Échelle de contrôle de l’action pour étudiants

L’Échelle de contrôle de l’action pour étudiants (HAKEMP-Studium / ACS-S) mesure la capacité volitive des étudiants à traduire leurs intentions en actions selon la théorie de Julius Kuhl.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 16, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 16, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Échelle de contrôle de l’action pour étudiants (connue dans la littérature germanophone sous le nom de HAKEMP-Studium ou Action Control of Students Scale, ACS-S) est un instrument d’évaluation psychométrique développé par Siegfried Geyer et Waldemar Lilli (1992), fondé sur la théorie paradigmatique du contrôle de l’action de Julius Kuhl. Cet outil a été spécifiquement conçu pour opérationnaliser et mesurer les mécanismes d’autorégulation volitive chez les étudiants de l’enseignement supérieur, confrontés aux exigences académiques, aux épreuves d’évaluation et aux situations d’échec ou de réussite universitaire. Contrairement aux modèles motivationnels classiques reposant sur l’approche « attente-valeur », cette échelle examine pourquoi et comment les individus traduisent, ou échouent à traduire, leurs intentions explicites en actions concrètes.

Le questionnaire est composé de 30 items présentés sous une modalité de choix forcé dichotomique (forced-choice format). Chaque item confronte le répondant à une situation académique typique et propose deux modalités de réponse mutuellement exclusives : une réaction caractérisée par l’orientation vers l’action (attribuée d’un score de 1) et une réaction caractérisée par l’orientation vers l’état (attribuée d’un score de 0). L’instrument se structure autour de trois sous-échelles fondamentales comportant chacune 10 items : l’action après le succès (E – Handeln nach Erfolg), le contrôle de l’action après l’échec (M – Handlungskontrolle nach Misserfolg) et le contrôle de l’action prospectif (P – Handlungskontrolle prospektiv).

Sur le plan des qualités psychométriques, l’échelle affiche une consistance satisfaisante et une stabilité temporelle éprouvée. Dans un échantillon de référence de 369 étudiants universitaires, les corrélations test-retest à un intervalle substantiel d’une année s’échelonnent entre r = .59 et r = .71 pour les sous-échelles individuelles, et atteignent r = .75 pour le score global. Les corrélations inter-sous-échelles oscillent entre r = .71 et r = .83. La validité de construit a été étayée expérimentalement par des protocoles de résolution de problèmes insolubles (Fröhlich & Schönborn, 1986), mettant en évidence des divergences fonctionnelles majeures entre les profils orientés action et orientés état face au stress et à la frustration.

2. Mots-clés / Keywords

Contrôle de l’action, orientation vers l’action, orientation vers l’état, autorégulation, psychométrie universitaire, procrastination académique, théorie de Kuhl, volition, persistance académique, rumination cognitive, HAKEMP-Studium, évaluation psychologique.

3. Auteurs / Authors

L’adaptation et la standardisation de l’échelle pour la population étudiante ont été menées à bien par des chercheurs affiliés aux sciences sociales et à la psychologie médicale en Allemagne :

  • Prof. Dr. Siegfried Geyer : Professeur émérite et ancien directeur de l’Unité de recherche en sociologie médicale à la Medizinische Hochschule Hannover (MHH), Hanovre, Allemagne. Contact académique : [email protected].
  • Prof. Dr. Waldemar Lilli : Professeur de psychologie sociale, Université de Mannheim (Universität Mannheim), Mannheim, Allemagne.
  • Prof. Dr. Julius Kuhl (Auteur des fondements théoriques et de l’échelle générale originelle HAKEMP/ACS-90) : Professeur de psychologie de la personnalité et de psychologie différentielle, Université d’Osnabrück (Universität Osnabrück), Osnabrück, Allemagne.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’Échelle de contrôle de l’action pour étudiants est de diagnostiquer les dispositions métacognitives et affectives régissant la mise en œuvre de la volition dans le contexte spécifique des études supérieures. Dans le domaine de la psychologie de l’éducation et de la psychologie sociale, il est fréquemment observé que des étudiants possédant des aptitudes intellectuelles élevées, une forte motivation intrinsèque et une valorisation affirmée de la réussite échouent néanmoins à initier leurs révisions, abandonnent prématurément face aux difficultés ou s’effondrent sur le plan émotionnel après un échec partiel. Ce décalage paradigmatique entre le vouloir et le faire, désigné sous le terme de « fossé intention-action » (intention-behavior gap), constitue le champ d’investigation exclusif de cet instrument.

