Échelle de désirabilité du contrôle

L’Échelle de désirabilité du contrôle (Desirability of Control Scale – DCS), créée par Burger et Cooper (1979), mesure la motivation individuelle à exercer une maîtrise sur les événements de sa vie. Découvrez ses fondements théoriques, sa structure psychométrique et ses applications.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 18, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 18, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé

L’Échelle de désirabilité du contrôle (en anglais, Desirability of Control Scale, DCS), conçue initialement par Jerry M. Burger et Harris M. Cooper en 1979, constitue un instrument psychométrique fondamental destiné à évaluer les différences interindividuelles dans la motivation générale à exercer un contrôle sur les événements de sa propre vie. Contrairement aux concepts d’attentes de contrôle ou de sentiment d’auto-efficacité, la DCS appréhende le contrôle sous un angle purement motivationnel : il ne s’agit pas d’estimer si l’individu se sent capable de maîtriser son environnement ou s’il perçoit les renforcements comme contingents à ses actions, mais d’évaluer dans quelle mesure il désire détenir cette maîtrise personnelle.

L’instrument se compose de 20 items auto-administrés, cotés au moyen d’une échelle de type Likert en 7 points allant de 1 (« L’énoncé ne s’applique pas du tout à moi ») à 7 (« L’énoncé s’applique toujours à moi »). Cinq de ces items (items 7, 10, 16, 19 et 20) font l’objet d’une cotation inversée afin de limiter les biais de complaisance ou d’acquiescement. Le score total oscille ainsi théoriquement entre 20 et 140 points, un score élevé témoignant d’une motivation aiguë à dominer les situations, à assumer des responsabilités décisionnelles et à éviter la subordination.

Sur le plan psychométrique, les études princeps et les recherches subséquentes attestent d’une consistance interne substantielle, avec des coefficients alpha de Cronbach gravitant généralement autour de 0,80, ainsi qu’une fidélité test-retest établie à r = 0,75 sur des intervalles de plusieurs semaines. La validité discriminante a été rigoureusement démontrée vis-à-vis du lieu de contrôle (Locus of Control de Rotter) et de la désirabilité sociale (échelle de Marlowe-Crowne). Bien que fréquemment exploitée sous la forme d’un score unidimensionnel global, l’analyse factorielle révèle une structure multifactorielle sous-jacente comprenant la prise de décision, le leadership, l’évitement de la dépendance et la préparation active face aux aléas.

2. Mots-clés

Désirabilité du contrôle, désir de contrôle, motivation intrinsèque, locus de contrôle, Jerry Burger, psychométrie, illusion de contrôle, impuissance acquise, autonomie décisionnelle, personnalité, réactance psychologique, évaluation psychologique.

3. Auteurs

L’échelle a été développée et validée conjointement par deux éminents psychologues sociaux américains :

  • Jerry M. Burger, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie à l’Université de Santa Clara (Santa Clara University, Californie, États-Unis). Spécialiste reconnu de la psychologie sociale et de la personnalité, il est mondialement célèbre pour ses travaux sur le conformisme, l’obéissance à l’autorité (notamment sa réplication partielle et éthique des expériences de Stanley Milgram en 2009) et les processus motivationnels liés au contrôle personnel. Courriel institutionnel : [email protected].
  • Harris M. Cooper, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie et de neurosciences à l’Université Duke (Duke University, Durham, Caroline du Nord, États-Unis). Pionnier des méthodologies de méta-analyse et de synthèse de recherche en sciences comportementales et de l’éducation, il a activement collaboré à l’opérationnalisation initiale du construit de désirabilité du contrôle.

4. Objectif

L’objectif cardinal de l’Échelle de désirabilité du contrôle est de mesurer avec rigueur et précision les disparités individuelles relatives au besoin intrinsèque de façonner, de réguler et de maîtriser son existence. La recherche en psychologie sociale et clinique a longtemps postulé de manière implicite que l’ensemble des êtres humains partageait un désir uniforme et invariable d’exercer un contrôle sur leur destinée. Toutefois, les observations empiriques ont révélé que si l’accroissement du contrôle perçu engendre généralement des réactions affectives et comportementales positives, tous les individus ne recherchent pas cette maîtrise avec la même intensité, et certains préfèrent même activement déléguer la prise de décision à des tiers.

