Échelle de croyance en l’intervention divine

L’Échelle de croyance en l’intervention divine (BOIS; Degelman & Lynn, 1995) évalue la croyance en l’action causale directe de Dieu dans la santé, la nature et la vie quotidienne. Analyse détaillée de sa structure, de sa validité et de sa fidélité psychométrique.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 17, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 17, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’Échelle de croyance en l’intervention divine (en anglais, Belief in Divine Intervention Scale ou BOIS) est un instrument psychométrique développé par Douglas Degelman et Don Lynn en 1995 au sein du Journal of Psychology and Theology. Cette échelle a été conçue pour évaluer de manière standardisée et parcimonieuse la propension d’un individu à attribuer des événements concrets de l’existence — qu’il s’agisse de guérisons physiques, de phénomènes météorologiques extrêmes ou de communications personnelles — à une action directe et surnaturelle de Dieu. Composée de 6 items sélectionnés à partir d’un ensemble initial de 10 énoncés, la BOIS repose sur une structure strictement unidimensionnelle où chaque énoncé reflète la croyance en un engagement divin actif et tangible dans le monde temporel.

Le format de réponse utilise une échelle d’évaluation bipolaire en 6 points, exempte de point médian neutre, allant de « fortement en désaccord » (-3) à « fortement d’accord » (+3), ou transposée sur une cotation de 1 à 6 pour les besoins d’analyse quantitative. Sur le plan psychométrique, l’instrument démontre une consistance interne remarquable, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant entre .898 au sein d’une population universitaire laïque générale et .924 au sein d’une cohorte universitaire chrétienne évangélique, pour un coefficient global combiné de .910. Les analyses en composantes principales confirment l’unidimensionnalité robuste du construit, avec des saturations factorielles très élevées comprises entre .811 et .845. Bien que l’instrument présente une excellente sensibilité au sein des populations hétérogènes, les auteurs ont mis en évidence un net effet de plafond chez les populations religieuses homogènes et conservatrices, limitant la discrimination fine à l’extrémité supérieure du spectre théologique. L’échelle constitue néanmoins un outil de référence pour la psychologie de la santé, la psychologie sociale des croyances et les études d’attribution causale religieuse.

2. Mots-clés / Keywords

psychométrie, croyance en l’intervention divine, psychologie de la religion, attributions causales surnaturelles, échelle BOIS, guérison divine, théodicée, lieu de contrôle externe, cognition religieuse, Douglas Degelman, Don Lynn, unidimensionnalité, coping religieux, transcendance divine, études quantitatives de la foi.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été développée et validée par :

  • Douglas Degelman, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie à la Vanguard University of Southern California (anciennement Southern California College, Costa Mesa, Californie, États-Unis). Spécialiste de la psychologie cognitive, de la méthodologie de recherche et de l’intégration entre psychologie et théologie.
  • Don Lynn, M.A. : Chercheur et collaborateur au département de psychologie du Southern California College (Vanguard University), impliqué dans les recherches empiriques relatives à la cognition religieuse et aux croyances contemporaines aux miracles.

Les correspondances académiques originales relatives au développement de l’échelle ont été gérées au sein du Department of Psychology, Southern California College, 55 Fair Drive, Costa Mesa, CA 92626, États-Unis.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de la Belief in Divine Intervention Scale (BOIS) est de fournir une mesure quantitative, brève et psychométriquement rigoureuse de la croyance personnelle en l’intervention directe de la divinité dans les affaires humaines et les processus naturels. Alors que de nombreuses échelles en psychologie de la religion évaluent la religiosité générale, l’affiliation institutionnelle, la fréquence de la prière ou l’orientation religieuse intrinsèque versus extrinsèque, la BOIS isole une dimension théologique et cognitive spécifique : l’adhésion à l’idée que Dieu n’est pas une entité cosmique distante, mais un agent causal actif qui suspend, influe ou modifie le cours naturel des événements terrestres.

Justification théorique et utilité empirique

Dans la littérature scientifique antérieure à la publication de Degelman et Lynn en 1995, la plupart des instruments traitant de l’action divine étaient soit circonscrits à des domaines spécifiques — comme la santé infantile ou la gestion médicale des maladies chroniques (par exemple, la Child Improvement Locus of Control scales de DeVellis et al., 1985) —, soit intégrés dans des cadres théologiques complexes et multifactoriels peu adaptés à des enquêtes rapides. Les chercheurs avaient besoin d’un instrument capable de trancher clairement entre une vision du monde déiste (où Dieu a créé l’univers mais n’intervient plus dans son fonctionnement régulier) et une vision du monde théiste interventionniste (où Dieu réalise des guérisons miraculeuses, prévient des catastrophes naturelles et communique de manière personnalisée par des songes ou des révélations).

