Échelle de fétichisme de genre croisé

L’Échelle de fétichisme de genre croisé (Cross-Gender Fetishism Scale, CGFS), conçue par Ray Blanchard en 1985, mesure l’excitation sexuelle suscitée par le travestissement et les attributs féminins. Analyse psychométrique complète, validité et items originaux.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 17, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 17, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Échelle de fétichisme de genre croisé (en anglais, Cross-Gender Fetishism Scale ou CGFS), élaborée initialement par le sexologue et chercheur Ray Blanchard au sein de la Gender Identity Clinic de l’Ontario Institute of Psychiatry / Centre for Addiction and Mental Health (CAMH) à Toronto, constitue un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu pour quantifier l’intensité et l’étendue de l’excitation érotique suscitée par le travestissement et l’adoption d’attributs corporels, vestimentaires ou esthétiques féminins chez les individus assignés hommes à la naissance. Mesurant initialement 11 items fondés sur des procédures de mise à l’échelle optimale de Nishisato, puis consolidée dans la recherche sous un format standardisé de 8 items à cotation ordinale (0 à 3), la CGFS évalue la propension à éprouver une activation sexuelle lors de l’enfilage de sous-vêtements féminins, de vêtements extérieurs, de chaussures à talons ou bottes, de l’application de maquillage ou de parfum, du rasage des jambes, de la contemplation de soi dans un miroir en tenue féminine, ainsi que la dimension ludique ou aventureuse et le niveau actuel de plaisir érotique retiré de ces conduites.

Les propriétés psychométriques de la CGFS démontrent une cohérence interne exceptionnellement élevée, avec des coefficients d’alpha de Cronbach oscillant entre 0,88 et 0,95 selon les versions et échantillons cliniques. Les analyses factorielles en composantes principales révèlent une structure robuste unifactorielle dominante expliquant jusqu’à 68 % de la variance totale, complétée par un second facteur résiduel. En termes de validité, l’échelle discrimine de façon nette les personnes présentant un profil autogynéphile ou fétichiste transgenre des personnes présentant une dysphorie de genre homosexuelle (attirées exclusivement par les hommes), chez qui les scores sont nuls ou négligeables. L’échelle corrèle également de manière négative (-0,48) avec les échelles de désirabilité sociale chez les patients hétérosexuels motivés à minimiser leur historique fétichiste lors d’évaluations préopératoires. En somme, la CGFS demeure un instrument fondamental dans l’histoire de la sexologie clinique et de la recherche différentielle sur l’identité de genre et les paraphilies.

2. Mots-clés / Keywords

Fétichisme de genre croisé, Cross-Gender Fetishism Scale, CGFS, Ray Blanchard, autogynéphilie, travestisme, dysphorie de genre, psychométrie sexologique, excitation érotique, paraphilies.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été développée et validée par le Dr Ray Blanchard, chercheur émérite et psychologue clinicien reconnu pour ses travaux en sexologie comportementale et en psychiatrie de l’identité de genre. Durant la majeure partie de sa carrière académique, le Dr Blanchard a exercé en tant que chef des services de sexologie clinique au sein du Centre for Addiction and Mental Health (CAMH) et professeur titulaire au département de psychiatrie de l’Université de Toronto (Ontario, Canada).

Ses travaux se sont inscrits dans la continuité des recherches pionnières menées par le Dr Kurt Freund (1914–1996), créateur de la pléthysmographie pénienne moderne, et de Betty W. Steiner au sein du Clarke Institute of Psychiatry. Les études psychométriques de l’échelle ont également bénéficié des collaborations méthodologiques de Leonard H. Clemmensen et des théorisations formalisées par Freund, Steiner et Chan (1982). Pour toute correspondance institutionnelle historique, l’adresse de contact était : Dr. Ray Blanchard, Centre for Addiction and Mental Health, 250 College Street, Toronto, Ontario M5T 1R8, Canada (Courriel institutionnel archivé : [email protected]).

4. Objectif / Purpose

L’objectif premier de la Cross-Gender Fetishism Scale (CGFS) est de fournir une mesure standardisée, quantitative et cliniquement rigoureuse de la composante érotique associée à l’adoption de rôles, de vêtements et d’artifices physiques féminins chez les hommes biologiques. Dans les années 1980, les praticiens de santé mentale et les sexologues étaient confrontés à des difficultés majeures pour classifier et comprendre l’hétérogénéité des hommes se présentant dans les cliniques spécialisées dans l’identité de genre. Les systèmes diagnostiques contemporains, notamment le DSM-III de l’American Psychiatric Association (1980), catégorisaient le travestisme fétichiste et le transsexualisme comme deux entités distinctes, sans proposer d’outils d’évaluation psychométrique validés permettant d’objectiver l’histoire érotique sous-jacente.

