1. Résumé / Abstract
L’Échelle de discrimination liée à la réponse à la COVID-19 (en anglais, COVID-19 Response-Related Discrimination Scale) est un instrument psychométrique bref développé en 2023 par Angel B. Algarin et ses collaborateurs afin d’évaluer de manière standardisée les expériences spécifiques de discrimination, de stigmatisation et de harcèlement subies par les populations hautement vulnérables dans le contexte des mesures de santé publique déployées face à la pandémie de COVID-19. Conçue initialement et validée auprès d’une cohorte de personnes s’injectant des drogues (People Who Inject Drugs, PWID) aux États-Unis, cette échelle comble un vide méthodologique crucial concernant les répercussions sociales et interpersonnelles des politiques sanitaires d’urgence chez les groupes marginalisés.
L’instrument est composé de quatre items auto-rapportés évaluant deux facettes temporelles et phénoménologiques : l’appréhension prospective d’agressions verbales ou physiques lors de l’instauration des premières mesures restrictives (en mars 2020, notamment liée au port du masque ou au dépeuplement des espaces publics) et l’exposition effective et rétrospective à une recrudescence de menaces, d’insultes ou de violences physiques durant la crise sanitaire. Le format de cotation primaire repose sur une dichotomie (Oui = 1, Non = 0), générant un score composite d’exposition allant de 0 à 4. Pour chaque item recevant une réponse affirmative, une échelle subsidiaire en 5 points permet de déterminer le degré d’attribution causale perçue (de 1 = « absolument aucun rapport avec l’expérience discriminatoire » à 5 = « fortement lié à l’expérience discriminatoire »).
Sur le plan des propriétés psychométriques, l’analyse en composantes principales révèle une structure unidimensionnelle solide, caractérisée par une valeur propre (eigenvalue) de 2,59 expliquant 85 % de la variance totale. La consistance interne est adéquate pour une échelle ultra-courte, avec un coefficient alpha de Cronbach (α) de 0,66 et un coefficient oméga de McDonald (ω) de 0,66. La validité de construit est étayée par des corrélations statistiquement significatives avec l’adhésion à la désinformation sur la COVID-19 (r = 0,18), l’anxiété (r = 0,33), les agressions physiques subies au cours des six derniers mois (r = 0,14) et le dépistage de la COVID-19 (r = 0,17), ainsi que par une corrélation inverse avec la résilience psychologique (r = -0,18).
2. Mots-clés / Keywords
COVID-19, discrimination perçue, personnes qui s’injectent des drogues, stigmatisation sociale, harcèlement, santé publique, psychométrie, désinformation, résilience, réduction des risques, disparités en santé, validation d’échelle.
3. Auteurs / Authors
L’échelle a été développée et validée par une équipe multidisciplinaire de chercheurs en santé publique, épidémiologie et psychiatrie :
- Angel B. Algarin : Arizona State University – Downtown Campus Center for Health Promotion and Disease Prevention, Edson College of Nursing and Health Innovation, Phoenix, Arizona, États-Unis.
- Samantha Yeager : Division of Infectious Diseases and Global Public Health, Department of Medicine, University of California San Diego, La Jolla, Californie, États-Unis. (ORCID : 0000-0002-0533-1875).
- Thomas L. Patterson : Department of Psychiatry, University of California San Diego, La Jolla, Californie, États-Unis.
- Steffanie A. Strathdee : Division of Infectious Diseases and Global Public Health, Department of Medicine, University of California San Diego, La Jolla, Californie, États-Unis. (ORCID : 0000-0002-7724-691X).
- Alicia Harvey-Vera : Division of Infectious Diseases and Global Public Health, Department of Medicine, University of California San Diego, La Jolla, Californie, États-Unis.
- Carlos F. Vera : Division of Infectious Diseases and Global Public Health, Department of Medicine, University of California San Diego, La Jolla, Californie, États-Unis.
- Tara Stamos-Buesig : Harm Reduction Coalition of San Diego, San Diego, Californie, États-Unis.
- Irina Artamanova : Division of Infectious Diseases and Global Public Health, Department of Medicine, University of California San Diego, La Jolla, Californie, États-Unis.
- Daniela Abramovitz : Division of Infectious Diseases and Global Public Health, Department of Medicine, University of California San Diego, La Jolla, Californie, États-Unis.
- Laramie R. Smith (Auteure correspondante) : Division of Infectious Diseases and Global Public Health, Department of Medicine, University of California San Diego, 9500 Gilman Drive, Mail Code 0507, San Diego, CA 92093-0507, États-Unis. Courriel : [email protected].