Applications en recherche et en pratique clinique

La BOIS trouve des applications majeures dans plusieurs domaines interdisciplinaires :

  • Psychologie de la santé et médecine comportementale : Comprendre comment les patients atteints de pathologies engageant le pronostic vital (telles que le cancer mentionné explicitement dans l’item 1) conçoivent leur traitement médical par rapport à l’attente d’une intervention miraculeuse. Cette croyance peut moduler l’adhésion thérapeutique, la détresse existentielle et le recours aux médecines alternatives.
  • Psychologie clinique et psychiatrie transculturelle : Différencier les convictions religieuses partagées et normatives concernant la communication divine (par exemple, entendre la voix de Dieu ou recevoir des songes prophétiques) des délires mystiques ou d’expériences psychotiques d’injonction.
  • Psychologie sociale et gestion des catastrophes : Examiner les attributions causales lors d’événements météorologiques catastrophiques (ouragans, inondations), ainsi que les attitudes citoyennes face au changement climatique et aux politiques publiques d’atténuation.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par la BOIS est la croyance en l’intervention divine, conceptualisée comme une dimension psychologique unitaire et continue. Ce construit reflète le degré selon lequel un individu accorde à Dieu un pouvoir d’agir causal, délibéré et immédiat sur la réalité physique, biologique et psychologique des êtres humains.

Les facettes sous-jacentes du construit unitaire

Bien que l’analyse factorielle démontre formellement que l’instrument est strictement unidimensionnel, le pool d’items a été construit de manière à échantillonner de façon équilibrée quatre domaines d’action divine observables :

1. La guérison divine physique (Items 1 et 5)

Cette composante interroge la croyance en la suspension des lois de la physiologie et de la biologie par une action miraculeuse réparatrice. L’item 1 ancre cette réalité dans le contexte clinique contemporain des maladies graves (« God sometimes directly intervenes to heal individuals of diseases like cancer »), tandis que l’item 5 (inversé) explore le rejet du cessationnisme théologique (« Real miracles of healing from God do not occur today »). Le cessationnisme est la doctrine chrétienne soutenant que les miracles ont cessé après l’âge apostolique, doctrine catégoriquement rejetée par les croyants charismatiques et pentecôtistes.

2. La communication divine directe et onirique (Items 2 et 6)

Le construit englobe la conviction d’une interaction épistémique et personnelle entre Dieu et l’individu. L’item 2 cible la communication directe (« God sometimes communicates directly with individuals »), postulant une divinité relationnelle et interactive. L’item 6 opérationnalise un canal historique et biblique spécifique d’interaction : la transmission de messages à travers le sommeil et les rêves (« God sometimes uses dreams to communicate with us »).

3. Le contrôle sur l’environnement naturel (Item 4)

Cette facette évalue la croyance en la souveraineté divine sur les lois physiques de la météorologie et du cosmos (« God sometimes directly intervenes to change the course of damaging weather conditions like hurricanes »). Elle fait écho aux récits bibliques d’apaisement des tempêtes et renvoie à la croyance que les phénomènes catastrophiques ne sont pas purement stochastiques mais restent sous la gouvernance potentielle de la volonté divine.

4. La posture ontologique globale d’immanence versus non-interventionnisme (Item 3)

Formulé sous une forme négative générale (« God does not intervene directly in our lives »), cet item inversé sert de pivot pour évaluer l’orientation existentielle fondamentale du sujet. Une réponse en accord avec cet item traduit un déisme philosophique ou un scepticisme religieux, considérant que le quotidien des êtres humains obéit exclusivement aux forces biologiques, sociales et psychologiques profanes sans recours providentiel.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’élaboration de la BOIS s’enracine dans la convergence de deux courants majeurs de la psychologie contemporaine : la théorie générale de l’attribution appliquée à la religion et la psychologie du lieu de contrôle (locus of control).

La théorie de l’attribution en psychologie de la religion

Développée notamment par Bernard Spilka, Phillip Shaver et Lee Kirkpatrick (1985), la théorie générale de l’attribution soutient que les individus cherchent constamment à donner du sens, de la prévisibilité et du contrôle à leur environnement. Face à des événements inattendus, tragiques ou hautement désirables (une rémission spontanée d’un cancer, la survie après une catastrophe naturelle), les individus déploient deux répertoires d’explication : les attributions naturalistes (biologiques, médicales, probabilistes) et les attributions surnaturelles.