Applications en recherche fondamentale et expérimentale

Dans le domaine de la recherche en laboratoire, la DCS est un outil fondamental pour dissocier le « besoin de contrôle » de la « perception du contrôle ». Elle est largement utilisée pour moduler les réactions face à :

  • L’illusion de contrôle : Les individus présentant un score élevé à la DCS manifestent une propension nettement supérieure à surestimer leur influence personnelle sur des événements purement aléatoires (jeux de hasard, tirages au sort).
  • La réactance psychologique : Face à une menace d’entrave à leur liberté de choix, les sujets à haut désir de contrôle développent des réponses hostiles ou de contournement beaucoup plus vigoureuses que les sujets à faible désir de contrôle.
  • L’impuissance acquise (learned helplessness) : Les recherches démontrent que les sujets à haut désir de contrôle luttent plus longuement contre des stresseurs incontrôlables, mais peuvent manifester un épuisement dépressif plus sévère lorsque l’incontrôlabilité s’avère totale et prolongée.

Applications cliniques, organisationnelles et de santé

En psychologie clinique et de la santé, la DCS fournit des indications précieuses quant à l’adhésion thérapeutique, la gestion de la douleur chronique et le stress hospitalier. Un patient présentant un fort désir de contrôle hospitalisé dans une structure rigide et infantilisante risque de vivre l’institutionnalisation comme un traumatisme profond, se traduisant par de l’anxiété ou un refus d’obtempérer aux prescriptions médicales. À l’inverse, en milieu professionnel, les scores à la DCS prédisent les préférences managériales : les individus à haut désir de contrôle s’épanouissent dans des postes autonomes ou entrepreneuriaux et tolèrent mal le micromanagement.

5. Construit psychologique

Le construit de désirabilité du contrôle (Desirability of Control) est défini comme un trait de personnalité stable décrivant le degré général de motivation d’une personne à régir les situations, les choix et les contingences environnementales auxquels elle est confrontée. Pour comprendre la nature de ce construit, il convient de le disséquer selon plusieurs facettes conceptuelles et de le distinguer des notions voisines de la littérature scientifique.

Distinctions conceptuelles majeures

Une confusion fréquente consiste à assimiler le désir de contrôle au concept de lieu de contrôle (Locus of Control) développé par Julian Rotter (1966) :

  • Lieu de contrôle (Rotter) : Il s’agit d’une croyance ou d’une attente généralisée (expectancy) quant à la cause des événements de la vie. L’individu estime soit que les renforcements dépendent de ses propres actions (lieu interne), soit qu’ils sont déterminés par la chance, le destin ou des autrui tout-puissants (lieu externe).
  • Sentiment d’auto-efficacité (Bandura) : Il correspond au jugement cognitif porté par un individu sur sa capacité à exécuter avec succès les comportements requis pour produire un résultat déterminé.
  • Désirabilité du contrôle (Burger & Cooper) : Il s’agit d’une composante motivationnelle et affective. Elle répond à la question : « Dans quelle mesure accordez-vous de la valeur au fait de décider vous-même et de diriger les événements ? » Un individu peut posséder un lieu de contrôle interne (savoir qu’il peut influencer une issue) tout en ayant un faible désir de s’en préoccuper (préférer se reposer sur les décisions d’un collègue compétent).

Sous-dimensions identifiées

Bien que le score composite total soit le plus couramment employé, l’analyse détaillée du construit met en relief plusieurs composantes fondamentales :

  • Le leadership et l’ascendant interpersonnel : Reflété par l’envie de diriger des groupes, de donner des directives plutôt que de les recevoir, et d’exercer une influence politique ou sociale (ex. items 4, 5, 15).
  • L’autonomie décisionnelle et l’indépendance : Représentée par le plaisir de faire ses propres choix, de déterminer sa trajectoire existentielle et le rejet viscéral de la subordination (ex. items 1, 8, 9, 12).
  • L’évitement de la dépendance à autrui : Traduit par l’aversion à l’égard des situations où autrui décide à sa place ou impose ses directives (ex. items 3, 10 inversé, 16 inversé, 18).
  • L’action proactive et la vigilance environnementale : Tendance à intervenir activement face aux dysfonctionnements et à anticiper les risques plutôt qu’à adopter une posture attentiste (ex. items 6, 13, 14, 17).

6. Cadre théorique

L’Échelle de désirabilité du contrôle s’enracine au confluent des théories de la motivation intrinsèque, de l’apprentissage social et de la psychologie humaniste du contrôle primaire. L’édification théorique de Burger et Cooper s’appuie sur une critique constructive des modèles de motivation prédominants des années 1960 et 1970.

