1. Résumé / Abstract
L’Échelle de désindividuation déshumanisante au sein du couple (Dehumanizing Deindividuation in Couples [DDC] Scale), développée par Rebecca L. Brock et Sarah J. Gervais en 2025, constitue un instrument psychométrique novateur conçu pour évaluer la déshumanisation interpersonnelle au sein des relations amoureuses et conjugales. Plus spécifiquement, l’outil opérationnalise la désindividuation déshumanisante, un processus délétère caractérisé par le refus de reconnaître la subjectivité, la valeur intellectuelle, l’autonomie et l’individualité fondamentale du partenaire amoureux.
Dérivée initialement des travaux sur l’Individuality in Couples Questionnaire (ICQ; Brock et al., 2023), l’échelle DDC capture les comportements de mépris, d’infantilisation, de condescendance et de négation de l’opinion d’autrui. L’instrument comprend 10 items évalués sur une échelle de Likert en 5 points (allant de 1 = « fortement en désaccord » à 5 = « fortement d’accord »), rapportés aux interactions survenues au cours du dernier mois. L’instrument est décliné en deux formes symétriques : la version reçue (received DDC, mesurant la déshumanisation subie de la part du conjoint) et la version agie (enacted DDC, mesurant la déshumanisation perpétrée envers le conjoint), permettant également le calcul d’un score dyadique composite.
Les évaluations psychométriques menées auprès d’échantillons diversifiés d’étudiants universitaires et de membres de la communauté aux États-Unis ont révélé des propriétés remarquables. L’analyse factorielle confirmatoire démontre un ajustement structurel unidimensionnel d’excellence (CFI = 0,96 ; RMSEA = 0,053 ; SRMR = 0,042) après épuration des redondances résiduelles, avec des saturations factorielles standardisées robustes (de 0,60 à 0,74). La consistance interne est élevée tant par l’oméga de McDonald (ω = 0,88) que par l’alpha de Cronbach (α = 0,88) et la corrélation moyenne inter-items (AIC = 0,436). L’échelle démontre une validité convergente substantielle avec l’échelle de déshumanisation amoureuse (DIRRS, r = 0,59) et la valorisation non physique (NPV, r = -0,31), tout en conservant une validité discriminante nette par rapport à l’individuation (ICQ, r < 0,80). Enfin, les analyses de trajectoire mettent en évidence sa validité incrémentielle : les scores à la DDC prédisent de manière unique la détérioration de la satisfaction conjugale ainsi que la perpétration et la victimisation de violences entre partenaires intimes (VPI), au-delà des mesures préexistantes de déshumanisation et d’objectification.
2. Mots-clés / Keywords
Désindividuation déshumanisante, dynamique de couple, relations intimes, évaluation psychométrique, mépris interpersonnel, violences entre partenaires intimes, satisfaction relationnelle, validité incrémentielle, échelle DDC, analyse dyadique.
3. Auteurs / Authors
L’échelle a été conceptualisée, construite et validée par des chercheuses du Département de psychologie de l’Université du Nebraska à Lincoln (University of Nebraska-Lincoln), États-Unis :
- Rebecca L. Brock, Ph.D. : Professeure associée, Department of Psychology, University of Nebraska-Lincoln, 220 Burnett Hall, Lincoln, NE 68588-0308, États-Unis. Identifiant ORCID : 0000-0001-7826-6421. Courriel institutionnel : [email protected].
- Sarah J. Gervais, Ph.D., J.D. : Professeure de psychologie et de droit, Department of Psychology, University of Nebraska-Lincoln, Lincoln, NE, États-Unis.
4. Objectif / Purpose
Fondements et vocation générale
L’objectif fondamental de la Dehumanizing Deindividuation in Couples (DDC) Scale est d’opérationnaliser et de quantifier avec rigueur une forme particulièrement insidieuse et sous-étudiée de maltraitance psychologique au sein des couples : la désindividuation déshumanisante. Historiquement, la psychologie sociale a abordé la déshumanisation principalement comme un phénomène intergroupe, caractérisé par des violences de masse, des préjugés ethniques ou la réduction d’autrui à l’état animal ou mécanique (Haslam, 2006). Les travaux récents ont toutefois souligné que des dynamiques analogues s’infiltrent dans les relations interpersonnelles les plus intimes.