Comme l’avaient déjà théorisé Ritzema (1979) ainsi que Ritzema et Young (1983) à travers le concept de God as Causal Agent, l’attribution d’un événement à Dieu dépend de schémas cognitifs préexistants. La BOIS opérationnalise directement l’intensité et la disponibilité de ce schéma d’attribution divine. Pour le sujet obtenant un score élevé à la BOIS, l’hypothèse de l’agent divin constitue la première grille de lecture herméneutique de l’expérience vécue.

Le lieu de contrôle et la notion de contrôle secondaire

Un autre pilier théorique réside dans les travaux d’Helena Levenson (1981) sur la multidimensionnalité du lieu de contrôle (internalité, autrui puissant, chance) et le modèle de contrôle perçu de Rothbaum, Weisz et Snyder (1982). Lorsque le contrôle primaire (la capacité de modifier directement les circonstances par ses propres actions) s’effondre face à la maladie incurable ou aux aléas climatiques, l’individu fait appel à un contrôle secondaire vicariant : s’aligner sur une entité suprême toute-puissante capable d’intervenir à sa place. La croyance en l’intervention divine ne reflète donc pas une simple passivité fataliste, mais un mécanisme cognitif et affectif complexe visant à restaurer un sentiment d’ordre et de sécurité dans un monde incertain.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique préliminaire de la BOIS a été établie par Degelman et Lynn (1995) à travers plusieurs analyses empiriques conduites auprès d’un échantillon global de 204 à 209 étudiants répartis en deux sous-groupes contrastés : un collège communautaire laïque (community college, $n = 145$) et un collège chrétien d’arts libéraux affilié aux Assemblées de Dieu (Assemblies of God, $n = 59$).

Validité de contenu et d’apparence

L’échelle initiale comportait 10 énoncés couvrant diverses modalités d’intervention divine. Les auteurs ont procédé à une sélection rigoureuse d’épuration psychométrique en ne conservant que les items démontrant une corrélation item-total corrigée supérieure à .60. Ce processus a conduit à un ensemble final de 6 items. Les énoncés présentent une validité d’apparence (face validity) particulièrement explicite et directe, ne laissant aucune ambiguïté sémantique sur la nature théologique du construit évalué.

Validité de construit et structure univariée

La validité de construit est étayée par l’unidimensionnalité absolue révélée par l’analyse factorielle (voir Section 9). L’ensemble des items converge vers un facteur unique expliquant la quasi-totalité de la variance partagée, confirmant que les diverses manifestations de l’intervention divine (santé, climat, communication) procèdent d’un même construit cognitivo-théologique sous-jacent.

Validité convergente et concourante

Afin de tester la validité concourante, Degelman et Lynn (1995) ont mis en corrélation les scores de la BOIS avec trois variables psychologiques théorisées comme étant reliées au phénomène :

  • Importance auto-rapportée de la religion : Évaluée via l’instrument de Gorsuch et McFarland (1972). Conformément aux hypothèses théoriques, les scores à la BOIS montrent une corrélation positive très forte et hautement significative avec l’importance accordée à la foi ($r = .78, p < .001$).
  • Lieu de contrôle externe : Mesuré par l’échelle d’Helena Levenson (1981). Contrairement aux prédictions initiales des auteurs, la BOIS n’a montré aucune corrélation significative avec le lieu de contrôle externe global ($p > .10$). Cette absence de corrélation démontre une validité discriminante essentielle : croire en l’intervention de Dieu ne signifie pas se percevoir comme une marionnette impuissante face au hasard ou aux hommes puissants.
  • Croyance en un monde juste : Évaluée selon l’échelle d’O’Neill et al. (1988). De même, aucune relation statistiquement significative n’a été mise en évidence ($p > .10$), soulignant que la croyance en l’intervention divine ne se réduit pas à une simple attente de rétribution karmique terrestre immédiate.

Validité des groupes connus (Known-Groups Validity) et effet de plafond

La validité différentielle de l’instrument est attestée par la comparaison des scores moyens entre les deux sous-populations d’étudiants :

  • Collège communautaire laïque ($n = 145$) : Moyenne de $20.38$ ($Écart-type = 10.49$). Distribution étalée reflétant une forte hétérogénéité des croyances au sein de la population générale.
  • Collège chrétien évangélique ($n = 59$) : Moyenne de $32.82$ (ou $32.92$ selon les tables d’analyse, $Écart-type = 3.64$).

La différence entre ces deux cohortes est hautement significative ($t$-test, $p < .001$). Néanmoins, les auteurs soulignent la présence d'un effet de plafond prononcé au sein du groupe chrétien évangélique : la majorité des participants ont obtenu le score maximal possible (36 points). En conséquence, la BOIS présente une excellente capacité de discrimination entre populations religieuses et profanes, mais s’avère inopérante pour discriminer les nuances de ferveur à l’intérieur d’un groupe théologiquement homogène et fondamentaliste.

