Échelle de croyance en une vie après la mort

Découvrez l’Échelle de croyance en une vie après la mort (BA Scale) conçue par Osarchuk et Tatz (1973) : cadre théorique, fidélité, validité expérimentale et cotation des items originaux.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 17, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 17, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Échelle de croyance en une vie après la mort (Belief in Afterlife Scale, ou échelle BA), élaborée initialement par Michael Osarchuk et Sherman J. Tatz en 1973, constitue l’un des instruments psychométriques pionniers conçus pour évaluer quantitativement l’adhésion d’un individu à l’idée que l’existence ou la conscience humaine perdure, sous quelque modalité que ce soit, au-delà de la mort physique et biologique de l’organisme. Contrairement aux échelles confessionnelles traditionnelles qui évaluent l’adhésion à des dogmes théologiques spécifiques (tels que le paradis chrétien, le jugement dernier ou le purgatoire), l’échelle BA a été intentionnellement construite de manière trans-théologique et non confessionnelle : les formulations de ses items permettent de mesurer aussi bien la conviction d’un chrétien orthodoxe, d’un tenant de la métempsycose ou de la réincarnation bouddhiste et hindouiste, que celle d’un spiritualiste séculier.

L’instrument se décline en deux formes parallèles de 10 énoncés chacune (Forme A et Forme B), conçues pour les plans de recherche expérimentaux de type prétest-posttest. Chaque forme se compose d’énoncés orientés positivement et d’items inversés (sept items inversés pour la Forme A et six pour la Forme B), mesurés à l’aide d’une échelle de Likert continue allant de 0 (« désaccord total ») à 10 (« accord total »). Le score global s’obtient par la sommation des réponses après inversion des items matérialistes ou annihilationnistes, un score élevé témoignant d’une forte conviction en la persistance post-mortem.

Sur le plan métrologique, l’échelle présente une consistance interne satisfaisante (alpha de Cronbach rapporté de 0,89 dans des travaux empiriques) et une forte réactivité expérimentale dans le cadre de la manipulation de la saillance de la mortalité. L’outil a largement contribué à la recherche en psychologie sociale expérimentale, en thanatologie et en psychologie de la religion, notamment pour tester les hypothèses dérivées de la théorie de la gestion de la terreur et pour examiner les mécanismes d’adaptation face au deuil traumatique.

2. Mots-clés / Keywords

Croyance en une vie après la mort, thanatologie psychologique, anxiété de mort, théorie de la gestion de la terreur, échelle de Likert, psychométrie, immortalité symbolique, deuil, finitude humaine, attitudes envers la mort, psychologie sociale, défense existentielle, adaptation cognitive, Michael Osarchuk, Sherman J. Tatz.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été conçue et standardisée par :

  • Michael Osarchuk, Ph.D. : Chercheur en psychologie sociale et clinique, affilié au C. W. Post Center de la Long Island University (Brookville, New York, États-Unis) lors des travaux de conception princeps de 1973.
  • Sherman J. Tatz, Ph.D. : Professeur de psychologie au Department of Psychology du C. W. Post Center, Long Island University (États-Unis), spécialiste de l’évaluation comportementale, de la motivation et des processus expérimentaux de la personnalité.

Les correspondances académiques historiques relatives à la validation initiale de l’instrument étaient rattachées au département de psychologie de la Long Island University.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’Échelle de croyance en une vie après la mort est de fournir une mesure psychométrique rigoureuse, standardisée et sensible aux variations expérimentales du degré d’assentiment d’un individu à l’hypothèse de la survie de la conscience après la mort corporelle. Historiquement, l’évaluation des attitudes relatives à la mort était quasi exclusivement dominée par la mesure de l’anxiété de mort (death anxiety) ou de la peur de la mort, appréhendées à travers des prismes psychopathologiques ou psychanalytiques. Osarchuk et Tatz ont identifié une lacune conceptuelle majeure : l’absence d’un instrument ciblant spécifiquement la croyance métaphysique en une continuité existentielle en tant que système d’adaptation et rempart cognitif face au néant.

Sur le plan de la justification théorique, les concepteurs cherchaient à tester expérimentalement l’hypothèse selon laquelle la croyance en une vie future ne représente pas un trait figé et purement descriptif, mais fonctionne comme un mécanisme dynamique de défense cognitive. Face à l’activation d’une menace de mort imminente (death threat), les individus disposant déjà d’une croyance préalable en une vie après la mort ont tendance à renforcer et à consolider cette croyance pour restaurer leur équilibre homéostatique et juguler la détresse existentielle.

