1. Résumé / Abstract
L’Échelle de fonction de subordonné (couramment désignée sous l’acronyme anglophone Subordinate Function Scale, SFS), conçue conjointement avec l’Échelle de fonction de supérieur (Superior Function Scale), constitue un instrument psychométrique développé par les chercheurs allemands Arthur Fischer et Heinz-Ulrich Kohr en 1980, en collaboration avec Ekkehart Lippert, Roland Wakenhut, Fritz-Felix Zelinka et Ralf Zoll. Cet outil d’évaluation quantitative a été élaboré pour mesurer les perceptions centrales du travail chez les personnes professionnellement actives, en se focalisant spécifiquement sur le positionnement hiérarchique subjectif et l’exercice perçu du pouvoir organisationnel. L’instrument totalise 19 items répartis en deux dimensions complémentaires : l’échelle de Fonction de subordonné perçue (9 items) et l’échelle de Fonction de supérieur perçue (10 items, dont 6 constituent une forme abrégée standardisée).
Les items sont administrés selon une échelle de Likert en 5 points, allant de « exact / s’applique » à « inexact / ne s’applique pas », recodée de 1 à 5 lors du dépouillement afin qu’un score élevé reflète une adhésion plus forte au rôle hiérarchique concerné. Les propriétés métriques de l’instrument ont été établies sur un échantillon représentatif de la population adulte active de la République fédérale d’Allemagne (N = 2 505 répondants, vague d’enquête de mars 1976). Les analyses de cohérence interne révèlent une fiabilité robuste, avec un coefficient alpha de Cronbach de .79 pour la sous-échelle de subordination et de .88 pour la sous-échelle d’encadrement supérieur. Les coefficients de discrimination item-total corrigés varient de .32 à .63 pour la première dimension et de .35 à .74 pour la seconde. Bien que la structure factorielle simultanée montre certaines saturations croisées typiques des instruments socio-organisationnels des années 1970 et 1980, l’échelle demeure un instrument de référence pour l’analyse de l’expérience de la subordination, de l’autonomie au travail et de l’impact des hiérarchies professionnelles sur les attitudes sociopolitiques globales.
2. Mots-clés / Keywords
Psychométrie organisationnelle, fonction de subordonné, fonction de supérieur, hiérarchie au travail, autorité organisationnelle, perception du travail, autonomie professionnelle, sociologie du travail, aliénation au travail, contrôle du travail, alpha de Cronbach, évaluation des attitudes, Fischer et Kohr.
3. Auteurs / Authors
L’instrument a été conçu et opérationnalisé par une équipe pluridisciplinaire de sociologues et de psychologues sociaux rattachés notamment à la recherche sociale institutionnelle en Allemagne fédérale :
- Arthur Fischer : Chercheur en psychologie sociale et sociologie des organisations, co-auteur de travaux séminaux sur les attitudes professionnelles et la socialisation politique.
- Dr. Heinz-Ulrich Kohr : Chercheur senior au Sozialwissenschaftliches Institut der Bundeswehr (SOWI), Winzererstraße 52, 80797 München, Allemagne. Spécialiste des méthodologies quantitatives, de la sociologie militaire et de la mesure des attitudes civiques et professionnelles.
- Collaborateurs au développement : Ekkehart Lippert, Roland Wakenhut, Fritz-Felix Zelinka et Ralf Zoll, collaborateurs réguliers sur les programmes nationaux d’enquêtes sociopolitiques auprès de la population adulte en République fédérale d’Allemagne.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de la Subordinate Function Scale et de son pendant hiérarchique est de quantifier la manière dont les individus en situation d’emploi perçoivent leur degré d’assujettissement, d’autonomie ou d’autorité au sein de la structure formelle et informelle de leur organisation. Historiquement, Fischer et Kohr (1980) ont cherché à combler une lacune épistémologique majeure dans les modèles d’études d’opinion : l’omission fréquente de la sphère du travail dans l’explication des comportements politiques et civiques des citoyens. Selon les auteurs, l’activité professionnelle ne représente pas seulement un moyen technique d’échange économique, mais le domaine central dans lequel s’opèrent les interactions humaines régulières, la confrontation au pouvoir et des processus continuels d’apprentissage et d’adaptation psychosociale.
