).
- Pour les 31 autres participants tolérants (soit 75,6 % du sous-groupe), les scores de fondamentalisme religieux s’alignent presque parfaitement sur les scores des individus intolérants.
- Fait encore plus frappant, 6 participants tolérants (14,6 %) ont obtenu un score de fondamentalisme culminant au même niveau que les scores les plus élevés observés chez les participants les plus prévenus.
Validité convergente et corrélations nomologiques
L’examen des patrons de corrélation entre le fondamentalisme religieux et d’autres traits de personnalité a révélé une dissociation troublante selon les sous-groupes étudiés :
- Dans le groupe tolérant : L’échelle présentait des corrélations positives statistiquement significatives (p < 0,05) avec l’autoritarisme (r = 0,56), les attitudes punitives envers l’éducation des enfants (r = 0,48), le nationalisme chauvin (r = 0,41), l’intolérance à l’ambiguïté (r = 0,32) et la croyance aux superstitions et pseudosciences (r = 0,31).
- Dans le groupe intolérant : Aucune de ces variables psychologiques ne corrélait de manière significative avec le score de fondamentalisme religieux. Cette absence de relation au sein du groupe prévenu sape l’universalité du construit en tant que médiateur invariant des préjugés.
En somme, si l’échelle capture indéniablement l’orthodoxie doctrinale chrétienne, sa validité en tant qu’indicateur discriminant spécifique de l’intolérance sociale demeure très contestable sans ajustement méthodologique moderne.
8. Fidélité
L’analyse des qualités de fidélité de l’Échelle de fondamentalisme religieux révèle une importante lacune historique propre à la méthodologie sociométrique de la fin des années 1950. Martin et Westie (1959) n’ont rapporté aucun indice empirique chiffré concernant la consistance interne de leur instrument. Bien qu’ils mentionnent avoir sélectionné les items selon la « technique de cohérence interne » (visant à retenir les énoncés maximisant les corrélations item-total au sein d’un pool d’items préliminaires), aucun coefficient alpha de Cronbach, ni formule de Kuder-Richardson, ni fidélité par partage (split-half) n’a été consigné dans leur publication originale.
De même, aucune donnée relative à la stabilité temporelle (fidélité test-retest) n’a été mesurée par les auteurs initiaux. L’impact de la désirabilité sociale confessionnelle et les fluctuations circonstancielles n’ont donc pas pu être neutralisés lors de l’étalonnage historique. Par conséquent, les psychologues et sociologues qui réemploient cette échelle sont impérativement tenus de procéder à l’estimation préalable de la fidélité de consistance interne au sein de leur cohorte cible. Dans les recherches empiriques ultérieures ayant utilisé des formes adaptées de cet outil (par exemple Brown, 1981 ; Leitner & Cado, 1982), les échelles d’orthodoxie chrétienne similaires dérivées du Credo ont généralement affiché des coefficients alpha satisfaisants, oscillant typiquement entre 0,78 et 0,86, ce qui témoigne d’une bonne homogénéité sémantique des propositions doctrinales centrales.
9. Analyse factorielle
Au moment de la construction de l’échelle par Martin et Westie en 1959, les techniques contemporaines d’analyse factorielle exploratoire (AFE) et d’analyse factorielle confirmatoire (AFC) par équations structurelles n’étaient pas encore couramment informatisées ni appliquées aux échelles de sociologie d’attitude. La structure factorielle de l’instrument n’a donc pas fait l’objet d’une modélisation factorielle formelle dans l’article princeps.
Toutefois, l’inspection théorique et les réévaluations psychométriques rétrospectives conduites à la lumière des standards de l’American Psychological Association suggèrent la présence d’une tension structurelle au sein des 9 items :
- Facteur dominant unitaire (Orthodoxie / Surnaturalisme) : Les items 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 et 9 saturent très fortement sur un facteur commun d’adhésion aux vérités métaphysiques surnaturelles du christianisme classique (inerrance biblique, divinité christique, réalité de la résurrection, existence du paradis). Ces items forment un ensemble remarquablement cohésif.
- Élément divergent (Attitude séculière / morale) : L’item 8 (« If more of the people in this country would turn to Christ we would have a lot less crime and corruption ») constitue une variable impure. Il mesure une croyance causale pragmatique concernant l’efficacité sociale de la conversion religieuse sur la criminalité urbaine. Méthodologiquement, plusieurs psychométriciens recommandent l’éviction de cet item pour garantir l’unidimensionnalité stricte de l’échelle d’orthodoxie.
Les tentatives modernes de modélisation factorielle sur des échelles apparentées confirment qu’une structure à deux facteurs corrélés (Croyances théologiques transcendantes d’une part, et Intransigeance socioreligieuse d’autre part) fournit généralement un meilleur ajustement aux données (avec un RMSEA < 0,06 et un CFI > 0,95) qu’un modèle unidimensionnel strict incluant des items d’impact sociopolitique.
10. Instrument de mesure
L’Échelle de fondamentalisme religieux se présente sous la forme d’un questionnaire auto-rapporté court et standardisé :
- Type de passation : Papier-crayon ou administration numérique informatisée ; passation individuelle ou collective sous la supervision d’un investigateur.
- Durée de passation : Approximativement 3 à 5 minutes.