Le modèle de l’effectance de White et l’autonomie

En 1959, Robert W. White a postulé l’existence d’une motivation fondamentale vers la compétence et l’effectance (effectance motivation), c’est-à-dire une pulsion intrinsèque poussant l’organisme à interagir efficacement avec son environnement pour y susciter des changements mesurables. Plus tard, Richard deCharms (1968) a formalisé la distinction entre l’individu se percevant comme « Origine » (agent causal de ses actes) ou comme « Pion » (marionnette soumise aux contraintes externes). Burger s’inscrit directement dans cette lignée en formulant l’hypothèse que cette quête d’être l’Origine de ses actions n’est pas distribuée de manière homogène : elle varie sur un continuum dimensionnel stable.

La théorie de la réactance de Brehm

Jack Brehm (1966) a décrit la réactance psychologique comme un état motivationnel négatif survenant lorsqu’une liberté comportementale est supprimée ou menacée. Burger et Cooper ont théorisé que le seuil de déclenchement de la réactance est intrinsèquement lié au désir de contrôle du sujet. Les personnes dotées d’un score élevé à la DCS perçoivent la moindre contrainte institutionnelle ou relationnelle comme une menace directe contre leur souveraineté psychique, activant immédiatement des stratégies de restauration du contrôle.

Contrôle primaire versus contrôle secondaire

Au regard des formulations contemporaines de Rothbaum, Weisz et Snyder (1982), la DCS évalue la propension au contrôle primaire, caractérisé par des tentatives délibérées de modifier le monde extérieur pour le plier aux exigences du sujet. À l’opposé, les individus manifestant un faible désir de contrôle recourent préférentiellement à un contrôle secondaire, consistant à modifier leurs propres états internes, attentes ou croyances pour s’accommoder passivement des exigences du milieu.

7. Validité

La validité psychométrique de l’Échelle de désirabilité du contrôle a fait l’objet de vérifications approfondies dès sa publication princeps en 1979 et au cours des décennies suivantes.

Validité convergente

La validité convergente de la DCS a été établie en examinant ses corrélations avec des variables psychologiques théorisées comme associées à la recherche d’ascendant et d’autonomie :

  • Besoin d’accomplissement (Need for Achievement – nAch) : Corrélations positives significatives (r oscillant entre 0,35 et 0,45), illustrant que le désir d’exceller s’accompagne d’un besoin de maîtriser les conditions de performance.
  • Assertivité et dominance : Corrélations substantielles avec les échelles d’affirmation de soi et la sous-échelle de dominance du Personality Research Form (PRF) de Jackson (r ≈ 0,50).
  • Comportement de Type A : Les individus présentant le pattern comportemental de type A (caractérisé par l’urgence temporelle, la compétitivité et l’hostilité) obtiennent des scores significativement plus élevés à la DCS que les profils de type B.

Validité discriminante

Un enjeu fondamental lors de la création de la DCS consistait à prouver que l’échelle ne mesurait ni le lieu de contrôle généralisé, ni la conformité sociale :

  • Locus of Control de Rotter (1966) : Dans l’échantillon initial de Burger et Cooper (1979), la corrélation observée entre la DCS et l’échelle I-E de Rotter était faible à modérée (r = -0,19), confirmant que désirer le contrôle est empiriquement distinct de la croyance que les renforcements sont causalement liés à nos comportements.
  • Désirabilité sociale : La corrélation avec l’échelle de désirabilité sociale de Marlowe-Crowne (Crowne & Marlowe, 1960) s’est avérée quasi nulle (r = 0,08, non significatif), attestant que les scores ne sont pas altérés par une volonté d’auto-présentation favorable.

Validité prédictive et écologique

De nombreuses expériences de laboratoire et d’études de terrain corroborent la validité écologique de l’instrument :

  • Dans des tâches d’illusion de contrôle impliquant des tirages aléatoires de cartes ou le lancer de dés, les participants à haut score à la DCS parient des sommes significativement plus élevées lorsqu’ils manipulent eux-mêmes les dés que lorsqu’un tiers les jette à leur place.
  • Dans des contextes de prise de parole en public ou de négociation dyadique, les individus à haut désir de contrôle monopolisent significativement plus le temps de parole et manifestent une fréquence accrue de tentatives d’interruption.

8. Fidélité

La fidélité de l’Échelle de désirabilité du contrôle a été quantifiée à travers des indices rigoureux de consistance interne et de stabilité temporelle à court et moyen termes.

Consistance interne

Dans l’étude originale de Burger et Cooper (1979), menée auprès d’un échantillon initial de 105 étudiants universitaires de premier cycle, le coefficient alpha de Cronbach a atteint 0,80. Les réplications menées ultérieurement sur des cohortes variées (étudiants, cadres d’entreprise, populations cliniques adultes) ont rapporté des valeurs d’alpha s’échelonnant systématiquement entre 0,77 et 0,84, ce qui démontre une excellente homogénéité des items autour du construit de base.

Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)

L’évaluation de la stabilité temporelle sur un intervalle de six semaines a produit un coefficient de corrélation de Pearson de r = 0,75 (p < 0,001). Cette corrélation robuste indique que le désir de contrôle ne constitue pas un état affectif fluctuant en fonction des humeurs transitoires ou des circonstances ponctuelles, mais s’inscrit comme un trait dispositionnel endurant de la personnalité adulte.

9. Analyse factorielle

La dimensionnalité de la DCS a fait l’objet de débats académiques stimulants. Bien que Burger et Cooper aient conçu l’instrument pour être utilisé prioritairement sous forme de score unitaire global, les analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) ont mis en lumière une architecture multidimensionnelle robuste.

Résultats de l’analyse factorielle exploratoire princeps

Lors de l’analyse factorielle initiale avec rotation varimax effectuée par Burger et Cooper (1979), cinq facteurs principaux ont émergé, expliquant ensemble une part substantielle de la variance totale :

  • Facteur 1 : Décision et autonomie générale (General Decisiveness) : Regroupe les items relatifs à la volonté de trancher par soi-même et de diriger sa destinée (items 8, 9, 14, 19). Saturations factorielles comprises entre 0,55 et 0,71.
  • Facteur 2 : Rôle de leader et influence sociale (Leadership & Social Influence) : Comprend les items valorisant la prise en charge de groupes et l’émission de directives (items 4, 5, 10, 15). Saturations factorielles comprises entre 0,60 et 0,78.
  • Facteur 3 : Aversion pour la manipulation et la tutelle (Aversion to Control by Others) : Saturé principalement par les items traduisant le refus viscéral d’obéir ou de se laisser guider aveuglément (items 3, 7, 12, 18). Saturations de 0,48 à 0,68.
  • Facteur 4 : Préparation, vigilance et prévoyance (Preparation & Anticipation) : Réunit les items décrivant la planification minutieuse et l’anticipation des défaillances techniques ou humaines (items 6, 13, 17). Saturations de 0,45 à 0,62.
  • Facteur 5 : Évitement de la passivité (Avoidance of Passivity) : Items opposant l’action immédiate à l’attentisme passif (items 16, 20).

Recherches confirmatoires ultérieures

Des travaux subséquents, notamment ceux de Gebhardt et Brosschot (2002), ont testé divers modèles factoriels par équations structurelles. Bien qu’un modèle hiérarchique à facteurs de premier ordre coiffés par un facteur général de second ordre présente un ajustement satisfaisant (CFI > 0,90, RMSEA < 0,06), l’usage pragmatique du score global demeure la pratique standard recommandée par Burger pour la majorité des protocoles expérimentaux en psychologie sociale.

10. Instrument de mesure

Les caractéristiques formelles de passation et d’exploitation de l’instrument sont résumées ci-dessous :

  • Type d’évaluation : Questionnaire auto-administré (auto-évaluation psychométrique).
  • Population cible : Adultes et adolescents à partir de 16 ans.
  • Durée d’administration : Environ 5 à 8 minutes.
  • Nombre d’items : 20 énoncés formulés à la première personne du singulier.
  • Format d’échelle : Échelle de réponse de type Likert en 7 points :
    • 1 = L’énoncé ne s’applique pas du tout à moi (The statement does not apply to me at all)
    • 2 = L’énoncé ne s’applique habituellement pas à moi (The statement usually does not apply to me)
    • 3 = Le plus souvent, l’énoncé ne s’applique pas (Most often, the statement does not apply)
    • 4 = J’hésite quant à savoir si l’énoncé s’applique à moi, ou il s’applique environ la moitié du temps (I am unsure about whether or not the statement applies to me, or it applies to me about half the time)
    • 5 = L’énoncé s’applique le plus souvent (The statement applies more often than not)
    • 6 = L’énoncé s’applique habituellement à moi (The statement usually applies to me)
    • 7 = L’énoncé s’applique toujours à moi (The statement always applies to me)
  • Modalités de cotation :
    • Items directs (15 items) : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 8, 9, 11, 12, 13, 14, 15, 17, 18. La valeur brute (de 1 à 7) est conservée telle quelle.
    • Items inversés (5 items) : 7, 10, 16, 19, 20. La note attribuée est inversée selon la formule mathématique : Note inversée = 8 - Note brute (ainsi, 1 devient 7, 2 devient 6, 3 devient 5, 4 reste 4, 5 devient 3, 6 devient 2, et 7 devient 1).
    • Score composite global : Somme de l’ensemble des 20 items recalculés. Les scores s’étendent de 20 (désir de contrôle minimal) à 140 (désir de contrôle maximal).