Sur le plan clinique, la CGFS a été conçue pour discriminer les profils de travestissement fétichiste des formes non fétichistes. Elle permet d’éclairer la genèse de la demande d’affirmation de genre ou de transition médicale en identifiant si la féminisation s’enracine dans un schème érotique autogynéphile ou dans une identification féminine dépourvue d’excitation fétichiste (comme c’est typiquement le cas chez les femmes transgenres attirées exclusivement par les hommes). L’outil répond à une triple nécessité :

  • Différenciation diagnostique : distinguer les sujets dont la dysphorie de genre ou la démarche de travestissement est médiée par une valence érotique de ceux dont la dysphorie est indépendante de tout fétichisme corporel ou vestimentaire.
  • Évaluation pré-thérapeutique : offrir aux cliniciens une cartographie précise de l’histoire sexuelle du patient depuis la puberté, incluant les comportements masturbatoires solitaires et l’évolution temporelle de l’excitation (persistance, atténuation ou transformation en identification continue de genre).
  • Recherche empirique en sexologie : servir d’instrument d’investigation standardisé pour vérifier des hypothèses typologiques, tester la corrélation entre attirance érotique autogynéphile et orientation sexuelle (partenaire masculin versus féminin), et analyser l’impact du biais de désirabilité sociale dans les déclarations d’évaluation clinique.

En outre, l’inclusion d’options de réponse adaptées aux hommes ne pratiquant pas le travestissement permet d’administrer l’échelle à des groupes contrôles dans le cadre d’études épidémiologiques ou comparatives en psychopathologie sexuelle.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique opérationnalisé par la CGFS est le fétichisme de genre croisé (cross-gender fetishism), un terme introduit par Freund, Steiner et Chan (1982). Ce concept décrit un ensemble de manifestations paraphiliques au sein desquelles un individu mâle éprouve une excitation érotique intense en s’appropriant des symboles culturels, vestimentaires ou corporels de la féminité, cette activité étant intimement intriquée avec le fantasme conscient ou préconscient d’être une femme.

Contrairement au fétichisme classique (dans lequel l’objet inanimé, tel qu’une chaussure ou un tissu de soie, est investi érotiquement en tant qu’objet externe indépendant), le fétichisme de genre croisé se caractérise par l’incorporation de l’objet sur le propre corps de l’individu. L’objet fétichisé sert de vecteur à une métamorphose symbolique. Par la suite, Ray Blanchard a intégré ce construit dans sa théorie plus vaste de l’autogynéphilie, définie comme la propension érotique d’un homme à être excité par la pensée ou l’image de lui-même en tant que femme. La CGFS capture spécifiquement la sous-dimension dite de l’autogynéphilie transvestique (ou fétichiste).

Le construit s’articule autour de plusieurs facettes comportementales et fantasmatiques précises :

  • L’érotisation des sous-vêtements féminins : Enfilage de culottes, soutiens-gorge, bas, porte-jarretelles ou nuisettes, provoquant une érection et un désir masturbatoire immédiat. Cette facette reflète le contact intime direct avec les textiles symbolisant la féminité privée.
  • L’érotisation des vêtements extérieurs et de la parure : Port de robes, jupes, chemisiers, bijoux et chaussures à talons ou bottes féminines, concrétisant la mise en scène sociale et visuelle de la transformation féminine.
  • La modification somato-esthétique : Application de maquillage, aspersion de parfum féminin et dépilation ou rasage rituel des jambes. Cette dimension transcende le simple habit pour toucher aux modifications épidermiques et olfactives du corps.
  • Le retour spéculaire et la boucle scopophilique : Contemplation de soi-même habillé en femme devant un miroir complet, où le sujet devient simultanément le contemplateur masculin et l’objet érotique féminin contemplé.
  • L’affect de jeu érotique et d’aventure : Perception du travestissement comme une quête transgressive, clandestine et hautement stimulante sur le plan affectif et physiologique.
  • La chronicité et le maintien actuel : Évaluation de la persistance de l’excitation dans le temps et de l’intensité du plaisir érotique retiré au moment présent de l’évaluation clinique.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le cadre théorique sous-jacent à la CGFS repose principalement sur les modèles sexologiques développés au sein de l’école de Toronto par Kurt Freund et Ray Blanchard entre 1980 et 1995. Ce courant de pensée s’inscrit dans la sexologie biologique et comportementale empirique, influencée par l’apprentissage pavlovien, l’éthologie humaine et les théories du ciblage érotique (erotic target location errors).