Dans cette perspective, l’instrument vise un triple objectif scientifique et appliqué :
- Mesure de l’hétéronomie opérationnelle : Évaluer précisément à quel point le travailleur se sent dépendant des directives hiérarchiques, soumis à des contrôles récurrents et privé de marge de manœuvre temporelle et méthodologique dans l’exécution de ses tâches journalières.
- Évaluation du sentiment de maîtrise et de pouvoir : Mesurer la perception inverse, à savoir la détention d’un pouvoir de décision, la direction et l’évaluation du travail d’autrui, ainsi que la centralité stratégique (sentiment d’indispensabilité) au poste de travail.
- Analyse de l’interface travail-société : Fournir aux chercheurs en psychologie du travail et des organisations et en sociologie politique une échelle standardisée permettant de relier le statut perçu dans l’organisation à des variables externes telles que l’aliénation sociale, le sentiment d’efficacité politique (political efficacy), la soumission autoritaire ou l’adhésion aux normes civiques démocratiques.
En contexte clinique organisationnel et en ergonomie psychologique, l’échelle permet de diagnostiquer les profils de sur-contrôle ou d’impuissance acquise au travail, souvent associés à l’épuisement professionnel (burnout), au manque d’autonomie décisionnelle et à une insatisfaction existentielle profonde.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit psychologique opérationnalisé par Fischer et Kohr (1980) s’articule autour de deux polarités structurelles du système hiérarchique en milieu de travail : la Fonction de subordonné perçue (Perzipierte Untergebenenfunktion) et la Fonction de supérieur perçue (Perzipierte Vorgesetztenfunktion). Loin d’être considérées comme de simples dénominations statutaires formelles inscrites sur un contrat de travail, ces dimensions mesurent l’expérience phénoménologique et vécue des rapports d’autorité.
5.1. Fonction de subordonné perçue (9 items)
Cette dimension quantifie le degré auquel un travailleur perçoit son activité quotidienne comme étant commandée, prescrite et contrainte par autrui. Les composantes psychologiques sous-jacentes intègrent :
- La conformité aux instructions : La conviction que le contenu du travail n’émane pas d’une volition personnelle, mais consiste purement en l’exécution de directives données par la chaîne hiérarchique (ex. : item 1 : « Meine Arbeit besteht in der Durchführung von Anweisungen »).
- L’hétéronomie et la dépendance comportementale : La perception d’être tributaire d’instructions externes et de devoir aligner ses performances et son rythme sur ceux d’autres acteurs organisationnels (ex. : items 2 et 3).
- La surveillance et la restriction de l’espace d’action : Le sentiment d’être fréquemment contrôlé et enserré dans des règles strictes qui étouffent l’initiative personnelle (ex. : items 4, 5 et 6).
- L’absence d’autonomie temporelle et méthodologique : L’impossibilité de planifier soi-même son travail ou de décider des modalités de résolution des problèmes rencontrés, les tâches quotidiennes étant assignées de l’extérieur (ex. : items 7, 8 et 9, ces derniers étant inversés pour coder l’absence de marge de manœuvre).
5.2. Fonction de supérieur perçue (10 items)
Cette échelle évalue la perception d’exercer un contrôle légitime, une influence stratégique et une responsabilité sur l’appareil de production et les ressources humaines. Ses composantes fondamentales englobent :
- L’autorité formelle et la subordination d’autrui : Le fait de disposer explicitement de subordonnés et de devoir donner des ordres ou des directives de manière régulière (ex. : items 1 et 4).
- La responsabilité vicariale : Le poids psychologique et organisationnel de répondre non seulement de ses propres actions, mais également des erreurs et des réalisations des collaborateurs sous sa tutelle (ex. : item 2).
- Le pouvoir de supervision et d’évaluation : L’exercice du contrôle de l’activité d’autrui et la responsabilité critique de juger la valeur, la performance et la conformité des comportements des employés (ex. : items 6 et 10).
- L’autonomie décisionnelle et le pouvoir d’influence : La capacité structurelle à prendre des décisions de façon indépendante et à exercer une influence majeure au sein de l’organisation (ex. : items 5 et 8).
- La centralité d’expertise et l’indispensabilité : Le sentiment de détenir des savoirs exclusifs sur les rouages internes de l’entreprise et d’occuper un rôle central irremplaçable (ex. : items 3, 7 et 9).