Dans le domaine de la recherche fondamentale et des applications cliniques, l’échelle BA remplit plusieurs fonctions primordiales :

  • Thanatologie et psychologie existentielle : Elle permet d’examiner comment les croyances métaphysiques modulent l’angoisse de mort, l’acceptation de la finitude biologique et l’adaptation à la phase terminale de la vie.
  • Recherche en psychologie sociale expérimentale : L’outil sert de variable dépendante ou indépendante dans les protocoles manipulant la saillance de la mortalité (notamment dans la lignée de la théorie de la gestion de la terreur), afin de déterminer les répercussions de la peur de la mort sur la stigmatisation des groupes minoritaires, l’altruisme ou la rigidité idéologique.
  • Psychologie du deuil et soins palliatifs : Appliquée à des populations endeuillées, notamment à la suite de deuils soudains ou traumatiques (accidents, homicides, suicides), l’échelle permet d’évaluer le rôle protecteur (« effet tampon ») de la croyance en une vie future contre la dépression, le sentiment d’abandon ou les idéations suicidaires (Smith, Range & Ulmer, 1992).
  • Psychologie différentielle et religieuse : Elle autorise l’investigation des différences intergroupes selon l’affiliation spirituelle, le genre ou l’âge, sans introduire de biais dogmatique lié à un rituel ou une église particulière.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par l’échelle BA est la croyance générale en la continuité post-mortem de la vie. Ce construit est conceptualisé comme unidimensionnel sur le plan structural, bien qu’il s’articule autour de la tension dialectique entre l’affirmation de la continuité de l’être et son antithèse philosophique : le matérialisme physicaliste et l’annihilationnisme ontologique.

Spécificité et indépendance confessionnelle

Contrairement aux outils mesurant la religiosité intrinsèque ou l’orthodoxie dogmatique (qui intègrent des notions comme le péché, la résurrection des corps, le châtiment divin ou la rédemption christique), le construit de l’échelle BA est délibérément épuré de tout élément liturgique ou institutionnel. Un score élevé peut tout aussi bien traduire :

  • Une eschatologie chrétienne, musulmane ou juive classique (survie de l’âme dans un au-delà spirituel) ;
  • Une doctrine métaphysique orientale (cycle des réincarnations, transmigration des âmes) ;
  • Un spiritualisme humaniste séculier (persistance d’une énergie vitale ou d’une conscience désincarnée dans le cosmos).

Pôles du construit

Le construit s’articule entre deux pôles antinomiques :

  • Le pôle d’affirmation de la continuité post-mortem : Il englobe la conviction intime que la mort corporelle n’est qu’une transition, que les défunts demeurent conscients ou présents sous une autre forme, et que des retrouvailles ultérieures avec les personnes aimées demeurent possibles (par exemple, l’énoncé « In the premature death of someone close, some comfort can be found in knowing that in some way the deceased is still existing »).
  • Le pôle de la finitude terminale et du matérialisme : Il postule que la matière organique constitue l’unique réalité de l’être humain et que la cessation des fonctions physiologiques entraîne l’annihilation définitive et irrémédiable de l’identité et de la conscience personnelle. Ce pôle est illustré par des énoncés tels que « Earthly existence is the only existence we have » ou « Humans die in the sense of ‘ceasing to exist’ ». Les items reflétant cette perspective sont cotés de manière inversée afin d’alimenter une dimension linéaire continue d’acceptation de l’après-vie.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’ancrage théorique de l’échelle s’inscrit au carrefour de la psychologie existentielle, de la théorie de la dissonance cognitive de Festinger et des théories psychodynamiques relatives à l’angoisse de mort, qui ont plus tard servi de socle à la théorie de la gestion de la terreur (Terror Management Theory, TMT) introduite par Jeff Greenberg, Sheldon Solomon et Tom Pyszczynski.

Le modèle de l’angoisse de mort et du déni de la mortalité

Dans l’approche développée par Ernest Becker dans son ouvrage fondateur The Denial of Death (1973), l’être humain se caractérise par une contradiction existentielle tragique : il est doté d’une conscience réflexive supérieure capable d’anticiper le futur, mais il est en même temps enfermé dans un corps biologique voué à la décomposition et au trépas inéluctable. Cette prise de conscience suscite une angoisse existentielle potentiellement paralysante.

Pour neutraliser cette terreur, les cultures humaines élaborent des systèmes de sens et des mythes d’« immortalité littérale » (la survie de l’âme, la résurrection, l’au-delà) ou d’« immortalité symbolique » (l’héritage culturel, les enfants, les œuvres d’art). Osarchuk et Tatz ont opérationnalisé cette fonction régulatrice : la croyance en une vie après la mort agit comme un système de compensation psychologique permettant d’atténuer la menace subjective liée à la destruction corporelle.