Dans sa modélisation devenue célèbre sous le nom de typologie de Blanchard, l’auteur a formulé l’hypothèse selon laquelle les hommes adultes sollicitant une réassignation de genre ne constituent pas une population homogène, mais se divisent en deux classes étiologiques mutuellement exclusives :

  1. Le transsexualisme homosexuel : Individus biologiquement mâles dont l’orientation érotique est exclusivement dirigée vers les hommes. Ces personnes manifestent une non-conformité de genre précoce et marquée dès la petite enfance. Elles ne présentent aucun intérêt fétichiste pour les vêtements féminins ; le travestissement ne suscite chez elles aucune excitation sexuelle, mais répond uniquement au désir d’exprimer leur identité ressentie et de correspondre aux attentes relationnelles de partenaires masculins conventionnels.
  2. Le transsexualisme non homosexuel (ou autogynéphile) : Individus biologiquement mâles dont l’orientation érotique primaire est gynécophile (attirés par les femmes), bisexuelle ou anérotique. Chez ce groupe, la dysphorie de genre se développe plus tardivement, émergeant progressivement à partir d’expériences pubertaires où le contact avec des vêtements ou attributs féminins a déclenché une puissante activation érectile. Avec le temps, l’érotisation de l’habit s’étend à l’ensemble des aspects de la féminité corporelle, menant à l’autogynéphilie anatomique, comportementale et physiologique, puis au désir de vivre en permanence dans le rôle féminin.

La CGFS a été conçue pour opérationnaliser le pôle travestique/fétichiste de cette typologie. Selon la théorie de Freund et Blanchard, l’association répétée entre les stimulations proprioceptives (toucher des tissus, odeur du maquillage) et la masturbation adolescente consolide un conditionnement sexuel paraphilique tenace. La CGFS capture donc les traces anamnestiques et actuelles de cette trajectoire développementale unique.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de la CGFS a fait l’objet de multiples investigations empiriques rigoureuses publiées dans des revues internationales de premier plan telles que les Archives of Sexual Behavior.

Validité de construit et validité factorielle

Dans l’étude princeps de Blanchard (1985), menée auprès de 99 patients adultes masculins admis en clinique de genre, l’analyse factorielle en composantes principales a extrait un facteur général dominant expliquant à lui seul 68 % de la variance totale, confirmant que l’ensemble des manifestations ciblées (vêtements intérieurs, cosmétiques, chaussures, fantasmes masturbatoires) participent d’un construit psychologique unidimensionnel robuste. Les corrélations item-reste corrigées (part-remainder correlations) oscillaient entre 0,56 et 0,89, attestant d’une excellente consistance conceptuelle interne.

Validité discriminante et différentielle

L’échelle a démontré une capacité discriminative remarquable pour séparer les sous-groupes cliniques. Conformément aux prédictions théoriques de Blanchard, une divergence quasi catégorielle a été observée entre les patients homosexuels et non homosexuels :

  • Les patients avec dysphorie de genre homosexuels (attirés par les hommes) obtiennent des scores moyens approchant zéro, confirmant l’absence historique et actuelle de composante fétichiste dans leur parcours.
  • À l’inverse, les patients hétérosexuels ou bisexuels obtiennent des scores très élevés, attestant de l’omniprésence du fétichisme de genre croisé dans leur trajectoire biographique.

Validité convergente et étude du biais de désirabilité sociale

Dans une recherche méthodologique fondamentale, Blanchard, Clemmensen et Steiner (1985) ont administré la CGFS parallèlement à l’échelle de désirabilité sociale de Marlowe-Crowne (Crowne-Marlowe Social Desirability Scale). Sachant que de nombreux candidats à la chirurgie de réassignation craignaient historiquement d’être refusés si les psychiatres découvraient une composante érotique à leur demande, les auteurs ont postulé que les patients non homosexuels tendraient à falsifier leurs réponses en minimisant leur historique fétichiste.

Les résultats ont confirmé cette hypothèse de façon éclatante :

  • Chez les patients de genre hétérosexuels, une corrélation négative statistiquement significative très marquée a été mise en évidence : r = -0,48 (p < 0,001). Plus le patient cherchait à donner une image socialement désirable et conforme aux stéréotypes de la femme idéale, plus il niait ses antécédents de fétichisme transgenre.
  • Chez les patients homosexuels, chez qui le fétichisme était authentiquement absent, la corrélation entre la CGFS et la désirabilité sociale était rigoureusement nulle (r = 0,02). Cette divergence prouve la sensibilité clinique exceptionnelle de l’instrument aux stratégies de dissimulation.

