Échelle de dépression postnatale d’Édimbourg (EPDS)

L’Échelle de dépression postnatale d’Édimbourg (EPDS) est le questionnaire de référence internationale en 10 items conçu pour dépister la dépression périnatale et évaluer le risque suicidaire maternel.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 16, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 16, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Échelle de dépression postnatale d’Édimbourg (Edinburgh Postnatal Depression Scale, ou EPDS) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation en dix items conçu à l’origine par John L. Cox, Jenifer M. Holden et Ruth Sagovsky en 1987. Élaborée initialement pour repérer les mères souffrant de dépression post-partum au sein des soins de santé primaires, elle s’est rapidement imposée comme l’étalon-or international du dépistage des troubles de l’humeur périnatals, s’étendant tant à la période postnatale qu’à la période prénatale. L’échelle évalue l’état affectif ressenti au cours des sept derniers jours révolus, en ciblant spécifiquement la symptomatologie dépressive non somatique afin d’éviter les faux positifs induits par les changements physiologiques normaux liés à la maternité, tels que l’épuisement ou les perturbations du sommeil.

L’instrument utilise un format de réponse en quatre points (cotés de 0 à 3), générant un score total continu compris entre 0 et 30 points. Plusieurs items bénéficient d’un codage inversé pour limiter les biais d’acquiescement. Sur le plan des propriétés métrologiques, l’EPDS démontre une consistance interne robuste avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,82 et 0,88 selon les populations étudiées, ainsi qu’une excellente validité de critère par rapport aux entretiens psychiatriques standardisés fondés sur les critères du DSM ou les Research Diagnostic Criteria (RDC). Les seuils cliniques conventionnels (notamment ≥ 10 pour un risque dépressif modéré et ≥ 12 ou 13 pour un épisode dépressif majeur probable) présentent des sensibilités et spécificités équilibrées, souvent supérieures à 80 %. Enfin, l’item 10 joue un rôle sentinelle fondamental en explorant explicitement les idéations d’auto-agression et le risque suicidaire.

2. Mots-clés / Keywords

Dépression postnatale, dépression périnatale, Échelle d’Édimbourg, EPDS, psychométrie, dépistage précoce, santé mentale maternelle, idéation suicidaire, validité psychométrique, anxiété périnatale, auto-évaluation clinique, psychiatrie périnatale.

3. Auteurs / Authors

L’instrument original a été conçu et validé par une équipe de chercheurs britanniques rattachés aux départements de psychiatrie des universités d’Édimbourg et de Keele :

  • John L. Cox : Professeur émérite de psychiatrie à l’Université de Keele (Royaume-Uni) et ancien président du Royal College of Psychiatrists. Pionnier de la psychiatrie transculturelle et de la santé mentale périnatale. (Contact institutionnel historique : Department of Psychiatry, University of Edinburgh / Keele University).
  • Jenifer M. Holden : Chercheuse clinicienne et coordinatrice de recherche au sein du Department of Psychiatry, University of Edinburgh, Royal Edinburgh Hospital, Édimbourg, Écosse.
  • Ruth Sagovsky : Psychiatre et attachée de recherche clinique au University Department of Psychiatry, Royal Edinburgh Hospital, Édimbourg, Écosse.

4. Objectif / Purpose

La dépression post-partum représente l’une des complications médicales les plus fréquentes associées à la gestation et à l’accouchement, touchant entre 10 % et 20 % des accouchées à l’échelle mondiale. En dépit de cette prévalence considérable et des répercussions délétères documentées sur l’attachement mère-enfant, le développement cognitif et émotionnel du nourrisson ainsi que l’équilibre familial, les taux de recours spontané aux soins demeurent particulièrement faibles. Ce déficit d’identification s’explique par la stigmatisation sociale entourant la souffrance psychologique maternelle, la culpabilité éprouvée face à l’injonction sociétale d’épanouissement (« le mythe de la mère comblée ») et la propension des professionnels de santé à attribuer les plaintes d’abattement ou de labilité émotionnelle aux réaménagements normaux du post-partum (« baby blues »).