- Nombre d’items : 9 énoncés déclaratifs rédigés en langue anglaise dans la version originale.
- Format d’échelle de réponse : Échelle de Likert à 5 degrés représentée par les abréviations initiales : SA (Strongly Agree / Fortement d’accord), A (Agree / D’accord), u (Undecided / Indécis ou neutre), D (Disagree / En désaccord), SD (Strongly Disagree / Fortement en désaccord).
- Système de cotation numérique préconisé :
- Pour les items formulés positivement (sens fondamentaliste/orthodoxe : 1, 4, 6, 8, 9) :
SA = +2, A = +1, u = 0, D = -1, SD = -2. - Pour les items formulés négativement (sens sceptique/séculier : 2, 3, 5, 7) : la cotation est strictement inversée :
SA = -2, A = -1, u = 0, D = +1, SD = +2.
- Pour les items formulés positivement (sens fondamentaliste/orthodoxe : 1, 4, 6, 8, 9) :
- Interprétation des scores : Le score global s’obtient en sommant algébriquement l’ensemble des 9 items. Les scores possibles s’échelonnent sur un continuum allant de -18 (sécularisme / rejet absolu du surnaturalisme) à +18 (fondamentalisme / orthodoxie chrétienne absolue). Un score de 0 reflète une position médiane ou une indécision doctrinale généralisée. Des scores nettement positifs caractérisent une orientation conservatrice et traditionaliste rigide.
11. Permissions, Tarifs et Année du test
L’instrument a été conçu et publié initialement en 1959 dans un article de recherche académique paru au sein de l’American Sociological Review. En conformité avec les règles régissant l’utilisation des instruments d’évaluation sociologique de cette époque :
- Année de création : 1959.
- Statut des droits d’auteur : L’échelle a été mise à la disposition de la communauté scientifique sans dépôt de brevet commercial privatif. Elle appartient de facto au domaine public académique à des fins d’enseignement et de recherche scientifique non commerciale, sous réserve de citer scrupuleusement les travaux originaux de Martin et Westie (1959) ainsi que le recueil méthodologique de Robinson et Shaver (1973).
- Frais d’utilisation : Instrument entièrement gratuit (aucun droit d’usage pécuniaire, ni redevance d’acquisition).
- Conditions d’administration : Les chercheurs qui utilisent cet instrument doivent noter que les auteurs originaux n’avaient pas formulé de consignes standardisées en tête de formulaire ; il convient donc d’ajouter un préambule explicatif garantissant l’anonymat complet des réponses pour atténuer les biais de conformisme religieux.
12. Références
Les publications fondatrices et études méthodologiques associées à l’échelle sont répertoriées ci-dessous selon les normes bibliographiques de l’APA (7e édition) :
- Adorno, T. W., Frenkel-Brunswik, E., Levinson, D. J., & Sanford, N. (1950). The authoritarian personality. Harper & Brothers. https://psycnet.apa.org/record/1951-02687-000
- Ammerman, N. T. (1982). Operationalizing evangelicalism: An amendment. Sociological Analysis, 43(2), 170–172. https://doi.org/10.2307/3710777
- Brown, L. B. (1981). Another test of Yinger’s measure of nondoctrinal religion. Journal of Psychology, 107(1), 3–5. https://doi.org/10.1080/00223980.1981.9915200
- Hill, P. C. (1995, août). Fundamentalism and Christianity: A psychological perspective [Communication orale]. 103rd Annual Convention of the American Psychological Association, New York, NY, United States.
- Leitner, L. M., & Cado, S. (1982). Personal constructs and homosexual stress. Journal of Personality and Social Psychology, 43(4), 869–872. https://doi.org/10.1037/0022-3514.43.4.869
- Martin, J. G., & Westie, F. R. (1959). The tolerant personality. American Sociological Review, 24(4), 521–528. https://doi.org/10.2307/2089539
- Robinson, J. P., & Shaver, P. R. (1973). Measures of social psychological attitudes (Rev. ed.). Institute for Social Research, The University of Michigan.
- Sethi, S., & Seligman, M. E. P. (1993). Optimism and fundamentalism. Psychological Science, 4(4), 256–259. https://doi.org/10.1111/j.1467-9280.1993.tb00459.x
- Westie, F. R. (1953). A technique for the measurement of race attitudes. American Sociological Review, 18(1), 73–78. https://doi.org/10.2307/2087852
13. Questions et items du questionnaire
- SA A u D SD The Bible is the inspired word of God.
- SA A u D SD The religious idea of heaven is not much more than superstition.
- SA A u D SD Christ was a mortal, historical person, but not a supernatural or di- vine being.
- SA A u D SD Christ is a divine being, the Son of God.
- SA A u D SD The stories in the Bible about Christ healing sick and lame persons by His touch are fictitious and mythical.
- SA A u D SD Someday Christ will return.
- SA A u D SD The idea of life after death is simply a myth.
- SA A u D SD If more of the people in this country would tum to Christ we would have a lot less crime and corruption.
- SA A u D SD Since Christ brought the dead to life, He gave eternal life to all who have faith.
Note: Items 1, 4, 6, 8, and 9 are « positive » for scoring purposes, whereas 2, 3, 5, and 7 are « negative » items. Suggested scoring procedure: +2, +1, 0, -1, -2.