    8. Fidélité / Reliability

    La fidélité de l’échelle a été examinée à travers l’estimation de sa cohérence interne et la stabilité temporelle de ses mesures :

    • Cohérence interne : Lors de son étalonnage avec la méthode de pondération optimale de Nishisato (1980) sur l’échantillon clinique de référence (N = 99), le coefficient d’alpha de Cronbach atteignait une valeur exceptionnellement haute de α = 0,95. Dans la version standardisée en 8 items à cotation 0–3, les coefficients alpha rapportés dans les études subséquentes varient entre 0,88 et 0,93, témoignant d’une très forte homogénéité des énoncés.
    • Intercorrélations des items : Les corrélations inter-items moyennes se situent dans la fourchette de 0,50 à 0,72, garantissant que l’instrument ne présente pas de redondance excessive tout en mesurant un trait parfaitement unifié.
    • Erreur standard de mesure (SEM) : La précision métrique élevée de la CGFS garantit un intervalle de confiance étroit autour du score observé, ce qui s’avère indispensable lors des prises de décision diagnostiques en milieu hospitalier.

    9. Analyse factorielle / Factor Analysis

    L’architecture interne de la CGFS a été explorée au moyen de l’analyse en composantes principales (ACP) et de l’analyse factorielle exploratoire. Les résultats obtenus par Ray Blanchard (1985) ont apporté un éclairage déterminant sur la structure du fétichisme transvestique :

    Structure factorielle princeps

    L’analyse initiale a révélé l’émergence de deux facteurs possédant des valeurs propres (eigenvalues) supérieures au critère de Kaiser (λ > 1,0) :

    • Facteur 1 (Facteur général d’érotisation transvestique) : Ce premier facteur, possédant une valeur propre dominante, rendait compte de 68 % de la variance totale. L’ensemble des items relatifs à l’excitation sexuelle provoquée par le port direct de sous-vêtements, de robes, de chaussures et l’usage de cosmétiques présentaient des saturations factorielles très élevées, généralement comprises entre 0,72 et 0,91.
    • Facteur 2 (Composante résiduelle d’intensité/chronicité) : Ce second facteur n’expliquait que 9 % de la variance totale. Il absorbait principalement les saturations croisées des items portant sur les périodes prolongées d’excitation continue (≥ 1 an) et le rôle intentionnel du travestissement comme préalable exclusif à la masturbation solitaire.

    Compte tenu de la prépondérance écrasante du premier facteur (ratio de variance supérieur à 7:1), la plupart des chercheurs considèrent que la CGFS répond aux critères de quasi-unidimensionnalité au sens de la théorie de la réponse aux items (IRT), justifiant pleinement l’addition des items pour former un score total unique représentatif du fétichisme de genre croisé.

    10. Instrument de mesure / Instrument

    • Type d’évaluation : Questionnaire psychométrique d’auto-évaluation individuelle (auto-questionnaire papier-crayon ou informatisé).
    • Population cible : Adolescents et adultes assignés de sexe masculin à la naissance (patients consultants en sexologie, personnes avec dysphorie de genre, travestis, ainsi qu’échantillons contrôles de la population générale).
    • Temps de passation : Rapide, estimé entre 1 et 3 minutes en moyenne.
    • Nombre total d’items : 8 items dans la version standardisée de référence (6 items historiques supplémentaires ayant figuré dans les déclinaisons exploratoires à pondération optimale).
    • Format des réponses :
      • Items 1 à 6 : Échelle ordinale en 4 points :
        0 = No, never (Non, jamais)
        1 = Yes, but only once or twice (Oui, mais seulement une ou deux fois)
        2 = Yes, several times (Oui, plusieurs fois)
        3 = Yes, frequently (Oui, fréquemment)
      • Item 7 : Échelle ordinale spécifique en 4 points :
        0 = No, never
        1 = Yes, but only once or twice
        2 = Yes, several times
        3 = Yes, frequently
      • Item 8 : Échelle ordinale d’intensité en 4 points :
        0 = None at all (Pas du tout)
        1 = A small amount (Un peu)
        2 = A moderate amount (Une quantité modérée)
        3 = A great deal (Énormément)
    • Modalités de cotation et calcul des scores : Tous les items sont cotés de 0 à 3. Le score global correspond à la somme arithmétique simple des 8 items.
      Étendue du score total : de 0 à 24 points.
      Interprétation : Un score élevé traduit une présence marquée, diversifiée et récurrente d’excitation fétichiste liée au travestissement et à la féminisation corporelle. Les scores proches de 0 indiquent une absence totale de composante érotique transvestique.

