Échelle de désirabilité sociale de Marlowe-Crowne (MCSD)

Découvrez l’Échelle de désirabilité sociale de Marlowe-Crowne (MCSD), instrument psychométrique mesurant le besoin d’approbation et la gestion des impressions.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 16, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 16, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Échelle de désirabilité sociale de Marlowe-Crowne (Marlowe-Crowne Social Desirability Scale, MCSD), conçue initialement par Douglas P. Crowne et David Marlowe en 1960, constitue l’un des instruments psychométriques les plus influents et largement exploités pour mesurer les biais de réponse orientés vers la désirabilité sociale (Social Desirability Responding, SDR) et le besoin sous-jacent d’approbation d’autrui. Développée en réaction à l’échelle de désirabilité sociale d’Allen Edwards (1957) — dont les items étaient excessivement saturés en psychopathologie —, la MCSD se compose de 33 items décrivant des comportements quotidiens, personnels et interpersonnels, dénués de connotation clinique manifeste.

Ces énoncés se divisent en deux polarités comportementales fondamentales : d’une part, des conduites hautement valorisées sur le plan culturel mais statistiquement rares (par exemple, reconnaître immédiatement tous ses torts) ; d’autre part, des conduites socialement réprouvées mais statistiquement courantes et universelles (comme le fait de ressentir de la rancune ou d’aimer colporter des rumeurs). Les répondants se positionnent au moyen d’un format de réponse dichotomique (Vrai / Faux). Le score total, s’échelonnant de 0 à 33, reflète le degré auquel un individu cherche à présenter une image irréprochable de lui-même.

Au fil des décennies, le statut épistémologique de la MCSD a évolué : d’un simple indice de distorsion méthodologique visant à contrôler les artéfacts de mesure dans les auto-questionnaires, elle est devenue une mesure à part entière d’un trait de personnalité substantive, désigné sous les termes de « besoin d’approbation » (need for approval), de « dépendance évaluative » ou d’« évitement de la désapprobation » (Crowne, 1979). Les méta-analyses et études factorielles rapportent une consistance interne satisfaisante, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,73 et 0,88, ainsi qu’une excellente fidélité test-retest (r = 0,84 à 0,88). Sur le plan structurel, l’échelle alimente les modèles contemporains de gestion des impressions (impression management) par opposition à l’auto-illusion (self-deceptive enhancement).

2. Mots-clés / Keywords

Désirabilité sociale, Échelle de Marlowe-Crowne, MCSD, Besoin d’approbation, Évitement de la désapprobation, Gestion des impressions, Biais de réponse, Psychométrie, Validité de construit, Auto-évaluation, Personnalité, Fidélité test-retest

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été élaborée conjointement par deux figures majeures de la psychologie sociale et clinique américaine :

  • Douglas P. Crowne, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie à l’Université de Waterloo (Ontario, Canada) et anciennement affilié à l’Ohio State University. Ses travaux pionniers ont porté sur la théorie de l’apprentissage social, la psychologie de la personnalité et les dynamiques de dépendance évaluative.
  • David Marlowe, Ph.D. : Chercheur et clinicien, ayant exercé à l’Université du Kentucky ainsi qu’au sein des hôpitaux de la Veterans Administration. Ses recherches se sont concentrées sur les processus de conformité sociale, l’influence interpersonnelle et l’évaluation psychométrique.

Bien que Douglas P. Crowne fût l’auteur principal de la publication fondatrice de 1960 et de la monographie classique de 1964, la tradition universitaire a consacré l’appellation « Marlowe-Crowne », alternant l’ordre patronymique afin d’équilibrer la reconnaissance académique accordée aux deux coauteurs.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental poursuivi par Crowne et Marlowe (1960) était de concevoir un instrument d’évaluation de la désirabilité sociale affranchi des limites conceptuelles et empiriques majeures de l’échelle d’Edwards (1957). Dans l’échelle d’Edwards, une proportion substantielle d’items provenait directement du Minnesota Multiphasic Personality Inventory (MMPI) et portait sur des symptômes psychiatriques manifestes (anxiété sévère, hallucinations, troubles somatiques). Par conséquent, les scores à l’échelle d’Edwards étaient indissociables d’une absence réelle de détresse psychologique ou d’une santé mentale optimale, ce qui créait une confusion dommageable entre biais d’auto-présentation et bien-être psychologique effectif.