Dans le contexte conjugal, la déshumanisation ne prend pas nécessairement la forme d’un rejet brutal explicite, mais se manifeste par une érosion progressive du statut de personne à part entière conféré au partenaire. La DDC Scale a été conçue pour capturer cette réalité clinique et quotidienne : le fait de traiter son partenaire non pas comme un être doué de pensées autonomes, d’émotions légitimes et d’une voix souveraine, mais plutôt comme une entité interchangeable, dépendante, inférieure ou fonctionnelle, méritant le mépris ou la condescendance.
Applications en recherche et en pratique clinique
L’échelle offre des perspectives d’application majeures dans plusieurs champs disciplinaires :
- Recherche fondamentale sur les dynamiques de couple : Permet d’analyser comment l’altération de la perception de l’autre conduit à l’aggravation des conflits, à la baisse de l’empathie dyadique et à l’effondrement de la satisfaction conjugale au cours du cycle de vie du couple.
- Étiologie et prévention des violences conjugales : La DDC constitue un prédicteur incrémentiel avéré de la perpétration et de la victimisation de violences physiques et psychologiques entre partenaires intimes (VPI). Elle comble un vide méthodologique en détectant le terreau cognitif et relationnel (la désindividuation) qui précède et accompagne les actes agressifs.
- Évaluation et thérapie de couple : En consultation clinique, l’administration conjointe des versions « reçue » et « agie » met en lumière les asymétries perceptives (discordance dyadique). Elle sert de levier thérapeutique pour identifier les micro-agressions verbales, les attitudes infantilisantes (« treating like a child ») et le mépris conversationnel qui bloquent la communication bienveillante.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit de désindividuation déshumanisante mesuré par la DDC se situe au croisement de la théorie de l’individuation, de la déshumanisation quotidienne et de l’objectification interpersonnelle. Il ne s’agit pas simplement d’un déficit d’amour ou d’une insatisfaction amoureuse globale, mais d’une modalité comportementale et cognitive active par laquelle un individu nie l’unicité et la légitimité psychologique de son partenaire.
Les manifestations comportementales centrales
Le construit opérationnalisé dans l’échelle finale de 10 items s’articule autour de plusieurs manifestations relationnelles interconnectées formant un facteur unique et cohérent :
- Le déni d’agentivité intellectuelle et d’opinion : Illustré par l’invalidation systématique des idées du conjoint (item « disregarded my opinions ») et la coupure de parole active lors des interactions (item « talked over me »). Le partenaire déshumanisé est privé de son droit d’expression et réduit au silence conversationnel.
- L’infantilisation et l’asymétrie de pouvoir : Traiter l’autre comme un enfant (item « treated me like a child ») ou adopter une posture autoritaire et directive (item « was bossy toward me »). Cette dynamique prive le partenaire de son statut d’adulte autonome et compétent, instaurant une hiérarchie injustifiée au sein de la dyade.
- L’affirmation de supériorité et l’invalidation normative : Le sentiment et l’attitude de supériorité (item « acted superior to me ») combinés à la certitude dogmatique d’avoir raison face à l’autre supposé systématiquement en tort (item « told me they were right and I was wrong »).
- L’hostilité passive, le mépris et l’irritabilité : Le fait d’ignorer volontairement l’autre (item « ignored me »), d’afficher de l’agacement récurrent (item « seemed to be irritated by me ») ou d’induire chez l’autre le sentiment d’être un fardeau ou une nuisance (item « I felt like I got on my partner’s nerves »).
- Le contrôle aversif et le harcèlement quotidien : Les réprimandes incessantes et la critique continue visant à modifier les conduites de l’autre (item « nagged me to do certain things or stop doing certain things »).
Format dyadique : formes reçue, agie et dyadique
Le construit est conceptualisé selon une double perspective indispensable à l’analyse dyadique moderne :
- La DDC Reçue (Received DDC) : Évalue la mesure dans laquelle le répondant perçoit que son partenaire adopte des comportements de mépris et de désindividuation envers lui.
- La DDC Agie (Enacted DDC) : Mesure l’auto-évaluation par le répondant de ses propres comportements déshumanisants et déshonorants envers son partenaire.