L’EPDS a été spécifiquement conçue pour combler cette lacune épidémiologique et diagnostique en fournissant un outil de dépistage standardisé, rapide, non intrusif et hautement acceptable, pouvant être administré en routine lors des consultations prénatales et postnatales par des sages-femmes, infirmières puéricultrices, médecins généralistes ou pédiatres. Son objectif n’est pas de poser un diagnostic nosographique définitif, mais d’identifier précocement les femmes à haut risque nécessitant une évaluation clinique approfondie et, le cas échéant, une intervention thérapeutique adaptée (psychothérapie, soutien psycho-éducatif ou pharmacothérapie).

Dans le domaine de la recherche translationnelle et clinique, l’EPDS constitue l’instrument prédominant pour mesurer l’efficacité des interventions préventives et curatives, évaluer les trajectoires longitudinales de l’humeur périnatale et mener des études épidémiologiques comparatives à l’échelle internationale. L’échelle permet également d’alerter immédiatement les praticiens en cas d’émergence d’idées noires ou de pensées autolytiques grâce à son dernier item.

5. Construit psychologique / Construct

L’EPDS operationalise le concept d’état dépressif périnatal en s’affranchissant délibérément des symptômes neurovégétatifs et somatiques cardinaux de la dépression majeure (tels que l’asthénie marquée, la perte d’énergie, l’anorexie ou les modifications du poids corporel). En effet, l’inclusion de tels symptômes somatiques dans les échelles traditionnelles (comme l’inventaire de dépression de Beck ou l’échelle de Hamilton) entraîne un taux inacceptable de faux positifs dans la population périnatale, ces manifestations étant intrinsèques aux suites de couches et aux exigences physiques de l’allaitement et du maternage.

Le construit ciblé par l’EPDS s’articule autour de trois dimensions psychologiques majeures :

L’anhédonie et la perte de plaisir (Items 1 et 2)

L’incapacité à ressentir des affects positifs et la disparition de l’anticipation du plaisir constituent le noyau dur de l’épisode dépressif mélancolique ou caractérisé. Dans l’EPDS, ces manifestations sont explorées par la capacité de la mère à rire et à percevoir le côté amusant des situations du quotidien (Item 1), ainsi que par sa faculté à se réjouir à la perspective d’événements futurs (Item 2). Une atténuation de ces fonctions traduit une rupture affective nette avec l’état habituel.

La culpabilité morbide et l’anxiété dysphorique (Items 3, 4, 5 et 6)

Contrairement aux représentations classiques restreignant la dépression à la tristesse passive, la dépression périnatale s’accompagne massivement de cognitions d’auto-dépréciation et de tensions anxieuses aiguës. L’Item 3 capte l’auto-accusation disproportionnée et injustifiée lors des difficultés quotidiennes. Les items 4 et 5 mesurent l’anxiété flottante, les ruminations intrusives et les épisodes de panique survenant sans motif objectif. L’Item 6 quantifie le sentiment de submersion cognitive et comportementale (le sentiment d’être dépassée par les événements, things getting on top of me), reflétant une altération aiguë de l’auto-efficacité parentale perçue.

La détresse dépressive et le désespoir autolytique (Items 7, 8, 9 et 10)

Cette dimension regroupe les manifestations directes de la douleur morale : troubles de l’endormissement ou réveils nocturnes conditionnés non pas par les pleurs de l’enfant mais par une profonde tristesse intérieure (Item 7), sentiment d’abattement permanent et de désespoir (Item 8), et crises de larmes irrépressibles (Item 9). Enfin, l’Item 10 sonde l’émergence de pensées de mort ou d’auto-agression délibérée, dimension critique pour la sécurité de la mère et du nouveau-né.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le développement de l’EPDS s’inscrit au carrefour de la psychopathologie périnatale descriptive et des modèles cognitivo-comportementaux de la dépression, notamment la théorie cognitive d’Aaron T. Beck et le modèle de l’impuissance apprise de Martin Seligman.