Pour pallier ce biais de contamination conceptuelle, Crowne et Marlowe ont formulé des items ancrés dans la vie quotidienne, ne relevant d’aucune pathologie psychiatrique. L’instrument vise à mesurer la tendance systématique d’un individu à répondre à des inventaires d’auto-évaluation en se conformant aux attentes culturelles perçues, dans le dessein d’obtenir l’approbation d’autrui ou d’échapper à un jugement négatif. En contexte de recherche et d’évaluation clinique, l’échelle remplit trois fonctions cardinales :

  • Contrôle méthodologique des artéfacts : Identifier et neutraliser la variance de méthode non pertinente liée à la désirabilité sociale au sein de batteries de tests de personnalité, d’attitudes ou de comportements organisationnels.
  • Indicateur de dissimulation et de conformisme : Mesurer le degré de malléabilité comportementale d’un individu face aux pressions normatives, à l’autorité ou aux renforcements verbaux.
  • Diagnostic clinique et thérapeutique : Repérer les patients susceptibles de masquer leurs difficultés réelles par crainte du stigmate ou, à l’inverse, ceux dont la dépendance évaluative excessive entrave l’authenticité de l’alliance thérapeutique.

L’évolution des recherches a démontré que la MCSD ne reflète pas uniquement un bruit de mesure indésirable, mais capture un style de personnalité cohérent caractérisé par une hypersensibilité aux normes interpersonnelles et une vigilance accrue quant au maintien d’une façade sociale favorable.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique opérationnalisé par la MCSD s’articule autour de la dialectique entre la conformité aux normes sociales et l’aveu de faiblesses humaines universelles. Le modèle structural repose sur deux stratégies fondamentales de réponse :

L’attribution de vertus rares (Attribution Items)

Cette composante rassemble des affirmations décrivant des conduites exemplaires, hautement admirables sur le plan moral ou citoyen, mais dont la mise en œuvre systématique est statistiquement invraisemblable pour la majorité des individus. L’adhésion à ces items (cotée « Vrai ») reflète une propension active à revendiquer une perfection morale ou un civisme irréprochable. Parmi les manifestations typiques :

  • Vérifier rigoureusement les compétences de l’intégralité des candidats avant d’exercer son droit de vote (Item 1).
  • Être toujours disposé à reconnaître immédiatement ses erreurs sans la moindre réticence (Item 16).
  • Conserver en permanence une politesse sans faille, y compris envers des individus délibérément désobligeants (Item 21).

Le déni de faiblesses courantes (Denial Items)

Cette seconde polarité regroupe des comportements moralement ambigus, mineurs ou socialement réprouvés, mais que la quasi-totalité des êtres humains expérimente ou pratique occasionnellement. Le rejet de ces propositions (coté « Faux ») dénote une réticence défensive à admettre des imperfections ordinaires. Les dimensions comportementales concernées incluent :

  • Éprouver de l’irritation lorsque les choses ne se déroulent pas selon sa volonté (Item 6).
  • Prendre plaisir à écouter ou relayer des commérages de temps à autre (Item 11).
  • Avoir déjà simulé une maladie pour échapper à une corvée ou un engagement (Item 14).
  • Ressentir des accès d’envie ou de jalousie face à la réussite d’autrui (Item 28).

Évolution : du besoin d’approbation à la gestion des impressions

Si Crowne et Marlowe (1964) ont qualifié ce construit de « besoin d’approbation » (need for approval), Crowne (1979) a par la suite affiné cette théorisation en mettant l’accent sur l’évitement de la désapprobation (avoidance of disapproval). Les individus présentant des scores élevés sont moins animés par la quête active de louanges que par la peur panique d’être rejetés, critiqués ou perçus comme transgressifs. Dans les travaux contemporains de Delroy L. Paulhus (1984), la MCSD est formellement identifiée comme l’archétype du facteur de Gestion des impressions (Impression Management), une stratégie de régulation consciente et interpersonnelle de l’image publique, distincte de l’auto-illusion positive inconsciente (Self-Deceptive Enhancement).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’élaboration de la MCSD s’inscrit au carrefour de la théorie de l’apprentissage social de Julian Rotter (1954) et de la sociologie interactionniste d’Erving Goffman (1959). Selon la perspective de Rotter, le comportement potentiel dépend à la fois des attentes individuelles de renforcement et de la valeur accordée à ce renforcement. Pour les sujets à score élevé sur la MCSD, le renforcement social — qu’il prenne la forme de marques d’acceptation, de compliments ou de signes de considération — possède une valeur motivationnelle disproportionnée, conditionnant fortement leurs interactions sociales.