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’élaboration de la SFS s’inscrit au carrefour de la théorie critique, de la sociologie marxiste du travail et des modèles d’apprentissage psychosocial développés dans les années 1970 en Allemagne de l’Ouest. Fischer et Kohr (1980) ont conçu ces échelles comme un complément aux instruments mesurant les « attitudes sociopolitiques » (Sozio-politische Einstellungen), en s’appuyant spécifiquement sur le concept sociologique de « pouvoir de disposition » (Verfügungsgewalt).
Le postulat théorique cardinal des auteurs repose sur l’hypothèse de socialisation par le travail (occupational socialization hypothesis), largement théorisée par des auteurs internationaux tels que Melvin L. Kohn et Carmi Schooler (1973, 1983). Selon cette perspective, les conditions structurelles de l’environnement de travail façonnent durablement la personnalité, les schémas cognitifs et les systèmes de valeurs des adultes. Lorsqu’un individu passe plusieurs décennies dans une position de dépendance stricte, d’obéissance passive et de surveillance étroite, ses représentations de la démocratie, de l’autorité politique et de son propre pouvoir d’action civique s’en trouvent modifiées de façon congruente.
Fischer et Kohr ont structuré leur modèle autour de cinq échelles interconnectées de perception du travail :
- La fonction de subordonné perçue ;
- La fonction de supérieur perçue ;
- L’internalisation des normes de travail : Mesurant l’adhésion idéologique aux normes traditionnelles de devoir, d’engagement et de conscience professionnelle ;
- Le travail comme moyen de subsistance : Évaluant une attitude instrumentale vis-à-vis de l’emploi, où le gain financier prédomine sur tout enrichissement personnel ;
- L’aliénation au travail (Entfremdung von der Arbeit) : Mesurant l’attribution ou l’absence de sens conféré à la tâche productive quotidienne.
Les prédictions théoriques de Fischer et Kohr établissent que la perception d’une forte fonction de subordonné induit une instrumentalisation de l’activité (le travail conçu uniquement comme gagne-pain) et alimente l’aliénation professionnelle, en raison de l’hétéronomie et de l’impossibilité d’auto-détermination (anticipant ainsi les futurs postulats de la théorie de l’autodétermination de Deci et Ryan). Inversement, la fonction de supérieur s’articule étroitement à l’incorporation des normes organisationnelles dominantes et à la justification des asymétries de pouvoir.
7. Validité / Validity
Dans la documentation originale de 1980, les auteurs n’ont pas fourni de matrice formelle de validation de critère externe au sens strict de la psychométrie contemporaine. Toutefois, la validité de l’instrument s’apprécie à travers plusieurs indicateurs de validité de construit, de contenu et de réseau nomologique issus de l’enquête nationale représentative de 1976 (N = 2 505) :
7.1. Validité de contenu et de construit
Le contenu des items a été sélectionné pour refléter fidèlement les facettes concrètes du pouvoir organisationnel (surveillance, délégation, liberté d’organisation temporelle, dépendance décisionnelle). Les analyses de discrimination confirment que les items capturent adéquatement les contrastes fonctionnels du milieu professionnel. Les coefficients de corrélation item-total corrigés (part-whole correlation) atteignent des niveaux très satisfaisants pour des échelles sociologiques courtes :
- Pour la Fonction de subordonné : Les items liés à la dépendance directe aux ordres (Item 3, r = .60), au contrôle fréquent (Item 5, r = .63) et à l’assignation journalière du travail (Item 8, r = .63) présentent les saturations les plus massives avec le score composite. En revanche, l’exécution stricte d’instructions (Item 1, r = .32) et le déroulement prédéterminé (Item 6, r = .32) affichent des corrélations plus modestes, suggérant qu’un travail peut être minutieusement planifié sans être nécessairement vécu comme une subordination servile.
- Pour la Fonction de supérieur : L’échelle présente une homogénéité remarquable sur les items d’autorité formelle : la responsabilité du travail d’autrui (Item 2, r = .73), la présence de subordonnés (Item 1, r = .71), le fait de donner des instructions (Item 4, r = .74) et la surveillance des collaborateurs (Item 6, r = .67). Seuls les items relatifs au sentiment d’être irremplaçable (Item 3, r = .35) et à l’absence de directives subies (Item 7, r = .45) présentent un pouvoir discriminant plus faible.
7.2. Validité convergente et réseau nomologique
Conformément aux hypothèses théoriques de Fischer et Kohr, des corrélations substantielles et théoriquement cohérentes ont été observées entre ces dimensions et les autres échelles de perception du travail :
- La sous-échelle de Fonction de supérieur corrèle positivement avec l’Internalisation des normes de travail, validant l’idée que l’exercice de l’autorité managériale repose sur l’adhésion profonde aux valeurs de rigueur et d’engagement institutionnel.