8. Fidélité / Reliability

Les propriétés métrologiques de la BOIS attestent d’une excellente consistance interne, surpassant largement les seuils psychométriques conventionnels préconisés par Nunnally ($> .70$ ou $> .80$).

Consistance interne (Alpha de Cronbach)

Les analyses de consistance interne menées par Degelman et Lynn (1995) ont livré les coefficients suivants :

  • Échantillon du collège communautaire ($n = 145$) : $\alpha = .898$
  • Échantillon du collège chrétien ($n = 59$) : $\alpha = .924$
  • Échantillon total combiné ($N = 204$ à $209$) : $\alpha = .910$

Il est notable que le coefficient d’homogénéité demeure exceptionnellement élevé ($lpha = .924$) au sein de la cohorte chrétienne en dépit de la restriction sévère de la variance induite par l’effet de plafond. Dans l’échantillon tout-venant, un alpha proche de .90 pour une échelle de seulement 6 items démontre une excellente convergence inter-items et l’absence de redondance sémantique excessive.

Stabilité temporelle (Test-Retest)

L’étude princeps de 1995 n’a pas inclus de devis longitudinal pour estimer la fidélité test-retest. La stabilité temporelle du construit repose sur l’hypothèse théorique que la vision du monde religieuse et les croyances doctrinales aux miracles constituent des traits cognitifs et axiologiques relativement stables chez l’adulte en l’absence de crise existentielle majeure ou de conversion.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Afin de déterminer la dimensionalité de l’instrument, Degelman et Lynn (1995) ont soumis les données de l’échantillon global combiné ($N = 209$) à une Analyse en Composantes Principales (ACP).

Structure unifactorielle

Les résultats ont confirmé sans équivoque la structure unidimensionnelle postulée :

  • Un seul facteur dominant émerge de l’extraction factorielle, capturant la vaste majorité de la variance totale expliquée des données.
  • Les saturations factorielles (factor loadings) des six items sur cette composante principale sont exceptionnellement fortes et homogènes, variant entre .811 et .845.
  • Une analyse en composantes principales distincte menée exclusivement sur le sous-échantillon laïque du collège communautaire ($n = 145$) a répliqué avec précision cette même structure unifactorielle unitaire, écartant tout artefact statistique lié au mélange des cohortes.
  • En raison de la variance restreinte au sein du collège chrétien, aucune analyse factorielle séparée n’a pu être menée de manière valide sur ce sous-groupe spécifique.

Ce résultat démontre que, sur le plan structural, les croyants ne séparent pas la capacité d’action de Dieu en fonction des domaines d’application : celui qui croit que Dieu guérit le cancer tend systématiquement à croire qu’Il infléchit les ouragans et qu’Il transmet des songes spirituels.

10. Instrument de mesure / Instrument

La Belief in Divine Intervention Scale est un auto-questionnaire standardisé sur support papier-crayon ou informatique.

  • Type d’évaluation : Échelle psychométrique d’auto-évaluation (self-report questionnaire).
  • Nombre total d’items : 6 items.
  • Format de réponse : Échelle de type Likert en 6 points, sans modalité neutre centrale. Les ancres verbales fournies aux répondants sont explicitement associées à des valeurs numériques de -3 à +3 :
    • +3 : Tout à fait d’accord (strongly agree)
    • +2 : Assez d’accord (somewhat agree)
    • +1 : Légèrement d’accord (slightly agree)
    • -1 : Légèrement en désaccord (slightly disagree)
    • -2 : Assez en désaccord (somewhat disagree)
    • -3 : Tout à fait en désaccord (strongly disagree)
  • Modalités de cotation et calcul du score total :
    • Pour faciliter le traitement informatique, les points sont généralement convertis sur une échelle métrique continue de 1 à 6 (où -3 correspond à 1, et +3 correspond à 6).
    • Items inversés : Les items 3 et 5 sont rédigés sous une forme négative et doivent faire l’objet d’une inversion de cotation préalable avant sommation ($Score_{recodé} = 7 – Score_{initial}$ sur l’échelle de 1 à 6, ou multiplication par -1 sur l’échelle originale de -3 à +3).
    • Score composite : Le score global est obtenu en calculant la somme des 6 items (après inversion des items 3 et 5). L’étendue théorique des scores va de 6 à 36 (sur l’échelle convertie 1-6) ou de -18 à +18 (sur l’échelle brute bipolaire).
  • Interprétation des scores : Un score élevé indique une adhésion forte et absolue à l’intervention surnaturelle directe de Dieu dans la réalité matérielle et humaine quotidienne. Un score bas reflète un déisme strict, un naturalisme philosophique, un agnosticisme ou un cessationnisme théologique intégral.
  • Temps d’administration : Environ 2 à 4 minutes, ne nécessitant aucune qualification particulière de la part de l’administrateur.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication princeps : 1995.
  • Propriété intellectuelle et droits d’auteur : Les droits d’auteur sont détenus conjointement par les auteurs (Douglas Degelman & Don Lynn) et le Journal of Psychology and Theology (publié par Rosemead School of Psychology, Biola University / SAGE Publications).
  • Tarification et accessibilité : L’échelle est libre de droits pour la recherche scientifique, académique et pédagogique sans but lucratif (fair use), à la condition expresse de citer de manière appropriée l’article original de Degelman et Lynn (1995). Aucune redevance commerciale n’est perçue pour son utilisation dans des travaux universitaires non commerciaux.