En parallèle, les principes goffmaniens de la « présentation de soi dans la vie quotidienne » éclairent la dimension théâtrale mesurée par l’instrument : l’acteur social cherche continuellement à préserver sa « face » (saving face) en évitant toute rupture normative susceptible de provoquer un embarras public. Les travaux expérimentaux de Crowne et Marlowe (1964) ont démontré que cette posture défensive se traduit par des régularités comportementales concrètes :

  • Hypersensibilité aux renforcements verbaux : Lors de tâches de conditionnement opérant verbal (par exemple, paradigmes de Greenspoon ou Taffel), les individus à score MCSD élevé augmentent significativement leur production de réponses ciblées dès qu’un expérimentateur émet des approbations subtiles (« mmm-hmm », « bien »).
  • Inhibition de l’agressivité : Face à des provocations directes en laboratoire, ces sujets inhibent leurs pulsions agressives manifestes et adoptent des comportements d’apaisement par peur des représailles évaluatives.
  • Aversion au risque et conformisme : Ils privilégient des tâches comportant un faible risque d’échec et modifient spontanément leurs jugements esthétiques ou perceptifs pour s’aligner sur le consensus d’un groupe unanime.

Ainsi, la MCSD capture une structure de personnalité rigide, caractérisée par une dépendance marquée à l’égard des figures d’autorité et une régulation anxieuse de l’image de marque personnelle.

7. Validité / Validity

Validité convergente

La validité convergente de la MCSD est étayée par un corpus expérimental substantiel synthétisé par Crowne et Marlowe (1964), Strickland (1977) et Millham et Jacobson (1978). Les sujets obtenant des scores élevés manifestent une susceptibilité accrue aux pressions conformistes dans les paradigmes inspirés des expériences de Asch. Leur performance motrice ou cognitive se montre particulièrement tributaire du regard de l’évaluateur : ils performent mieux sous supervision encourageante, mais s’effondrent lorsque les conditions suggèrent une évaluation défavorable imminente.

Des recherches ultérieures ont démontré une convergence marquée avec les inventaires mesurant l’anxiété d’évaluation, la timidité sociale, la dépendance interpersonnelle et l’auto-surveillance (Self-Monitoring de Snyder), confirmant que l’échelle appréhende adéquatement le pôle de conformisme social.

Validité discriminante

La réussite majeure de Crowne et Marlowe réside dans la démonstration de la validité discriminante de leur échelle vis-à-vis des mesures de psychopathologie générale. Contrairement à l’échelle d’Edwards, qui présentait des corrélations allant de 0,80 à 0,88 avec les échelles de santé mentale du MMPI, la MCSD ne partage que des corrélations faibles à modérées (variant généralement de 0,20 à 0,40) avec l’échelle d’Edwards et le MMPI (Katkin, 1964).

De surcroît, les travaux de Tanaka-Matsumi et Kameoka (1986) auprès de 503 participants ont révélé des moyennes de 14,0 pour les sujets normaux et de 12,3 pour les sujets déprimés, soulignant que l’échelle n’est pas un artefact de détresse émotionnelle. Paulhus (1984) a confirmé que la MCSD se charge principalement sur le facteur de Gestion des impressions et très faiblement sur celui d’Auto-illusion (SDE), attestant de sa spécificité conceptuelle.

Validité de critère et prédictive

Plusieurs études ont mis à l’épreuve le pouvoir prédictif de la MCSD en situation d’exposition sociale réelle :