Bien que des inventaires généralistes du contrôle de l’action aient été introduits au début des années 1980 (Kuhl, 1981, 1982, 1990), ces instruments souffraient d’un manque de validité écologique lorsqu’ils étaient appliqués à la vie universitaire. Le milieu étudiant présente en effet des contingences idiosyncrasiques : flexibilité extrême de l’emploi du temps, gestion autonome de projets à long terme (mémoires, thèses, travaux dirigés), pressions d’évaluation impersonnelles et omniprésence de sources de distraction immédiates. L’Échelle de contrôle de l’action pour étudiants contextualise directement les dilemmes volitifs à travers des épreuves académiques : la rédaction d’un devoir à rendre, la préparation d’un examen complexe (« Klausur »), l’interaction avec un professeur intimidant ou l’assimilation d’une matière secondaire nouvellement abordée.

En pratique de recherche, l’échelle est mobilisée pour élucider les déterminants différentiels de l’abandon universitaire, de la persévérance académique et de la réussite aux examens. Elle permet d’étudier comment les variables de personnalité interagissent avec les méthodes pédagogiques pour moduler l’efficacité de l’apprentissage autorégulé. Dans une perspective appliquée, clinique ou de conseil psychologique universitaire (Student Counseling), l’échelle fournit un outil diagnostique précieux. Elle permet d’identifier précocement les profils d’étudiants dits « orientés vers l’état » (state-oriented), particulièrement vulnérables à la procrastination sévère, à l’anxiété de performance et au sentiment d’impuissance acquise. L’identification de ces profils autorise le déploiement d’interventions ciblées sur l’entraînement volitif, l’atténuation des ruminations dysfonctionnelles et le développement de routines métacognitives facilitatrices de l’amorce comportementale.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique mesuré par l’ACS-S repose sur le continuum bidirectionnel opposant l’orientation vers l’action (Handlungsorientierung) à l’orientation vers l’état (Lageorientierung). Ces deux polarités ne sont pas conceptualisées comme deux entités catégorielles étanches, mais plutôt comme les deux pôles opposés d’un continuum dispositionnel et situationnel. Selon Kuhl, ces orientations représentent des directives métacognitives qui régissent la distribution des ressources attentionnelles, la régulation des états affectifs et la hiérarchisation des buts. L’instrument appréhende ce macro-construit à travers trois dimensions fondamentales :

1. Contrôle de l’action prospectif (P – Handlungskontrolle prospektiv)

Cette dimension évalue la capacité de l’étudiant à planifier une intention future, à surmonter l’inertie initiale et à initier effectivement l’action sans délai injustifié. Dans une tâche académique exigeante (par exemple, entamer la révision d’un syllabus dense), l’individu orienté vers l’action prospective (score élevé) focalise immédiatement son attention sur la première étape opérationnelle (« je fais un plan de travail et je commence immédiatement par le point principal »). À l’inverse, l’individu orienté vers l’état prospectif (score faible) reste paralysé par l’ampleur perçue de la tâche, perçoit la matière « comme une montagne insurmontable » (Item 17) et est envahi par des pensées intrusives parasites sur la difficulté ou sur le soulagement illusoire qu’il ressentirait si tout était déjà terminé (Item 3).

2. Contrôle de l’action après l’échec (M – Handlungskontrolle nach Misserfolg)

Cette composante opérationnalise la capacité de résilience affective et cognitive suite à un résultat négatif, une rétroaction sévère ou une situation d’invalidation (par exemple, échouer à un examen partiel ou recevoir un jugement très défavorable sur un mémoire). L’orientation vers l’action post-échec se manifeste par une réallocation rapide des ressources vers la remédiation active (« je réfléchis tout de suite à comment mieux me préparer la fois suivante », Item 9) et une mise à l’écart intentionnelle des pensées débilitantes. Au contraire, l’orientation vers l’état post-échec se traduit par une rumination chronique, une focalisation tenace sur l’état d’impuissance présent (« je rumine encore longtemps mon sort », Item 5 ; « je suis d’abord comme paralysé », Item 7) et une persistance d’affects négatifs qui entravent tout nouvel apprentissage.