4. Objectif / Purpose
L’avènement de la crise sanitaire mondiale provoquée par le virus SARS-CoV-2 a contraint les autorités publiques à instaurer des politiques sans précédent : confinements stricts, distanciations physiques, décrets imposant le port du masque dans l’espace public et surveillance accrue exercée par les forces de l’ordre. Si ces mesures visaient l’atténuation de la transmission virale, elles ont paradoxalement exacerbé la vulnérabilité structurelle et la stigmatisation des populations déjà marginalisées, au premier rang desquelles figurent les usagers de drogues injectables (UDI / PWID). L’Échelle de discrimination liée à la réponse à la COVID-19 a été spécifiquement conçue pour quantifier la nature et la prévalence de ces discriminations émergentes induites ou amplifiées par l’environnement réglementaire et sanitaire de la pandémie.
Historiquement, les échelles mesurant la discrimination interpersonnelle — à l’instar de la célèbre Everyday Discrimination Scale (Williams et al., 1997 ; Forman et al., 1997) — s’attachent à capturer des micro-agressions chroniques fondées sur la race, l’ethnie, le genre ou l’orientation sexuelle. Néanmoins, la pandémie de COVID-19 a fait naître de nouveaux vecteurs de réprobation sociale et de criminalisation comportementale. Pour une personne injectrice de drogues, évoluer dans des espaces urbains soudainement désertés par la population générale en raison des consignes de confinement a accru une hypervisibilité indésirable face aux forces de l’ordre et aux riverains. De même, les injonctions paradoxales relatives aux protections faciales (porter un masque pouvant être assimilé par certains vigiles ou policiers à une dissimulation criminelle, ou à l’inverse, l’absence de masque étant perçue comme une menace biologique directe) ont constitué des sources aiguës de conflits, d’insultes et d’actes d’intimidation.
L’objectif de cet instrument est double :
- Sur le plan de la recherche épidémiologique et psychosociale : Fournir une mesure standardisée, parcimonieuse et valide capable de relier les traumatismes discriminatoires vécus durant les urgences de santé publique à des indicateurs de santé globale, tels que l’anxiété clinique, la rupture des parcours de soins d’addictologie, l’adhésion aux théories du complot sanitaire ou les comportements à risque d’overdose.
- Sur le plan clinique et communautaire : Permettre aux intervenants en réduction des risques (harm reduction), aux centres de soins et aux décideurs politiques de diagnostiquer précisément les points de friction entre les directives de santé publique et la sécurité physique et morale des populations précarisées. En identifiant l’impact délétère de ces interventions, l’échelle contribue à guider l’élaboration de réponses de crise inclusives, non punitives et attentives aux droits humains fondamentaux.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit opérationnalisé par cette échelle est la discrimination liée à la riposte sanitaire contre la COVID-19. Il s’agit d’une forme contextualisée de stigmatisation sociale et d’hostilité interpersonnelle découlant directement des conditions normatives, écologiques et institutionnelles instaurées pour contrôler la pandémie. Ce construit s’articule autour de manifestations distinctes mais fortement corrélées :
1. L’insécurité perçue dans l’espace public modifié (items 1 et 2)
Cette dimension prospective évalue la crainte intériorisée d’être harcelé ou agressé verbalement ou physiquement par autrui, y compris par les forces de police, en raison des changements morphologiques de la vie publique. Elle explore deux déclencheurs spécifiques :
- La raréfaction des passants dans l’espace public : Les mesures de confinement (« shelter-in-place ») ont vidé les rues. Pour les personnes en situation d’itinérance ou consommant des substances, la disparition de la foule protectrice (« eyes on the street » au sens de Jane Jacobs) a entraîné un ciblage disproportionné par les patrouilles policières et les services de sécurité privée, provoquant une anxiété d’anticipation majeure.
- L’adhésion aux mandats sanitaires (le port du masque) : Dans un climat de suspicion généralisée, le visage masqué d’un individu marginalisé a pu activer des préjugés d’hostilité ou de dangerosité auprès des tiers, transformant un outil de prophylaxie en un stigmate d’inconduite potentielle.
2. L’exposition directe aux violences interpersonnelles accrues (items 3 et 4)
Cette dimension rétrospective évalue l’expérience objective d’une augmentation de la victimation pendant la crise sanitaire comparativement à la période antérieure :
- La majoration des agressions verbales : L’exposition à un surplus d’insultes, d’injures ou d’étiquetages péjoratifs dans les lieux de commerce essentiels, les transports en commun ou la rue, souvent alimentée par la recherche de boucs émissaires perçus comme des « vecteurs de contagion ».