  • Effet de visibilité publique : Paulhus (1984) a montré que la moyenne à l’échelle s’élève significativement lorsque le questionnaire est administré en public (M = 15,5 ; écart-type = 4,6) comparativement à une passation sous anonymat rigoureux (M = 13,3 ; écart-type = 4,3), illustrant sa sensibilité aux variations de la demande situationnelle.
  • Dissimulation et auto-évaluation biaisée : Dans une recherche devenue classique, Kiecolt-Glaser et Murray (1980) ont évalué l’efficacité d’un programme d’entraînement à l’affirmation de soi (assertiveness training). À l’issue du protocole, les participants à score élevé sur la MCSD s’auto-évaluaient comme nettement plus affirmatifs que les participants à score faible, alors même que les formateurs indépendants les jugeaient objectivement comme étant les moins affirmatifs du groupe.
  • Perception d’autrui et sincérité apparente : Fait remarquable documenté par McCrae et Costa (1983), les conjoints des personnes obtenant des scores élevés à la MCSD confirment que ces dernières possèdent réellement un niveau élevé d’ajustement, de sociabilité et d’amabilité. Néanmoins, les analyses indiquent que ces individus tendent à amplifier délibérément ces traits positifs. De plus, Riggio, Salinas et Tucker (1988) ont constaté que les hauts scoreurs possèdent une expressivité non verbale rassurante : les observateurs ont tendance à les croire sincères même lorsqu’ils reçoivent l’instruction explicite de mentir.

8. Fidélité / Reliability

Les propriétés métrologiques de la MCSD en matière de fidélité ont fait l’objet d’évaluations rigoureuses auprès d’échantillons diversifiés :

Consistance interne

Lors de la normalisation initiale, Crowne et Marlowe (1960) ont rapporté un coefficient Kuder-Richardson 20 (KR-20) de 0,88 auprès d’un échantillon de référence de 300 étudiants universitaires (moyenne globale = 15,5 ; écart-type = 4,4). Dans les études indépendantes ultérieures, le coefficient alpha de Cronbach s’est systématiquement maintenu dans un intervalle satisfaisant compris entre 0,73 et 0,88 :

  • Étudiants de premier cycle en psychologie : α = 0,73 à 0,82 (Paulhus, 1984 ; Tanaka-Matsumi & Kameoka, 1986).
  • Volontaires du Corps de la Paix (Peace Corps, N = 650) : Fisher (1967) a constaté une moyenne de 16,1 (s.d. = 6,8) pour les hommes et de 16,4 (s.d. = 6,5) pour les femmes, avec des indices de consistance interne excédant 0,80.

Stabilité temporelle (Test-Retest)

La fidélité temporelle atteste d’une grande stabilité du trait à travers le temps :

  • Intervalle d’un mois : Crowne et Marlowe (1964) ont obtenu une corrélation test-retest de r = 0,88 auprès d’un sous-échantillon d’étudiants, confirmant que le score reflète une disposition stable plutôt qu’une fluctuation émotionnelle transitoire.
  • Intervalle d’une semaine : Fisher (1967) a documenté un coefficient de stabilité de r = 0,84 sur un intervalle court de 7 jours auprès de recrues en cours de formation intensive.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Bien que Crowne et Marlowe aient postulé à l’origine l’unidimensionnalité de leur échelle, les analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) menées au cours des décennies suivantes ont révélé une dynamique multidimensionnelle plus nuancée :

Structure bifactorielle : Attribution contre Déni

Dès les investigations de Millham (1974) et de Ramanaiah, Schill et Leung (1977), l’analyse factorielle a mis en évidence une bipartition structurelle fondée sur la polarité de formulation des items :

  • Facteur d’attribution (Revendication de vertus) : Ce facteur regroupe les 18 items formulés positivement (clé « Vrai »). Les saturations factorielles s’y étendent de 0,35 à 0,65 sur des thématiques d’altruisme sacrificiel, de rigueur morale et de civisme impeccable.
  • Facteur de déni (Rejet d’imperfections) : Ce facteur comprend les 15 items inversés (clé « Faux »), avec des saturations variant de 0,30 à 0,60 sur le rejet de comportements hostiles, vindicatifs ou paresseux.

Certains auteurs (Millham, 1974 ; Paulhus & Reid, 1991) ont souligné que le facteur de déni est plus fortement prédictif de l’inhibition défensive et de la répression affective que le facteur d’attribution, lequel s’associe davantage à la projection d’un statut social irréprochable.

Formes abrégées et optimisation factorielle

Face à la longueur de l’échelle complète (33 items) et à la faiblesse relative des saturations de certains énoncés devenus anachroniques (tels que la référence aux règles de bienséance à table ou aux vérifications mécaniques avant un voyage), plusieurs solutions abrégées ont été développées à partir d’analyses factorielles rigoureuses :

  • Formes de Reynolds (1982) : Les versions Forme A (11 items), Forme B (12 items) et Forme C (13 items). La Forme C présente une corrélation de r = 0,93 avec l’échelle totale et un alpha de 0,76, demeurant la forme courte la plus usitée en recherche épidémiologique et organisationnelle.
  • Formes de Strahan et Gerbasi (1972) : Des variantes de 10 et 20 items isolant les énoncés possédant les charges factorielles les plus élevées sur le premier facteur non tourné.
  • Forme de Ballard (1992) : Une version composite de 13 items optimisée au moyen de modèles d’équations structurelles (SEM).