L’activation expérimentale de la menace

Le paradigme expérimental original d’Osarchuk et Tatz (1973) postulait que si la croyance en l’au-delà fonctionne comme un mécanisme de défense psychologique contre la terreur de la mort, alors l’induction directe d’une saillance de la mortalité (par l’exposition à des statistiques de mortalité juvénile et des images de cadavres) devait provoquer un renforcement sélectif de cette croyance chez les sujets prédisposés (haut niveau de croyance initial). En revanche, une menace non liée à la mort (menace d’électrochocs physiques douloureux) ou une situation témoin ne devaient pas susciter une telle exacerbation. Cette conceptualisation a posé les jalons empiriques démontrant que les croyances religieuses et eschatologiques opèrent comme des boucliers cognitifs actifs modulés par la perception du danger existentiel.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de l’Échelle de croyance en une vie après la mort a été étayée par de multiples études empiriques portant sur la validité de construit, la validité convergente et la réactivité expérimentale.

Validité expérimentale et de construit

Dans l’étude princeps d’Osarchuk et Tatz (1973), la validité de construit a été documentée via un devis expérimental rigoureux comparant des groupes à score initial bas versus élevé à l’échelle BA. Les participants ont été assignés au hasard à trois conditions : menace de mort (statistiques et photographies d’accidents mortels), menace physique non létale (anticipation de chocs électriques intenses) ou condition contrôle (manipulation d’un jeu pour enfants). L’analyse des scores différentiels (posttest moins prétest) a mis en évidence une interaction statistiquement significative : seul le sous-groupe caractérisé à la fois par une forte croyance initiale en l’au-delà et exposé à la menace de mort a manifesté une augmentation substantielle de son score (gain moyen de 9,5 points sur l’échelle), confirmant la fonction défensive du construit face au rappel de la mortalité.

Validité convergente et critères externes

Osarchuk et Tatz (1973) ont également rapporté une corrélation hautement significative entre les scores obtenus à l’échelle BA et une auto-évaluation directe par les sujets de leur degré de croyance en une vie future, mesurée sur une échelle visuelle analogique de 1 à 100 par paliers de 5 points :

r(309) = 0,428, p < 0,001

Dans une étude menée auprès de 300 étudiants d’âge universitaire, Berman et Hays (1973) ont établi une corrélation significative entre la Forme A de l’échelle BA et l’échelle d’angoisse de mort de Lester (1967) :

r = 0,24, p < 0,01

Ce résultat confirme qu’une anxiété plus prononcée quant à la mortalité est corrélée de manière positive à la mobilisation cognitive de croyances en un prolongement de la vie.

Kurlychek (1976) a examiné les propriétés de l’échelle auprès d’une population gériatrique de 40 participants âgés de 60 ans et plus, en administrant conjointement l’échelle multidimensionnelle de peur de la mort de Collett et Lester (1969). Les analyses ont révélé une relation statistiquement significative entre l’échelle BA et la sous-échelle de « Peur de la mort d’autrui » (Fear of Death of Others) :

r = 0,44, p < 0,01

En revanche, aucune association significative n’a été constatée avec les sous-échelles évaluant la peur de sa propre mort ou de sa propre agonie. Kurlychek a théorisé ce résultat en soulignant que le décès d’autrui constitue la manifestation la plus concrète et irréfutable de la réalité de la mort, agissant dès lors comme un inducteur majeur de la recherche d’un réconfort dans l’après-vie.

Validité discriminante et études ultérieures

Des recherches ultérieures ont néanmoins documenté la complexité du construit. Littlefield et Fleming (1984), utilisant un paradigme prétest-posttest chez 87 étudiants exposés à un film de mort par le feu, ont constaté une diminution du score BA dans le groupe exposé à la menace de mort, suggérant que des stimuli traumatiques extrêmes peuvent déstabiliser les défenses cognitives habituelles. Schoenrade (1989), auprès de 100 étudiants chrétiens confrontés à un scénario immersif d’écoute décrivant leur propre mort inattendue, a observé une hausse des perspectives positives et négatives face à la mort sur l’échelle de Spilka et al. (1977), mais sans modification parallèle des scores à l’échelle BA, illustrant la spécificité de la mesure par rapport à des échelles globales d’attitude face à la finitude.

8. Fidélité / Reliability

Bien que l’article princeps d’Osarchuk et Tatz (1973) n’ait pas publié d’analyses détaillées de consistance interne, la stabilité métrologique de l’instrument a pu être corroborée par les données normatives recueillies et par des investigations indépendantes.