- La majoration des menaces et violences physiques : Les agressions corporelles et menaces directes subies, marquant un franchissement du harcèlement symbolique vers l’atteinte à l’intégrité physique.
3. L’attribution causale aux identités stigmatisées (échelle complémentaire)
Le construit intègre une mesure d’attribution causale permettant d’examiner dans quelle mesure la personne perçoit que ces agressions sont fondées sur ses statuts identitaires ou sociaux (usage de drogues, précarité résidentielle, origine ethnique, apparence physique). Cette double approche combine l’occurrence brute de l’événement traumatique et l’évaluation cognitive du préjugé sous-jacent.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le développement de l’échelle s’inscrit au carrefour de trois cadres théoriques majeurs de la psychologie sociale, de la sociologie de la santé et de la santé publique :
Le modèle du stress des minorités (Minority Stress Theory)
Développé à l’origine par Ilan H. Meyer (2003), ce cadre postule que les membres de groupes sociaux stigmatisés font face à des facteurs de stress environnementaux chroniques, excessifs et uniques par rapport au reste de la société. Ces stresseurs s’échelonnent le long d’un continuum allant de processus distaux (actes manifestes de violence, discrimination institutionnelle et préjugés) à des processus proximaux (l’anticipation anxieuse du rejet, la vigilance constante et la stigmatisation intériorisée). L’échelle d’Algarin et collaborateurs capture précisément cette dynamique : les items 1 et 2 quantifient la vigilance proximale face aux figures d’autorité et aux passants, tandis que les items 3 et 4 évaluent la victimation distale directe.
Le concept d’intersectionnalité et de stigmates imbriqués
Ancré dans les travaux pionniers de Kimberlé Crenshaw (1989) et étendu aux sciences addictologiques par Earnshaw et al. (2013), le cadre des stigmates imbriqués (intersecting stigmas) démontre que les usagers de drogues injectables cumulent des couches multiples de discrimination : marginalisation socio-économique, criminalisation statutaire, racisme structurel et stigmatisation associée aux maladies infectieuses (VIH, hépatite C). La pandémie de COVID-19 est venue surajouter un stigmate sanitaire pandémique, criminalisant les rassemblements de rue et intensifiant la suspicion à l’égard des populations n’ayant pas la possibilité matérielle de s’isoler à domicile.
La filiation avec l’Everyday Discrimination Scale
L’instrument s’inspire formellement des travaux méthodologiques de David R. Williams (1997) et de ses adaptations ultérieures (Forman et al., 1997 ; Gonzales et al., 2016 ; Thurber et al., 2021). L’Everyday Discrimination Scale a démontré que la récurrence de micro-agressions banales altère durablement les systèmes de régulation neuroendocrinienne et favorise des issues somatiques et psychiatriques négatives. Algarin et ses collègues ont adapté ce modèle standardisé pour saisir la spécificité des politiques d’urgence sanitaire, où le contrôle social s’est trouvé légitimé par des arguments hygiénistes.
7. Validité / Validity
La validité de l’Échelle de discrimination liée à la réponse à la COVID-19 a fait l’objet d’évaluations rigoureuses auprès d’un échantillon ciblé de personnes consommant des drogues par injection aux États-Unis (Algarin et al., 2023) :
Validité de construit et validité convergente
La validité convergente est démontrée par des associations statistiques cohérentes avec des variables psychologiques, comportementales et traumatiques :
- Adhésion à la désinformation sur la COVID-19 : Une corrélation positive statistiquement significative a été observée entre des scores élevés de discrimination liée à la pandémie et une plus grande souscription aux fausses informations et croyances complotistes relatives au virus (r = 0,18 ; p = 0,007). Ce résultat corrobore l’hypothèse théorique selon laquelle le rejet social et le harcèlement institutionnel érodent la confiance envers les institutions scientifiques et médicales officielles, poussant les individus vers des récits alternatifs.
- Symptomatologie anxieuse : L’exposition à cette forme de discrimination est positivement et fortement corrélée aux manifestations cliniques d’anxiété (r = 0,33 ; p < 0,001), ce qui confirme le coût psychique majeur du harcèlement et de la stigmatisation pandémique.
- Historique récent d’agressions physiques : Une corrélation positive a été mise en évidence avec les agressions physiques subies au cours des six derniers mois (r = 0,14 ; p = 0,006), témoignant d’une vulnérabilité environnementale accrue aux violences interpersonnelles globales.
