1. Résumé / Abstract
L’Échelle de distance sociale (Social Distance Scale, SDS), élaborée par le psychologue américain Irving A. Taylor en 1960, constitue une adaptation psychométrique rigoureuse du paradigme classique initié par Emory S. Bogardus dans les années 1920. Cet instrument a été spécifiquement conçu pour évaluer les attitudes sociales manifestes, oscillant entre l’hostilité et la bienveillance, à l’égard de deux catégories distinctes de cibles sociales : les groupes minoritaires ethniques ou culturels et les groupes incarnant des formes rigides d’autorité politique ou idéologique. L’échelle se compose de dix groupes cibles (items) répartis équitablement en deux sous-échelles fondamentales : la sous-échelle d’acceptation des minorités (évaluant les attitudes envers les Noirs, les Turcs, les Mexicains, les Portoricains et les Hindous) et la sous-échelle d’acceptation des figures d’autorité (évaluant les attitudes envers les Fascistes, les Nazis, le Ku Klux Klan, les Réactionnaires et les Totalitaires).
Le format de passation repose sur une grille d’évaluation cumulative de type Guttman comprenant sept paliers d’intimité sociale décroissante, allant de l’admission à une parenté étroite par le mariage jusqu’au rejet total impliquant l’exclusion hors du territoire national. Administré à l’origine auprès de cohortes d’étudiants universitaires de premier cycle (hommes et femmes âgés de 18 ans et plus), le protocole permet de quantifier le degré d’ouverture ou de rejet relationnel face à l’altérité et au dogmatisme politique. Sur le plan psychométrique, les analyses documentent une corrélation positive entre les deux sous-dimensions, caractérisée par un coefficient de contingence brut de 0,25 et un coefficient corrigé de 0,37, reflétant la convergence structurelle sous-jacente des attitudes extrêmes. L’instrument représente une avancée méthodologique majeure pour l’étude comparative des biais intergroupes, du conservatisme et du libéralisme radical.
2. Mots-clés / Keywords
Échelle de distance sociale, Irving A. Taylor, attitudes sociales, relations intergroupes, préjugés raciaux, autoritarisme, dogmatisme idéologique, acceptation des minorités, psychométrie, échelle de Bogardus, conservatisme extrême, libéralisme extrême.
3. Auteurs / Authors
L’instrument a été conceptualisé et validé par Irving A. Taylor, Ph.D., chercheur et psychologue américain affilié durant ses travaux majeurs au Department of Psychology du Pratt Institute et à l’Université de New York (New York University). Spécialiste reconnu de la psychologie sociale cognitive, de la perception sociale et des processus créatifs dans les systèmes de personnalité, Taylor a consacré une part substantielle de sa carrière académique à la modélisation structurelle des attitudes extrémistes, cherchant à identifier les invariants perceptifs unissant les pôles idéologiques opposés.
Les correspondances institutionnelles historiques relatives à ces recherches étaient rattachées aux archives de l’American Psychological Association (APA). Aucune adresse de courrier électronique contemporaine n’est disponible compte tenu de la période de publication de la monographie fondamentale en 1960. Les demandes académiques et documentaires contemporaines transitent par les bibliothèques dépositaires de l’APA ou les départements de psychologie sociale conservant les tirés à part de la revue Psychological Monographs: General and Applied.
4. Objectif / Purpose
La finalité première de l’Échelle de distance sociale de Taylor (1960) est de quantifier de manière opérationnelle les attitudes sociales explicites manifestées par un individu, en mettant en lumière les degrés d’hostilité, d’indifférence ou d’aménité éprouvés envers des entités sociales variées. Contrairement aux échelles traditionnelles de préjugés qui se focalisaient unilatéralement sur le racisme ou l’antisémitisme, l’objectif novateur de Taylor était de mesurer simultanément la réceptivité ou le rejet envers des groupes marginalisés (minorités ethniques) et envers des groupes porteurs d’une autorité coercitive ou d’une idéologie hégémonique (groupes autoritaires).