- La sous-échelle de Fonction de subordonné corrèle positivement avec la perception du Travail comme moyen de subsistance et avec l’Aliénation professionnelle, confirmant que la dépendance hiérarchique subie favorise un désengagement affectif vis-à-vis du travail.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité de l’instrument a été rigoureusement documentée au niveau de la cohérence interne à partir de l’échantillon normatif représentatif ouest-allemand de 1976 (N = 2 505 personnes adultes actives) :
- Sous-échelle 1 : Fonction de subordonné perçue (9 items) : L’indice d’homogénéité globale atteint un alpha de Cronbach de .79. Compte tenu de la brièveté de l’échelle et de la diversité des nuances explorées (contraintes de temps, ordres formels, surveillance directe), cette valeur témoigne d’une cohérence interne tout à fait satisfaisante pour des enquêtes de population générale.
- Sous-échelle 2 : Fonction de supérieur perçue (10 items) : L’indice d’homogénéité globale est particulièrement élevé, avec un alpha de Cronbach de .88. Cette excellente valeur démontre une forte synergie entre les indicateurs de leadership, de responsabilité managériale et d’influence décisionnelle.
Le tableau ci-dessous synthétise les coefficients de corrélation item-total corrigés (trennschärfekoeffizienten) pour l’ensemble des énoncés :
| Item N° | Sous-échelle Subordonné (r corrigé) | Sous-échelle Supérieur (r corrigé) |
|---|---|---|
| 1 | .32 | .71 |
| 2 | .45 | .73 |
| 3 | .60 | .35 |
| 4 | .50 | .74 |
| 5 | .63 | .61 |
| 6 | .32 | .67 |
| 7 | .43 | .45 |
| 8 | .63 | .68 |
| 9 | .46 | .52 |
| 10 | — | .66 |
Les données relatives à la fidélité test-retest à moyen ou long terme n’ont pas été recueillies dans le protocole transversal original de 1976, l’objectif principal étant une radiographie synchronique nationale.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Dans la méthodologie originale décrite par Fischer et Kohr (1980), l’unidimensionnalité stricte de chacune des deux sous-échelles prises isolément n’a pas fait l’objet d’un test factoriel confirmatoire séparé (AFC). Cependant, les auteurs ont conduit une analyse factorielle exploratoire simultanée portant sur les versions courtes des instruments au sein de la batterie générale d’attitudes au travail.
Les constats issus de cette factorisation simultanée révèlent des caractéristiques psychométriques importantes :
- Complexité factorielle et saturations croisées : Presque tous les items s’avèrent avoir des saturations non négligeables non seulement sur leur dimension théorique cible, mais également sur des dimensions secondaires ou exogènes (notamment les dimensions d’aliénation et de pouvoir de disposition socio-économique). Cela s’explique par la nature intriquée de l’organisation du travail, où la privation d’autonomie touche simultanément à la hiérarchie et au sens du travail.
- Orthogonalité relative vs bipolarité : Bien que le sens commun suggère qu’être subordonné et être supérieur constituent deux pôles mutuellement exclusifs d’un axe unique continu, les données empiriques de Fischer et Kohr indiquent que ces construits fonctionnent davantage comme deux dimensions distinctes. Dans les structures organisationnelles intermédiaires (telles que les postes d’encadrement moyen, agents de maîtrise, contremaîtres), un employé peut éprouver simultanément une très forte dépendance vis-à-vis de sa propre direction (fonction de subordonné) tout en exerçant un contrôle direct et continu sur une équipe d’opérateurs (fonction de supérieur).
- Forme abrégée de la fonction de supérieur : Pour optimiser la représentativité factorielle dans les enquêtes lourdes, les auteurs ont sélectionné 6 items particulièrement discriminants de l’échelle de supérieur (items 1, 2, 4, 6, 8 et 10). Ces items isolent un facteur épuré de « commandement et supervision hiérarchique active », avec des saturations primaires très élevées (corrélations item-total allant de .66 à .74).
10. Instrument de mesure / Instrument
- Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation psychologique et sociologique (hétéro-évaluation possible en contexte d’audit managérial).
- Format d’administration : Auto-passation sur questionnaire papier-crayon ou administration assistée par enquêteur en face-à-face / téléphone / informatique.