3. Action après le succès (E – Handeln nach Erfolg)

Cette troisième sous-échelle, propre aux premières conceptualisations de Kuhl et préservée dans l’adaptation de Geyer et Lilli, cible la modulation de l’engagement volitif suite à une réussite ou une validation académique (par exemple, obtenir une excellente note ou des éloges d’un enseignant). L’orientation vers l’action après le succès se caractérise par une flexibilité attentionnelle permettant à l’étudiant de se désengager harmonieusement d’une tâche accomplie pour aborder un nouveau sujet ou poursuivre d’autres objectifs avec dynamisme (Item 1, 4, 12). À l’inverse, une orientation vers l’état après le succès induit une fixation cognitive prolongée sur l’accomplissement passé, une tendance à s’attarder indéfiniment sur la performance réussie ou à s’interroger de manière excessive sur les causes de ce succès éphémère (Item 10, 24), ce qui freine la progression vers de nouvelles exigences curriculaires.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’ancrage théorique exclusif de l’Échelle de contrôle de l’action pour étudiants est la Théorie du contrôle de l’action (Action Control Theory), formulée initialement par Julius Kuhl en 1981, puis approfondie au cours des décennies suivantes dans le cadre de la théorie des systèmes de personnalité et d’interaction (PSI, Personality Systems Interactions theory ; Kuhl, 2000). Cette théorie s’est construite en rupture critique avec les théories motivationnelles classiques fondées sur les modèles d’espérance-valeur (telles que celles de John William Atkinson, Feather, ou encore la formulation de la motivation à l’accomplissement d’Atkinson & Birch, 1970).

Selon l’approche cognitive classique, la tendance à agir résultait purement d’un produit multiplicatif entre l’attente de succès d’un individu et la valence subjective attribuée au but. Cependant, Kuhl a démontré que la force brute de la motivation ne garantit en rien la matérialisation comportementale de l’intention. Entre l’intention formulée et l’action concrète s’interpose un ensemble complexe de processus volitifs d’arbitrage et de protection de l’intention : le contrôle de l’action. Ce contrôle agit comme une instance régulatrice métacognitive permettant de prémunir l’intention active contre les tendances d’action concurrentes, les distractions environnementales et les états affectifs aversifs.

Au cœur de cette théorie se trouvent les concepts directeurs métacognitifs (Kuhl, 1983) qui commandent deux modes de fonctionnement mental :

  • L’orientation vers l’action (Action Orientation) : L’architecture cognitive opère en mode de résolution proactive. Les représentations mentales sont centrées sur quatre invariants fondamentaux : l’état présent, l’état futur désiré, l’écart existant entre les deux, et les étapes motrices ou cognitives pour résorber cet écart. Les affects négatifs sont rapidement réprimés ou métabolisés au profit d’un accès direct aux systèmes d’exécution et au registre de soi intégré.
  • L’orientation vers l’état (State Orientation) : Il se produit une défaillance de l’autorégulation fonctionnelle. La pensée se cristallise sur un élément isolé du système d’action : soit l’état présent défavorable (rumination passive), soit l’état futur idéalisé mais inaccessible (rêverie stérile), soit la cause de l’échec passé. Cette hyper-focalisation bloque l’accès aux commandes exécutives, générant une indécision chronique, une perte d’initiative et une exacerbation du fardeau émotionnel.

Geyer et Lilli (1992) soulignent que, si le contrôle de l’action possède une base dispositionnelle stable (assimilable à un trait de personnalité), il demeure également perméable aux pressions situationnelles. L’environnement universitaire, par son caractère anxiogène et ses échéances différées, constitue un puissant révélateur de ces dynamiques volitives.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de l’Échelle de contrôle de l’action pour étudiants a été démontrée à travers de multiples analyses corrélationnelles, convergentes et discriminantes, ainsi que par des paradigmes expérimentaux en laboratoire de psychologie.

Validité de construit et expérimentale

La preuve la plus robuste de la validité de construit de l’instrument découle des recherches expérimentales menées par Fröhlich et Schönborn (1986). Utilisant une version pilote de l’instrument sur 84 étudiants universitaires issus de multiples facultés, les chercheurs ont soumis les participants à des tâches expérimentales complexes de résolution de figures géométriques (tangram / puzzles de type figures-problèmes) comportant une condition d’échec expérimentalement programmé (problèmes insolubles générateurs d’impuissance apprise).