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom complet de l’instrument : Marlowe-Crowne Social Desirability Scale (MCSD)
  • Type de test : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique de la personnalité et des biais de réponse
  • Nombre total d’items : 33 propositions affirmatives
  • Format de réponse : Échelle de réponse dichotomique : Vrai (True) ou Faux (False)
  • Mécanisme de cotation :
    • Chaque réponse concordant avec la norme de désirabilité sociale se voit attribuer 1 point.
    • Toute réponse non concordante reçoit 0 point.
    • Items cotés « Vrai » (18 items) : 1, 2, 4, 7, 8, 13, 16, 17, 21, 22, 25, 27, 28, 30, 31, 33.
    • Items cotés « Faux » (15 items) : 3, 5, 6, 9, 10, 11, 12, 14, 15, 18, 19, 20, 23, 24, 26, 29, 32.
  • Interprétation des scores totaux (étendue de 0 à 33) :
    • Score faible (0 à 8) : Présentation de soi hautement spontanée, absence de conformisme social, franchise potentiellement abrasive ou non-conformisme délibéré.
    • Score moyen (9 à 19) : Équilibre normatif standard entre respect des conventions sociales et lucidité quant à ses propres faiblesses.
    • Score élevé (20 à 33) : Forte propension à la gestion des impressions, besoin impérieux d’approbation d’autrui, évitement défensif de la désapprobation ou conformisme rigide.
  • Temps moyen de passation : Environ 5 à 10 minutes pour l’échelle complète.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication princeps : 1960 (Journal of Consulting Psychology).
  • Statut des droits d’auteur : Domaine public à des fins de recherche universitaire et d’évaluation clinique non commerciale. L’échelle a été publiée intégralement dans l’article académique original de Crowne et Marlowe (1960).
  • Tarification : Accès libre et gratuit. Aucun paiement de redevance ni achat de matériel breveté n’est exigé auprès des praticiens ou des chercheurs.
  • Conditions d’utilisation : Citation formelle de l’article princeps de 1960 et, le cas échéant, de la monographie de référence de 1964 dans toute publication ou rapport scientifique exploitant les données recueillies.

12. Références / References

  • Crowne, D. P., & Marlowe, D. (1960). A new scale of social desirability independent of psychopathology. Journal of Consulting Psychology, 24(4), 349–354. https://doi.org/10.1037/h0047358
  • Crowne, D. P., & Marlowe, D. (1964). The approval motive: Studies in evaluative dependence. John Wiley & Sons.
  • Crowne, D. P. (1979). The experimental study of personality. Lawrence Erlbaum Associates.
  • Edwards, A. L. (1957). The social desirability variable in personality assessment and research. Dryden Press.
  • Fisher, G. (1967). Normative and reliability data for the Marlowe-Crowne Social Desirability Scale. Psychological Reports, 20(1), 174. https://doi.org/10.2466/pr0.1967.20.1.174
  • Goffman, E. (1959). The presentation of self in everyday life. Anchor Books.
  • Jacobson, L. I., Berger, S. E., & Millham, J. (1970). Individual differences in cheating during a temptation period when confronted with certain defeat. Journal of Personality and Social Psychology, 15(1), 48–54. https://doi.org/10.1037/h0029241
  • Katkin, E. S. (1964). The Marlowe-Crowne Social Desirability Scale: A measure of approval need or response style? Journal of Consulting Psychology, 28(6), 556. https://doi.org/10.1037/h0040685
  • Kiecolt-Glaser, J. K., & Murray, L. J. (1980). Social desirability bias in self-report of assertiveness. Behavior Therapy, 11(2), 241–244. https://doi.org/10.1016/S0005-7894(80)80026-6
  • McCrae, R. R., & Costa, P. T. (1983). Social desirability scales: More substance than style. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 51(6), 882–888. https://doi.org/10.1037/0022-006X.51.6.882
  • Millham, J. (1974). Two components of need for approval: Social desirability and approval seeking, and approval motive. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 42(2), 238–244. https://doi.org/10.1037/h0036248
  • Millham, J., & Jacobson, L. I. (1978). The need for approval. In H. London & J. E. Exner (Eds.), Dimensions of personality (pp. 365–390). John Wiley & Sons.
  • Paulhus, D. L. (1984). Two-component models of socially desirable responding. Journal of Personality and Social Psychology, 46(3), 598–609. https://doi.org/10.1037/0022-3514.46.3.598
  • Reynolds, W. M. (1982). Development of reliable and valid short forms of the Marlowe‐Crowne Social Desirability Scale. Journal of Clinical Psychology, 38(1), 119–125. https://doi.org/10.1002/1097-4679(198201)38:1<119::AID-JCLP2270380118>3.0.CO;2-I
  • Riggio, R. E., Salinas, C., & Tucker, J. (1988). Personality and deception ability. Personality and Individual Differences, 9(1), 189–191. https://doi.org/10.1016/0191-8869(88)90045-8
  • Rotter, J. B. (1954). Social learning and clinical psychology. Prentice-Hall.
  • Strahan, R., & Gerbasi, K. C. (1972). Short, homogeneous versions of the Marlow-Crowne Social Desirability Scale. Journal of Clinical Psychology, 28(2), 191–193. https://doi.org/10.1002/1097-4679(197204)28:2<191::AID-JCLP2270280220>3.0.CO;2-G
  • Tanaka-Matsumi, J., & Kameoka, V. A. (1986). Reliabilities and concurrent validities of popular self-report measures of depression, anxiety, and social desirability. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 54(3), 328–333. https://doi.org/10.1037/0022-006X.54.3.328