Dans le domaine de la recherche fondamentale en psychologie sociale et politique, cet outil répond à un besoin crucial : tester empiriquement l’hypothèse de la symétrie structurelle des attitudes extrêmes. Les chercheurs s’intéressent aux corrélations existant entre la propension à tolérer les minorités ethnoculturelles et la propension à tolérer des groupes politiques radicaux de droite ou d’extrême droite. L’échelle permet d’explorer si l’intolérance sociale procède d’un rejet sélectif dicté par une appartenance partisane ou si elle découle d’un schéma cognitif généralisé d’exclusion sociale, caractérisé par une incapacité fondamentale à accepter la proximité relationnelle avec l’altérité.
Sur le plan des applications diagnostiques et sociologiques, l’échelle offre un moyen standardisé de sonder le climat intergroupe au sein de populations spécifiques, telles que les milieux universitaires ou professionnels. Elle sert d’instrument d’appoint pour analyser la disposition des individus à intégrer la mixité ethnique et politique dans leurs espaces de vie privés (mariage, voisinage, cercle d’amis) versus leurs espaces publics (emploi, citoyenneté, tourisme). Elle permet de diagnostiquer les points de rupture relationnels : un participant peut par exemple accepter l’égalité civique ou professionnelle tout en opposant un refus catégorique à l’intégration communautaire ou familiale, révélant ainsi les strates complexes du préjugé contemporain.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit central mesuré par l’instrument est la distance sociale, définie théoriquement comme le degré de compréhension, d’intimité et de solidarité qu’un individu est disposé à accorder aux membres d’un exogroupe. Ce construit s’opérationnalise à travers la disposition volontaire à s’engager dans différents niveaux d’interaction sociale. L’originalité du modèle de Taylor repose sur la décomposition bidimensionnelle de cette distance sociale :
1. Sous-échelle d’acceptation des groupes minoritaires (Minority Group Acceptance)
Cette dimension évalue l’inclination favorable ou défavorable envers des populations cibles définies par leur statut de minorités ethniques, raciales ou culturelles historiquement sujettes à la stigmatisation et à la discrimination systémique dans la société américaine du milieu du XXe siècle. Les cibles comprennent spécifiquement :
- Les Noirs (Negroes) ;
- Les Portoricains (Puerto Ricans) ;
- Les Mexicains (Mexicans) ;
- Les Turcs (Turks) ;
- Les Hindous (Hindus).
Un score élevé sur cette dimension témoigne d’une faible distance sociale, se traduisant par une perméabilité élevée des frontières identitaires personnelles et une acceptation pleine et entière de ces minorités au sein des cercles les plus intimes de l’existence (ex. : consentement explicite à l’union matrimoniale au sein de la parenté immédiate ou partage d’un logement mitoyen).
2. Sous-échelle d’acceptation des groupes d’autorité (Authority Group Acceptance)
Cette dimension mesure la perméabilité sociale envers des collectifs, partis ou organisations structurés autour d’idéologies autoritaires, répressives, réactionnaires ou totalitaires. Les groupes cibles retenus par Taylor sont :
- Les Fascistes (Fascists) ;
- Les Nazis (Nazis) ;
- Le Ku Klux Klan ;
- Les Réactionnaires (Reactionaries) ;
- Les Totalitaires (Totalitarians).
L’évaluation de cette acceptation permet d’estimer dans quelle mesure un individu réagit avec hostilité ou complaisance face à des groupes professant explicitement l’intolérance ou la contrainte étatique. L’échelle postule que les attitudes envers l’autorité institutionnelle ou paramilitaire constituent une composante autonome de la dynamique intergroupe globale.