- Nombre total d’items : 19 items (9 pour la Fonction de subordonné, 10 pour la Fonction de supérieur, incluant une version brève à 6 items pour cette dernière).
- Échelle de réponse : Format de type Likert en 5 échelons ordonnés :
- 1 = Zutreffend (Exact / Tout à fait vrai)
- 2 = Eher zutreffend (Plutôt exact / Assez vrai)
- 3 = Weder/noch (Ni vrai ni faux / Neutre)
- 4 = Eher unzutreffend (Plutôt inexact / Assez faux)
- 5 = Unzutreffend (Inexact / Tout à fait faux)
- Règles de cotation et inversion :
- Lors de la saisie analytique, le codage est inversé afin d’obtenir un sens d’interprétation direct (1 = Inexact [faible adhésion], 5 = Exact [forte adhésion]).
- Sous-échelle Subordonné : Les items 1, 2, 3, 4, 5, 6 et 8 sont orientés positivement (+) ; les items 7 et 9 sont orientés négativement (-) et doivent être inversés (1 devient 5, 2 devient 4, etc.) avant le calcul de la somme. Le score total théorique oscille entre 9 et 45.
- Sous-échelle Supérieur : L’ensemble des 10 items (1 à 10) est orienté positivement (+). Le score total théorique s’étend de 10 à 50 (ou de 6 à 30 pour la version courte à 6 items).
- Scores de référence normatifs (Échantillon RFA 1976, N = 2 505) :
- Fonction de subordonné : Quartile 1 (score 9–19 : env. 24 %), Quartile 2 (score 20–26 : env. 28 %), Quartile 3 (score 27–30 : env. 22 %), Quartile 4 (score 31–45 : env. 26 %).
- Fonction de supérieur : Quartile 1 (score 10–23 : env. 25 %), Quartile 2 (score 24–29 : env. 25 %), Quartile 3 (score 30–37 : env. 25 %), Quartile 4 (score 38–50 : env. 25 %).
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année d’élaboration et de recueil normatif : 1976 (collecte représentative nationale) ; publication officielle monographique en 1980.
- Droits d’auteur et propriété intellectuelle : Développé dans le cadre de recherches publiques associées au Sozialwissenschaftliches Institut der Bundeswehr (SOWI) et à des consortiums académiques de sociologie en Allemagne fédérale.
- Tarifs et conditions d’accès : L’échelle n’est pas commercialisée sous forme de matériel édité propriétaire payant. Elle est mise à la disposition de la communauté académique, des étudiants et des chercheurs sans frais de licence commerciale, sous réserve de citer scrupuleusement les publications sources originales (Fischer & Kohr, 1980).
- Contact historique : Dr. Heinz-Ulrich Kohr, Sozialwissenschaftliches Institut der Bundeswehr (SOWI), Winzererstr. 52, 80797 München, Allemagne.
12. Références / References
Voici les références bibliographiques académiques relatives au développement et au cadre théorique de l’instrument :
- Fischer, A., & Kohr, H.-U. (1980). Zentrale Arbeitsperzeptionen Berufstätiger: Skalen zur Erfassung von Untergebenen- und Vorgesetztenfunktion, Internalisierung von Arbeitsnormen, Arbeit als Existenzsicherung und Entfremdung. In E. Lippert, R. Wakenhut, F.-F. Zelinka, & R. Zoll (Eds.), Sozio-politische Einstellungen und Arbeitsperzeptionen in der Bundesrepublik Deutschland (pp. 118–142). München: Sozialwissenschaftliches Institut der Bundeswehr.
- Kohn, M. L., & Schooler, C. (1973). Occupational experience and psychological functioning: An assessment of reciprocal effects. American Sociological Review, 38(1), 97–118. https://doi.org/10.2307/2094334
- Kohn, M. L., & Schooler, C. (1983). Work and personality: An inquiry into the impact of social stratification. Norwood, NJ: Ablex Publishing Corporation.
- Lippert, E., Wakenhut, R., Zelinka, F.-F., & Zoll, R. (1978). Jugend und Bundeswehr: Einstellungen Jugendlicher zu Beruf, Gesellschaft und Militär. Opladen: Westdeutscher Verlag. https://doi.org/10.1007/978-3-322-88710-8
- Zoll, R. (1984). « Hauptsache, ich habe meine Arbeit » : Befunde zur Entfremdung von der Arbeit und zum gesellschaftlichen Bewusstsein bei Jugendlichen. Frankfurt am Main: Suhrkamp.