D’après le modèle beckien, la dépression émerge de l’activation de schémas cognitifs dysfonctionnels centrés sur la triade cognitive négative : une vision dévalorisée de soi-même, une interprétation pessimiste du monde environnant et une projection désespérée dans l’avenir. Chez la primipare ou la multipare vulnérable, la transition vers la parentalité agit comme un stresseur existentiel majeur susceptible de réactiver ces postulats silencieux. L’EPDS reflète fidèlement cette conceptualisation en insistant sur les attributions causales internes et stables lors d’événements défavorables (« Je me suis reproché sans raison que les choses aillent mal ») et sur l’incapacité d’anticiper tout dénouement positif.

Sur le plan psychopathologique périnatal, Cox et ses collaborateurs se sont appuyés sur les travaux cliniques fondateurs de Brice Pitt (1968) sur la « dépression atypique du post-partum », qui soulignait déjà l’importance prépondérante des composantes anxieuses, de la culpabilité et de la labilité émotionnelle au détriment du ralentissement psychomoteur pur. Les concepteurs ont formulé l’hypothèse méthodologique qu’un instrument d’auto-évaluation en population obstétricale ne pouvait être valide qu’à la condition expresse d’exclure les critères somatiques dits « contaminateurs », postulat qui a depuis été validé par de multiples méta-analyses en psychométrie médicale.

7. Validité / Validity

Les qualités métrologiques de l’EPDS ont fait l’objet d’un corpus considérable de recherches empiriques à travers le monde :

Validité de critère (sensibilité et spécificité)

Dans l’étude princeps de Cox et al. (1987), menée auprès d’un échantillon de 84 mères écossaises confrontées à l’entretien psychiatrique standardisé de Goldberg (SPI) selon les critères de recherche RDC, l’EPDS a démontré des performances diagnostiques remarquables. Au seuil classique de 12/13, la sensibilité pour la détection d’une dépression majeure atteignait 86 % avec une spécificité de 78 %. Au seuil de 9/10, adapté au dépistage large incluant les dépressions mineures, la sensibilité s’élevait à près de 90 %.

La réévaluation métrologique à grande échelle menée par Milgrom, Mendelsohn et Gemmill (2011) en soins primaires a confirmé que l’usage de l’EPDS augmente systématiquement les taux de détection par rapport au jugement clinique non assisté. À un taux de prévalence standard de 6,8 %, la valeur prédictive positive (VPP) centrale s’établit à 62 %, l’EPDS permettant d’isoler un sous-groupe dont la prévalence de troubles dépressifs avérés est 5 à 17 fois supérieure à celle de la population générale.

Validité convergente et divergente

La validité convergente de l’EPDS est solidement étayée par des corrélations élevées (r variant de 0,70 à 0,85) avec d’autres échelles de dépression reconnues, telles que l’Inventaire de Dépression de Beck (BDI) et l’Échelle d’évaluation de la dépression de Hamilton (HDRS). La validité divergente est attestée par sa capacité à discriminer la dépression des états physiologiques normaux du post-partum, bien que des corrélations modérées à fortes soient fréquemment observées avec les échelles d’anxiété générale (STAI), ce qui s’explique par la forte composante anxieuse intrinsèque de l’EPDS.

8. Fidélité / Reliability

La consistance interne et la stabilité temporelle de l’EPDS ont été confirmées dans d’innombrables contextes linguistiques et cliniques :

  • Consistance interne : Le coefficient alpha de Cronbach rapporté dans l’étude princeps était de 0,87. Les études internationales ultérieures (y compris les validations françaises réalisées par Guedeney et Jay en 1988) rapportent de manière constante des valeurs d’alpha comprises entre 0,82 et 0,89, témoignant d’une excellente cohérence entre les items sans redondance excessive.
  • Fidélité test-retest : En raison de la nature fluctuante de l’humeur puerpérale et de la consigne ciblant « les 7 derniers jours », la fidélité test-retest doit être évaluée sur des intervalles courts. À un intervalle de deux semaines, les coefficients de corrélation intraclasse ou de Spearman se situent généralement entre 0,74 et 0,83 chez les mères non traitées.
  • Sensibilité au changement : L’EPDS présente une excellente réactivité clinique sous l’effet d’interventions thérapeutiques (psychothérapies interpersonnelles, TCC, traitements antidépresseurs), enregistrant des réductions significatives de scores corrélées à la rémission syndromique.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Bien que l’EPDS ait été initialement conçue comme une mesure unidimensionnelle du risque dépressif global produisant un score unique, les analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) publiées au cours des trois dernières décennies révèlent une structure multidimensionnelle plus nuancée :