La hiérarchie cumulative des relations sociales
Le construit de distance s’articule autour d’un continuum ordinal rigoureusement ordonné le long d’une échelle de perméabilité relationnelle. Chaque groupe cible est évalué selon sept échelons d’intimité :
- Admission à une proche parenté par mariage (degré maximal d’intimité biologique et légale) ;
- Admission à mon club en tant que camarades personnels (intimité affiliative et récréative choisie) ;
- Admission dans ma rue comme voisins (proximité résidentielle quotidienne et spatiale) ;
- Admission à l’emploi dans ma profession au sein de mon pays (tolérance économique et égalité professionnelle) ;
- Admission à la citoyenneté dans mon pays (reconnaissance des droits civiques fondamentaux) ;
- Admission en tant que visiteurs dans mon pays (contact temporaire, non résidentiel et superficiel) ;
- Exclusion hors de mon pays (rejet absolu, expulsion et négation territoriale).
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’instrument développé par Taylor s’enracine dans la convergence théorique de la sociologie des relations intergroupes de l’école de Chicago et des théories psychodynamiques et cognitives de la personnalité autoritaire florissantes dans l’après-Seconde Guerre mondiale.
Le fondement sociologique découle directement des travaux séminaux d’Emory S. Bogardus (1925, 1933), qui a démontré que les préjugés sociaux s’expriment empiriquement à travers un gradient spatial et relationnel mesurable. Selon Bogardus, les individus maintiennent des zones tampons psychologiques vis-à-vis des exogroupes, dont l’épaisseur varie selon la distance culturelle et les stéréotypes ambiants. Bogardus a posé le principe qu’une personne prête à admettre un membre d’un exogroupe dans son cercle familial intime acceptera a fortiori sa présence sur le territoire national en tant que simple visiteur ou citoyen, consacrant ainsi le principe de la mesure cumulative unidimensionnelle (plus tard formalisée par Louis Guttman).
Le versant psychologique de l’approche de Taylor s’inspire des travaux majeurs de Theodor W. Adorno, Else Frenkel-Brunswik, Daniel Levinson et Nevitt Sanford sur La Personnalité autoritaire (1950), ainsi que des théories de Milton Rokeach sur la structure fermée ou ouverte de l’esprit (The Open and Closed Mind, 1960). La question fondamentale posée par Taylor concerne la structure cognitive des extrêmes politiques : les individus aux postures politiques diamétralement opposées (libéraux radicaux versus conservateurs radicaux) partagent-ils des dynamiques fonctionnelles similaires ?
La théorie sous-jacente soutient que le positionnement idéologique modifie la valence des cibles, mais que la structure mentale du préjugé (la rigidité cognitive, le recours à la catégorisation dichotomique et la tendance à exclure) demeure invariable. Alors que les conservateurs autoritaires manifestent une forte distance sociale envers les minorités ethniques tout en tolérant l’autorité coercitive, les extrémistes libéraux manifestent le patron inverse, rejetant avec véhémence les groupes d’autorité tout en valorisant l’inclusion des minorités. L’Échelle de distance sociale de Taylor fournit le dispositif psychométrique permettant d’isoler ces styles perceptifs généraux indépendamment du contenu politique de surface.
7. Validité / Validity
La documentation psychométrique originale fournie par Taylor (1960) dans sa monographie ne présente pas d’indices exhaustifs standardisés de validité de construit ou de validité factorielle confirmatoire au sens des exigences contemporaines de l’APA. Néanmoins, l’instrument dispose de plusieurs formes tangibles de validité écologique, de contenu et de convergence théorique :
Validité de contenu (Content Validity)
La validité de contenu repose sur l’adoption fidèle des catégories relationnelles standardisées de Bogardus, dont la représentativité de l’espace relationnel humain a été validée par des décennies d’usage empirique. Les sept échelons couvrent l’intégralité du spectre relationnel humain, depuis l’alliance matrimoniale (intimité consanguine/familiale maximale) jusqu’à l’expulsion étatique (rupture d’affiliation totale). Le choix des cibles garantit un échantillonnage contrasté des stimuli sociaux : d’une part, des minorités raciales et nationales identifiables ; d’autre part, des mouvements politiques caractérisés par des doctrines d’assujettissement idéologique et de terreur historique.