Conformément aux prédictions théoriques du modèle de Kuhl :

  • Les étudiants identifiés comme orientés vers l’état (par scission au niveau de la médiane) sont restés bloqués de manière disproportionnée et dysfonctionnelle sur les problèmes impossibles à résoudre, incapables d’abandonner une piste infructueuse. En revanche, les étudiants orientés vers l’action ont manifesté une flexibilité stratégique immédiate, abandonnant prestement les items insolubles pour maximiser leurs gains sur les tâches suivantes.
  • Les mesures post-expérimentales ont révélé que les étudiants orientés vers l’état ont rapporté des niveaux significativement plus élevés de frustration subjective (r = .28) et de sentiment de submersion/dépassement par la tâche (r = .27) comparativement à leurs homologues orientés vers l’action.
  • La corrélation spécifique entre la sous-échelle de contrôle de l’action après l’échec (M) et le sentiment subjectif de frustration a atteint une magnitude substantielle de r = .37, confirmant que cette sous-échelle capte précisément la sensibilité différentielle à la débâcle académique.

Validité convergente et critères académiques

Les investigations menées par Geyer et Lilli (1992) ont mis en corrélation les scores des trois sous-échelles avec des variables d’adaptation académique. Des associations significatives ont été établies entre des scores élevés d’orientation vers l’action (particulièrement sur les dimensions Prospective et Échec) et une diminution de l’anxiété pré-examen, une réduction substantielle des comportements de procrastination académique autodéclarée, et un maintien supérieur de l’auto-efficacité académique face aux rétroactions négatives des tuteurs.

8. Fidélité / Reliability

L’évaluation de la fidélité de l’ACS-S repose sur l’analyse de la cohérence interne des items ainsi que sur l’évaluation de la stabilité temporelle par la méthode du test-retest à très long terme.

Stabilité test-retest

L’étude longitudinale de Geyer et Lilli (1992), menée sur un échantillon rigoureux de 369 étudiants en sociologie et gestion d’entreprise interrogés par voie postale, a évalué la fidélité test-retest sur un intervalle temporel de un an (12 mois). Compte tenu de la longueur exceptionnelle de cet intervalle de réévaluation au cours duquel les étudiants ont traversé deux semestres complets d’examens, les coefficients obtenus démontrent une remarquable stabilité des traits volitifs :

  • Succès (E) : rtt = .59
  • Échec (M) : rtt = .71
  • Prospectif (P) : rtt = .71
  • Score total de contrôle de l’action : rtt = .75

Cohérence interne et corrélations partielles

Les analyses de consistance interne au niveau des items (rapportées dans la documentation technique du test) révèlent des corrélations item-test global et item-sous-échelle robustes, attestant d’une bonne homogénéité factorielle interne :

  • Corrélations Item-Test global : comprises entre .29 (Item 19) et .64 (Item 25).
  • Corrélations Item-Sous-échelle spécifique : oscillent majoritairement entre .46 et .72, avec des valeurs particulièrement élevées pour les items évaluant la résilience après l’échec (ex. Item 25 : .72 ; Item 17 : .69).
  • Les coefficients de corrélation linéaire entre les sous-échelles et le test global se maintiennent de façon très concordante entre le temps 1 (T1) et le temps 2 (T2) : pour Succès, r = .71 (T1) et .72 (T2) ; pour Échec, r = .83 (T1) et .80 (T2) ; pour Prospections, r = .74 (T1) et .74 (T2).

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Le développement structurel de l’Échelle de contrôle de l’action pour étudiants s’est opéré par étapes successives, documentées selon les principes de la théorie classique des tests (Lienert, 1973).

De la structure à 6 facteurs à la solution triadique

À l’origine, le modèle HAKEMP général de Kuhl (1982) postulait une division matricielle complexe articulant les 3 pôles temporels (Succès, Échec, Prospectif) avec deux modes cognitifs : le Penser (ruminations, représentations) et l’Agir (implémentation motrice directe), générant ainsi 6 sous-dimensions théoriques distinctes :

  • Orientation action/état dans la pensée après succès vs dans l’action après succès ;
  • Orientation action/état dans la pensée après échec vs dans l’action après échec ;
  • Orientation action/état dans la pensée prospective vs dans l’action prospective.