Équivalence des formes parallèles

Lors de la phase de prétest chez 311 étudiants d’introduction à la psychologie (156 ayant complété la Forme A et 155 la Forme B), les paramètres descriptifs étaient remarquablement proches, attestant d’une excellente comparabilité des deux formes :

  • Forme A : Moyenne (M) = 53,00 ; Écart-type (SD) = 24,41
  • Forme B : Moyenne (M) = 51,00 ; Écart-type (SD) = 25,57

La moyenne consolidée across-forms s’élevait à 52, démontrant une répartition symétrique autour du point médian théorique de l’échelle (qui s’étend de 0 à 100 points au total).

Consistance interne

Dans une recherche empirique menée par Casebolt (1992) portant sur les effets de la gestion de la terreur et la dévalorisation des victimes du sida chez 60 étudiants, la Forme A de l’échelle BA a été soumise à une analyse de cohérence interne. Le coefficient alpha de Cronbach obtenu était de :

α = 0,89

Cette valeur élevée dénote une excellente homogénéité des items et confirme que les dix énoncés convergent efficacement vers l’évaluation d’un construit psychologique unifié.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La conception initiale de l’instrument par Osarchuk et Tatz a reposé sur une démarche classique de sélection d’items par discrimination des groupes extrêmes plutôt que sur une analyse factorielle confirmatoire moderne, celle-ci n’étant pas encore généralisée au début des années 1970.

Processus de sélection et dérivation des formes

Le protocole de standardisation a débuté par l’administration d’un pool initial de 50 propositions relatives à la croyance ou à la non-croyance en une survie post-mortem à un échantillon de dérivation de 169 étudiants (hommes et femmes) du C. W. Post Center :

  • Un score total d’assentiment a été calculé pour chaque participant sur l’ensemble des 50 items.
  • Les chercheurs ont isolé les 20 % de sujets ayant obtenu les scores les plus élevés et les 20 % ayant obtenu les scores les plus faibles.
  • Les 20 items présentant le pouvoir de discrimination statistique le plus élevé entre ces deux groupes extrêmes ont été retenus.
  • Ces 20 items retenus ont ensuite été répartis de manière aléatoire en deux listes parallèles équilibrées de 10 items chacune, formant ainsi la Forme A et la Forme B.

Structure sous-jacente

Bien que l’échelle soit traitée dans la littérature comme unidimensionnelle, l’examen sémantique de son contenu révèle deux sous-grappes conceptuelles complémentaires :

  • Dimension affirmative directe : Formulation d’une certitude ou d’une preuve de l’existence d’une vie après la mort (ex. : consensus populaire ou scientifique, réconfort face à la perte).
  • Dimension d’annihilation existentielle (items inversés) : Affirmation que la mort physique correspond à l’extinction complète de l’être, adhésion à la thèse de l’absurdité ou de l’inconnaissabilité totale de l’après-vie.

L’asymétrie volontaire dans la répartition des items inversés (7 items inversés dans la Forme A et 6 dans la Forme B) a été spécifiquement conçue pour contrer le biais d’acquiescement chez les répondants.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation psychologique (self-report inventory).
  • Format d’administration : Papier-crayon ou passation informatisée / numérique ; administration individuelle ou collective.
  • Temps de passation : Environ 3 à 5 minutes par forme.
  • Nombre d’items : 10 items par forme (Forme A et Forme B comportent chacune 10 propositions distinctes).
  • Échelle de réponse : Échelle de Likert continue en 11 points, graduée de 0 (Total disagreement / « Désaccord total ») à 10 (Total agreement / « Accord total »). Des adaptations ultérieures ont employé des échelles en 5 points (de 1 à 5, ex. : Smith et al., 1992) ou en 11 points allant de 1 à 11 (Schoenrade, 1989).
  • Modalités de cotation :
    • Inversion des items marqués d’un astérisque (*) indiquant le rejet de la vie après la mort. Sur l’échelle princeps 0-10, la conversion s’effectue selon la formule : Score_inversé = 10 - Réponse_brute.
    • Sommation de l’ensemble des 10 items (après inversion). Le score total brut varie de 0 à 100.
    • Alternativement, calcul d’un score moyen d’accord allant de 0 à 10 (ou de 1 à 5 selon la variante d’échelle utilisée).
    • Interprétation : Un score élevé reflète une adhésion ferme et inconditionnelle à la survie de la conscience après la mort ; un score faible traduit un matérialisme strict et la conviction que la mort marque la fin définitive de toute existence.
  • Niveau de lecture et prérequis : Registre linguistique soutenu, impliquant un vocabulaire élaboré et des concepts abstraits (mentions d’existentialistes, de néant, d’incompréhensibilité). L’outil est strictement réservé aux adultes et étudiants avancés ; il est inadapté aux jeunes enfants ou aux populations présentant un faible niveau d’alphabétisation.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de parution originale : 1973.
  • Statut du copyright : L’article princeps a été publié dans le Journal of Personality and Social Psychology, revue sous copyright de l’American Psychological Association (APA).
  • Conditions d’utilisation et permissions : Les items de l’échelle ont été rendus publics dans les travaux de recherche fondateurs d’Osarchuk et Tatz (1973). L’utilisation de l’instrument est généralement libre de droits à des fins d’enseignement, de recherche académique et de travaux scientifiques non commerciaux, sous réserve d’une citation adéquate des auteurs d’origine selon les normes bibliographiques internationales.
  • Tarification : L’instrument ne fait l’objet d’aucun coût d’acquisition ou redevance commerciale pour les chercheurs et praticiens indépendants.