12. Références / References

Les sources et publications scientifiques liées à la conceptualisation, la validation et l’évaluation de la BOIS sont répertoriées ci-dessous selon les normes APA (7e édition) :

  • Degelman, D., & Lynn, D. (1995). The development and preliminary validation of the Belief in Divine Intervention Scale. Journal of Psychology and Theology, 23(1), 37–44. https://doi.org/10.1177/009164719502300104
  • DeVellis, R. F., DeVellis, B. M., Revicki, D. A., Lurie, S. J., Runyan, D. K., & Bristol, M. (1985). Development and validation of the Child Improvement Locus of Control (CILC) scales. Journal of Social and Clinical Psychology, 3(3), 307–324. https://doi.org/10.1521/jscp.1985.3.3.307
  • Gorsuch, R. L., & McFarland, S. G. (1972). Single vs. multiple-item scales for measuring religious values. Journal for the Scientific Study of Religion, 11(1), 53–64. https://doi.org/10.2307/1384297
  • Levenson, H. (1981). Differentiating among internality, powerful others, and chance. In H. M. Lefcourt (Ed.), Research with the locus of control construct (Vol. 1, pp. 15–63). Academic Press. https://doi.org/10.1016/B978-0-12-443201-7.50006-3
  • O’Neill, P., Duffy, C., Enman, M., Blackmer, E., Goodwin, J., & Campbell, E. (1988). Cognition and citizen participation in social action. Journal of Applied Social Psychology, 18(12), 1067–1083. https://doi.org/10.1111/j.1559-1816.1988.tb01194.x
  • Ritzema, R. J. (1979). Attribution to supernatural causation: An important component of religious commitment. Journal of Psychology and Theology, 7(4), 286–293. https://doi.org/10.1177/009164717900700406
  • Ritzema, R. J., & Young, C. (1983). Causal schemata and the attribution of supernatural causality. Journal of Psychology and Theology, 11(1), 36–43. https://doi.org/10.1177/009164718301100104
  • Rothbaum, F., Weisz, J. R., & Snyder, S. S. (1982). Changing the world and changing the self: A two-process model of perceived control. Journal of Personality and Social Psychology, 42(1), 5–37. https://doi.org/10.1037/0022-3514.42.1.5
  • Spilka, B., Shaver, P., & Kirkpatrick, L. A. (1985). A general attribution theory for the psychology of religion. Journal for the Scientific Study of Religion, 24(1), 1–20. https://doi.org/10.2307/1386272

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Belief in Divine Intervention Scale

Directions: Please respond to each statement by circling the number that best reflects the extent to which you agree or disagree with each statement.

strongly agree   +3
somewhat agree   +2
slightly agree   +1
slightly disagree   -1
somewhat disagree   -2
strongly disagree   -3

  1. God sometimes directly intervenes to heal individuals of diseases like cancer.
  2. God sometimes communicates directly with individuals.
  3. God does not intervene directly in our lives. (R)
  4. God sometimes directly intervenes to change the course of damaging weather conditions like hurricanes.
  5. Real miracles of healing from God do not occur today. (R)
  6. God sometimes uses dreams to communicate with us.
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Looti, M. (2026, octobre 17). Échelle de croyance en l’intervention divine. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-croyance-en-l-intervention-divine
Looti, Mohammed. “Échelle de croyance en l’intervention divine.” Base de données de psychologie en français, 17 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-croyance-en-l-intervention-divine.
Looti, Mohammed. “Échelle de croyance en l’intervention divine.” Base de données de psychologie en français. octobre 17, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-croyance-en-l-intervention-divine.