Toutefois, les analyses factorielles exploratoires (AFE) et les analyses d’homogénéité menées tant sur l’instrument d’origine que lors de l’adaptation universitaire ont démontré l’absence de séparation empirique valide entre les sous-dimensions « Penser » et « Agir ». Les saturations factorielles se regroupaient massivement par contexte motivationnel plutôt que par modalité cognitive d’expression. En accord avec la refonte opérée par Kuhl sur le questionnaire général (ACS-90 ; Kuhl, 1990), Geyer et Lilli ont abandonné cette distinction bipartite jugée artificielle pour adopter une solution factorielle claire à trois dimensions orthogonales/obliques principales : Succès (E), Échec (M), et Prospectif (P).

Processus de sélection et réduction factorielle des items

Le pool initial de 130 items contextualisés à l’environnement d’apprentissage universitaire a d’abord été distribué de façon aléatoire sur 4 versions de travail administrées à un échantillon pilote (n = 136). Une sélection rationnelle stricte a réduit l’inventaire à 101 items, soumis à un deuxième échantillon d’étudiants (n = 60). La matrice finale a été constituée selon trois règles psychométriques invariantes :

  1. Indices de difficulté équilibrés : Les indices de difficulté des items devaient présenter une dispersion contrôlée comprise entre .26 et .92 (.26 < p < .92), assurant ainsi la sensibilité du test sur toute l’étendue de l’orientation volitive.
  2. Saturation et corrélation item-dimension : Seuls les items présentant une liaison statistiquement significative (p < .05) avec leur sous-échelle cible respective ont été retenus.
  3. Absence de redondance notionnelle : Les descriptions de scénarios d’études ont été soigneusement épurées afin d’éviter tout chevauchement sémantique d’un item à l’autre.

L’instrument finalisé retient ainsi exactement 30 items, allouant 10 descriptions de situations concrètes à chacune des 3 dimensions factorielles du modèle.

10. Instrument de mesure / Instrument

Les caractéristiques formelles de passation et de dépouillement de l’Échelle de contrôle de l’action pour étudiants sont présentées ci-dessous :

  • Type de test : Questionnaire psychométrique d’auto-évaluation dispositionnelle en contexte académique, fondé sur la théorie du contrôle de l’action.
  • Format des réponses : Format à choix forcé dichotomique (forced choice). Pour chaque situation décrite, le participant doit impérativement sélectionner une seule des deux alternatives proposées : celle qui correspond le plus spontanément à son comportement habituel.
  • Nombre d’items : 30 items situationnels contextualisés (situations de cours magistraux, révisions d’examens, interactions pédagogiques, rédactions de mémoires).
  • Sous-échelles :
    • E (Handeln nach Erfolg / Succès) : 10 items (Items 1, 4, 10, 12, 16, 21, 22, 24, 26, 28).
    • M (Handlungskontrolle nach Misserfolg / Échec) : 10 items (Items 2, 5, 7, 8, 9, 13, 14, 20, 25, 29).
    • P (Handlungskontrolle prospektiv / Prospectif) : 10 items (Items 3, 6, 11, 15, 17, 18, 19, 23, 27, 30).
  • Cotation et calcul des scores :
    • Réaction d’orientation vers l’état (L – lageorientierte Reaktion) = 0 point.
    • Réaction d’orientation vers l’action (H – handlungsorientierte Reaktion) = 1 point.
    • Les scores de chaque sous-échelle s’obtiennent en sommant les points des items constitutifs (étendue : 0 à 10 pour chaque sous-échelle).
    • Un score global de contrôle de l’action peut être calculé en sommant les trois dimensions (étendue : 0 à 30 points). Plus le score est élevé, plus l’individu manifeste une forte orientation vers l’action.
    • Remarque méthodologique de cotation : Comme l’indiquent Geyer et Lilli (1992), les données étant issues d’un choix forcé dichotomique, on ne peut postuler une stricte additivité à l’échelle d’intervalle ; le score global doit donc être interprété avec prudence comme un indice ordinal d’orientation globale, l’analyse préférentielle devant porter sur le profil profilé des trois sous-échelles individuelles.
  • Temps d’administration : Environ 10 minutes. La consigne insiste formellement sur la spontanéité des réponses et sur l’obligation d’omettre aucune question sous peine d’invalidation du protocole.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

Année de développement et de publication : 1992 (validé initialement dans le cadre des travaux universitaires de Siegfried Geyer et Waldemar Lilli sur la base théorique établie par Julius Kuhl en 1981).

Conditions d’utilisation et permissions : L’Échelle de contrôle de l’action pour étudiants (HAKEMP-Studium / ACS-S) a été mise à la disposition de la communauté académique internationale à des fins de recherche fondamentale et de diagnostic non commercial. L’accès aux items complets en langue allemande est consigné dans les répertoires d’instruments psychologiques du ZPID (Leibniz Institute for Psychology / PubPsych).