Modèle bifactoriel et tri-factoriel

La plupart des études factorielles contemporaines (notamment Tuohy & McVey, 2008 ; Phillips et al., 2009) s’accordent sur l’existence de deux ou trois facteurs sous-jacents :

  • Facteur Dépression / Anhédonie : Composé principalement des items 1 et 2 (anhédonie) ainsi que des items 7, 8 et 9 (tristesse, pleurs, troubles du sommeil). Ce facteur présente les saturations les plus fortes sur la variance commune du construit dépressif (saturations factorielles couramment comprises entre 0,65 et 0,85).
  • Facteur Anxiété (EPDS-3A / EPDS-Anxiety) : Constitué des items 4, 5 et parfois 3. Les saturations factorielles pour ces items dépassent fréquemment 0,70 sur une dimension d’anxiété distincte. Plusieurs équipes cliniques utilisent la somme des items 3, 4 et 5 comme sous-échelle de dépistage spécifique de l’anxiété périnatale.
  • Facteur Sentiment de dépassement / Culpabilité : Isolé dans certaines modélisations tri-factorielles, regroupant les items 3 et 6, illustrant la perte de contrôle perçue face aux exigences maternelles.

En modélisation par équations structurelles, le modèle hiérarchique (ou bifactoriel) incluant un facteur général de détresse psychologique périnatale dominant et deux facteurs spécifiques (Dépression et Anxiété) offre généralement les meilleurs indices d’ajustement statistique (RMSEA < 0,05 ; CFI > 0,95).

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type d’évaluation : Auto-questionnaire de dépistage psychométrique (self-report screening questionnaire).
  • Population cible : Femmes enceintes (dépistage prénatal) et mères au cours de la première année suivant l’accouchement (post-partum). Utilisable également, sous réserve d’adaptation des normes, chez les pères.
  • Nombre d’items : 10 items univoques rédigés en langage accessible.
  • Format de réponse : Échelle de Likert spécifique en 4 points, graduée de 0 à 3 points. Les ancrages textuels sont adaptés individuellement à chaque énoncé pour refléter la fréquence ou l’intensité du symptôme.
  • Fenêtre temporelle d’évaluation : Les 7 derniers jours révolus (incluant le jour de passation).
  • Règles de cotation :
    • Score total théorique variant de 0 à 30 points.
    • Codage standard (0 à 3) : Pour les items 3, 5, 6, 7, 8, 9 et 10, la réponse du haut correspond à la sévérité maximale ou intermédiaire et la réponse du bas à l’absence de symptôme (ou inversement selon la présentation graphique originale ; les points attribués s’échelonnent systématiquement de 0 pour l’absence de pathologie à 3 pour la détresse maximale).
    • Codage inversé (Reverse scored) : Les items 1, 2 et 4 sont cotés à rebours par rapport à la formulation textuelle afin que le score de 0 corresponde toujours à l’absence de plainte et 3 à la sévérité maximale.
  • Seuils d’interprétation clinique :
    • Score de 0 à 9 : Situation habituelle, probabilité très faible d’épisode dépressif caractérisé.
    • Score de 10 à 11 / 12 : Risque dépressif léger à modéré ; surveillance recommandée, réévaluation conseillée sous 2 semaines.
    • Score ≥ 12 ou 13 : Forte probabilité d’épisode dépressif majeur (environ 80 % de probabilité diagnostique). Nécessite une évaluation clinique formelle immédiate.
    • Item 10 positif (> 0) : Alerte sentinelle absolue d’idéation suicidaire, imposant une évaluation psychiatrique urgente indépendamment du score total obtenu.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de conception et publication originale : 1987.
  • Détenteurs des droits : Le Royal College of Psychiatrists et les auteurs originaux (Cox, Holden, & Sagovsky).
  • Conditions d’utilisation et politique tarifaire : L’EPDS relève du domaine public clinique pour un usage non commercial. L’échelle peut être reproduite et utilisée gratuitement par les professionnels de santé, les maternités et les chercheurs sans versement de redevance, à condition expresse de ne pas altérer le libellé des énoncés et de citer systématiquement la source princeps (Cox et al., 1987). Tout usage commercial ou intégration dans des progiciels propriétaires payants requiert une autorisation écrite préalable de l’éditeur scientifique.