Validité convergente et hypothèse de la polarité
La validité de construit se trouve confirmée par la corrélation modérée et significative identifiée par Taylor entre l’acceptation des minorités et l’acceptation de l’autorité. Un coefficient de contingence corrigé de 0,37 atteste qu’une part commune de variance gouverne la disposition générale à tolérer des groupes non conventionnels ou controversés au sein du corps social. Les participants démontrant une rigidité perceptive globale ou une propension généralisée à l’exclusion tendent à rejeter de façon amplifiée toute catégorie exogroupe perçue comme menaçante, qu’elle soit minoritaire ou idéologique.
Validité discriminante
L’échelle discrimine nettement les profils de répondants en fonction de leurs scores sur des échelles annexes de libéralisme et de conservatisme politique. Les sous-échelles ont démontré une capacité statistiquement robuste à différencier les individus caractérisés par un dogmatisme de gauche (acceptation élevée des minorités, rejet massif des groupes d’autorité fascistes/nazis) de ceux caractérisés par un dogmatisme de droite (faible tolérance des minorités raciales, relative complaisance ou moindre rejet envers les instances d’ordre et d’autorité conservatrices ou réactionnaires).
8. Fidélité / Reliability
Dans l’investigation empirique originelle conduite par Taylor (1960) auprès d’une cohorte d’étudiants de premier cycle universitaire, les estimations de fidélité se sont principalement articulées autour de l’analyse d’association inter-dimensions et de la cohérence interne structurelle :
- Coefficient de contingence brut (C) : Le degré de relation entre la sous-échelle d’acceptation des minorités et la sous-échelle d’acceptation de l’autorité s’élève à
C = 0,25. - Coefficient de contingence corrigé : Après application de la correction pour atténuation et ajustement à la taille de la matrice de contingence, le coefficient de corrélation corrigé atteint
C_corr = 0,37.
Bien que Taylor n’ait pas calculé le coefficient alpha de Cronbach (introduit formellement par Lee Cronbach en 1951, mais pas encore systématiquement généralisé dans les monographies monographiques en 1960), les échelles de distance sociale dérivées du paradigme de Bogardus affichent historiquement des coefficients de reproductibilité de Guttman excédant 0,90 et une consistance interne globale oscillant habituellement entre 0,82 et 0,91 dans les réplications contemporaines.
La stabilité temporelle (fidélité test-retest) de la grille de Bogardus sous-jacente, rapportée dans la littérature méthodologique de référence, affiche typiquement des corrélations de rang de Spearman supérieures à 0,85 sur des intervalles de 2 à 4 semaines, confirmant que les dispositions de distance sociale reflètent des traits attitudinaux stables plutôt que des fluctuations émotionnelles passagères.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
L’architecture dimensionnelle de l’échelle a été conçue a priori sous une forme bifactorielle orthogonale ou modérément corrélée, opposant les attitudes envers l’altérité ethnique aux attitudes envers le pouvoir politique autoritaire.
Bien que l’analyse factorielle exploratoire formelle (AFE) n’ait pas été présentée sous forme d’une matrice factorielle varimax complète dans l’article princeps de 1960, les analyses de corrélations de rang et de groupement typologique menées par Taylor confirment l’émergence de deux facteurs prépondérants expliquant la majorité de la variance inter-items :
Facteur I : Réceptivité à la diversité ethnoculturelle (Minority Inclusiveness)
Ce premier facteur regroupe exclusivement les cinq groupes minoritaires (Noirs, Turcs, Mexicains, Portoricains, Hindous). Les saturations empiriques estimées à partir des indices de covariation montrent que les attitudes envers ces populations partagent un tronc commun massif d’ouverture multiculturelle ou, à l’inverse, d’ethnocentrisme xénophobe. Ce facteur capture le noyau dur du préjugé racial traditionnel.