Frais et tarification : L’utilisation dans le cadre de recherches académiques non subventionnées, de mémoires universitaires ou de thèses de doctorat est libre et gratuite. Pour tout usage appliqué à grande échelle, intégration dans des plateformes logicielles privées ou bilans commerciaux d’orientation étudiante, il convient de contacter directement le détenteur principal des données d’adaptation, le Prof. Dr. Siegfried Geyer (Medizinische Hochschule Hannover).

12. Références / References

Les sources théoriques et empiriques relatives à l’élaboration et à l’évaluation de cette échelle sont répertoriées ci-dessous selon les normes bibliographiques de l’APA (7e édition) :

  • Atkinson, J. W., & Birch, D. (1970). The dynamics of action. John Wiley & Sons.
  • Fröhlich, W. D., & Schönborn, P. (1986). Lageorientierung, Handlungshemmung und Leistungsminderungen: Eine experimentelle Untersuchung zur Konstruktvalidierung des HAKEMP. Dans Berichte aus dem Psychologischen Institut der Universität Mainz. Universität Mainz.
  • Geyer, S., & Lilli, W. (1992). Handlungskontrolle im Studium: Entwicklung und Validierung einer bereichsspezifischen Skala (HAKEMP-Studium). Universität Mannheim, Lehrstuhl für Sozialpsychologie.
  • Kuhl, J. (1981). Motivational and functional helplessness: The moderating effect of state versus action orientation. Journal of Personality and Social Psychology, 40(1), 155–170. https://doi.org/10.1037/0022-3514.40.1.155
  • Kuhl, J. (1982). Handlungskontroll-Skala (HAKEMP). Dans Diagnostik von Motivation und Selbststeuerung. Universität Osnabrück.
  • Kuhl, J. (1983). Volitional aspects of achievement motivation and learned helplessness: Toward a comprehensive theory of action control. Dans B. A. Maher & W. B. Maher (Eds.), Progress in experimental personality research (Vol. 13, pp. 99–171). Academic Press. https://doi.org/10.1016/B978-0-12-541413-5.50007-3
  • Kuhl, J. (1990). Action Control Scale (ACS-90). Universität Osnabrück.
  • Kuhl, J. (2000). A functional-design approach to motivation and self-regulation: The dynamics of personality systems interactions. Dans M. Boekaerts, P. R. Pintrich, & M. Zeidner (Eds.), Handbook of self-regulation (pp. 111–169). Academic Press. https://doi.org/10.1016/B978-012109890-2/50034-2
  • Kuhl, J., & Beckmann, J. (1983). Handlungskontrolle und das Problem der Willenshemmung. Psychologische Rundschau, 34(4), 187–200.
  • Lienert, G. A. (1973). Testaufbau und Testanalyse (3. Aufl.). Beltz Verlag.

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Instruktion: Bitte beantworten Sie die folgenden Fragen zur Studiensituation, indem Sie immer diejenige der beiden Antwortmöglichkeiten ankreuzen, von der Sie spontan meinen, dass sie am ehesten auf Sie zutrifft. Entscheiden Sie sich immer für diejenige der beiden Antworten, die am ehesten auf Sie zutrifft. Bitte beantworten Sie jede Frage rasch; überlegen Sie nicht lange, sondern entscheiden Sie sich spontan für eine der beiden Antwortmöglichkeiten. Die Bearbeitungszeit beträgt ca. 10 Minuten.

Codage psychométrique : L = Réaction orientée vers l’état (Score = 0) ; H = Réaction orientée vers l’action (Score = 1). Subskalen : E = Handeln nach Erfolg, M = Handlungskontrolle nach Misserfolg, P = Handlungskontrolle prospektiv.

Item 1 [Dimension E] : Wenn ich bei einer Prüfung zu einem bestimmten Fach ganz ausgezeichnet abgeschnitten habe, dann

  • (L) habe ich richtig Lust, mich noch länger mit dem Thema zu beschäftigen.
  • (H) wende ich mich auch ganz gerne wieder einem anderen Thema zu.

Item 2 [Dimension M] : Wenn ein Veranstaltungsleiter mich unfreundlich behandelt hat, dann

  • (L) kann das meine Stimmung für eine ganze Weile beeinträchtigen.
  • (H) berührt mich das nicht lange.