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response scale: Dichotomous: True / False

Instructions: Listed below are a number of statements concerning personal attitudes and traits. Read each item and decide whether the statement is true or false as it pertains to you.

  1. Before voting I thoroughly investigate the qualifications of all the candidates.
  2. I never hesitate to go out of my way to help someone in trouble.
  3. It is sometimes hard for me to go on with my work if I am not encouraged.
  4. I have never intensely disliked anyone.
  5. On occasion I have had doubts about my ability to succeed in life.
  6. I sometimes feel resentful when I don’t get my way.
  7. I am always careful about my manner of dress.
  8. My table manners at home are practically as good as when I eat out in a restaurant.
  9. If I could get into a movie without paying and be sure I was not seen I would probably do it.
  10. On a few occasions, I have given up doing something because I thought too little of my ability.
  11. I like to gossip at times.
  12. There have been times when I felt like rebelling against people in authority even though I knew they were right.
  13. No matter who I’m talking to, I’m always a good listener.
  14. I can remember « playing sick » to get out of something.
  15. There have been occasions when I took advantage of someone.
  16. I’m always willing to admit it when I make a mistake.
  17. I always try to practice what I preach.
  18. I don’t find it particularly difficult to get along with loud-mouthed, obnoxious people.
  19. I sometimes try to get even rather than forgive and forget.
  20. When I don’t know something I don’t at all mind admitting it.
  21. I am always courteous, even to people who are disagreeable.
  22. At times I have really insisted on having my own way.
  23. There have been occasions when I felt like smashing things.
  24. I would never think of letting someone else be punished for my wrongdoings.
  25. I never resent being asked to return a favor.
  26. I have never been irked when people expressed ideas very different from my own.
  27. I never make a long trip without checking the safety of my car.
  28. There have been times when I was quite jealous of the good fortune of others.
  29. I have almost never felt the urge to tell someone off.
  30. I am sometimes irritated by people who ask favors of me.
  31. I have never felt that I was punished without cause.
  32. I sometimes think when people have a misfortune they only got what they deserved.
  33. I have never deliberately said something that hurt someone’s feelings.
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Looti, M. (2026, octobre 16). Échelle de désirabilité sociale de Marlowe-Crowne (MCSD). Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-desirabilite-sociale-de-marlowe-crowne-mcsd-2
Looti, Mohammed. “Échelle de désirabilité sociale de Marlowe-Crowne (MCSD).” Base de données de psychologie en français, 16 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-desirabilite-sociale-de-marlowe-crowne-mcsd-2.
Looti, Mohammed. “Échelle de désirabilité sociale de Marlowe-Crowne (MCSD).” Base de données de psychologie en français. octobre 16, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-desirabilite-sociale-de-marlowe-crowne-mcsd-2.