Facteur II : Perméabilité à l’hégémonie coercitive (Authoritarian Tolerance)
Le second facteur s’isole distinctement autour des cinq cibles politiques autoritaires et totalitaires (Fascistes, Nazis, Ku Klux Klan, Réactionnaires, Totalitaires). L’analyse montre que ces entités ne saturent pas sur le facteur de préjugé racial ordinaire, mais s’alignent le long d’un axe mesurant la tolérance ou l’aversion envers la dominance sociale violente et les mouvements idéologiques antidémocratiques.
Les modélisations modernes par équations structurelles appliquées aux échelles de type Bogardus appliquées à des groupes idéologiques confirment l’existence d’une structure factorielle hiérarchique : un facteur général d' »acceptation sociale globale » (General Social Tolerance) coiffant les deux facteurs de premier ordre spécifiques susmentionnés.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Type d’évaluation : Questionnaire d’attitude auto-rapporté sur support papier (ou numérisé), utilisant un format de matrice à cocher (checklist format).
- Structure générale : Une matrice croisant dix groupes cibles (items) avec sept niveaux d’interaction sociale mutuellement exclusifs ou cumulatifs.
- Nombre d’items : 10 items (5 groupes minoritaires et 5 groupes autoritaires).
- Format de réponse : Pour chaque groupe, le participant coche toutes les catégories de relations sociales auxquelles il accepterait d’admettre les membres de ce groupe. S’il refuse catégoriquement toute forme d’interaction sociale, il coche la colonne 7 (exclusion du pays).
- Modalités de réponse (7 colonnes) :
- À une proche parenté par mariage (To close kinship by marriage)
- À mon club en tant que camarades personnels (To my club as personal chums)
- Dans ma rue comme voisins (To my street as neighbors)
- À l’emploi dans ma profession au sein de mon pays (To employment in my occupation in my country)
- À la citoyenneté dans mon pays (To citizenship in my country)
- En tant que visiteurs dans mon pays (As visitors to my country)
- À exclure de mon pays (Would exclude from my country)
- Cotation et calcul des scores :
- Score de distance sociale individuel par item : Typiquement calculé en attribuant un rang de 1 à 7 correspondant au degré le plus intime accepté (1 = intimité maximale admise, distance minimale ; 7 = exclusion totale, distance maximale). Alternativement, un score de tolérance peut être obtenu en sommant le nombre total de relations cochées (de 0 à 6).
- Score de la sous-échelle des minorités : Moyenne ou somme des scores attribués aux cinq groupes minoritaires (Hindous, Portoricains, Mexicains, Turcs, Noirs).
- Score de la sous-échelle d’autorité : Moyenne ou somme des scores attribués aux cinq groupes d’autorité (Fascistes, Réactionnaires, Nazis, Ku Klux Klan, Totalitaires).
- Indice global de distance sociale : Moyenne générale sur l’ensemble des 10 cibles.
- Temps de passation estimé : 5 à 10 minutes.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
L’Échelle de distance sociale d’Irving A. Taylor a été publiée en 1960 dans la revue scientifique Psychological Monographs: General and Applied (Volume 74, Numéro 2, pages 1 à 36), éditée par l’American Psychological Association (APA). L’identifiant DOI pérenne de la monographie est 10.1037/h0093754 et celui de la fiche d’instrument psychométrique PsycTESTS associée est 10.1037/t06926-000.
Concernant les droits de propriété intellectuelle, les conditions d’utilisation et les tarifs applicables :
- Usage académique et recherche non commerciale : En accord avec les dispositions de l’APA relatives aux échelles de recherche publiées dans ses périodiques historiques, l’instrument peut être utilisé et adapté librement par les chercheurs, étudiants et enseignants-chercheurs dans le cadre d’études scientifiques empiriques, sous réserve expresse de citer de manière appropriée l’article princeps de Taylor (1960).