Item 3 [Dimension P] : Wenn ich weiß, dass ich zu einem bestimmten Thema eine Hausarbeit abliefern muss, dann

  • (L) denke ich oft daran, wie schön es wäre, wenn ich es schon hinter mir hätte.
  • (H) überlege ich nur, wie ich es am schnellsten hinter mich bringe.

Item 4 [Dimension E] : Wenn ich in einem bestimmten Fach besonders gut informiert bin, dann

  • (L) unterhalte ich mich mit meinen Kommilitonen am liebsten über ein Thema aus diesem Fach.
  • (H) unterhalte ich mich auch gerne über ein anderes Thema.

Item 5 [Dimension M] : Wenn ich in einer Klausur schlecht abgeschnitten habe, dann

  • (L) hadere ich noch lange mit meinem Schicksal.
  • (H) schiebe ich die Gedanken an diesen Misserfolg einfach beiseite.

Item 6 [Dimension P] : Wenn ich mich auf eine Prüfung vorbereiten muss, dann

  • (L) beginne ich oft recht spät damit, weil ich nicht weiß, womit ich anfangen soll.
  • (H) fange ich sofort mit dem an, was mir am wichtigsten erscheint.

Item 7 [Dimension M] : Wenn eine Hausarbeit von mir als völlig unzureichend bezeichnet wird, dann

  • (H) bemühe ich mich umso mehr.
  • (L) bin ich zuerst wie gelähmt.

Item 8 [Dimension M] : Wenn es in meinem Studium Schwierigkeiten gibt, dann

  • (L) verstreicht erst einige Zeit, bevor ich mich aufraffe, etwas zu unternehmen.
  • (H) unternehme ich sofort die notwendigen Schritte.

Item 9 [Dimension M] : Wenn ich in einer Klausur weit hinter den anderen abgeschnitten habe, dann

  • (H) überlege ich mir gleich, wie ich mich beim nächsten Mal besser vorbereiten kann.
  • (L) mache ich mir Gedanken, warum ich so versagt habe.

Item 10 [Dimension E] : Wenn ich mit einem neuen Nebenfach angefangen habe und habe Erfolg damit, dann

  • (L) überlege ich, wie es kommt, dass mir im Moment alles gelingt.
  • (H) denke ich bald wieder an etwas anderes.

Item 11 [Dimension P] : Wenn ich sehr viele wichtige Arbeiten für mein Studium zu erledigen habe, dann

  • (L) weiß ich oft nicht, womit ich anfangen soll.
  • (H) mache ich mir erst einmal einen Arbeitsplan und versuche, mich daran zu halten.

Item 12 [Dimension E] : Wenn ich von einem Professor, dessen Urteil für mich wichtig ist, Anerkennung für eine Seminararbeit erhalte, die mir hervorragend gelungen ist, dann

  • (L) arbeite ich auf demselben Gebiet am liebsten sofort weiter.
  • (H) mache ich auch gern etwas, was mit diesem Gebiet nichts zu tun hat.

Item 13 [Dimension M] : Wenn ich mich 4 Wochen lang für eine wichtige Prüfung vorbereitet habe und dann doch alles schiefläuft, dann

  • (L) dauert es lange, bis ich mich damit abfinde.
  • (H) denke ich nicht mehr lange darüber nach.

Item 14 [Dimension M] : Wenn mir eine Seminarvorbereitung nicht richtig gelingen will, dann

  • (H) verliere ich die Lust, damit weiterzumachen.
  • (L) versuche ich, mich durch andere Dinge abzulenken.

Item 15 [Dimension P] : Wenn ich einige lästige Formalitäten im Prüfungsamt zu erledigen habe, dann

  • (H) bringe ich die Sache so schnell wie möglich hinter mich.
  • (L) dauert es einige Zeit, bis ich mich dazu aufraffe.

Item 16 [Dimension E] : Wenn ich in einer interessanten Seminardiskussion gute Beiträge geliefert habe, dann

  • (L) könnte ich unentwegt weiterdiskutieren.
  • (H) mache ich auch gern wieder etwas anderes.

Item 17 [Dimension P] : Wenn ich eine schwierige Prüfung vorbereiten muss, dann

  • (L) kommt mir der Stoff vorher « wie ein Berg » vor.
  • (H) überlege ich, wie ich am besten an die Vorbereitung herangehe.