12. Références / References

Cox, J. L., Holden, J. M., & Sagovsky, R. (1987). Detection of postnatal depression: Development of the 10-item Edinburgh Postnatal Depression Scale. British Journal of Psychiatry, 150(6), 782-786. https://doi.org/10.1192/bjp.150.6.782

Guedeney, N., & Jay, B. (1988). Traduction française et validation préliminaire de l’Edinburgh Postnatal Depression Scale (EPDS). Devenir, 1(4), 1-15.

Milgrom, J., Mendelsohn, J., & Gemmill, A. W. (2011). Does screening for postnatal depression in routine primary care make a difference? Australian and New Zealand Journal of Psychiatry, 45(6), 469-480. https://doi.org/10.3109/00048674.2011.580722

Milgrom, J., Ericksen, J., Negri, L., & Gemmill, A. W. (2005). Screening for postnatal depression in routine primary care: Properties of the EPDS in an Australian sample. Australian and New Zealand Journal of Psychiatry, 39(9), 833-839. https://doi.org/10.1080/j.1440-1614.2005.01675.x

Phillips, J., Charles, M., Sharpe, L., & Matthey, S. (2009). Validation of the subscales of the Edinburgh Postnatal Depression Scale in a sample of women with babies aged 0–12 months. Journal of Affective Disorders, 118(1-3), 101-112. https://doi.org/10.1016/j.jad.2009.02.001

Tuohy, A., & McVey, C. (2008). Subscales measuring symptoms of non-specific depression, anhedonia, and anxiety in the Edinburgh Postnatal Depression Scale. Journal of Nervous and Mental Disease, 196(1), 63-69. https://doi.org/10.1097/NMD.0b013e31815fa4bf

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Instructions / Directions: As you are pregnant or have recently had a baby, we would like to know how you are feeling. Please check the answer that comes closest to how you have felt IN THE PAST 7 DAYS, not just how you feel today.
Response Scale: 4-point scale scored 0 to 3 with item-specific response options
Scoring / Reverse Items: Items are scored 0, 1, 2, or 3 according to increased severity of the symptom. Items 1, 2, and 4 are reverse scored (marked 0, 1, 2, 3 from top to bottom where top indicates absence of symptoms), while items 3, 5, 6, 7, 8, 9, and 10 are scored 0, 1, 2, 3 from top to bottom where bottom indicates presence of symptoms. Total score ranges from 0 to 30, with scores >= 10 or >= 12/13 indicating possible depression. Item 10 addresses suicidal ideation and requires immediate follow-up if endorsed.
1

I have been able to laugh and see the funny side of things
2

I have looked forward with enjoyment to things
3

I have blamed myself unnecessarily when things went wrong
4

I have been anxious or worried for no good reason
5

I have felt scared or panicky for no very good reason
6

Things have been getting on top of me
7

I have been so unhappy that I have had difficulty sleeping
8

I have felt sad or miserable
9

I have been so unhappy that I have been crying
10

The thought of harming myself has occurred to me
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Looti, M. (2026, octobre 16). Échelle de dépression postnatale d’Édimbourg (EPDS). Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-depression-postnatale-dedimbourg-epds-3
Looti, Mohammed. “Échelle de dépression postnatale d’Édimbourg (EPDS).” Base de données de psychologie en français, 16 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-depression-postnatale-dedimbourg-epds-3.
Looti, Mohammed. “Échelle de dépression postnatale d’Édimbourg (EPDS).” Base de données de psychologie en français. octobre 16, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-depression-postnatale-dedimbourg-epds-3.