- Le score dyadique composite : En raison de la forte corrélation et de l’interdépendance structurelle entre comportements subis et agis au sein d’une même dynamique relationnelle, les auteurs recommandent d’évaluer la possibilité de calculer une moyenne globale combinant scores reçus et agis pour obtenir une estimation dyadique unifiée de la toxicité du climat relationnel.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le modèle duel de la déshumanisation (Haslam)
Sur le plan conceptuel, la DDC s’ancre dans le modèle bidimensionnel de la déshumanisation formulé par Nick Haslam (2006). Haslam distingue la déshumanisation animaliste (privation des caractéristiques exclusivement humaines : culture, morale, rationalité, civilité) et la déshumanisation mécaniste (privation des caractéristiques de la nature humaine : chaleur affective, vitalité émotionnelle, individualité, flexibilité). La désindividuation déshumanisante au sein du couple emprunte aux deux registres : en traitant son conjoint « comme un enfant » et en ignorant ses opinions, l’acteur lui dénie sa rationalité et sa maturité (forme animaliste/paternaliste) ; en le coupant de parole et en l’ignorant froidement, il le réduit à un objet sans états mentaux dignes d’intérêt (forme mécaniste).
Théorie de l’individuation et genèse depuis l’ICQ
La genèse de la DDC s’enracine directement dans les recherches de Brock et ses collaborateurs (2023) relatives à l’Individuality in Couples Questionnaire (ICQ). L’individuation dans le couple implique la reconnaissance mutuelle de deux identités distinctes et respectées au sein de l’alliance amoureuse. Brock et Gervais (2025) ont théorisé que l’exact opposé d’une saine individuation n’est pas simplement l’indifférence ou la fusion dépendante, mais une négation active et hostile de l’individualité d’autrui : la désindividuation déshumanisante. En extrayant et affinant 11 items initiaux du pool de l’ICQ axés sur le mépris et le dédain, les auteures ont formellement isolé ce mécanisme destructeur.
Interdépendance et théorie du mépris (Gottman)
Le cadre théorique convoque également la théorie de l’interdépendance de Kelley et Thibaut, ainsi que les travaux séminaux de John Gottman sur la cascade de dissolution conjugale. Selon Gottman, le mépris (contempt) représente le plus destructeur des « Quatre Cavaliers de l’Apocalypse », annonciateur précoce du divorce et de la maltraitance. La DDC formalise psychométriquement ce mépris sous forme de patterns de communication hiérarchiques et dégradants, fournissant un modèle explicatif robuste de l’escalade vers les violences physiques et émotionnelles.
7. Validité / Validity
Les propriétés métrologiques de la DDC Scale ont fait l’objet d’investigations rigoureuses menées par Brock et Gervais (2025) sur deux cohortes indépendantes (étudiants universitaires et adultes issus de la population générale engagés dans une relation intime).
Validité convergente
La validité convergente de l’échelle a été établie par l’examen de ses corrélations avec des construits théoriquement apparentés :
- Déshumanisation dans les relations amoureuses : La corrélation entre les scores dyadiques de la DDC et la Dehumanization in Romantic Relationship Scale (DIRRS; Pizzirani et al., 2019 ; Karantzas et al., 2023) est positive, forte et statistiquement significative (r = 0,59, p < 0,001), confirmant que l’instrument capte fidèlement les dynamiques de déshumanisation au sein du couple.
- Valorisation non physique : L’association avec l’échelle de valorisation non physique (Nonphysical Valuation [NPV]; Meltzer & McNulty, 2014), qui mesure l’appréciation des qualités intellectuelles et morales du conjoint, est inverse et modérée (r = -0,31, p < 0,001), démontrant qu’une forte désindividuation s’accompagne d’un déficit d’estime pour la personnalité du partenaire.
Validité discriminante
Pour confirmer que la désindividuation déshumanisante ne se confond pas avec un simple manque d’individuation générale, les corrélations avec l’ICQ ont été évaluées :
- Dans l’Échantillon 1 : r = -0,64 pour le score dyadique, r = -0,53 pour la DDC agie, et r = -0,66 pour la DDC reçue.
- Dans l’Échantillon 2 : r = -0,70 pour la DDC reçue.
Bien que ces associations négatives soient prononcées, elles demeurent strictement inférieures au seuil critique de redondance empirique de 0,80 (Brown, 2015), confirmant que la DDC possède une validité discriminante satisfaisante vis-à-vis des mesures existantes d’individuation.