- Recours aux tests de dépistage : La discrimination est également corrélée positivement avec le fait d’avoir réalisé un test de dépistage de la COVID-19 (r = 0,17 ; p = 0,001), suggérant que les individus ayant été en contact plus fréquent avec les structures sanitaires ont potentiellement fait face à un surcroît de situations discriminatoires ou de surveillance.
Validité discriminante et corrélations négatives
La validité discriminante est appuyée par une corrélation inverse et significative avec la résilience psychologique :
- Résilience psychologique : Le score à l’échelle est négativement associé aux capacités de rebond et de résilience face à l’adversité (r = -0,18 ; p < 0,001). Les individus disposant de ressources psychologiques plus robustes rapportent moins d’impacts discriminatoires subjectifs ou sont mieux armés pour amortir la détresse causée par l’exclusion.
8. Fidélité / Reliability
L’évaluation de la fidélité de l’instrument a porté sur l’estimation de sa consistance interne :
- Alpha de Cronbach : L’échelle affiche un coefficient de cohérence interne de α = 0,66.
- Oméga de McDonald : Le coefficient composite de fidélité s’élève à ω = 0,66.
Bien que ces valeurs se situent légèrement en deçà du seuil usuel d’excellence fixé à 0,70 dans les manuels psychométriques généraux, plusieurs considérations techniques et méthodologiques expliquent et justifient ce résultat :
- Parcimonie de l’instrument : Le coefficient alpha est directement tributaire du nombre d’items constituant l’échelle (le dénominateur dans la formule de Spearman-Brown). Pour une échelle très courte ne comportant que quatre items, un coefficient de 0,66 reflète une covariance inter-items substantielle.
- Hétérogénéité des facettes mesurées : L’échelle mesure à la fois une inquiétude anticipatoire (peur d’être harcelé en raison du port du masque ou des rues vides) et des faits concrets de victimisation physique et verbale. L’association de stresseurs proximaux et distaux engendre une légère variance différentielle, hautement informative sur le plan clinique, mais qui tempère mathématiquement la consistance interne brute.
- Équivalence empirique : La stricte égalité entre l’alpha de Cronbach et l’oméga de McDonald (0,66) soutient l’absence de saturation disproportionnée d’un item par rapport aux autres, indiquant une structure d’items relativement tau-équivalente.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure factorielle interne de l’Échelle de discrimination liée à la réponse à la COVID-19 a été établie au moyen d’une analyse en composantes principales (ACP) conduite par l’équipe d’Algarin et collaborateurs :
- Unidimensionnalité : L’analyse factorielle exploratoire a mis en lumière une solution sans ambiguïté à un seul facteur dominant (composante unique).
- Critère de Kaiser et variance : Cette composante unique présente une valeur propre (eigenvalue) très élevée de 2,59.
- Variance expliquée : Le facteur unique explique à lui seul 85 % de la variance totale des réponses, ce qui excède très largement les recommandations conventionnelles (fixées usuellement à 50 % de variance expliquée pour retenir un modèle unidimensionnel).
Ce résultat structural démontre avec force que, malgré la distinction thématique entre appréhension prospective et victimisation rétrospective, l’ensemble des quatre items converge vers un construit psychologique commun unifié : le fardeau global de la stigmatisation et du harcèlement induits par le climat pandémique.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Nom du test : Échelle de discrimination liée à la réponse à la COVID-19 (COVID-19 Response-Related Discrimination Scale).
- Type d’évaluation : Questionnaire auto-rapporté (self-report) ou hétéro-rapporté administré par entretien standardisé.
- Nombre d’items : 4 items principaux, assortis d’une échelle secondaire d’attribution pour les items confirmés.
- Population cible : Adultes (18 ans et plus), initialement validé auprès de personnes qui s’injectent des drogues (PWID), applicable aux populations précarisées en contexte de crise sanitaire.
- Temps de passation : Environ 2 à 4 minutes.
- Format des réponses :
- Format primaire : Échelle dichotomique : Oui (= 1) et Non (= 0).
- Format subsidiaire (attribution) : Pour chaque situation confirmée par un « Oui », le participant indique dans quelle mesure cette discrimination était causée par son statut marginalisé sur une échelle de Likert en 5 points allant de 1 = « not at all related to the discrimination experience » (absolument aucun rapport avec l’expérience discriminatoire) à 5 = « a lot to do with the discrimination experience » (fortement lié à l’expérience discriminatoire).
- Cotation et calcul des scores :
- Le score global d’exposition à la discrimination est obtenu en sommant les réponses aux 4 items principaux.