12. Références / References

  • Becker, E. (1973). The Denial of Death. Free Press.
  • Berman, A. L., & Hays, J. E. (1973). Relation between death anxiety, belief in afterlife, and locus of control. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 41(2), 318. https://doi.org/10.1037/h0035123
  • Casebolt, J. (1992). The effect of terror management and the threatening or bolstering of afterlife beliefs on attributional derogation of AIDS victims [Données brutes non publiées]. University of Kansas.
  • Collett, L. J., & Lester, D. (1969). The fear of death and the fear of dying. Journal of Psychology, 72(2), 179–181. https://doi.org/10.1080/00223980.1969.10543496
  • Kurlychek, R. T. (1976). Level of belief in afterlife and four categories of fear of death in a sample of 60+-year-olds. Psychological Reports, 38(1), 228. https://doi.org/10.2466/pr0.1976.38.1.228
  • Lester, D. (1967). Fear of death of suicidal persons. Psychological Reports, 20(3), 1077–1078. https://doi.org/10.2466/pr0.1967.20.3.1077
  • Littlefield, C., & Fleming, S. (1984). Measuring fear of death: A multidimensional approach. Omega: Journal of Death and Dying, 15(2), 131–138. https://doi.org/10.2190/7MKM-W29H-7H56-425U
  • Osarchuk, M., & Tatz, S. J. (1973). Effect of induced fear of death on belief in afterlife. Journal of Personality and Social Psychology, 27(2), 256–260. https://doi.org/10.1037/h0034774
  • Schoenrade, P. A. (1989). When I die… : Belief in afterlife as a response to mortality. Personality and Social Psychology Bulletin, 15(1), 91–100. https://doi.org/10.1177/0146167289151009
  • Smith, P. G., Range, L. M., & Ulmer, A. (1992). Belief in afterlife as a buffer in suicidal and other bereavement. Omega: Journal of Death and Dying, 24(3), 217–225. https://doi.org/10.2190/VNW3-2D9U-N604-D07T
  • Spilka, B., Stout, L., Minton, B., & Sizemore, D. (1977). Death and personal faith: A psychometric investigation. Journal for the Scientific Study of Religion, 16(2), 169–178. https://doi.org/10.2307/1385747

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Belief in Afterlife (BA) Scale — Form A

Response format: Likert scale from 0 (Total disagreement) to 10 (Total agreement).

  1. Earthly existence is the only existence we have.*
  2. In the premature death of someone close, some comfort can be found in knowing that in some way the deceased is still existing.
  3. Humans die in the sense of « ceasing to exist. »*
  4. The idea of there existing somewhere some sort of afterlife is beyond my comprehen- sion.*
  5. We will never be united with those deceased whom we knew and loved.*
  6. There must be an afterlife of some sort.
  7. Some existentialists claim that when man dies he ceases to exist: I agree.*
  8. The following statement is true: « There is no such thing as a life after death. »*
  9. Millions of people believe in a life after death: they are correct in so believing.
  10. Enjoy yourself on earth, for death signals the end of all existence.*

* Indicates reverse-scored items (Reverse scoring: 10 – original response).

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Looti, M. (2026, octobre 17). Échelle de croyance en une vie après la mort. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-croyance-en-une-vie-apres-la-mort
Looti, Mohammed. “Échelle de croyance en une vie après la mort.” Base de données de psychologie en français, 17 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-croyance-en-une-vie-apres-la-mort.
Looti, Mohammed. “Échelle de croyance en une vie après la mort.” Base de données de psychologie en français. octobre 17, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-croyance-en-une-vie-apres-la-mort.