Validité prédictive et incrémentielle
L’apport scientifique majeur de l’instrument réside dans sa validité incrémentielle, démontrée par modélisation en pistes causales (path analyses) :
- Après contrôle rigoureux des scores à la DIRRS et à la valorisation non physique (NPV), la DDC explique une part de variance unique et significative dans la diminution de la satisfaction relationnelle globale.
- De façon encore plus déterminante, la DDC est significativement et uniquement associée à une probabilité accrue de perpétration de violences entre partenaires intimes (VPI) ainsi qu’à une victimisation accrue par VPI. Ces résultats attestent que la DDC apporte un gain diagnostique indispensable non capté par les instruments antérieurs d’objectification ou de déshumanisation.
8. Fidélité / Reliability
Consistance interne
Les indices de consistance interne de l’échelle finale à 10 items témoignent d’une précision de mesure remarquable :
- Oméga de McDonald (ω) : La valeur observée atteint 0,88, reflétant une proportion optimale de variance attribuable au facteur général latent sans dépendre des postulats restrictifs de tau-équivalence.
- Alpha de Cronbach (α) : Également établi à 0,88, confirmant l’excellente homogénéité des items dans les échantillons étudiés.
- Corrélation moyenne inter-items (AIC) : La valeur rapportée est de 0,436. Cette moyenne se situe parfaitement dans la zone d’efficience psychométrique recommandée par Briggs et Cheek (0,20 à 0,50), garantissant que les items convergent de façon cohérente sans être des quasi-paraphrases tautologiques les uns des autres.
Stabilité et robustesse dyadique
La fidélité de l’outil s’observe de manière équivalente sur les versions reçue et agie. De plus, la stabilité des saturations factorielles entre sous-groupes démographiques confirme que la structure interne de l’instrument résiste aux variations d’âge, d’orientation sexuelle et de genre.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Analyses confirmatoires et raffinement du modèle
Le développement factoriel de l’échelle a débuté par la sélection de 11 items issus du projet initial de Brock et al. (2023), tous orientés vers l’expression du mépris, de la condescendance et du mépris émanant du partenaire. Une analyse factorielle confirmatoire (AFC) initiale modélisant ces 11 indicateurs sur un facteur latent unique a d’abord révélé une adéquation imparfaite aux données empiriques :
- Indice de comparaison de Bentler (CFI) = 0,86 (en deçà du seuil souhaitable de 0,90–0,95)
- Racine carrée de l’erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) = 0,095 (témoignant d’une erreur d’approximation élevée)
- Résidu standardisé quadratique moyen (SRMR) = 0,059
Épuration d’un item redondant
L’inspection minutieuse des matrices de covariances résiduelles a identifié un problème de redondance sémantique et statistique majeur entre deux items : « My partner interrupted me » (Mon partenaire m’a interrompu) et « My partner talked over me » (Mon partenaire a parlé par-dessus moi / m’a coupé la parole pour prendre le dessus). L’item relatif au fait d’interrompre présentait une saturation factorielle plus faible (λ = 0,56), alors que le fait de « parler par-dessus » possédait une saturation plus élevée (λ = 0,60) et représentait un comportement interactionnel plus actif, affirmé et intrinsèquement déshumanisant. La suppression de l’item d’interruption a immédiatement résolu le problème de colinéarité résiduelle.
Structure finale unidimensionnelle
Le réajustement du modèle AFC sur les 10 items définitifs a abouti à des indices d’ajustement globaux exceptionnels :
- CFI = 0,96 (ajustement excellent)
- RMSEA = 0,053 (IC 90% indiquant une précision exemplaire)
- SRMR = 0,042 (nettement inférieur au seuil d’admissibilité de 0,08)
Toutes les saturations factorielles standardisées de la solution finale sont hautement significatives (p < 0,001) et s’échelonnent entre 0,60 et 0,74, corroborant empiriquement la stricte unidimensionnalité de la désindividuation déshumanisante au sein de la dynamique de couple.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Type d’instrument : Échelle d’auto-évaluation psychométrique (Rating scale / Questionnaire standardisé).
- Format d’administration : Informatisé / électronique (compatible passation en ligne ou sur tablette en laboratoire et clinique).
- Nombre d’items : 10 items (par version).
- Versions disponibles : Deux formes parallèles symétriques :
- Forme Reçue (Received DDC) : Évalue la déshumanisation subie par le répondant (ex. « My partner disregarded my opinions »).