11. Permissions, Tarifs et Année du test

  • Année de conception et publication : 1979.
  • Propriété intellectuelle : Détenue initialement par Jerry M. Burger et Harris M. Cooper, ainsi que par l’éditeur scientifique de la revue Motivation and Emotion (Springer Science+Business Media).
  • Conditions d’utilisation et tarification : L’échelle relève du domaine de la recherche académique ouverte. Elle peut être reproduite, traduite et exploitée sans frais de redevance (royalty-free) à des fins de recherche non commerciale, de thèses universitaires ou d’enseignement, sous réserve d’attribuer explicitement la paternité de l’œuvre aux auteurs originaux par la citation formelle de l’article de 1979.
  • Utilisations commerciales et cliniques institutionnelles : Toute intégration au sein d’une plateforme de diagnostic commercial, d’un progiciel RH payant ou d’une batterie payante requiert l’autorisation des ayants droit ou de l’éditeur de la revue.

12. Références

Les publications fondatrices et validations métrologiques relatives à l’échelle sont répertoriées ci-dessous selon les normes APA 7e édition :

  • Brehm, J. W. (1966). A theory of psychological reactance. Academic Press.
  • Burger, J. M. (1984). Desire for control, locus of control, and proneness to depression. Journal of Personality, 52(1), 71–89. https://doi.org/10.1111/j.1467-6494.1984.tb00346.x
  • Burger, J. M. (1992). Desire for control: Personality, social and clinical perspectives. Plenum Press. https://doi.org/10.1007/978-1-4757-9978-1
  • Burger, J. M., & Cooper, H. M. (1979). The desirability of control. Motivation and Emotion, 3(4), 381–393. https://doi.org/10.1007/BF00994052
  • Crowne, D. P., & Marlowe, D. (1960). A new scale of social desirability independent of psychopathology. Journal of Consulting Psychology, 24(4), 349–354. https://doi.org/10.1037/h0047358
  • Gebhardt, W. A., & Brosschot, J. F. (2002). Desirability of control: Psychometric properties and relationships with locus of control, personality, coping, and health. European Journal of Personality, 16(6), 423–438. https://doi.org/10.1002/per.463
  • Rothbaum, F., Weisz, J. R., & Snyder, S. S. (1982). Changing the world and changing the self: A two-process model of perceived control. Journal of Personality and Social Psychology, 42(1), 5–37. https://doi.org/10.1037/0022-3514.42.1.5
  • Rotter, J. B. (1966). Generalized expectancies for internal versus external control of reinforcement. Psychological Monographs: General and Applied, 80(1), 1–28. https://doi.org/10.1037/h0092976
  • White, R. W. (1959). Motivation reconsidered: The concept of competence. Psychological Review, 66(5), 297–333. https://doi.org/10.1037/h0040934

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

I prefer a job where I have a lot of control over what I do and when I do it.
2

I enjoy political participation because I want to have as much of a say in running government as possible.
3

I try to avoid situations where someone else tells me what to do.
4

I would prefer to be a leader than a follower.
5

I enjoy being able to influence the actions of others.
6

I am careful to check everything on an automobile before I leave for a long trip.
7

Others usually know what is best for me.
8

I enjoy making my own decisions.
9

I enjoy having control over my own destiny.
10

I would rather someone else take over the leadership role when I’m involved in a group project.
11

I consider myself to be generally more capable of handling situations than others are.
12

I’d rather run my own business and make my own mistakes than listen to someone else’s orders.
13

I like to get a good idea of what a job is all about before I begin.
14

When I see a problem, I prefer to do something about it rather than sit by and let it continue.
15

When it comes to orders, I would rather give them than receive them.
16

I wish I could push many of life’s daily decisions off on someone else.
17

When driving, I try to avoid putting myself in a situation where I could be hurt by another person’s mistake.
18

I prefer to avoid situations where someone else has to tell me what it is I should be doing.
19

There are many situations in which I would prefer only one choice rather than having to make a decision.
20

I like to wait and see if someone else is going to solve a problem so that I don’t have to be bothered with it.
★

Rate This Scale

5.0 / 5 • 1 vote

Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 18). Échelle de désirabilité du contrôle. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-desirabilite-du-controle
Looti, Mohammed. “Échelle de désirabilité du contrôle.” Base de données de psychologie en français, 18 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-desirabilite-du-controle.
Looti, Mohammed. “Échelle de désirabilité du contrôle.” Base de données de psychologie en français. octobre 18, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-desirabilite-du-controle.