    11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

    La Cross-Gender Fetishism Scale a été formalisée et publiée pour la première fois en 1985 par Ray Blanchard. Conformément aux déclarations formelles de l’auteur dans les manuels de recherche du Centre for Addiction and Mental Health (CAMH), l’instrument relève du domaine académique public : « No permission or fee is required to use the CGFS ». Aucun droit d’auteur commercial, redevance ou licence financière n’est exigé pour son utilisation dans le cadre de recherches universitaires, d’évaluations cliniques ou d’études épidémiologiques indépendantes.

    Les praticiens et chercheurs sont toutefois tenus de citer rigoureusement les travaux sources originaux de Ray Blanchard (1985) et de préserver l’intégrité de la formulation des énoncés pour garantir la comparabilité des données avec la littérature scientifique internationale.

    12. Références / References

    American Psychiatric Association. (1980). Diagnostic and statistical manual of mental disorders (3rd ed.). Washington, DC: American Psychiatric Association.

    Blanchard, R. (1985). Research methods for the typological study of gender disorders in males. In B. W. Steiner (Ed.), Gender dysphoria: Development, research, management (pp. 227–257). New York: Plenum Press. https://doi.org/10.1007/978-1-4684-4784-2_11

    Blanchard, R. (1989). The concept of autogynephilia and the typological classification of male gender dysphoria. The Journal of Nervous and Mental Disease, 177(10), 616–623. https://doi.org/10.1097/00005053-198910000-00003

    Blanchard, R., Clemmensen, L. H., & Steiner, B. W. (1985). Social desirability response set and systematic distortion in the self-report of adult male gender patients. Archives of Sexual Behavior, 14(6), 505–516. https://doi.org/10.1007/BF01542001

    Crowne, D. P., & Marlowe, D. (1964). The approval motive: Studies in evaluative dependence. New York: John Wiley & Sons.

    Freund, K., Steiner, B. W., & Chan, S. (1982). Two types of cross-gender identity. Archives of Sexual Behavior, 11(1), 49–63. https://doi.org/10.1007/BF01541424

    Nishisato, S. (1980). Analysis of categorical data: Dual scaling and its applications. Toronto: University of Toronto Press.

    13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

    Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
    Instructions / Directions: Please answer the following questions regarding your sexual feelings and behaviors.
    Response Scale: Items 1-6 are rated on a 4-point scale: 0 = No, never; 1 = Yes, but only once or twice; 2 = Yes, several times; 3 = Yes, frequently. Items 7 and 8 have item-specific 4-point response options (0 to 3).
    Scoring / Reverse Items: All items are scored from 0 to 3. The total score is computed by summing the ratings across all 8 items (ranging from 0 to 24). Higher scores indicate greater cross-gender fetishism.
    1

    Have you ever become sexually aroused while putting on women's underwear (like panties, a bra, or a slip)?
    2

    Have you ever become sexually aroused while putting on other women's clothing (like a dress, a skirt, or a blouse)?
    3

    Have you ever become sexually aroused while putting on women's shoes or boots?
    4

    Have you ever become sexually aroused while putting on women's perfume or make-up?
    5

    Have you ever become sexually aroused while shaving your legs?
    6

    Have you ever become sexually aroused while looking at yourself in a mirror completely dressed in women's clothing?
    7

    Has cross-dressing ever seemed to you like an erotic game or an exciting adventure?
    8

    (0) No, never; (1) Yes, but only once or twice; (2) Yes, several times; (3) Yes, frequently
    8

    How much erotic pleasure or excitement does cross-dressing give you now?
    9

    (0) None at all; (1) A small amount; (2) A moderate amount; (3) A great deal
    ★

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Looti, M. (2026, octobre 17). Échelle de fétichisme de genre croisé. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-fetichisme-de-genre-croise
Looti, Mohammed. “Échelle de fétichisme de genre croisé.” Base de données de psychologie en français, 17 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-fetichisme-de-genre-croise.
Looti, Mohammed. “Échelle de fétichisme de genre croisé.” Base de données de psychologie en français. octobre 17, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-fetichisme-de-genre-croise.