- Forme Agie (Enacted DDC) : Évalue la déshumanisation perpétrée par le répondant (ex. « I disregarded my partner’s opinions »).
- Période de référence : Interactions vécues au cours du dernier mois écoulé.
- Échelle de réponse (authentique) : Échelle de Likert à 5 points ordonnés :
- 1 = strongly disagree (fortement en désaccord)
- 2 = disagree (en désaccord)
- 3 = neutral (neutre)
- 4 = agree (d’accord)
- 5 = strongly agree (fortement d’accord)
- Procédure de calcul des scores (cotation) :
- Calculer la moyenne arithmétique des 10 items pour obtenir le score spécifique de la version (score DDC reçue ou score DDC agie). Aucun item inversé.
- Compte tenu des corrélations élevées fréquemment constatées entre scores reçus et agis au sein d’une relation, les praticiens et chercheurs sont invités à examiner les intercorrélations dans leur échantillon et à envisager le calcul d’un score dyadique composite global en moyennant l’ensemble des scores reçus et agis.
- Les intitulés techniques de versions (reçue/agie) ne doivent pas être présentés aux participants lors de l’administration du test.
- Populations cibles : Adolescents (13-17 ans) et adultes de tous âges (jeunes adultes, trentenaires, adultes d’âge moyen, personnes âgées). Éprouvée auprès d’individus de diverses identités de genre (hommes, femmes, personnes transgenres, non-binaires, genderqueer) et orientations affectives/sexuelles (hétérosexuels, bisexuels, lesbiennes, gays, pansexuels, queers, asexuels).
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication officielle : 2025.
- Droits d’utilisation et permissions : L’utilisation de l’échelle est libre et autorisée à des fins de recherche scientifique et d’enseignement académique (May use for Research/Teaching). Pour toute exploitation clinique formalisée ou adaptation linguistique, il convient de contacter l’auteure correspondante.
- Tarif d’utilisation : Gratuit (aucun frais ni redevance d’évaluation).
- Auteure de correspondance : Dr. Rebecca L. Brock, Department of Psychology, University of Nebraska-Lincoln, 220 Burnett Hall, Lincoln, Nebraska, 68588-0308, États-Unis. Courriel : [email protected].
12. Références / References
Les sources scientifiques fondant le développement, la validation et les assises conceptuelles de la DDC Scale sont recensées ci-dessous :
- Brock, R. L., & Gervais, S. J. (2025). The psychometric properties of a new scale of dehumanizing deindividuation in couples. Journal of Family Psychology, 39(2), 171–183. https://doi.org/10.1037/fam0001311
- Brock, R. L., Franz, M. R., & Gervais, S. J. (2023). Development and validation of the Individuality in Couples Questionnaire (ICQ). Couple and Family Psychology: Research and Practice. https://doi.org/10.1037/cfp0000215
- Brown, T. A. (2015). Confirmatory factor analysis for applied research (2nd ed.). The Guilford Press.
- Fredrickson, B. L., & Roberts, T.-A. (1997). Objectification theory: Toward understanding women’s lived experiences and mental health risks. Psychology of Women Quarterly, 21(2), 173–206. https://doi.org/10.1111/j.1471-6402.1997.tb00108.x
- Gottman, J. M. (1994). What predicts divorce? The relationship between marital processes and marital outcomes. Lawrence Erlbaum Associates.
- Haslam, N. (2006). Dehumanization: An integrative review. Personality and Social Psychology Review, 10(3), 252–264. https://doi.org/10.1207/s15327957pspr1003_4
- Karantzas, G. C., Pizzirani, B., & Haslam, N. (2023). Dehumanization in romantic relationships: Refining construct boundaries and dyadic implications. Personal Relationships, 30(1), 112–134. https://doi.org/10.1111/pere.12456
- Meltzer, A. L., & McNulty, J. K. (2014). « She is my world »: The role of nonphysical valuation in marital stability. Journal of Personality and Social Psychology, 107(3), 445–462. https://doi.org/10.1037/a0037145
- Pizzirani, B., Karantzas, G. C., & Haslam, N. (2019). Dehumanization in romantic relationships: Measurement and association with relationship outcomes. Journal of Social and Personal Relationships, 36(8), 2419–2442. https://doi.org/10.1177/0265407518790411