Item 18 [Dimension P] : Wenn ich mir vorgenommen habe, in der nächsten Woche einen neuen Kurs anzufangen, dann

  • (L) kann es vorkommen, dass ich meinen Plan im letzten Moment verwerfe.
  • (H) führe ich mein Vorhaben auch durch.

Item 19 [Dimension P] : Wenn ich bei einem schwierigen Thema zwei Bearbeitungsmöglichkeiten für gleich gut halte, dann

  • (H) denke ich nicht mehr lange darüber nach, sondern entscheide mich schnell für eine der beiden Lösungsmöglichkeiten.
  • (L) überlege ich noch lange hin und her, ob es nicht noch bessere Lösungswege gibt.

Item 20 [Dimension M] : Wenn ich eine Nachholklausur schreiben müsste, weil ich durch eine Klausur gefallen bin, dann

  • (L) hätte ich ziemlich große Bedenken, dass ich auch die Nachholklausur nicht schaffe.
  • (H) wäre ich ziemlich optimistisch, weil ich den Stoff ja nun besser beherrsche.

Item 21 [Dimension E] : Wenn mir die Arbeit an einer Hausarbeit sehr viel Spaß gemacht hat, dann

  • (H) denke ich nach Abgabe der Arbeit bald wieder an andere Dinge.
  • (L) bin ich nach Abgabe der Arbeit noch lange mit meinen Gedanken bei dem Thema.

Item 22 [Dimension E] : Wenn ich in einer wichtigen Klausur ausgezeichnet abgeschnitten habe, dann

  • (L) möchte ich am liebsten gleich weitermachen.
  • (H) gehe ich gern einer anderen Beschäftigung nach.

Item 23 [Dimension P] : Wenn ich schwierige Übungsaufgaben lösen muss, dann

  • (L) gehen mir viele Dinge durch den Kopf, bevor ich mich richtig an die Aufgaben heranmache.
  • (H) überlege ich, welchen Weg ich zuerst ausprobiere.

Item 24 [Dimension E] : Wenn mein Referat unerwartet gut bewertet wird, dann

  • (H) denke ich nicht mehr lange daran.
  • (L) denke ich darüber nach, wie gut mir das gelungen ist.

Item 25 [Dimension M] : Wenn ich meinen ganzen Ehrgeiz daran gesetzt habe, eine bestimmte Zwischenprüfung erfolgreich abzuschließen und es geht schief, dann

  • (H) lasse ich den Kopf nicht hängen und fange mit den Vorbereitungen für die nächste Klausur an.
  • (L) fällt es mir schwer, überhaupt noch etwas zu tun.

Item 26 [Dimension E] : Wenn ein Veranstaltungsleiter mich anspricht und mich wegen meiner Diskussionsbeiträge lobt, dann

  • (H) denke ich schnell wieder an etwas anderes.
  • (L) beschäftigt mich das noch sehr lange.

Item 27 [Dimension P] : Wenn ich vor einer komplizierten Klausuraufgabe sitze, dann

  • (H) kann ich mich gut auf überschaubare Teile der Aufgabe konzentrieren.
  • (L) verliere ich leicht den Überblick.

Item 28 [Dimension E] : Wenn ich eine Prüfung bestanden habe, in der meine Erfolgsaussichten schlecht waren, dann

  • (L) muss ich immer wieder daran denken.
  • (H) denke ich auch bald wieder an andere Dinge.

Item 29 [Dimension M] : Wenn mir an der Uni am selben Tag sehr viele Dinge misslingen, dann

  • (L) weiß ich nichts mit mir anzufangen.
  • (H) bleibe ich genauso tatkräftig als wäre nichts passiert.

Item 30 [Dimension P] : Wenn ich mir für die nächste Woche vorgenommen habe, mit einem Professor zu sprechen, dann

  • (L) kann es vorkommen, dass ich meinen Plan im letzten Moment verwerfe.
  • (H) führe ich den Plan auch durch.
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 16). Échelle de contrôle de l’action pour étudiants. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-controle-de-l-action-pour-etudiants
Looti, Mohammed. “Échelle de contrôle de l’action pour étudiants.” Base de données de psychologie en français, 16 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-controle-de-l-action-pour-etudiants.
Looti, Mohammed. “Échelle de contrôle de l’action pour étudiants.” Base de données de psychologie en français. octobre 16, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-controle-de-l-action-pour-etudiants.