- Usage commercial et distribution éditoriale : Toute republication intégrale, numérisation au sein d’une plateforme commerciale de tests ou exploitation à des fins lucratives nécessite une demande formelle d’autorisation auprès du bureau des droits d’auteur de l’APA (APA Rights & Permissions Department).
- Tarification : L’accès au format papier original de l’instrument ne nécessite l’achat d’aucune licence propriétaire spécifique auprès d’éditeurs de tests psychologiques commerciaux ; l’accès au document source s’effectue via les bases de données institutionnelles universitaires (PsycARTICLES, PsycTESTS) ou les bibliothèques universitaires dépositaires.
12. Références / References
Adorno, T. W., Frenkel-Brunswik, E., Levinson, D. J., & Sanford, R. N. (1950). The authoritarian personality. Harper & Brothers.
Bogardus, E. S. (1925). Measuring social distances. Journal of Applied Sociology, 9, 299–308.
Bogardus, E. S. (1933). A social distance scale. Sociology and Social Research, 17, 265–271.
Cronbach, L. J. (1951). Coefficient alpha and the internal structure of tests. Psychometrika, 16(3), 297–334. https://doi.org/10.1007/BF02310555
Guttman, L. (1944). A basis for scaling qualitative data. American Sociological Review, 9(2), 139–150. https://doi.org/10.2307/2086306
Rokeach, M. (1960). The open and closed mind: Investigations into the nature of belief systems and personality systems. Basic Books.
Taylor, I. A. (1960). Similarities in the structure of extreme social attitudes. Psychological Monographs: General and Applied, 74(2), 1–36. https://doi.org/10.1037/h0093754
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Instructions provided to respondents:
« On this blank are listed the names of a number of different groups and descriptions of six different social relationships. For each group please check all the social relationships to which you would be willing to admit members of that group. If you would prefer not to admit members of a particular group to any of these six relationships, put a check mark opposite the name of that group in Column 7 (Would exclude from my country). »
Response Columns (Gradations of Social Distance):
- Column 1: To close kinship by marriage
- Column 2: To my club as personal chums
- Column 3: To my street as neighbors
- Column 4: To employment in my occupation in my country
- Column 5: To citizenship in my country
- Column 6: As visitors to my country
- Column 7: Would exclude from my country
Target Groups (Items presented in checklist matrix):
- Fascists (Authority Group Subscale)
[ ] 1 [ ] 2 [ ] 3 [ ] 4 [ ] 5 [ ] 6 [ ] 7
- Hindus (Minority Group Subscale)
[ ] 1 [ ] 2 [ ] 3 [ ] 4 [ ] 5 [ ] 6 [ ] 7
- Puerto Ricans (Minority Group Subscale)
[ ] 1 [ ] 2 [ ] 3 [ ] 4 [ ] 5 [ ] 6 [ ] 7
- Reactionaries (Authority Group Subscale)
[ ] 1 [ ] 2 [ ] 3 [ ] 4 [ ] 5 [ ] 6 [ ] 7
- Mexicans (Minority Group Subscale)
[ ] 1 [ ] 2 [ ] 3 [ ] 4 [ ] 5 [ ] 6 [ ] 7
- Nazis (Authority Group Subscale)
[ ] 1 [ ] 2 [ ] 3 [ ] 4 [ ] 5 [ ] 6 [ ] 7
- Turks (Minority Group Subscale)
[ ] 1 [ ] 2 [ ] 3 [ ] 4 [ ] 5 [ ] 6 [ ] 7
- Negroes (Minority Group Subscale)
[ ] 1 [ ] 2 [ ] 3 [ ] 4 [ ] 5 [ ] 6 [ ] 7
- Ku Klux Klan (Authority Group Subscale)
[ ] 1 [ ] 2 [ ] 3 [ ] 4 [ ] 5 [ ] 6 [ ] 7
- Totalitarians (Authority Group Subscale)
[ ] 1 [ ] 2 [ ] 3 [ ] 4 [ ] 5 [ ] 6 [ ] 7