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Remarque liminaire sur l’administration : Le questionnaire utilise une échelle d’évaluation en 5 points :
1 = Zutreffend (Exact / Tout à fait vrai)
2 = Eher zutreffend (Plutôt exact / Assez vrai)
3 = Weder/noch (Ni vrai ni faux / Indécis)
4 = Eher unzutreffend (Plutôt inexact / Assez faux)
5 = Unzutreffend (Inexact / Tout à fait faux)
Skala 1: Perzipierte Untergebenenfunktion (Sous-échelle 1 : Fonction de subordonné perçue)
- Meine Arbeit besteht in der Durchführung von Anweisungen.
[Traduction : Mon travail consiste à exécuter des instructions.] — Polung : (+) - In meiner Arbeitsleistung richte ich mich nach anderen.
[Traduction : Dans mon rendement professionnel, je me règle sur les autres.] — Polung : (+) - Ich bin bei meiner Arbeit von Weisungen abhängig.
[Traduction : Je suis tributaire de directives dans mon travail.] — Polung : (+) - Vorschriften und Vorgesetzte engen meinen Tätigkeitsbereich stark ein.
[Traduction : Les règlements et les supérieurs restreignent fortement mon champ d’activité.] — Polung : (+) - Ich werde bei meiner Arbeit öfter kontrolliert.
[Traduction : Je suis fréquemment contrôlé(e) dans mon travail.] — Polung : (+) - Der Ablauf meiner Arbeit ist bis in alle Einzelheiten festgelegt.
[Traduction : Le déroulement de mon travail est fixé jusque dans les moindres détails.] — Polung : (+) - Mir macht keiner Vorschriften, wie ich meine Arbeit erledigen soll.
[Traduction : Personne ne me dicte la façon dont je dois faire mon travail.] — Polung : (-) - Meine tägliche Arbeit wird mir zugewiesen.
[Traduction : Mon travail quotidien m’est assigné.] — Polung : (+) - Ich kann mir meine Arbeit selbst einteilen.
[Traduction : Je peux organiser et planifier moi-même mon travail.] — Polung : (-)
Skala 2: Perzipierte Vorgesetztenfunktion (Sous-échelle 2 : Fonction de supérieur perçue)
- Bei meiner beruflichen Tätigkeit habe ich Untergebene. [Kurzskala]
[Traduction : Dans mon activité professionnelle, j’ai des subordonnés.] — Polung : (+) - Ich muss an meinem Arbeitsplatz auch die Arbeit von anderen verantworten. [Kurzskala]
[Traduction : À mon poste de travail, je dois également répondre du travail d’autrui.] — Polung : (+) - Ich bin unentbehrlich an meinem Arbeitsplatz.
[Traduction : Je suis indispensable à mon poste de travail.] — Polung : (+) - Bei meiner Arbeit gebe ich öfter Anweisungen. [Kurzskala]
[Traduction : Dans mon travail, je donne fréquemment des instructions.] — Polung : (+) - Es gehört zu meinen beruflichen Aufgaben, Entscheidungen selbständig zu treffen.
[Traduction : Prendre des décisions de manière autonome fait partie de mes obligations professionnelles.] — Polung : (+) - Ein Teil meiner Arbeit besteht in der Kontrolle von Mitarbeitern. [Kurzskala]
[Traduction : Une partie de mon travail consiste à contrôler des collaborateurs.] — Polung : (+) - Es gibt Dinge, Vorgänge u.a. an meinem Arbeitsplatz, die nur ich genau kenne.
[Traduction : Il y a à mon poste des processus et des éléments que moi seul connais précisément.] — Polung : (+) - Bei meiner beruflichen Tätigkeit habe ich großen Einfluss. [Kurzskala]
[Traduction : Dans mon activité professionnelle, j’exerce une grande influence.] — Polung : (+) - Bei meiner beruflichen Tätigkeit muss ich mich ständig auf dem Laufenden halten.
[Traduction : Dans le cadre de mon activité professionnelle, je dois constamment me tenir au courant des évolutions.] — Polung : (+) - Zu meiner beruflichen Tätigkeit gehört es, Leistungen und Verhalten von Mitarbeitern zu beurteilen. [Kurzskala]
[Traduction : Évaluer le rendement et le comportement de collaborateurs fait partie de mes attributions professionnelles.] — Polung : (+)