- L’étendue du score varie de 0 à 4.
- Interprétation : Un score plus élevé indique une expérience plus intense et diversifiée de discrimination, de harcèlement et de violences liées à la réponse à la pandémie.
- Les scores de l’échelle d’attribution (1 à 5) peuvent être analysés de manière descriptive ou intégrés comme covariables modératrices dans les modèles statistiques.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication : 2023.
- Statut du droit d’auteur : Les items de l’échelle ont été publiés sous licence scientifique dans la revue Drug and Alcohol Dependence par les auteurs et Elsevier B.V.
- Permissions d’utilisation : L’utilisation de l’échelle est autorisée gratuitement à des fins de recherche académique, de travaux universitaires, de surveillance épidémiologique et d’enseignement non commercial.
- Tarifs / Frais : Aucun frais d’utilisation (accès libre pour la recherche).
- Utilisation commerciale : Non autorisée sans accord écrit préalable explicite des auteurs détenteurs des droits.
- Contact institutionnel : Laramie R. Smith, Ph.D., Division of Infectious Diseases and Global Public Health, University of California San Diego ([email protected]).
12. Références / References
Les publications fondatrices et études associées à cette échelle comprennent :
- Algarin, A. B., Yeager, S., Patterson, T. L., Strathdee, S. A., Harvey-Vera, A., Vera, C. F., Stamos-Buesig, T., Artamanova, I., Abramovitz, D., & Smith, L. R. (2023). The moderating role of resilience in the relationship between experiences of Covid-19 response-related discrimination and disinformation among people who inject drugs. Drug and Alcohol Dependence, 246, 1–8. https://doi.org/10.1016/j.drugalcdep.2023.109831
- Earnshaw, V. A., Smith, L. R., Cunningham, C. O., & Copenhaver, M. M. (2013). Intersectionality of internalized HIV stigma and internalized substance use stigma: Implications for depression. Journal of Health Psychology, 20(8), 1083–1089. https://doi.org/10.1177/1359105313507964
- Forman, T. A., Williams, D. R., & Jackson, J. S. (1997). Race, place, and discrimination. In Perspectives on Social Problems (Vol. 9, pp. 231–261). JAI Press.
- Gonzales, G., Przedworski, J., & Henning-Smith, C. (2016). Comparison of health and health risk factors between lesbian, gay, and bisexual adults and heterosexual adults in the United States: Results from the National Health Interview Survey. American Journal of Public Health, 106(6), 1102–1108. https://doi.org/10.2105/AJPH.2016.303155
- Meyer, I. H. (2003). Prejudice, social stress, and mental health in lesbian, gay, and bisexual populations: Conceptual issues and research evidence. Psychological Bulletin, 129(5), 674–697. https://doi.org/10.1037/0033-2909.129.5.674
- Thurber, K. A., Colonna, E., Jones, R., Gee, G. C., Priest, N., Cohen, R., Williams, D. R., & Lovett, R. (2021). Prevalence of everyday discrimination amongst Aboriginal and Torres Strait Islander adults: Findings from a national study. International Journal for Equity in Health, 20(1), Article 117. https://doi.org/10.1186/s12939-021-01444-4
- Williams, D. R., Yu, Y., Jackson, J. S., & Anderson, N. B. (1997). Racial differences in physical and mental health: Socio-economic status, stress and discrimination. Journal of Health Psychology, 2(3), 335–351. https://doi.org/10.1177/135910539700200305
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Les items officiels de l’échelle tels qu’administrés aux participants dans l’étude d’Algarin et al. (2023) sont présentés ci-dessous dans leur langue originale de validation (anglais) :
Response Scale / Échelle de réponse :
The response options for the items are Yes (=1) and No (=0).
Additionally, there is a scale from 1 = "not at all related to the discrimination experience" to 5 = "a lot to do with the discrimination experience."
Scoring note: Responses are summed to create a composite discrimination score (range from 0 to 4), where higher scores indicate greater experiences of COVID-19 response-related discrimination. For each COVID-19 response-related discrimination experience answered in the affirmative, participants are asked to indicate the degree of which they believe that each status-based attribute was the reason for the discrimination from 1 to 5.
When the COVID-19 pandemic began in March 2020 were you worried that you might be verbally or physically harassed by others (including the police) …
- because there were fewer people in public?
- if you wore a mask?
During the COVID-19 pandemic…
- did you experience more verbal harassment than before (called names or insulted)?
- were you physically threatened or harmed more than before?